John Steinbeck – Tortilla Flat

Jusqu’à présent, Steinbeck était pour moi une valeur sûre. J’ai été enchantée par Des souris et des hommes ou La Perle. Il me reste encore à découvrir Les raisins de la colère parmi les plus connus. Mais quand je suis tombée sur ce titre, je me suis dit que la magie allait encore opérer. Ben non !

Pourtant, ça démarrait plutôt bien avec le jeune Danny, qui hérite de 2 maisons et qui décide d’inviter son ami Pilon à s’installer dans l’une d’entre elles. Mais rapidement, Pilon essaye d’entourlouper Danny et durant tout le roman, on a la répétition de ces scénettes ou Pilon fait des escroqueries et des mauvais coups.

J’ai vraiment trouvé le tout lourd et répétitif. Si c’était un brin amusant au début, la redondance des faits m’a très vite lassée. Les personnages sont à mes yeux très caricaturaux. En fait, j’ai l’impression que Steinbeck a voulu faire quelque chose de très théâtrale avec cette oeuvre. Mais je préfère grandement les récits plus réalistes.

Heureusement qu’il restait la sublime plume de Steinbeck pour passer le temps. Et même si l’intrigue m’a déplue, on y retrouve les thèmes importants de son oeuvre à savoir l’amitié, la description des inégalités sociales et ici, la découverte de la vie de paisanos.

Un raté donc pour moi malgré quelques bons éléments.

Auteur : John Steinbeck

Titre : Tortilla Flat

Edition : Folio

Genre : Classique

Pages : 251

D’autres avis : Mariejuliet

Victor Hugo – Ruy Blas

Ma dernière lecture en date est un classique. Il s’agit de Ruy Blas de Victor Hugo, une pièce de théâtre mettant en scène Don Salluste qui va utiliser son valet pour séduire la reine d’Espagne.

Après avoir lu cette histoire, je me disais qu’elle m’en rappelait une autre. Et effectivement la folie des grandeurs est une adaptation de cette histoire même si ici, c’est plus tragique et on s’appitoie particulièrement sur le sort du pauvre Ruy Blas qui va être utilisé de bien étrange façon par son maître.

Les envolées lyriques de la reine et de Ruy Blas sont nombreuses et ce n’est pas la pièce la plus facile à lire. Néanmoins, l’intrigue est intéressante et les personnages sont plutôt charismatiques.

Voilà une pièce assez courte et agréable dans l’ensemble.

Escale 47/+75 : Madrid, Espagne

Auteur : Victor Hugo

Titre : Ruy Blas

Edition : Librio

Genre : Théâtre

Pages : 154

D’autres avis : Frankie

Jack London – L’appel de la forêt

appel de la forêt

Pour le challenge Un genre par mois, j’ai choisi un livre jeunesse qui me tentait depuis très longtemps. L’appel de la forêt raconte l’histoire de Buck, un chien qui va être vendu pour devenir chien de traîneau en Alaska.

Comme Croc-Blanc, je vous avoue que ce  qu’il arrive à Buck est très dur et il vaut mieux avoir le coeur bien accroché. Mais ce roman est également une jolie plongée dans les territoires enneigés de l’Alaska et de la Colombie Britannique. On en apprend encore plus sur la vie de chien de traîneau et sur la ruée vers l’or.

Le style de Jack London est facile à lire et peut permettre aux plus jeunes de découvrir plus la nature. La vieille édition Folio que je possède (pas celle qui est en couverture) avait également une partie bonus avec des jeux, des tests, etc. De quoi faire durer la lecture encore plus longtemps !

Le roman manque toutefois de personnages féminins forts et attachants que ce soit au niveau des chiens ou des humains.

Mais n’empêche, quel beau roman qui donne envie de partir vivre dans la nature ou de serrer très fort le prochain chien qu’on croise ! Je vous conseille de le lire au coin du feu cet hiver.

Auteur : Jack London

Titre : L’appel de la forêt

Edition : Folio

Genre : Classique, jeunesse

Pages : 181

D’autres avis : Kincaid, Naelline, Tomisika

Quelques abandons

J’avais envie de vous parler brièvement de 3 livres que j’ai abandonné ces derniers mois. 3 livres de genre assez différent pourtant mais auxquels je n’ai pas accroché.

