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  • David Muñoz, Tirso et Javi Montes – Le Manoir des Murmures, tome 1 et 2


    Résumé:
    Chaque lieu possède ses secrets, si vous êtes prêts à les entendre.
    1949. Quelque part en Europe centrale, existe un orphelinat où sont admis des enfants qui ont survécu au contact d’un mystérieux virus transformant les gens en monstres.

    Mon avis:
    Quand on est le 27 décembre, on se dit que nos coups de coeur littéraires sont derrière nous et pourtant… Quelle jolie découverte que ce manoir des murmures. L’atmosphère est sombre mais jamais glauque. Nous allons suivre la petite Sarah qui se pose beaucoup de questions et qui va en découvrir plus sur les différents monstres. Le Manoir des Murmures est une des plus belles histoires fantastiques que j’ai pu découvrir en  2009 et mon coup de coeur BD. N’attendez plus pour vous acheter cette merveille ! Vivement le tome 3 !

    Je profite de ce billet pour  vous souhaiter une excellente année 2010 🙂

    5 sur 5

    Auteurs: Muñoz, Tirso, Montes
    Titre: Le Manoir des Murmures
    Edition: Les Humanoïdes Associés
    Genre: Fantastique
    Pages: 48

  • Dante Alighieri – La divine comédie, tome 1 : L’Enfer

    Résumé:
    Peut-on encore aujourd’hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L’Enfer de Dante, poétique et médiéval, n’a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n’a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ? L’imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu’elle semble décrire par avance, parfois, l’inimaginable horreur moderne.
    Le gigantesque entonnoir de l’Enfer, qui se creuse jusqu’au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l’univers, comme une sorte de sac où viennent s’engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète. Mais nous lisons aussi autre chose dans L’Enfer plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l’exploration, à la première étape du grand roman initiatique d’une civilisation qui est la racine de la nôtre.

    Pourquoi ?

    Cela fait très longtemps que je voulais découvrir l’oeuvre de Dante. Quand on a des origines italiennes, on en entend souvent parler. Avoir lu quelques passages dans Et si c’est un homme…de Primo Lévi a encore plus titillé ma curiosité.
    Mon avis:
    Comme vous vous en doutez, un roman qui date de 1308 ne se lit pas comme un Harry Potter. Il faut donc bien se concentrer pour comprendre la terrible histoire de Dante qui va, en sorte, faire une visite guidée des enfers. Après avoir lu, je me rends compte que je manque cruellement de culture antique et médiévale latine. Lorsque Dante évoque Hélène et Paris, je me sens à l’aise mais lorsqu’il parle de ses contemporains, je suis totalement perdue. Malgré ça, j’ai vraiment apprécié cette oeuvre. J’avais très peu de connaissance de l’enfer pour les chrétiens de l’époque. Je savais à peine qu’il y avait différents cercles. Ma culture s’est donc enrichie et rien que pour ça, je suis vraiment très contente d’avoir lu ce livre.

    3 sur 5
    Auteur: Dante Alighieri, dit Dante
    Titre: La divine comédie, tome 1 : L’Enfer
    Edition: GF Flammarion
    Genre: Aventure, fantastique
    Pages: 378Extrait:
    Quand j’étais au milieu du cours de notre vie,je me vis entouré d’une sombre forêt,

    après avoir perdu le chemin le plus droit.

     

    Ah ! qu’elle est difficile à peindre avec des mots,

    cette forêt sauvage, impénétrable et drue

    dont le seul souvenir renouvelle ma peur !

     

    À peine si la mort me semble plus amère

    Mais, pour traiter du bien qui m’y fut découvert,

    il me faut raconter les choses que j’ai vues.

  • Joseph Messinger – Le langage des gestes pour les Nuls

    Résumé :
    Pourquoi tire-t-on la langue quand on s’applique ? Pourquoi certaines personnes penchent-elles la tête lorsqu’elles écoutent ? Pourquoi les stars sourient-elles tout le temps ? La communication non verbale est une traduction en temps réel de nos émotions les plus intimes. Ainsi le décryptage des gestes permet-il de décoder les grandes lignes de la personnalité d’un sujet, mais aussi d’interpréter les codes gestuels qui trahissent son climat mental dans un contexte précis, comme une négociation commerciale ou un rendez-vous galant.
    Véritable voyage initiatique sur la planète corporelle, ce livre vous enseigne le b.a-ba de l’analyse gestuelle : le langage secret des grandes parties du corps, la signification cachée des postures assises, debout, de la marche, du lien et de l’émotion, ou encore les gestes clés de la séduction et de l’autorité. La bible du décodage gestuel, abondamment illustrée.

