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  • Alberto Manguel – La bibliothèque, la nuit

    Essai lu dans le cadre de mon parcours scolaire en tant que bachelière en information et communication.

    J’avais un a priori plutôt négatif sur les essais que je trouvais toujours indigestes et tenant un vocabulaire beaucoup trop soutenu pour que je puisse les lire sans me prendre la tête à chercher les mots au dictionnaire toutes les 3 minutes !

    Mais ici, ce n’est pas le cas. Alberto Manguel nous raconte à la fois l’histoire de sa bibliothèque et des bibliothèques au sens large du terme. Ce livre nous donne encore plus envie de lire. Et même si l’on passe nos nuits et/ou nos journées à faire ça, Manguel nous déculpabilise car à ses côtés, on a presque l’impression de faire quelque chose de sacré.

    Après avoir lu cet essai, vous ne regarderez plus votre bibliothèque de la même façon !

    L’essai est longuement agrémenté de citations et de photos, ce qui rend la lecture plus agréable (même si les photos ne rendent vraiment pas bien sur ce genre de papier…)

    4 sur 5

    Auteur: Alberto Manguel
    Titre: La bibliothèque, la nuit (VO : The library at night)
    Edition: Babel
    Genre: Essai
    Pages: 372

  • Katherine Pancol – Les yeux jaunes des crocodiles

    Joséphine poussa un cri et lâcha l’éplucheur. Le couteau avait dérapé sur la pomme de terre et entaillé largement la peau à la naissance du poignet. Du sang, du sang partout. Elle regarda les veines bleues, l’estafilade rouge, le blanc de la cuvette de l’évier, l’égouttoir en plastique jaune où reposaient, blanches et luisantes, les pommes de terre épluchées. Les gouttes de sang tombaient une à une, éclabousant le revêtement blanc. Elle appuya ses mains de chaque côté de l’évier et se mit à pleurer.
    Elle avait besoin de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi? Elle avait trop de bonnes raisons. Celle-là ferait l’affaire. Elle chercha des yeux un torchon, s’en empara et l’appliqua en garrot sur la blessure. Je vais devenir fontaine, fontaine de larmes, fontane de sang, fontaine de soupirs, je vais me laisser mourir.
    C’était une solution. Se laisser mourir, sans rien dire. S’éteindre comme une lampe qui diminue. 

    Moi aussi je me suis laissée prendre par ce best seller que j’ai lu en quelques jours au printemps 2008. Durant ces quelques jours, je ne pensais qu’à retrouver Joséphine et tout ce qui gravite autour d’elle ! Je n’ai pas encore pu me procurer la suite qui s’intitule « La valse lente des tortues » (dont j’aime déjà beaucoup le nom) mais ça ne saurait tarder surtout qu’il vient de sortir en poche ;). Même si l’histoire peut paraître banale, j’ai adoré ce roman. Franchement, courez le lire !

    5 sur 5

    Auteur: Katherine Pancol
    Titre: Les yeux jaunes des crocodiles
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Roman
    Pages: 667

  • Vincent Engel – Oubliez Adam Weinberger

    Jadis, je fus un enfant. Je le crois du moins, ce qui en soi n’est pas si mal, puisque le passé, quoi qu’en pensent certains est de toute façon incontrôlable. Je portais déjà le même nom et ur mon visage devaient sans doute sourdre ces traits sans grâce qui composèrent ensuite ma physionomie adulte, et qui se décomposent aujourd’hui. Ce nom, je le partageais bon gré mal gré avec les êtres qui formaient l’entité plus ou moins large et diversement appréciée d’une famille. Près de moi, il y avait ma soeur Rachel, de sept ans plus âgée que moi et qui, dès que j’eu l’âge de comprendre et de retenir ce qui se passait autour de moi, m’a toujours semblé préoccupée par la quête d’un mari – avant de le rencontrer, parce qu’elle craignait de n’en jamais trouver ; ensuite, quand il se perdait dans les bistrots de la ville parfois plusieurs jours durant. Rachel… tu n’étais pas superbe mais enfin, tu étais ma soeur et j’aurai souhaité avoir un autre beau-frère que ce fainéant de Moïshe – regrets tardifs, tu m’excuseras. J’ai pourtant fait ce que j’ai pu…

    Dans ce roman, nous découvrons Adam, un petit Juif polonais. Dans la première partie, il nous raconte sa vie, sa famille, ses amours, ses envies de petit garçon. Dans la deuxième partie, il nous parle toujours de sa vie mais « après ». Après quoi? Après les camps de concentration. On n’en parlera pas du tout pendant ce roman. Nous découvrons juste Adam, le jeune garçon et puis ce qu’il est devenu après. On a l’impression d’avoir affaire à  une autre personne. Un roman tout en finesse, qui montre comment une épreuve si terrible peut changer un homme. Vincent Engel arrive à revisiter le thème de la Shoah avec un tout autre regard. Une chose est sûre: après avoir lu ce roman, vous n’oublierez plus jamais Adam Weinberger…

