Étiquette : Folio

  • Carole Martinez – Du domaine des Murmures

    du domaine des murmures

    Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! Ah si je pouvais être toujours aussi efficace… J’ai eu envie de lire ce roman dès sa sortie vu que j’ai adoré Le coeur cousu de la même auteure. J’étais aussi intriguée par le résumé. Et puis, il y a le challenge Un genre par mois qui m’a décidé à sortir cet ouvrage historique.

    1187. Esclarmonde a 15 ans lorsqu’elle annonce renoncer au mariage et désire se faire emmurer vivante afin de rester auprès de Dieu.

    Suivre pendant plus de 200 pages une jouvencelle du Moyen-Âge cloîtrée dans une tombe… Au départ, on se dit qu’on va drôlement s’ennuyer avec Esclarmonde mais c’est sans compter sur le talent de conteuse de Carole Martinez qui fait encore mouche.

    Parce que bon sang de bon soir, il s’en passe des choses depuis la petite fenêtre d’Esclarmonde ! La jeune fille est aussi loin d’être cruche qu’on ne peut le penser et devient même stratège par moment. De ce récit s’échappe beaucoup de mysticisme. Souvent l’auteur nous donne 2 facettes à un événement : une explication plus scientifique et une plus religieuse mais le mystère prend quand même largement le dessus. Il y a également beaucoup de violence et d’amour dans ce récit.

    J’ai été happée par ce roman directement et je savais pertinemment qu’il allait me marquer. Bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle, cette lecture a tout de même beaucoup de cachet. Je reprocherai seulement à cette intrigue la place un peu trop importante accordée aux Croisades et qui ne m’a guère passionnée. Mais tout le reste que ce soit la vie d’Esclarmonde ou de ses proches m’a vraiment tenue en haleine jusqu’au bout.

    Et le côté historique ? C’est une plongée au Moyen-Âge assez convainquante. On y retrouve la piété des gens de l’époque (qui pourra peut-être en gêner certains) mais également la place des femmes très soumises à leur mari. Heureusement qu’Esclarmonde est là pour changer la donne !

    Je pense que c’est une lecture qui va me hanter encore quelques jours. Vivement un autre ouvrage de cette grande écrivaine !

    Auteur : Carole Martinez

    Titre : Du domaine des murmures

    Edition : Folio

    Genre : Historique

    Pages : 226

    Un genre par mois avril

  • H.G. Wells – La machine à explorer le temps

    la machine à explorer le tempsAaah la machine à explorer le temps ! Voilà un livre que j’avais très envie de découvrir après avoir vu l’adaptation cinématographique qui était sortie il y a quelques années. Mais, après avoir regardé plusieurs blogs, j’ai cru comprendre que l’oeuvre originale n’était pas très épique. J’ai donc attendu pas mal de  temps avant d’enfin me décider car après tout, je voulais vraiment découvrir ce roman.

    Alors aujourd’hui, même si je peux vous dire que c’était une lecture assez sympathique, je comprends la réaction de certains lecteurs. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, parlons un peu de l’histoire. Notre narrateur raconte l’histoire d’un de ses amis qui a voyagé dans le temps grâce à une machine qu’il a conçu. Et en partant dans le futur, il va découvrir deux espèces humanoïdes : les Héloïs et les Morlocks.

    Avant tout, ce qui m’a marqué dans ce roman, c’est qu’il est vraiment typique des romans d’aventure de l’époque. Il y a d’abord le fait que le narrateur n’est pas le grand héros de l’histoire mais quelqu’un d’un peu extérieur qui nous relate tout ça. Les rôles féminins forts sont inexistants comment souvent pour cette époque. Et puis, il y a pas mal de théories mathématiques et scientifiques qui sont abordées.

    Ce qui m’a davantage dérangé dans ce livre est certainement la condescendance avec laquelle le héros regarde les nouveaux « humains », les Héloïs. Ils les trouvent vraiment bêtes et inintéressants . J’imagine qu’il faut remettre cela dans son contexte : les textes des ethnologues du XIXème siècle devaient être empreints de jugement de valeur pour un lecteur actuel.

    Par rapport à l’adaptation, le livre est plus court, l’univers de ces nouveaux humains est peu développé et les aventures du héros manquent un peu de sel.  Les personnages sont également moins complexes que dans le film. Bref, cette lecture fut pour moi divertissante mais pas inoubliable !

    Si vous avez aimé cet ouvrage, je vous conseille Le monde perdu d’Arthur Conan Doyle ou Les premiers hommes dans la lune d’H.G. Wells qui sont tout à fait dans la même veine.

    Auteur : H.G. Wells

    Titre : La machine à explorer le temps

    Edition : Folio

    Genre : Science-fiction

    Pages : 187

    D’autres avis : Thalia, Flo Tousleslivres, Maximelecture

  • Jo Nesbo – Le léopard

    Jo Nesbo – Le léopard

    le léopard jo nesbo

    J’ai acheté Le léopard de Jo Nesbo un peu par hasard, en profitant d’une offre 3 + 1 gratuit de la FNAC. J’avais lu un thriller scandinave récemment et le nom de Jo Nesbo étant assez renommé dans ce domaine, j’ai pris ce livre sans même lire le résumé. Et je peux dire aujourd’hui que monsieur Nesbo mérite bien sa réputation aujourd’hui !

