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  • C’est lundi, que lisez-vous ? 139ème rendez-vous

    C'est lundi 2

    Le logo est de Galleane.

    Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Galleane s’occupe maintenant du récap des liens.

     

    Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

    Succubus Shadows

    J’ai dévoré Georgina Kincaid, tome 5 : Succubus Shadows de Richelle Mead.

    Que lis-je en ce moment ?

    La parfaite lumière

    Je suis toujours dans La Pierre et le Sabre, tome 2 : La parfaite lumière d’Eiji Yoshikawa.

     

    Que vais-je lire cette semaine ?

    bonne nuit punpun tome 8le rituel du hublot

    Je dois toujours lire Bonne nuit Punpun, tome 8 d’Inio Asano. Et je vais aussi découvrir Le rituel du hublot de Camille Deneu.

  • John Steinbeck – La perle

    la perle

    Jouant de sa lame comme d’un levier, il le fit céder et le coquillage s’ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu’un neuf de mouette. C’était la plus grosse perle du monde.

    C’est l’histoire de Kino,un jeune pêcheur indien qui a une petite famille : sa femme Juana et leur jeune fils Coyotito. Un beau jour, Coyotito se fait mordre par un scorpion. Le médecin de la ville refuse de le soigner car ils n’ont pas grand chose pour payer. Juana et Kino prient alors les Dieux afin de tomber sur une grosse perle qui leur permettrait de payer les soins. Leur voeu s’exauce mais le malheur ne tardera pas à tomber sur la famille.

    Il ne faut que quelques pages, que dis-je, que quelques lignes pour s’identifier pleinement aux personnages. La piqûre de scorpion arrive dès les premières pages et pourtant, à ce moment là, j’étais déjà tellement attachée à cette petite famille toute simple que je ne pouvais que suivre leur histoire jusqu’au bout avec avidité. Je pense que c’est la grande force de l’écriture de Steinbeck, l’attachement est immédiat.

    Dans ce petit livre, il nous montre la cruauté de l’humanité. La jalousie, les mensonges, l’escroquerie, la tragédie… Voilà les thèmes de ce roman. Tout le monde veut s’emparer de la magnifique perle de Kino. Au lieu de se réjouir que cet homme si humble qui a trimé toute sa vie puisse enfin en profiter un peu, la jalousie va s’emparer de ses pairs au village mais également des êtres plus puissants de la ville toute proche. Mais Kino veut aller jusqu’au bout, il ne lâchera pas sa perle qui est pour lui une porte vers le salut, un accès à la scolarité pour Coyotito lorsqu’il sera plus grand et également le moyen d’épouser dans les règles sa merveilleuse femme Juana.

    La plume de Steinbeck est toujours aussi poétique. En peu de mots, il arrive à nous décrire les sentiments des personnes et les paysages dans lesquels ils évoluent. C’est vraiment un conteur né pour moi.

    Avec cette histoire, John Steinbeck nous offre encore un roman poignant, incroyablement tragique et addictif. Il est vraiment en passe de devenir mon écrivain américain favori. Et si vous ne l’avez pas encore découvert, il est plus que temps que vous lisiez Des souris et des hommes.

    Mon seul regret est que la couverture date un peu et n’est pas super jolie. Il serait temps que Folio fasse de nouvelles éditions de ses romans car beaucoup datent des années 70 et risquent de ne pas interloquer les lecteurs les plus jeunes alors que c’est un excellent auteur.

    Kino s’était réveillé à la pointe de l’aube. Les étoiles scintillaient encore et le jour ne s’annonçait que par une faible lueur délavée sur l’horizon, à l’est. Les coqs chantaient depuis quelques instants et les cochons matineux avaient déjà entrepris les incessants fossoyages dans les buissons et le taillis, à la recherche d’une nourriture oubliée de la veille. Dans le fourré de figuiers d’Inde, devant la hutte, une nichée d’oisillons gazouillaient et agitaient leurs petites ailes.

    D’autres avis : Flo_boss, Véro, Praline, Boubou

     

  • Combat d’auteurs : Agatha Christie vs Mary Higgins Clark

    Combat d'auteurs 9

    Le combat d’auteurs opposant Agatha Christie à Mary Higgins Clark commence aujourd’hui.