    Mon avis:
    C’est la première fois que je lisais un livre « pour les nuls ». Et j’avoue que j’ai trouvé cette expérience assez plaisante. Notre corps ne peut pas mentir. En décryptant les gestes, nous pouvons donc découvrir qui est vraiment la personne à qui on parle. Ce livre est très intéressant et m’a appris des choses sur ma propre personnalité ! J’ai par exemple compris pourquoi je me tripote souvent le nombril : c’est parce que j’ai envie de couper le cordon avec mes parents. Tout cela est bien vrai vu que je prends petit à petit mon indépendance depuis quelques années. Ce livre nous apprend aussi si notre interlocuteur est en train de nous séduire ou s’il veut marquer son autorité. Après avoir lu ce bouquin, vous ne regarderez plus votre entourage comme avant ! Un livre que j’aurais plaisir à ressortir lors d’évènements cruciaux comme la présentation de mon mémoire ou mes premiers entretiens d’embauche…
    4 sur 5
    Et un grand merci à Babelio et aux éditions First. (Cliquez sur les logos pour accéder aux sites)

    Merci aux éditions First

    Visitez également le site de l’auteur

    Auteur: Jospeh Messinger
    Titre: Le Langage des gestes pour les nuls
    Editeur: First Edition
    Genre: Pratique, psychologie
    Pages: 426

  • Patrick Süskind – Le Parfum

    Résumé:
    Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bel et bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ». C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

    Mon avis:
    Le Parfum est aujourd’hui considéré comme un chef d’oeuvre. Pourtant ce livre n’a pas réussi à me happer comme je m’attendais. A force d’entendre des éloges sur ce livre, je pensais découvrir une histoire passionnante, de celle qui t’empêche de t’endormir la nuit. Ce ne fut pas le cas.

    Il est franchement difficile de s’attacher à Grenouille qui semble n’avoir aucune qualité à part celle d’avoir un bon nez. Ce don ne me fait ni chaud ni froid. Je ne suis pas très parfum. Pour moi, il y a les choses qui sentent bons et celles qui puent. Je suis donc très très loin de Grenouille que je n’ai pas toujours compris.

    L’histoire se perd entre toutes les odeurs que Patrick Süskind veut nous faire sentir. De longues descriptions m’ont freiné dans ma lecture qui a d’ailleurs duré plusieurs mois. Le Parfum reste quand même une jolie histoire mais je l’ai trouvée un peu longue et pas sensationnelle. Je suis quand même contente de l’avoir fini. Je crois que Le Parfum en film me conviendrait mieux: l’histoire n’en saura que plus intense.

    Je profite de ce billet pour vous souhaiter un très joyeux Noël. Je vous parlerai prochainement des deux livres que je lis actuellement : L’enfer de Dante Alighieri et Le langage des gestes de Joseph Messinger.

    3 sur 5

    Auteur: Patrick Süskind
    Titre: Le Parfum
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Historique, aventure
    Pages: 280

    Extrait:
    « Tu vas remporter cet enfant chez toi. Je vais parler de cette affaire au prieur. Je lui proposerai de te donner désormais quatre francs par semaine.
    – Non dit la nourrice.
    – Bon eh bien disons cinq !
    – Non.
    – Mais combien est-ce que tu veux donc ? lui cria Terrier. Cinq francs, c’est un paquet d’argent, pour cette tâche subalterne qui consiste à nourrir un petit enfant !
    – Je ne veux pas d’argent du tout, dit la nourrice. Je ne veux plus de ce bâtard chez moi.
    – Mais enfin, pourquoi ma bonne ? dit Terrier en fourrageant encore du bout du doigt dans le panier. C’est pourtant un enfant adorable. Il est tout rose, il ne crie pas, il dort bien, et il est baptisé.
    – Il est possédé par le diable. »

  • Ray Bradbury – Fahrenheit 451


    Résumé :
    451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif.
    Le pompier Montag se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.