    4 sur 5
    Auteur: Vincent Engel
    Titre: Oubliez Adam Weinberger
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Roman
    Pages: 316

  • Amanda Eyre Ward – A perte de vue

    La veille, j’avais réfléchi à ce que j’allais lui dire : je commencerai par lui rappeler mon âge, ma maturité, je ferais allusion à un nouvel amant et je finirais par un bouquet de promesses : petits-enfants, lettres, cadeaux de chez Tiffany envoyés avant la bousculade des fêtes de Noël. J’étais dans mon appartemen, je buvais du scotch en préparant mes phrases. « Maman, ai-je annoncé à Georgette, ma chatte. Maman, j’ai quelque chsoe d’important à dire. »
    Sur le balcon, Georgette s’est étirée nonchalamment. Dans la rue, une ambulance est passée, toute sirène hurlante. Debout sur le trottoir, en bas de mon immeuble, un homme avec un Caddie sifflotait en mangeant des ailes de poulet grillées. La chaleur avait diminuée, mais les odeurs de La Nouvelle-Orléans semblaient s’accentuer : viande avariée, sueur, bière.
    « Maman, ai-je dit à la chatte, s’il te plaît, écoute-moi. »

    Encore une histoire avec un lourd passé familial ! Une famille composée de parents qui se disputent tout le temps et de leurs 3 filles dont deux sont adolescentes. La dernière a à peine cinq ans. Un jour, elles décident toutes les trois de faire une fugue mais leur plan tourne mal… Alors que les deux grandes soeurs s’apprêtaient à aller chercher Ellie, la petite dernière à l’école, celle-ci disparait. Nous retrouvons cette famille environ vingt ans plus tard. La mère et les deux filles se sont éloignées l’une de l’autre. Alors que Madeleine, la deuxième fille de la famille veut clore l’affaire « Elie », Caroline et leur mère pensent qu’Ellie est toujours vivante…

    Voici un très bon roman sur les relations entre soeurs. Malheureusement, j’ai trouvé l’univers un peu « glauque ». Que ce soit les paysages de la Nouvelle-Orléans ou du Montana, on ne se sent bien nulle part. De plus, Caroline qui est l’héroïne de ce roman m’a donné l’impression de boire tout le temps. Je me suis donc sentie un peu mal à l’aise dans ce roman mais j’avais tout de même hâte de découvrir la fin qui n’est pas si mal que ça !

    3 sur 5

    Auteur: Amanda Eyre Ward
    Titre: A perte de vue (VO: How to be lost)
    Edition: Pocket
    Genre: Roman
    Pages: 272

  • Joseph Sheridan Le Fanu – Carmilla

    En Styrie, bien que nous ne comptions nullement parmi les grands ce de monde, nous habitons un château ou schloss. Dans cette contrée, un revenu modeste permet de vivre largement : huit ou neuf cents livres par an font merveille. Le nôtre eût été bien maigre si nous avions dû vivre au milieu des familles riches de notre patrie (mon père est Anglais, et je porte un nom anglais bien que je n’aie jamais vu l’Angleterre). Mais ici, dans ce pays solitaire et primitif, où tout est si étonnamment bon marché, je ne vois pas comment un revenu beaucoup plus important ajouterait quoi que ce soit à notre bien-être matériel, voire même à notre luxe.
    Mon père, officier dans l’armée autrichienne, prit sa retraite pour vivre d’une pension d’Etat et de son patrimoine. Il achetat alors, pour une bouchée de pain, cette demeure féodale ainsi que le petit domaine où elle est bâtie. 

    Carmilla est une charmante nouvelle, écrite avant le célèbre Dracula de Bram Stoker. Carmilla est une histoire vampirique mais aussi romantique. Une histoire de séduction entre Laura, l’héroïne et cette étrange créature qu’est Carmilla. Envoutante voilà un mot qui pourrait à la fois décrire ce personnage et la nouvelle ! Qu’il est bon de se retrouver aux sources des écritures vampiriques. Evidemment, nous sommes très (très très) loin du célèbre Edward de Stephenie Meyer ! Mais si vous voulez découvrir un classique, n’hésitez pas ! Surtout qu’en tant que nouvelle, Carmilla se dévore en peu de temps.