    Après s’être exilé à Honk Kong, Harry Hole est forcé de revenir en Norvègecar un nouveau serial killer semble être en action. Il sera aidé d’une jeune policière appelée Kaja.

    Je dois bien vous avouer que j’ai mis du temps avant de vraiment rentrer dans le récit, un peu plus de 300 pages. L’auteur installe très tranquillement son intrigue, nous livrant moult détails qui nous permettront par la suite de s’attacher aux protagonistes. Il m’a également fallu un temps d’adaptation pour me faire aux prénoms et aux noms de villes norvégiennes. Ce n’est pas toujours évident de savoir de quoi on parle !

    Harry et Kaja sont des personnages très intéressants  J’ai aimé découvrir leurs failles, leurs doutes et leurs fausses joies. Ils sont parfaitement crédibles dans leur rôle. L’intrigue est plutôt bien menée. On a souvent l’impression que l’affaire est résolue avant qu’un nouvel élément fasse tout écrouler. Je n’ai pas su déceler qui se cache derrière tous ces meurtres avant la fin. J’ai aussi apprécié le rythme qui s’accélère dans la deuxième partie du récit.

    Je vous conseillerai tout de même de découvrir Jo Nesbo avec la première enquête d’Harry Hole à savoir L’homme chauve-souris car ce livre spoile un peu les précédents.

    Bref, Le léopard fut une lecture agréable bien qu’elle m’ait paru longue au début. Mon seul regret : je n’ai pas compris le titre, si vous savez m’aiguiller, je vous invite à laisser un commentaire ci-dessous ;).

  • John Steinbeck – La perle

    la perle

    Jouant de sa lame comme d’un levier, il le fit céder et le coquillage s’ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu’un neuf de mouette. C’était la plus grosse perle du monde.

    C’est l’histoire de Kino,un jeune pêcheur indien qui a une petite famille : sa femme Juana et leur jeune fils Coyotito. Un beau jour, Coyotito se fait mordre par un scorpion. Le médecin de la ville refuse de le soigner car ils n’ont pas grand chose pour payer. Juana et Kino prient alors les Dieux afin de tomber sur une grosse perle qui leur permettrait de payer les soins. Leur voeu s’exauce mais le malheur ne tardera pas à tomber sur la famille.

    Il ne faut que quelques pages, que dis-je, que quelques lignes pour s’identifier pleinement aux personnages. La piqûre de scorpion arrive dès les premières pages et pourtant, à ce moment là, j’étais déjà tellement attachée à cette petite famille toute simple que je ne pouvais que suivre leur histoire jusqu’au bout avec avidité. Je pense que c’est la grande force de l’écriture de Steinbeck, l’attachement est immédiat.

    Dans ce petit livre, il nous montre la cruauté de l’humanité. La jalousie, les mensonges, l’escroquerie, la tragédie… Voilà les thèmes de ce roman. Tout le monde veut s’emparer de la magnifique perle de Kino. Au lieu de se réjouir que cet homme si humble qui a trimé toute sa vie puisse enfin en profiter un peu, la jalousie va s’emparer de ses pairs au village mais également des êtres plus puissants de la ville toute proche. Mais Kino veut aller jusqu’au bout, il ne lâchera pas sa perle qui est pour lui une porte vers le salut, un accès à la scolarité pour Coyotito lorsqu’il sera plus grand et également le moyen d’épouser dans les règles sa merveilleuse femme Juana.

    La plume de Steinbeck est toujours aussi poétique. En peu de mots, il arrive à nous décrire les sentiments des personnes et les paysages dans lesquels ils évoluent. C’est vraiment un conteur né pour moi.

    Avec cette histoire, John Steinbeck nous offre encore un roman poignant, incroyablement tragique et addictif. Il est vraiment en passe de devenir mon écrivain américain favori. Et si vous ne l’avez pas encore découvert, il est plus que temps que vous lisiez Des souris et des hommes.

    Mon seul regret est que la couverture date un peu et n’est pas super jolie. Il serait temps que Folio fasse de nouvelles éditions de ses romans car beaucoup datent des années 70 et risquent de ne pas interloquer les lecteurs les plus jeunes alors que c’est un excellent auteur.

    Kino s’était réveillé à la pointe de l’aube. Les étoiles scintillaient encore et le jour ne s’annonçait que par une faible lueur délavée sur l’horizon, à l’est. Les coqs chantaient depuis quelques instants et les cochons matineux avaient déjà entrepris les incessants fossoyages dans les buissons et le taillis, à la recherche d’une nourriture oubliée de la veille. Dans le fourré de figuiers d’Inde, devant la hutte, une nichée d’oisillons gazouillaient et agitaient leurs petites ailes.