    Mon avis:
    Ce livre m’a été conseillé par mon professeur de littérature au début de l’année. Le thème m’intéressait beaucoup ; le livre n’était pas très cher et disponible partout ; la science-fiction ne me gêne pas. Bref, voilà tous les ingrédients qui ont permis à Fahrenheit 451 de se retrouver dans mes mains. De plus, ce livre parle des médias et les médias sont justement mes études. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis lancée dans la lecture de ce roman.

    La première partie du roman nous présente le questionnement du héros, Guy Montag. La deuxième partie renfermera beaucoup d’actions. On s’attache très vite à ce jeune pompier. Dans ce roman, on voit que Bradbury a voulu nous montrer le danger de la télévision et des médias de masse en général. Cette réflexion est tout à fait de son temps. A l’époque, on croyait que la radio allait tuer le livre, que la télévision allait tuer la radio etc. Cinquante ans plus tard, on rigole de ça évidemment. Bradbury nous montre aussi la peur qu’il a des médias et le risque d’aliénation. Mildred, la femme de Montag représente à merveille cette idée. Aujourd’hui, nous savons bien que les médias n’agissent pas comme une « piqûre hypodermique » c’est-à-dire que tout le monde réagit de la même façon aux médias.

    J’ai donc trouvé ce livre très intéressant d’un point de vue historique. De plus, Bradbury nous offre là une jolie aventure. Franchement, je n’ai pas vu le temps passer… C’est avec plaisir que je lirai d’autres romans de Bradbury. Vous en avez à me proposer ?

    4 sur 5

    Auteur: Ray Bradbury
    Titre: Fahrenheit 451
    Genre: Science-fiction
    Edition: Folio SF
    Pages: 213

    Extrait: (p.30)
    « Quoi ? » demanda Montag à son autre moi, à cet imbécile subliminal qui se mettait parfois à radoter, échappant à la volonté, à l’habitude et à la conscience.
    Ses yeux revinrent se poser sur le mur. Et quel miroir aussi, que ce visage féminin ! Impossible. Combien  connaissait-on de personnes capables de vous renvoyez votre propre lumière ? La plupart des gens étaient – il chercha une image, en trouva une dans son métier – des torches, des torches qui flambaient et finissaient par s’éteindre. Rares étaient ceux dont les visages vous prenaient et vous renvoyaient votre propre expression, votre pensée la plus intime et la plus vacillante.

  • James Clemens – Les bannis et les proscrits, tome 2 : Les Foudres de la Sor’cière

    Résumé :
    Elena porte désormais la marque de la sor’cière dans la paume de sa main. Cette tache écarlate est la preuve d’un don fabuleux à la puissance inimaginable : un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s’opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir.
    Pourtant, Elena n’est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d’une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir. Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible…

    Mon avis:
    Après « Le parlement des fées », je voulais me replonger dans de la pure fantasy. Je me suis donc jetée sur le deuxième tome des aventures d’Elena. Quel plaisir de retrouver toute la troupe ! Clemens nous présente aussi de nouveaux personnages, et comme à chaque fois, il suffit de quelques pages pour s’attacher à eux. De nombreuses stratégies nous sont présentées ici. Sans nous embrouiller, Clemens arrive à nous faire voir une histoire plus complexe qu’elle pouvait ne paraître dans le premier tome. J’ai donc savouré ce tome au fil des pages. Les personnages évoluent et l’attachement que l’on a pour eux s’accentue. Mais ce n’est définitivement pas une histoire pour les enfants ou pour les jeunes adolescents. Les combats sont durs. Nos héros ne s’en sortent pas indemnes. Il y a des sacrifices et beaucoup de douleur dans ce tome. Et je sens déjà que ça va empirer dans le troisième tome. Je vous conseille donc de lire la suite du « Feu de la Sor’cière ». Elena et ses compagnons ne vous décevront pas.

