Isabelle Filliozat – « J’ai tout essayé ! »

Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’éducation bienveillante, tout le monde me conseillait de lire ce livre d’Isabelle Filliozat. Et on ne peut pas dire que je le regrette !

Isabelle Filliozat nous montre avec des exemples du quotidien ce qui se passe dans la tête de nos chères têtes blondes. C’est vraiment très intéressant et on passe direct à l’aspect pratique.

J’ai vraiment adoré cet ouvrage de bout en bout et je comprends mieux certaines colères des bambins maintenant.

Bon, maintenant, il ne me reste plus qu’à appliquer tout ça ! En tout cas, je pense lire d’autres livres de Filliozat tellement j’ai été charmée par son discours.

Auteur : Isabelle Filliozat

Titre : « J’ai tout essayé ! »

Edition : JC Lattès

Genre : Pratique, non fiction, éducation

Pages : 175

D’autres avis : Mina

Jessica-Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl – Comment élever les enfants les plus heureux du monde

Intéressée par l’éducation bienveillante, j’étais curieuse de découvrir cette ouvrage sur l’éducation danoise qui repose sur les mêmes principes.

Au début, ça partait plutôt mal vu que je lisais « En Belgique, les enfants ont le droit de boire de la bière ». Et bim gros stéréotype plus du tout d’actualité ! Heureusement, une fois qu’on rentre dans le vif du sujet, il y a vraiment des choses à retenir.

Le livre s’article autour de 6 idées que voici :

1ère idée : Laisser les jouer librement ! Ça permet de faire des adultes moins stressés par la suite.
2ème idée : L’authenticité. Ne pas complimenter tout le temps l’enfant mais être réaliste. Complimenter l’effort et non l’intelligence.
3ème idée : le recadrage : Eviter les discours réducteurs (mon fils est bordélique, ma fille est nulle en math, etc.). Il n’y a pas de vérité figée mais des enfants qui passent par des émotions différentes. Si on colle des étiquettes à nos enfants, elles risquent de se réaliser.
4ème idée : Enseigner l’empathie
5ème idée : Refuser les ultimatums, les punitions, les rapports de force. Comprendre que l’enfant est foncièrement bon.
6ème idée : Le « hygge » : la convivialité à la danoise, c’est profiter des moments en famille, en cocooning, ne pas parler des moments qui fâchent.

La deuxième idée m’a fait beaucoup réfléchir ainsi que la dernière. Je ne sais pas si c’est la meilleure recette pour faire des enfants heureux mais il y a certainement des idées à puiser dans ce livre !

Bref, un livre intéressant sur l’éducation bienveillante qui intéressera tout ceux qui veulent se lancer dans cette mouvance. L’essai est écrit avec des mots simples et permet une lecture rapide et fluide. Il est truffé d’exemples concrets pour mettre en pratique les conseils donnés.

A lire donc !

Auteurs : Jessica-Joëlle Alexander et Iben Dissing Sandahl

Titre : Comment élever les enfants les plus heureux du monde

Edition : JC Lattès, collection Parent+

Genre : Essai

Pages : 157

Camillle Emmanuelle – Sang Tabou

J’ai lu ce bel essai des éditions La Musardine. Il faut bien avouer que les règles restent un tabou dans de nombreux domaines : les arts, en société, etc. Il y a toujours de drôles de superstitions sur cette période.

Dans ce livre, Camille Emmanuelle parle de tout cela et de plus encore. Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point c’était tabou mais il faut bien l’avouer que moi aussi, je ne me vante pas quand je les ai et si je dois demander une serviette hygiénique en dépannage, je vais le demander tout bas. D’où nous vient ce sentiment de honte alors que c’est un phénomène naturel et universel pour toutes les femmes ?

Ce livre est une réflexion intéressante sur ce sujet et je vous le conseille si vous vous intéressez à ce sujet.