Le baron perché

Dans cette liste, je pense que Le baron perché est le seul que je pense retenter un jour. C’est un roman philosophique à la « Voltaire », ça avait donc tout pour me plaire. Mais après environ 130 pages, j’ai trouvé que l’histoire commençait à patiner et ça m’a beaucoup agacée alors j’ai préféré le laisser de côté. L’intrigue est pourtant assez chouette : un jeune garçon, Côme, décide de ne plus jamais descendre des arbres et va passer sa vie dessus et regarder la vie de ses concitoyens. Bref, c’est un roman qui aura probablement une deuxième chance avec moi.

l'arbre de l'été

On reste dans le domaine arboricole avec ce deuxième abandon : La tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’arbre de l’été de Guy Gavriel Kay que j’ai abandonné au bout de 100 pages. Comme d’autres lecteurs, j’ai trouvé ce début très classique pour de la fantasy et je n’ai pas su m’attacher aux personnages dont je ne comprenais pas les motivations et les réactions. Bref, je suis complètement passé à côté malheureusement.

Loup y es-tu

C’est au bout de même pas 40 pages que j’ai baissé les armes avec Loup, y es-tu ? d’Henri Courtade. Là, j’ai un peu de mal à expliquer pourquoi mais j’ai tout de suite détesté. Il faut dire qu’il y a quelques éléments qui m’horripilent qui sont présents ici : à savoir quand un auteur fait « coller » à son histoire les grands événements historiques (attentat, guerre, etc.). J’ai toujours trouvé ce processus trop facile. Ah et puis l’histoire se passe à New York, aux Etats-Unis et j’avoue que je n’ai jamais aimé quand les auteurs français déportaient leur histoire aux States juste pour que ce soit plus sexy que la campagne française. Bref, c’est vraiment dommage mais mon rejet pour ce roman a été viscéral. Ce n’est clairement pas pour moi.

Gabriel Garcia Marquez – Cent ans de solitude

Cent ans de solitude

Cent ans de solitude est le genre de livre culte qui fait un peu peur. C’est finalement en entendant parler quelques grands écrivains dans La grande librairie que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Et j’ai bien fait !

Car ce roman est un chef d’oeuvre et ce n’est qu’à la toute fin que cette révélation s’est faite chez moi. Il est vrai que je suis rentrée très facilement dans l’intrigue. J’ai aimé suivre les générations de Buendia qui se succédaient. Tous sont attachants mais aussi un peu fous. Cela part du couple originel : Ursula et José Arcadio et de leurs deux fils José Arcadio et Aureliano.

Autant vous dévoiler directement ce qui fait un peu peur dans le récit : les prénoms se transmettent au fil des générations comme c’est souvent le cas dans les familles latinos. Il y aura donc plusieurs José Arcadio, Aureliano, Ursula, Amaranta, etc. Certains trouvent cela déstabilisant. Vous trouverez même des arbres généalogiques sur le net pour mieux vous repérer. Moi, je n’en ai pas eu besoin car je trouve qu’on reconnait facilement de qui on parle. Il y a également quelques surnoms pour les différentier au cas où. Ce qui est également perturbant est que les personnages qui portent le même prénom aient le même caractère. Moi, je trouve ça très beau, cela montre l’héritage de cette famille.

Cent ans de solitude est avant tout une grande épopée, celle que vit la Colombie entre le milieu du XIXème siècle et le milieu XXème siècle. C’est celle des nombreux changements que cette époque apporte, des rêves et des espoirs que l’époque nourrit ou fait retomber en poussière. Avec ce roman, on est véritablement au sein de la Colombie, de ses traditions et de ses superstitions, de ses guerres aussi. Juste pour cet aspect-là, je vous conseillerai ce livre.

Mais ce n’est pas tout. Je ne sais pas comment l’auteur fait mais il arrive à nous montrer la solitude qui habite chacun des membres de cette lignée alors qu’ils ne vivent jamais seuls et que de nombreuses fêtes se déroulent au village de Macondo. C’est comme si je ressentais ce qu’éprouvait chacun de ses individus. Certains reprocheront probablement au roman de ne pas approfondir les personnages. Ce n’est pas mon cas. Encore une fois, c’est un mystère pour moi mais Gabriel Garcia Marquez arrive à nous attacher à la famille dans son ensemble et non à un membre en particulier.

Ce livre est tout simplement grandiose et je vous recommande vivement de le découvrir. Néanmoins, il n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains car Cent ans de solitude est un roman complètement dingue où se côtoient les guerres, les religions, la magie, l’inceste, la pornographie et la zoophilie. Pour moi, ce livre fut une bonne grosse claque !

Auteur : Gabriel Garcia Marquez

Titre : Cent ans de solitude

Edition : Points

Genre : Classique, historique

Pages : 460

Challenge des globe-readers

Escale : 37/+75 : Colombie