    5 sur 5

    Auteur : James Clemens
    Titre : Les bannis et les proscrits, tome 2 : Les Foudres de la Sor’cière
    Genre: Fantasy
    Edition: Milady
    Pages: 633

    Extrait:
    Elena sortit de la grotte, écartant d’une main le rideau de cuir qui gardait la chaleur des feux dans le refuge des montagnards. Le printemps était déjà vieux d’une lune, mais à cette altitude, un vent glacial soufflait encore durant les premières heures de la matinée. Dehors, l’air sentait la sève de pin et le coquelicot des landes, et une brise tiède augurait de l’été à venir.
    Elena repoussa la capuche de sa pelisse de laine verte et leva les yeux. Les pics encore couronnés de blanc semblaient pencher vers elle, comme s’ils menaçaient de s’écrouler, et le  rugissement d’une centaine de cascades nées de la fonte des neiges se répercutait dans la vallée. Après un interminable hiver durant lequel le temps avait paru aussi figé que l’eau des rivières, le redoux était pareil à une nouvelle naissance.
    En souriant, Elena fit un pas. Mais, comme pour lui rappeler que l’hiver n’avait pas encore totalement relâché son emprise sur les montagnes, son talon glissa sur une plaque de glace noire. La jeune fille battit des bras sans résultat et atterit lourdement sur les fesses, au milieu de la piste rocailleuse.

  • Boris Vian – L’écume des jours

    Résumé :
    L’Ecume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.
    C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette oeuvre d’une modernité insolente, l’une des plus célèbres du Xxe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
    Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des noirs américains…
    Mon avis:
    J’ai dû lire « L’écume des jours » pour le lycée. Alors que mon professeur et mes camarades criaient au chef-d’oeuvre, moi, je suis restée de marbre. En lisant ce roman, je n’avais qu’une envie : emmener Boris Vian voir un psy. Bizarre pour une fille comme moi habituée au fantastique et au fantasy hein ? Là, je ne suis pas arrivée à rentrer dans l’histoire. A chaque mot-valise, je pouffais « pff, c’est quoi cette connerie ? ». Pourtant, c’est un livre très original, je l’accorde. Quelle imagination, il avait ce Boris ! De nombreux thèmes apparaissent dans le roman: la maladie, l’amitié, l’amour… Tout ça en métaphores pas toujours facile à décortiquer. Je suis donc restée à côté du roman tout du long. Je suis heureuse d’apprendre aujourd’hui que je ne suis pas la seule dans ce cas grâce à l’article de Lasardine. J’ai refermé ce livre en me disant : « bon aller, ma culture générale s’enrichit ». Je ne sais pas si Boris Vian a écrit autre chose que du surréalisme et des chansons, si oui, peut-être me laisserai-je tenter à nouveau.3 sur 5

    Extrait:
    Ils regardèrent la nef. Il y avait une grande foule, tous les gens qui les connaissaient étaient là, écoutant la musique et se réjouissant d’une si belle cérémonie.
    Le Chuiche et le Bedon, cabriolant dans leurs beaux habits, apparurent, précédant le Religieux qui conduisait le Chevêche. Tout le monde se leva et le Chevêche s’assit dans un grand fauteuil en velours. Le bruit des chaises sur les dalles était très harmonieux.
    La musique s’arrêta soudain. Le Religieux s’agenouilla devant l’autel, tapa trois fois sa tête par terre et le Bedon se dirigea vers Colin et Chloé pour les mener à leur place tandis que le Chuiche faisait ranger les Enfants de Foi des deux côtés de l’autel. Il y avait maintenant un très profond silence dans l’église et les gens retenaient leur haleine.
    Partout, des grandes lumières envoyaient des faisceaux de rayons sur des choses dorées qui les faisaient éclater dans tous les sens, et les larges raies jaunes et violettes de l’église donnaient à la nef l’aspect de l’abdomen d’une grosse guêpe couchée, vue de l’intérieur.
    Très haut, les Musiciens commencèrent un chœur vague ; les nuages entraient; ils avaient une odeur de coriandre et d’herbe de montagnes. Il faisait chaud dans l’église et l’on se sentait enveloppé d’une atmosphère bénigne et ouatée.

    Auteur: Boris Vian
    Titre: L’écume des jours
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Histoire d’amour, Surréalisme
    Pages: 315

  • Jean-Charles Gaudin et D’Fali – Garous, tome 1 et 2

    Résumé:
     » Tu cherches, n’est-ce pas ? Tu cherches à savoir ce qui a bien pu se passer.
    Tu cherches les signes. Tu cherches une raison de survivre à ça… « 
    Mon avis:
    Des bandes dessinées sur les loup-garous, je n’en connais pas des tonnes… Je vous propose donc celle-ci que j’ai pu découvrir il y a peu. Sans être le chef d’oeuvre du siècle, Garous se lit tout de même avec plaisir.