    5 sur 5

    Auteur: Sheridan Le Fanu
    Titre: Carmilla
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Littérature vampirique
    Pages: 124 pages (mais avec un important préface de François Rivière)

  • Bernard Werber – Le livre du voyage

    Le livre du voyage est une oeuvre très particulière. Weber fait de nous son héros. En effet, le sujet est « tu ». Il nous fait voyager, quitter ce monde et notre corps pour aller voir ailleurs. Pour la première fois, on a l’impression que le livre a été écrit rien que pour soi. Il est très difficile de parler de ce bouquin mais en lisant la quatrième de couverture, vous pourrez vous faire une idée. Je ne vous la livre pas ici car elle perdrait tout son charme. Le mieux est de le découvrir par soi-même et j’espère que vous saurez aussi interloqué que moi en la lisant ! Je vous rassure, le livre est aussi bien que cette quatrième de couverture ;). Alors plongez-y !

    4 sur 5

    Auteur : Bernard Werber
    Titre: Le livre du voyage
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Indescriptible
    Pages: 160

  • Françoise Bourdin – Comme un frère

    Le vieillard – quel âge pouvait-il avoir ? – prit son verre d’un geste maladroit. Pourtant ses mains ne tremblaient pas. Il était tel qu’on nous l’avait décrit. Il buvait à petites gorgées, savourant son plaisir.
    Personne ne parlait plus. comme il ne racontait pas souvent l’histoire, les rares clients du bar s’étaient approchés de sa table.
    La buée sur les carreaux inévitable, la pluie au-dehors, qui faisait fondre la neige; le poêle graisseux contre lequel je m’appuyais : tout cela faisait partie d’un décor irréel et pourtant banal, comme quelque chose de déjà vu en rêve.
    -Je m’en souviens un peu, moi, de Nathan…, dit quelqu’un dans l’ombre, pour relancer le récit.
    Sixte haussa les épaules. Le col de sa canadienne couvrit presque entièrement ses joues creuses et tavelées.
    -Nathan ! cracha-t-il. Ce fou…

    Hé oui Nathan est un fou. Les parents meurent d’une incendie laissant  seuls 3 orphelins : Nathan, Joachim et Justin, un simple d’esprit. Nathan et Joachim devenus adultes, ils se marient chacun de leur côté mais reste étrangement proches. Leurs femmes et eux font chambre à part, les frères préférant dormir à deux. Voici une histoire de famille peu banale tournant autour des chevaux vu que les deux frères s’occupent d’une écurie.

    Ce court roman m’a bien plu. On s’accroche très vite aux personnages, on se laisse prendre dans leurs tourments en se demandant où tout cela va nous mener…

    3 sur 5

    Auteur: Françoise Bourdin
    Titre: Comme un frère
    Edition: J’ai lu
    Genre: Roman
    Pages: 130

  • Amélie Nothomb – Acide Sulfurique

    Mon avis:

    J’ai lu ce livre après avoir découvert « Si c’est un homme » de Primo Lévi. Résultat, j’ai trouvé ce roman très fade par rapport à la réalité cruelle que nous montrait Lévi. Néanmoins, après réflexion, je me rends compte qu’ « Acide Sulfurique » n’est pas si mal que ça !

    Amélie nous parle ici de la téléréalité et de ses dérives puisqu’ici, on recrée les camps de concentration pour la télévision. Avec des votes pour décider qui doit « mourir » ou non. Ce roman dérange, nous fait réfléchir. Notre société en est-elle vraiment arrivée là ?

    3 sur 5
    Extrait :

    « Aucune qualification n’était nécessaire pour être arrêté. Les rafles se produisaient n’importe où : on emportait tout le monde sans dérogation possible. Être humain était le critère unique.
    Ce matin-là, Panonnique était partie se promener au jardin des plantes. Les organisateurs vinrent et passèrent le parc au peigne fin. La jeune fille se retrouva dans un camion.
     »
    Auteur: Amélie Nothomb
    Titre: Acide sulfurique
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Roman
    Pages: 213

  • Dai Sijie – Balzac et la petite tailleuse chinoise


    Mon avis:

    Voilà comment commence « Balzac et la petite tailleuse chinoise. Une histoire de livres, d’auteurs qui sont interdits dans cette Chine de Mao. Un beau voyage dans ce pays qui nous est presque inconnue. Quand la culture rencontre la jeunesse chinoise…

    3 sur 5

    Et ça commence ainsi :

    « Le chef du village, un homme de cinquante ans, était assis en tailleur au milieu de la pièce, près du charbon qui brûlait dans un foyer creusé à même la terre ; il inspectait mon violon. Dans les bagages des deux « garçons de la ville » que Luo et moi représentions à leurs yeux, c’était le seul objet duquel semblait émaner une saveur étrangère, une odeur de civilisation, propre à éveiller les soupçons des villageois. »
    Auteur: Dai Sijie
    Titre: Balzac et la petite tailleuse chinoise
    Edition: Folio
    Genre: Roman pour s’évader
    Pages: 229

    Il a reçu le Prix Relay du Roman d’évasion 2000.