    Pour participer, il suffit de m’envoyer les liens vers vos chroniques des livres d’une de ces deux dames d’ici le 15 novembre. Plusieurs moyens sont possibles :

    – par commentaire ci-dessous

    – par formulaire

    – sur le forum Livraddict ici

    – ou bien en me mentionnant sur les réseaux sociaux

    Et si vous vous demandez pourquoi il n’y a pas de vote pour la prochaine session, c’est tout simplement car ce combat sera le dernier. Je n’ai plus vraiment la motivation d’animer ce rendez-vous qui me demande beaucoup de temps et qui ne me procure finalement que très peu de satisfactions. Je reviendrais peut-être avec d’autres challenges ou rendez-vous à l’avenir mais pour l’instant, j’ai surtout envie de souffler. Alors, j’espère que nous serons nombreux pour ce dernier combat.

  • Carine M, Patrick Jézéquel et Elian Black’Mor – Guide du savoir survivre en compagnie des monstres

    guide du savoir survivre

    [box_dark]Ce guide à l’intention des jeunes ladies & gentlemen intrépides et aventureux a pour objectif de leur enseigner les usages et les règles de bienséance, qui leur permettront de vivre en bonne intelligence avec les monstres. De précieux conseils, distillés par des coachs avisés, auront pour but ultime de parvenir à prendre une tasse de thé, avec chacune de ces créatures…

    Parmi les monstres figurant dans cet ouvrage, on découvrira des vampires, des zombies, des momies, des sorcières, des loups-garous et même des lapins naufrageurs qui auront à c ur de nous prouver, une tasse de Earl Grey (avec un nuage de lait) à la main, qu ils ne sont pas si terrifiants qu on veut bien nous le laisser croire.
    Enfin un livre monstrueux qui ne fait pas dans la dentelle ![/box_dark]

    Comment ne pas flasher pour un album pareil ? Moi, je n’ai pas su résister. Quand je l’ai vu à la Foire du livre de Bruxelles, je l’ai directement embarquée. Si mon porte-feuille me le permettait, je pense que j’aurais même acheté tout le rayon ^^. Mais bref, à l’approche d’Halloween, il était plus que temps que je découvre cet étrange livre. C’est que je voulais être prête pour la nuit la plus terrifiante de l’année !

    J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre. Les illustrations et la mise en page sont splendides. Rien n’est laissé au hasard, tout est parfaitement conçu, pensé, dessiné. Le coup de crayon est vraiment original et même si on connait déjà les vampires, les loup-garous et compagnie, la façon dont ils sont grimés nous les rend particulièrement attachants et rigolos.

    Le guide sert à nous expliquer comment prendre une tasse de thés avec les monstres les plus terrifiants. L’humour est donc aussi présent dans le texte avec des tas de conseils farfelus pour arriver à notre fin.

    C’est vraiment un bel ouvrage. Il n’est pas à conseiller aux lecteurs les plus jeunes mais tous les autres risquent d’être aussi enchantés que moi !

    D’autres avis : Suny, Plumeline, Ptitetrolle, Acsylé, Mariejuliet, Siren

  • C’est lundi, que lisez-vous ? 138ème rendez-vous

    C’est lundi, que lisez-vous ? 138ème rendez-vous

    Le logo est de Galleane.

    Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. Galleane s’occupe maintenant du récap des liens.

     

    Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

    Le major parlait trop

    J’ai juste lu Le major qui parlait trop d’Agatha Christie.

    Que lis-je en ce moment ?

    La parfaite lumièreSuccubus Shadows

    Je suis toujours dans La Pierre et le Sabre, tome 2 : La parfaite lumière d’Eiji Yoshikawa et je lis également en parallèle Georgina Kincaid, tome 5 : Succubus Shadows pour une LC avec Frankie et Heclea.

     

    Que vais-je lire cette semaine ?

    bonne nuit punpun tome 8

    Vu que j’ai un rythme un peu plus bas ces derniers temps, je vais juste prévoir Bonne nuit Punpun, tome 8 d’Inio Asano.

  • Michelle Rowen – Belladone, tome 1 : Nuit de sang

    Belladone 1

    Jillian était une fille sans histoire jusqu’à ce qu’on la prenne en otage. Désormais, il ne lui reste plus qu’un choix à faire : mourir des mains de Declan, l’assassin dhampire qui la retient prisonnière, ou succomber aux effets secondaires du poison qu’on lui a injecté : la Belladone. Un venin qui fait d’elle l’arme ultime dans la guerre contre les vampires. Le seul espoir de Jill consiste à convaincre son kidnappeur de la relâcher, mais comment toucher le coeur d’un homme qui n’a jamais ressenti aucune émotion ?