    Les loup-garous sont le résultat d’une expérience qui a mal tournée. Notre héros, Tanaris, va tenter par tous les moyens de dompter le garou qui est en lui. J’ai pu lire les deux premiers tomes et c’est franchement sympathique. Les dessins plaisent à l’oeil et l’intrigue est bien ficelée. J’aime l’univers sombre dans lequel se passe l’histoire. Mais cette série est loin de faire l’unanimité comme vous pouvez le lire chez Bdthèque. Mais moi, qui ne m’attendais pas à grand chose, j’ai quand même été agréablement surpris par Garous. Serez-vous mordu ? C’est à vous de le décider !

    Si ça vous intéresse, Garous vient justement d’être réédité alors profitez-en avant la rupture de stock ! La série fait quatre volumes. Une suite vient de sortir mais sans les dessins D’Fali. Alors, qu’est-ce que ça va donner?

    4 sur 5

    Auteur: Jean-Charles Gaudin et D’Fali
    Titre: Garous, tome 1 : la caste des ténèbres
    Garous, tome 2 : Alissia
    Genre: BD fantastique, médiévale
    Edition: Soleil
    Pages: 48

  • Yoshiki Tonogai : Doubt, tome 2


    Mon avis:
    J’avais fini le tome 1 très vite. La sortie en Belgique a eu du retard par rapport à la France, environ une semaine. Dès la sortie du 2, je me suis donc empressé de le lire. Avant de le commencer, j’avais quelques pistes concernant le loup… Et j’avoue que maintenant, je ne sais plus du tout quoi penser !  Je n’ai plus confiance en aucun des protagonistes. L’action s’enchaîne très bien. L’auteur a un malin plaisir à brouiller nos pistes. Le suspens monte… On en apprend un peu plus sur les personnages… En fait, ça va donner un alibi quasi à tout le monde !
    Bon aller plus que deux tomes et on saura le dénouement.
    Pas grand chose à rajouter si on veut éviter les spoils. Les fans du tome 1 seront encore plus ravis de ce tome, tout simplement.
    PS: les petits lapins qu’on peut voir avant chaque chapitre et qui représente chaque participant sont vraiment très mignons !

    5 sur 5

    Auteur: Yoshiki Tonogai
    Titre: Doubt, tome 2
    Edition: Ki-Oon
    Genre: Seinen
    Pages: 182

  • John Crowley, Le parlement des fées, tome 2 : L’art de la mémoire

    Résumé:
    Smoky a vieilli mais l’étrange maison d’Edgewood n’a pas changé. Son fils Auberon a choisi d’aller rejoindre sa belle dans la Cité froide et moderne. De curieux évènements troublent le pays des fées : une disparition mystérieuse, l’apparition d’un planétarium résolument immobile, le réveil d’une majesté déchue à la barbe rouge. Il va falloir se réunir pour éviter le pire…Mon avis:
    Pfiou, que j’ai eu du mal. Pourtant, l’histoire commençait bien avec la vie de Lilas et de Mme Underhill. Et puis, j’en ai eu un peu marre de cette histoire où je ne comprenais pas grand chose. J’ai parfois lu en oblique j’avoue. C’est vrai que ce second tome se lit un peu mieux mais le premier m’avait tellement agacée que je n’avais plus beaucoup de patience. Je voulais des réponses, maintenant et tout de suite. Mais ça ne marche pas comme ça avec John Crowley. Il nous présente de nouveaux personnages, commence de nouvelles intrigues. Enfin bref, c’est de plus en plus confus… Je n’ai pas vu l’utilité de certains personnages, de certaines histoires. Je sors donc un peu déçue de ce « Parlement des fées », qui parle de tout sauf de fées quasiment. Heureusement que le dernier chapitre relève un peu ce niveau. Ma critique est fort négative, je vois, en me relisant mais c’est mon ressenti. Je reste tout de même persuadée que ces livres peuvent  plaire aux personnes qui aiment se laisser bercer par une histoire. Mais elle est à éviter pour les petits curieux qui veulent tout comprendre comme moi. Enfin bon, le Conte est désormais terminé. Je suis également un peu déçue de voir à quel point les personnages se laissent faire par ce Conte. J’aurais aimé les voir plus actifs, tenter de se battre contre leur destinée. Beaucoup de choses ont du m’échapper, je crois que c’est le genre de livres qu’il faut relire dix fois pour comprendre toutes les subtilités mais malheureusement je n’ai pas le courage de le faire. Trop de mystère tue le mystère, c’est certain. Ca me fait un peu mal au cœur de me dire qu’à cause de ma critique, certaines personnes vont peut être éviter « Le parlement des fées », c’est pourquoi, je vous conseille vivement de lire les autres avis des livraddictiens pour vous faire votre propre idée.Allez donc voir l’opinion de Mallou, Folfaerie,  mazel, Thalia, Olya, Jess, Lolo, Cynthia, Lyra Sullivan, Aily, Kika, Emma666 et Kactusss