Auteur : Camille Emmanuelle

Titre : Sang Tabou

Edition : La Musardine

Genre : Non fiction, essai

Pages : 206

Rafael Nadal, John Carlin – Rafa

Rafa

A l’heure où je viens d’apercevoir Rafa avec sa médaille d’or aux Jeux Olympiques pour les doubles messieurs, je me suis dit qu’il était temps de vous parler de sa biographie. De plus, je suis en train de lire l’auto-biographie d’un autre joueur de tennis donc pour éviter de confondre, il était temps que j’écrive cette petite chronique bien que ma lecture date de Mathusalem.

Avec ce livre, on comprend mieux qui est ce grand champion. Même si l’on est pas fan, on ne peut qu’être admiratif de son parcours et de sa rage de vaincre même quand les médecins lui disent de tout arrêter. Rafael Nadal peut paraître froid aux premiers abords. Mais on se rend vite compte qu’il n’est finalement qu’un grand timide et un grand angoissé également d’où ses petits « tocs ».

Sa force, c’est certainement sa famille, un cocon dans lequel il se sent bien et dont il a besoin de se ressourcer. On se rend aussi compte qu’il est très attaché à sa patrie en général et suit avec assiduité les exploits de tous les sportifs espagnols. Alors, je ne peux qu’imaginer aujourd’hui ce qu’il doit ressentir d’avoir décroché une nouvelle médaille d’or pour son pays.

J’ai aimé découvrir Rafa, cet être ultra sensible dans cet ouvrage tout en finesse. Si vous avez envie de savoir ce qui se passe dans la tête d’un champion, lisez ce livre !

Auteur : Rafael Nadal et John Carlin

Titre : Rafa

Edition : J’ai lu

Genre : Autobiographie

Pages : 349

Kenizé Mourad – De la part de la princesse morte

de la part de la princesse morte

Bizarrement, je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant de l’acheter d’occasion. Et c’est finalement en le commençant que je me suis rendue compte que beaucoup de personnes l’avaient lu et apprécié. J’avais donc fait une bionne pioche sans m’en rendre compte !

Ce qui m’avait intéressé dans le résumé, est que l’auteur y raconte l’histoire rocambolesque de sa  propre mère, qui naît fille de sultane à Istanbul et qui est ensuite condamnée à l’exil. Quel destin l’attend !

L’auteur prend bien le temps de décrire chaque période de la vie de sa mère et des différents des pays dans lesquels elle va séjourner. Cela compense le fait qu’il n’y ait quasiment pas de suspense dans ce récit étant donné que la quatrième de couverture spoile tous les grands événements de cette biographie.

Selma, qui est donc l’héroïne de ce roman est une jeune fille forte et indépendante. Elle ne comprend pas toujours tout à la géopolitique mais elle est futée et sait tirer son épingle du jeu. Elle est probablement considérée comme trop moderne pour son temps car les femmes, dans certains pays, doivent continuer à porter le hijab et à ne pas quitter la demeure familiale, ce que Selma a beaucoup de mal à accepter.

Le style de Kenizé Mourad est toujours aussi agréable. Les descriptions sont toujours légion et je regrette, comme pour De la ville d’or et d’argent que ces passages cassent vraiment le rythme du roman. Il y a parfois des dizaines de pages où on a l’impression de faire du surplace.

Je comprends que ce livre ait marqué de nombreux lecteurs car le destin de Selma est exceptionnel. Je vous conseille ce pavé pour vos lectures d’été, il vous entraînera vers des contrées lointaines avec une héroïne très attachante. Et pour ceux qui veulent prolonger l’aventure, une suite existe : Le jardin de Badalpour.

Challenge des globe-readers

Escale : 43/+75 : Istanbul, Turquie

Auteur : Kenizé Mourad

Titre : De la part de la princesse morte

Edition : Le livre de poche

Genre : Biographie

Pages : 857

D’autres avis : Maghily, Exulire, La livrophile