  • Frederic Beigbeder – 99 francs

    Mon avis:

    Mon premier Beigbeder !

    Octave nous plonge dans le monde de la pub où tout semble beau et parfait mais qui est loin d’être le cas. Un très beau roman pour découvrir l’envers de la publicité…

    Un style cinglant et incisif que j’ai particulièrement aimé. De plus, Beigbeder parle ici d’un monde que je vais peut être connaitre vu que je fais des études en communication. Et il faut bien l’avouer, ce roman ne donne vraiment pas envie de me lancer dans cette voie. Je vais y réfléchir à deux fois !
    Malheureusement j’ai lu de nombreuses critiques négatives concernant la suite de ce roman. J’hésite donc à me l’acheter…

    4 sur 5

    Et ça commence ainsi:

    « Tout est provisoire : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n’est pas la dernière ? On croit qu’on a le temps. Et puis, tout d’un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer. »

    Auteur: Frédéric Beigbeder
    Titre: 99 francs
    Editon: Folio
    Genre: Roman
    Pages : 299

  • Rob Reger – Emily the strange, tome 1 : Morte d’ennui

    Mon avis:

    Emily the strange, tout le monde a entendu parler de son univers ! Emily est une petite fille de 10 ans, sadique et possédant des chats noirs. Un conte d’horreur pour les enfants comme j’ai pu connaitre à l’époque les Chair de poule et Beetlejuice à la télévision !

    En clair, c’est une bande dessinée bourrée d’humour… noir bien sûr ! Et il y a même des autocollants à la fin. La bande dessinée est divisée en des tas de petites aventures, des pages d’annonces telles que

    Kit Chat noir : Fatigué des mignonnes créatures à fourrure blanche qui court partout ? Le kit inclut de l’encre à base d’eau organique noire et un pinceau. Pas de remboursement

    On a aussi l’apparition décalée de Marilyn Manson :).
    Même si je suis une « grand » enfant, je me suis beaucoup amusée avec ce volume ! Vivement la suite…

     4 sur 5

    Auteur: Rob Reger, illustré par Buzz Parker
    Titre: Emily the Strange: Morte d’ennui volume 1
    Edition : Soleil
    Genre: bande dessinée gothique pour enfants
    Pages : 156

  • Armel Job – Helena Vannek

    Mon avis:

    Encore un auteur belge ! De plus, j’ai eu l’occasion de le rencontrer vu qu’il est venu dans mon école secondaire (le lycée si vous préfèrez) quand j’y étais encore (rah la belle époque ^^)

    Ce roman a reçu trois prix : Le Prix Rossel des jeunes 2002, le Prix des lycéens 2003 et le Grand Prix France-Wallonie Bruxelles 2003 (ce prix-là je n’en avais jamais entendu parler !)

    C’est donc la vie d’Helena que nous découvrons dans ce roman se déroulant dans la campagne flamande avant la seconde guerre mondiale. La mère d’Helena meurt et elle se retrouve sous l’autorité de son père qui n’est pas un enfant de coeur. Cet homme va engager un étranger pour l’aider dans le travail à la ferme. Tout le monde aime bien ce jeune homme qu’est Guido sauf Helena qui commence à l’aimer tout court…
    Ce roman est divertissant mais il ne m’a pas vraiment touché. L’histoire est simple et nous n’avons pas l’envie irrésistible de le finir à tout prix tellement le suspense est présent. Un roman donc tout simple mais pas un navet non plus pour moi !

    3 sur 5

    Et ça commence ainsi :

    « Juste à la fin de cet hiver-là, maman est morte. Avant de la laisser mourir, les médecins l’ont chloroformée. Ils l’ont étendue sur une planche et lui ont regardé les seins. Il y en avait un – celui du coeur – qui était gris et affaissé. Ils ont fait une large taillade et ont enlevé la chair meurtrie, comme on cure une poire un peu blette puis ils ont refermé.
    Ils voulaient la garder mais mon père l’a reprise. Elle était bien soignée. Trop bien même. C’est ce qu’il ne supportait pas. Un jour où nous étions arrivé à l’improviste dans la chambre de maman, le jeune chirurgien qui l’avait opéré était assis au bord du lit et lui tenait la main. Elle souriait. Mon père a décidé ce jour-là qu’on rentrait à la maison. »

    Auteur: Job Armel
    Titre: Helena Vannek
    Edition: Memor ou Mijade
    Genre: Roman
    Pages: 184