    On a beaucoup entendu parler de cette série bit lit cette année. J’avoue qu’elle m’a tenté d’emblée et j’ai décidé de me l’acheter quand j’ai vu qu’elle contenait seulement 2 tomes.

    Jil est une fille comme les autres (oui, un peu comme Hélène). Elle est une simple employée de bureau qui va chercher des cafés Starbucks pour ses collègues quand tout un coup, un drôle de type la menace et finit par lui injecter le contenu de sa seringue. Sur ce, elle se fait prendre en otage par Declan, un gars qui donne vraiment le froid dans le dos vu qu’il semble dépourvu de sentiment. Et c’est le décalage entre ses deux personnalités qui est particulièrement intéressant : Jil la pipelette contre Declan le pince-sans-rire.

    Ce roman présente quelques facilités scénaristiques comme le grand méchant qui révèle tous ses plans à nos protagonistes ou l’histoire d’amour qui tombe un peu comme un fil sur la soupe. On passe en quelques pages d’un type qui est un monstre puis un gars sympathique puis un sex symbol et enfin à l’amour de notre vie. Bref, oui, c’est un peu exagéré mais ça reste un roman divertissant. Mais j’avoue ne pas avoir été sensible du tout au charme de Denclan. Pour moi, tout va un peu trop vite pour que je m’attache vraiment à lui.

    Dans la bit lit, on est souvent du côté des vampires, ce qui n’est pas du tout le cas ici. Les vampires sont vu comme des monstres sanguinaires qui ne savent pas se contrôler et abusent des humains. Grâce (ou à cause ?) de son injection, Jillian est le remède contre les vampires vu qu’ils sont incroyablement attirés par elle mais que son sang mêlé à la belladone est un poison mortel pour eux.

    Belladone, c’est aussi une ambiance de huis clos assez bien rendu. Jillian va mettre beaucoup de temps à comprendre ce qui lui arrive et quel est le rôle qu’elle peut jouer dans cette histoire. Les cent dernières pages sont vraiment haletantes et donne vraiment du rythme à l’ensemble.

    Bref, voilà une lecture agréable malgré quelques faiblesses. J’espère que la fin sera à la hauteur de ce premier tome !

    La vie telle que je l’avais toujours connue prit fin à onze heures et demie un mardi matin. Il ne restait que trente minutes avant que tout bascule. —Je te rapporte quelque chose ? demandai-je à Stacy, ma collègue et amie, tandis que je m’apprêtais à sortir du bureau pour ma pause-café.

    Elle me regarda par-dessus la feuille de calcul affichée à l’écran de son ordinateur; elle louchait presque d’avoir additionné des chiffres toute la matinée.

    D’autres avis : Mycoton32, Candyshy, Galleane, ptitelfe, Kincaid, EnjoyBooks, Perdre une plume, Azilis

  • Ambre Dubois – Les Soupirs de Londres, tome 1 : Le Manoir des Immortels

    le manoir des immortels

    Londres, 1888…

    La ville est secouée par les épouvantables crimes de Jack l’Eventreur. Dans la petite communauté vampirique locale, dirigée par le ténébreux Rodrigue, l’on se pose des questions. Le tueur serait-il l’un d’eux ?

    La belle Stella, reconnue pour ses étonnants pouvoirs occultes, va être chargée de mener l’enquête auprès d’une curieuse famille bourgeoise, les Heartavy.

    Finira-t-elle enfin par découvrir la terrible vérité ?

    Ça faisait très longtemps que je voulais découvrir ce roman. C’est qu’il avait tout pour me plaire vu que c’est une intrigue fantastique se déroulant au XIXème siècle. Je remercie donc grandement ma petite Thalia de me l’avoir prêté ^^. Je l’ai finalement dévoré au début de mon RAT (Read-a-Thon) d’Halloween et je le regrette nullement car il m’a permis de partir d’un bon pied.

    Alors qu’est-ce qui m’a plu dans ce bouquin ? J’ai bien aimé suivre Stella, qui est une vampire assez élégante. Ce n’est pas la cheftaine de son clan et j’ai bien aimé la voir se faufiler parmi les humains pour résoudre le mystère autour d’une famille bourgeoise un peu suspecte. Dans ce tome, on évoque également l’affaire Jack l’Éventreur et là aussi des vampires de son clan vont devoir essayer de découvrir qui se cache derrière ces crimes odieux : serait-ce un des leurs ?