    Et je remercie encore une fois Livraddict et les éditions Points !
    3 sur 5

    Extrait (p.1):
    Les années qui suivirent le rapt de la petite Lilas arrachée aux bras de sa mère durant son sommeil, parurent à Mme Underhill les plus agitées de toutes sa longue vie (peu ou prou éternelle, en fait). Non seulement il lui fallut assurer l’éducation de Lilas, et garder un oeil sur tous les autres, comme depuis toujours, mais à cela s’ajoutèrent tous ces conseils, réunions, conciliabules et célébrations qui multipliaient tandis que les événements qu’ils avaient si longtemps bercés en leur sein puis aidés à venir au monde survenaient de plus en plus rapidement ; et tout cela venait alourdir ses tâches habituelles, composées, chacune d’innombrables détails dont aucun ne pouvait être évité ou négligé.

  • Amélie Nothomb – Biographie de la faim


    Résumé:
    « La faim, c’est moi »

    Mon avis:
    Vous l’avez donc compris, ce roman raconte une partie de la vie de Mme Nothomb. On reprend l’histoire d’Amélie là où elle l’avait arrêté dans Métaphysique des tubes: son enfance et son adolescence. Plusieurs thèmes seront abordés ici : la faim, l’anorexie, les voyages et un brin d’homosexualité. Le style d’Amélie est toujours aussi plaisant. Nothomb ne perd pas son humour ici et n’hésite pas à faire des conclusions farfelues comme vous pourrez le lire ci-dessous. J’aime lire Amélie surtout quand elle parle du chocolat. Exagéré ? Mais non, il n’y a rien de meilleur que le chocolat, elle a raison ! Amélie nous dévoile un peu plus sa famille : son père, sa soeur bien aimée, sa mère, son frère et sa nourrice japonaise. Grâce à tous ses voyages (qu’elle réalise car son père est ambassadeur), on a l’impression de lire plusieurs romans pour le prix d’un. Je ne sais pas quoi dire de plus… J’ai beaucoup de mal à critiquer Amélie Nothomb vu que j’adore son style. Un avis donc très subjectif mais je l’assume !

    Un des romans les plus frais de madame Nothomb qui ravira les amateurs du genre sans être son meilleur roman autobiographique.

    4 sur 5

    Extrait (p.39):
    Si Dieu mangeait, il mangerait du sucre. Les sacrifices humains ou animaux m’ont toujours paru autant d’aberrations : quel gaspillage de sang pour un être qui aurait été si heureux d’une hécatombe de bonbons !
    Il faudrait raffiner. Au sein des sucreries, il en est de plus ou moins métaphysiques. De longues  recherches m’ont mené à ce constat. : l’aliment théologal, c’est le chocolat.
    Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu’il est seul à contenir et dont l’étymologie est criante. Maisj’aurais un peu l’impression d’insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques.
    Ne suffit-il pas d’avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n’est pas le chocolat, c’est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l’apprécier.
    Dieu, c’était moi en état de plaisir ou de potentialité de plaisir : c’était donc moi tout le temps.

