Le Maître des Limbes

Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ? 
Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres. 
En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire. 
Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants. 
Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus. 
James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant… 
Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde. 

Je vous le dis tout de go : j’ai a-do-ré cette histoire ! C’est vraiment mon thriller préféré jusqu’à présent chez De Saxus après Un fruit amer et Losing Leah.

J’ai tout aimé dans cette histoire. D’abord l’idée de l’intrigue qui explique comme on peut atterrir dans les limbes durant notre sommeil. Ensuite, le côté fantastique avec les adolescents qui ont du pouvoir dans ce monde-là. C’était vraiment passionnant de les suivre.

J’ai aussi bien aimé la construction de l’histoire. En effet, à chaque chapitre, on suit un personnage différent à une époque différente. C’est donc un vrai puzzle que de tout remettre en place et d’établir les causes et conséquences de chacun de leurs actes.

La lecture est vraiment fluide. Je vous jure, ça se dévore ! Et puis, il faut aussi dire qu’on finit par s’attacher aux personnages, mêmes les plus fous.

Il me tarde de le présenter prochainement à mon cercle de lecture pour leurs lectures d’été. J’espère que les membres seront tout aussi passionnés que moi !

J’ai aussi vu qu’il existait un autre livre de l’auteur, appelé « Les limbes ». Je vais me pencher dessus également.


  • Titre : Le maître des Limbes
  • Auteur : Olivier Bal
  • Edition : De Saxus
  • Genre : Thriller
  • Pages : 572
  • Sorti le : 11/04/2019
  • Note : 5/5

Losing Leah

Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café. 
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas… 
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ? 
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos. 
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.

Voici un nouveau thriller des éditions de De Saxus dans une toute autre ambiance.

C’est au Royaume Uni qu’a lieu la disparition de Leah, une femme qui semble assez ordinaire à première vue et qui a disparu sur une aire d’autoroute en partant en vacances. Mais comme le montre le résumé, petit à petit, on se rend compte que le portrait que l’on nous fait de Leah est bien plus complexe.

Ce récit est plus lent qu’Un fruit amer de Nicolas Kosh. On est moins dans l’action mais plus dans le psychologique et l’horreur. J’ai bien aimé cette ambiance particulière qui fait un peu penser à Gone Girl.

A la fin, tout s’accélère et on a enfin les dernières révélations qui nous laissent sur les fesses !

Bref, un récit bien maîtrisé, une ambiance à la fois british et malaisante, voilà le savoureux cocktail que propose Losing Leah.


  • Titre : Losing Leah
  • Autrice : Sue Welfare
  • Edition : De Saxus
  • Genre : Thriller
  • Pages : 332
  • Sorti le 28/03/2019

Un fruit amer

Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan. 
Comté de Woodbridge, Alabama, 1963. 
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan. 
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante… 

La couverture glace le sang. Mais honnêtement le contenu aussi ! C’est dans un contexte particulier que j’ai lu cet ouvrage. En effet, on est dans une époque où les partis d’extrême-droite reprennent du poil de la bête en Europe. Et ça fait peur…

Surtout lorsqu’on se penche un peu sur l’histoire. Et justement, ce livre permet de se replonger dans ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis dans les années 60. C’est l’époque où la colère gronde entre la population noire qui se révolte contre les traitements dégradants et ceux qui voient ça d’un mauvais oeil.

C’est dans ce contexte qu’on retrouve le corps mutilé de Meredith Clarence, une jeune fille blonde issu d’un milieu aisé. Les coupables semblent tout désignés mais tout n’est pas aussi simple. Ce meurtre fait exploser la colère dont je vous parlais juste avant et des événement dramatiques vont avoir lieu.

C’est donc avant tout une intrigue qui montre l’intolérance, puis la violence qui naît entre habitants d’une même ville.

J’ai été particulièrement touchée aussi par le parcours d’Aaron Ferguson qui vit de plein fouet l’injustice à cause de sa couleur de peau.

Le récit est passionnant et le rythme est fort soutenu. C’est une lecture qu’on ne lâche pas et dont on attend le dénouement avec empressement, sans savoir s’il sera positif d’ailleurs !

Bref, voici un thriller très intéressant pour ceux qui veulent s’immerger dans l’Amérique des années 60 et qui veulent en savoir plus sur la sortie de la ségrégation raciale.


  • Auteur : Nicolas Koch
  • Edition : De Saxus
  • Genre : Thriller
  • Pages : 498
  • Sorti le : 28/02/2019
  • Note : 3/5

L’école noire

Les pères Hiraga et Nicholas font partie du Siège des Saints, une institution spéciale du Vatican chargée d’authentifier les miracles. Ensemble, ils enquêtent pour distinguer le vrai du faux grâce à leurs capacités d’analyse exceptionnelles. Leur prochaine mission va les entraîner en Amérique où ils vont se retrouver au coeur d’un complot diabolique. A l’abbaye Saint Rosario, ils se retrouvent à enquêter sur une série de meurtres mystérieux et vont êtres témoins d’un cas de possession démoniaque. Mais dans l’ombre, un terrible danger les guette !

J’ai eu la chance via Babelio de découvrir le premier tome de cette saga ésotérique. Comme le dit le résumé, on suit donc 2 ecclésiastiques qui sont en charge de reconnaître les miracles. Ce sont deux enquêteurs avec une manière de faire différente. Hiraga est par exemple, un génie qui se laisse absorber par ses passions. C’est un Japonais et on le ressent dans son comportement. Nicholas est plus humain, plus accessible mais moins captivant.

Ce que je regrette un peu dans ce livre, c’est que j’ai eu l’impression qu’il était écrit par un auteur qui ne maîtrisait pas trop son sujet et qui n’était jamais sorti du Japon. C’est peut-être erroné mais c’est l’impression que j’ai eu, le monde semble plus « japonisé » dans le roman qu’il ne l’est en réalité.

Certaines intrigues ont aussi été résolues trop rapidement à mon goût. Mais je comprends néanmoins le choix de faire une aventure captivante et haletante.

L’écriture est tout à fait agréable, avec un langage ni soutenu, ni trop simple.

J’aime aussi beaucoup la couverture même si elle donne peut-être l’impression que seuls les fans de mangas pourront l’apprécier.


  • Auteur : Rin Fujiki
  • Edition : DS
  • Genre : Thriller, Fantastique
  • Pages : 473
  • Sorti le : 29/11/2018

Ma bête


Ma Bête, c’est ainsi que Weston Forrester surnomme Duncan Smith qu’il capture à Boston, sur le parking d’une station-service. Le ravisseur veut faire de sa victime le meurtrier qu’il n’a pas le courage de devenir. Weston Forrester a tous les atouts pour mener le jeu et faire de Duncan Smith un criminel. La rencontre de ces deux hommes, dans un face à face tendu, va les amener à se découvrir aux limites de leurs forces et de leurs valeurs respectives.

Sous cette jolie couverture colorée se cache en fait un thriller bien angoissant. On suit donc l’histoire de cette capture de plusieurs points de vue : celui du kidnappeur, celui de la victime et un autre qui intervient un peu plus tard.

L’intrigue est vraiment haletante de bout en bout. En fait, pour tout dire, j’avais l’impression d’être dans un épisode d’esprits criminels, une série que j’aime beaucoup. C’est sûrement le fait d’être dans la tête du criminel ! J’avoue que ça a aussi un côté dérangeant et que cela m’a provoqué un certain malaise en même temps.

J’ai aussi par moments, trouvé certaines scènes prévisibles. Mais dans l’ensemble, j’ai apprécié ce roman noir.


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