    Le style d’Ambre Dubois est gracieux. On a l’impression de lire un grand classique de la littérature fantastique mais avec beaucoup plus de fluidité. Vraiment, ça se lit très bien et on est rapidement plongé dans cette ambiance londonienne du XIXème siècle.

    Les vampires m’ont paru crédibles. Rien de trop extravaguant dans leurs capacités, l’auteur nous distille quelques infos sur eux pour ne pas nous laisser sur notre faim mais à mon avis, il reste encore pas mal à exploiter pour les prochains tomes. Et tant mieux !

    Bref, même si ce n’est pas un coup de coeur, cette lecture fut tout de même pour moi un vrai régal. Deux questions se posent désormais : Thalia, as-tu déjà la suite en ta possession et si oui, quand me la prêteras-tu ? 😀

    Le brouillard s’intensifiait dans les rues de Whitechapel. Il recouvrait peu à peu chaque mur et chaque pierre d’une étrange pellicule grisâtre. Aucune lumière, aucune lueur, pas même la déesse lune, souveraine des nuits, ne parvenait à traverser cette brume épaisse. La rue, avec ses tristes pavés humides, ressemblait à un cauchemar. L’air était froid et tranchant, meurtrissant la gorge à la moindre respiration.

  • Virgine Deloffre – Léna

    léna

    Léna est née dans le Grand Nord sibérien. Elle aime plus que tout la brume, la neige, l’attente et l’immobilité, qui n’ont ni couleurs ni frontières. Son mari Vassia, pilote dans l’armée de l’air, n’a qu’un rêve : poursuivre la grande épopée soviétique de l’espace dont Gagarine fut le héros et qui reste l’immense fierté du peuple russe. Comment acclimater leur nature profonde, leurs sentiments et leur vision du monde si différents en ces temps incertains de la perestroïka qui voit s’effondrer leur univers ?

    Léna est le premier roman de Virginie Deloffre. Et j’espère vraiment que ce ne sera pas le dernier car j’ai beaucoup apprécié ce livre. C’est évidemment Léna qui m’a plu d’emblée. Cette jeune femme passive qui attend que son homme, pilote de l’arme de l’air ait sa prochaine permission. C’est une femme qui aime le quotidien. Elle ne désire pas en savoir plus sur la carrière de son mari. Tout ce qu’elle désire est que sa routine ne soit pas modifiée. Attendre Vassia, profiter de lui à son retour, l’attendre à nouveau…

    Le style de Virginie Deloffre est très poétique. Le roman alterne entre récit classique et épistolaire. Et ce sont les pensées de Léna qui sont les plus agréables à lire. Cette jeune femme ancrée dans sa petite vie au Nord de la Sibérie pousse la réflexion sur des sujets profonds comme l’évolution de la Russie ou la conquête spatiale.

    La fin m’a un brin déçue car on suit plus Vassia que Léna. J’ai même eu l’impression de lire 2 livres au lieu d’un seul tellement ces deux êtres semblent différents. Oui dommage qu’on s’éloigne ainsi du propos principal de ce livre.

    Mais pour un premier roman, franchement, je suis bluffée. Je vais garder cet auteur à l’oeil désormais !

    Quelques extraits pour terminer :

    J’ai compris que le fruit qu’avaient mangé Adam et Eve venait de l’Arbre de la Connaissance. Oh j’ai bien retenu. Alors j’ai choisi l’ignorance et je pensais que moi, protégée par elle, je pourrais rester toujours dans le jardin d’Eden.

    Elle découvrait que la caractéristique principale des familles heureuses, c’est un égoïsme féroce, une indifférence têtue à tout ce qui n’est pas leur bonheur.

    Mais c’est défendu. L’homme est enchaîné à notre Mère la Terre humide, comme nous l’appelons en russe. Elle le serre, elle le tient plaqué contre elle par une force invisible. Celui qui s’en arrache pour aller contempler sa beauté nue est un banni. Il reviendra de ce voyage avec des yeux éteints, brûlés par les couleurs qui n’existent que là-haut et les seize couchers de soleil par jour. Il errera parmi nous habité de visions inaccessibles, avec un coeur mort que la nostalgie a empoisonné pour toujours. C’est ainsi que la Terre punit ceux qui échappent à son étreinte.