    Auteur : Amélie Nothomb
    Titre: Biographie de la faim
    Edition: Albin Michel
    Genre: Autobiographie
    Pages: 240

  • John Crowley – Le parlement des fées, tome 1 : L’orée des bois



    Résumé:

    Edgewood est un monde à l’intérieur des mondes, le lieu où les arcs-en-ciel rejoignent la terre. La future femme de Smoky, Daily Alice, l’attend, juchée sur le seuil de sa maison délirante aux multiples visages et au jardin foisonnant. Smoky doit délaisser ses habitudes de citadin pour apprivoiser cette contrée et vivre au sein de cette famille au sourcil unique…

    Mon avis:
    Déroutant… voilà le mot qui décrit le mieux ce roman pour moi.
    Déroutant car John Crowley ne fait pas de la fantasy classique. C’est plutôt de la fantasy cachée. Si vous cherchez un monde plein de fées, elfes, ogres et je ne sais quelles autres créatures imaginaires alors passez votre chemin. En revanche, si vous voulez découvrir un monde sans ces dernières, vous avez trouvez la bonne référence.
    Le parlement des fées est une saga familiale régie par un Conte qui décide tout pour eux. Au début, on découvre ce monde étrange grâce à Smoky qui débarque là en même temps que nous mais rapidement, je me suis détachée de lui par certains évènements.
    Déroutant aussi car mon esprit s’est vite embrouillé. J’ai eu du mal à découvrir qui est le fils de l’un, la grand-mère de l’autre et tous les autres liens familiaux. Si en plus, on appelle deux personnages pareils, ça ne me facilite pas la tâche n’est-ce pas ? C’est donc un roman très complexe que j’ai eu beaucoup de mal à lire rapidement. Il m’a fallu presque deux semaines pour 435 pages … et en me forçant. Le style est vraiment très ardu. Je n’arrivais pas à lire plus de trente pages par jour…
    Autre point négatif : j’ai eu l’impression de retourner en enfance. Quand on sent que l’auteur va nous dévoiler quelque chose, on brûle d’impatience et … pour finir rien du tout ! J’ai eu l’impression d’être comme une enfant à qui on disait « Tu comprendras quand tu seras grand ». Rien de plus frustrant quoi…
    Mais je suis quand même contente de découvrir une autre forme de fantasy même si je préfère largement la fantasy « normale ». Ce premier tome vaut le coup ; il faut juste s’accrocher.
    J’entame directement le deuxième tome, en espérant que John Crowley me trouve assez grande pour me dévoiler tous ses secrets.

    3 sur 5

    Extrait (p.142):
    Dans les forêts des temps primordiaux, par une lutte inimaginable qui dura un temps infini, la race de l’Homme se sépara de ses proches cousins les singes velus. Il semblait y avoir plus d’une tentative de l’Homme pour se différencier ; toutes avaient échoué, ne laissant aucune trace à l’exception occasionnelle d’un os présentant quelques anomalies. Des impasses. Seul l’Homme avait maitrisé la parole, le feu, la fabrication de l’outil, de telle sorte qu’il avait été la seule créature douée de conscience à survivre.
    Vraiment ?
    Supposons qu’une branche de notre vieil arbre généalogique, une branche « a priori » condamnée à se flétrir, ait en fait survécu en apprenant des arts aussi neufs pour le monde, mais résolument différents du façonnage des outils et de l’édification des feux que pratiquaient ses cousins mal dégrossis, nous-mêmes. Supposons qu’en lieu et place ils aient appris la dissimulation , le rapetissement, la disparition et une façon d’aveugler les yeux des observateurs.
    Supposons qu’ils aient appris à ne laisser nulle trace ; ni tumulus, ni silex, ni glyphe ; nul os, nulle dent.
    Sauf qu’à présent les arts de l’Homme l’avaient rattrapés, on avait découvert un oeil assez placide pour les voir et enregistrer le fait. une rétine de celluloïd et de sels d’argents moins oublieuse, moins facile à tromper ; un oeil qui ne pouvait nier ce qu’il avait vu.

    Cet extrait ne reflète pas vraiment l’atmosphère du livre mais je l’aime beaucoup !

    Je tiens tout particulièrement à remercier Livraddict et les éditions Points de m’avoir fait découvrir ce livre.

    Auteur: John Crowley
    Titre: Le parlement des fées, 1 : L’orée des bois (VO: Little big)
    Genre: Très légèrement fantasy, saga familiale
    Editions: Points
    Pages: 345