    Challenge des globe-readers

    Escale 16/+75 : Grand nord sibérien, Russie

  • C’est lundi, que lisez-vous ? 137ème rendez-vous

    C’est lundi, que lisez-vous ? 137ème rendez-vous

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    Qu’ai-je lu la semaine dernière ?

    Walking_Dead_tome_13le grand cirque du cavalier chinois

    Après avoir terminé Walking Dead, tome 13 : Point de non-retour de Charlie Adlard et Robert Kirman, j’ai lu Le grand cirque du cavalier chinois de François Coupry.

    Que lis-je en ce moment ?

    La parfaite lumière

    C’est à petit rythme que je déguste La Pierre et le Sabre, tome 2 : La parfaite lumière d’Eiji Yoshikawa. Vous devriez le voir dans le c’est lundi encore pour quelques semaines.

     

    Que vais-je lire cette semaine ?

    Le major parlait trop

    Je vais commencer le prochain combat d’auteurs avec Le major parlait trop d’Agatha Christie, une enquête de Miss Marple.

     

  • J.D. Salinger – L’attrape-coeurs

    l attrape coeurs

    Le roman, écrit à la première personne, relate la période où Holden Caulfield, expulsé du collège Pencey Preparatory trois jours avant les vacances de Noël, retourne à la maison familiale, à New-York. Il déambulera en ville avant de devoir annoncer la nouvelle à ses parents.
    Âgé de dix-sept ans, Holden est plein d’incertitudes et d’anxiété, à la recherche de lui-même. Il vit son passage à l’âge adulte et comprend qu’il perd l’innocence de l’enfance. L’une des plus belles images de l’auteur pour exprimer ce passage est lorsque Holden demande au chauffeur de taxi où vont les canards lorsque l’étang gèle. Salinger dans ce roman décrit avec ironie et justesse la société américaine des années 1950.

    J’ai un peu honte de l’avouer mais la première fois que j’ai entendu parler de J.D. Salinger, c’était dans la chanson « Des fleurs pour Salinger » d’Indochine. Par la suite, j’ai entendu parler de ce roman phare mais je ne m’y suis pas plus intéressée que ça pour deux raisons : la couverture VF que je trouve très moche et un résumé qui ne promet rien de trépidant.

    Ce n’est que tout récemment que je me suis donc penchée sur ce grand classique de la littérature adolescente.  Je désirais participer à la « Banned Book Weeks » et ai donc décidé de lire un livre controversé. Le bureau de la liberté intellectuelle recense ces livres chaque année. L’attrape-coeurs (Catcher in the Rye en anglais) a été critiqué pour : langage offensant, sexualité explicite, pas adapté pour le groupe d’âge ciblé.

    Bref, même si je suis contente de l’avoir lu, j’avoue ne pas avoir été transporté par ce roman. L’intérêt principal de celui-ci est certainement le personnage d’Holden, adolescent en pleine révolte intérieure. Quand on l’écoute, on sent qu’il en veut au monde entier : son école, sa famille, ses potes, les filles… Il a perdu l’innocence de l’enfance mais ne désire pas devenir un adulte responsable tout de suite.

    Le style de J.D. Salinger est très perturbant. Le langage est oral, populaire. Il faut un certain temps d’adaptation pour rentrer dans l’histoire car Holden n’a pas de filtre. Il nous parle de tout ce qui lui passe par la tête pendant les 3 jours de sa fugue.

    Mais cela reste un roman remarquable qui nous met vraiment dans la peau d’un adolescent des années 50. Bien que je ne me sois pas sentie très proche du personnage principal, je recommande tout de même ce livre parce qu’il représente une étape de la vie comme peu de romanciers l’avaient fait jusqu’alors.

    Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors sûrement la première chose que vous allez demander c’est où je suis né, et à quoi ça a ressemblé, ma saloperie d’enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m’avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j’ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ils auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d’un peu personnel.

  • Benoit Feroumont – Gisèle & Béatrice

    Gisèle et Béatrice cover

    Je connaissais Benoit Feroumont grâce à sa BD « Le Royaume » que j’adore de bout en bout. C’est une saga, tout public, fraîche à l’humour bon enfant. J’ai donc été bien surprise de le voir sortir une bande dessinée érotique. Et le résultat n’est pas mauvais du tout !

    Tout démarre lorsque Béatrice, bonne travailleuse, aimerait recevoir le nouveau poste qui vient de se libérer dans son entreprise. Mais son patron qui est un vrai sagouin lui fait comprendre que si elle désire son nouveau job, il va falloir passer par la promotion canapé. Béatrice sait déjà comment se venger…

    A la fois drôle et sexy, Gisèle & Béatrice met en avant le plaisir au féminin. Le seul bémol pour moi : on n’est pas sûr au début du consentement de Gisèle, ce qui m’a beaucoup gênée. Mais une fois que le doute est levé, on peut enfin retomber dans l’humour mignon et coquin de Benoit Feroumont.

    Rien de très « hard » dans cette BD, je la vois plutôt comme un petit conte coquin. Bref, on retrouve bien le style de Benoit Feroumont dans le dessin mais également dans l’intrigue. La fin est assez surprenante, je trouve.

    Bref, j’ai passé un bon moment avec cette BD une fois que le doute que j’avais au début a été dissipé.

  • Isabelle Rozenn-Mari – L’héritage des damnés

    L-heritage-des-Damnes

    Un roman dont le rythme est mené tambour battant avec une héroïne jeune et naïve qui devra faire preuve de courage et de perspicacité au milieu d’un univers particulièrement ténébreux. Suspense haletant, frissons et passion sont au rendez-vous ! Une fois commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter avant la dernière page… A présent, vous êtes prévenus…

    Irlande – Province du Connacht – 1601
    Dans une Irlande en proie à des guerres de religion intestines, un comte fait régner la terreur sur la province qu’il dirige. Une rumeur tenace – mais peu controversée – lui attribue de sombres liens avec le diable… Tandis que des jeunes filles disparaissent, la colère enfle parmi les paysans…

    Etats-Unis – Massachussetts – 1893.
    Laurie-Ann – 17 ans – est contrainte de passer ses vacances d’été chez une vieille tante dans un petit village du Massachussetts – Ashmont. A son arrivée, elle découvre que cette dernière habite dans un manoir isolé – en compagnie de son majordome – et que les villageois lui vouent une haine aussi farouche qu’inexplicable.
    Laurie-Ann va rapidement se sentir épiée et ne va pas tarder à faire des rêves étranges sur le mari de sa tante, décédé un demi-siècle plus tôt.
    Alors qu’elle sent une menace invisible peser sur elle, les questions vont se bousculer :
    Qui, dans le manoir, cherche ainsi à la déstabiliser ? Dans quel but ?
    Quel passé inavouable sa tante cherche-t-elle à dissimuler ?
    Et pour quelle raison les habitants d’Ashmont semblent-ils également la détester ?

    Tandis que ses rêves lui paraissent de plus en plus réels, Laurie-Ann comprend que sa vie est en danger.

    Les incroyables découvertes qu’elle fait alors ne font qu’épaissir un peu plus le mystère dont est auréolé le ténébreux manoir de sa tante…

    Un compte à rebours démarre alors…

    Saura-t-elle l’arrêter à temps ?

    J’avais vraiment hâte de découvrir ce livre car il correspond très bien à mon genre de lecture favorite c’est-à-dire une histoire fantastique ancrée dans l’histoire. Ici, nous découvrons donc la terrible malédiction qui frappe le petit village d’Ashmont dans le Massachussetts au XIXème siècle. C’est en compagnie de Laurie-Ann que nous découvrons l’atmosphère lugubre de ce village mais surtout du château dans lequel vit sa grande tante Alina.

    D’étranges phénomènes vont arriver à Laurie-Ann et même si on pense facilement savoir ce qu’il se trame dans ce drôle de château, on se laisse surprendre car l’auteur va beaucoup plus loin que l’idée de départ que je m’en étais faite. L’atmosphère est vraiment typique d’un roman fantastique classique avec des villageois suspicieux qui augmentent le côté effrayant de cette histoire.

    L’auteur a su toutefois nous ouvrir une intrigue bien originale qui a su bien m’emporter. Pour moi, elle a su bien dosé son histoire en nous donnant petit à petit les indices qui nous permettaient de comprendre ce qui arrivait à Laurie-Ann.

    C’est donc un livre que je conseillerai aux fans du genre.

    La flamme dansante de la bougie projetait deux ombres noires et tordues sur le mur, deux ombres aussi noires que les pensées des deux hommes silencieux. Caïn était assis face à Aron, le doyen du village. Ce dernier avait le visage décomposé par le chagrin.     C’est avec douleur que le jeune homme se remémorait, encore incrédule, les événements passés…