    D’autres avis : Flo_boss, Véro, Praline, Boubou

     

  • H.G. Wells – Les premiers hommes dans la lune

    les-premiers-hommes-dans-la-lune

    Cavor, un scientifique, met au point la cavorite, un métal révolutionnaire qui crée l’apesanteur, avec lequel il construit un astronef. Accompagné par Bedford, un jeune aventurier voulant faire fortune, il se dirige vers la Lune où ils découvrent la civilisation souterraine des Sélénites.

    Je n’avais jamais entendu parler de ce H.G. Wells avant qu’on ne me le prête. Vu que je n’ai encore rien lu de cet auteur, je me suis dit que c’était une bonne occasion de le découvrir. Et puis, je n’avais encore jamais rencontré les Sélénites, voilà chose faite !

    Ce roman de science-fiction est une chouette petite aventure. J’ai pris grand plaisir à découvrir ce qui se cache sous la Lune en compagnie de Cavor et Bedford. Ceux-ci ne sont finalement pas décrits en profondeur. On a le savant et l’homme normal et on voit leur manière de réagir à leur rencontre de ce tout nouveau monde. Dans la même veine que les romans de Jules Verne, ce livre est une agréable épopée avec pas mal d’obstacles à franchir pour nos deux compères.

    Mais j’ai un peu tiqué sur la violence dans ce roman. Par moment, Bedford agit avec une telle brutalité que j’en suis restée pantoise. C’est pourquoi, je ne le conseillerai pas aux plus jeunes lecteurs. Mais ce défaut ne m’a va pas m’empêcher de découvrir d’autres H.G. Wells.

    Surtout que je sais maintenant que j’accroche bien à son style, beaucoup plus qu’à celui de Verne par exemple.

  • Roald Dahl – La girafe, le pélican et moi

    La girafe, le pélican et moi

    La girafe, le pélican et moi est le livre le Roald Dahl le plus court que j’ai pu trouver. Il est destiné à public plus jeune (7-10 ans) que pour Matilda (9-13 ans). De ce fait, il est plus court et davantage illustré par Quentin Blake. L’histoire démarre rapidement. On découvre Billy, un petit garçon qui va se rendre compte que l’ancien magasin de confiseries qui était en vente depuis un certains temps a été racheté. Quelle ne sera pas sa surprise lorsqu’il découvrira que ce sont une girafe, un pélican et un singe qui l’habite !

    Roald Dahl nous propose ici une histoire courte et charmante. Nous sommes directement embarqué dans l’aventure que vont vivre Billy et ses nouveaux amis. Evidemment, le roman n’est pas dépourvu d’humour. Néanmoins, je regrette un peu que les personnages ne soient pas davantage développées. Roald Dahl va droit au but ici et je n’ai pas eu le temps de m’attacher au petit garçons ou animaux.

    Les dessins de Quentin Blake, dont je n’avais pas parlé dans ma chronique de Matilda, illustrent très bien les propos de Roald Dahl. Loin d’être superflus, ils sont au contraire complémentaires avec le récit.

    Bref, un Roald Dahl sympathique mais qui m’a moins plu que Matilda. Nul doute que ce récit saura séduire les plus jeunes lecteurs toutefois.

    3 sur 5

    Lu dans le cadre du :

    Combat d'auteurs 6 MAM vs Roald Dahl

    Auteur : Roald Dahl

    Titre : La girafe, le pélican et moi

    Edition : Folio Cadet

    Genre : Jeunesse, Humour

    Pages : 62

    D’autres avis : Ethernya, Flof13

  • Roald Dahl – Matilda

    Matilda

    Matilda est un petit génie. Elle a appris à lire et à compter toute seule. Après avoir épluché toute la bibliothèque familiale contenant en fait un seul livre de cuisine (sic !), elle décide d’aller à la bibliothèque et lit en un rien de temps tout le rayon jeunesse. Lorsqu’elle rentre à l’école, Matilda est déjà très au dessus de ses camarades de classe. Sa gentille maîtresse, mademoiselle Candy, va découvrir son potentiel.

    C’est seulement cette année que je découvre les écrits de Roald Dahl. J’ai pourtant vu durant mon enfance de nombreuses adaptions de ces romans et j’avais donc hâte de pouvoir enfin découvrir l’original. J’ai décidé de commencer par Matilda car cela me semble le roman le plus mythique de l’auteur avec Charlie et la chocolaterie.

    L’histoire de Matilda est très charmante. C’est un vrai plaisir de suivre cette petite fille très intelligente. Loin de « se la péter », la petite ne dévoile ses aptitudes exceptionnelles que lorsqu’on lui pose une question ou lorsqu’un problème apparaît.

    C’est un roman très drôle, impertinent par moment (dans la manière de parler des relations parents-enfants au début par exemple) mais surtout savoureux. Un livre qui donne la pêche et une envie de folle de retomber en enfance pour recommencer à faire des bêtises !

    Le style bien que très simple ne m’a pas du tout dérangé et j’ai pris grand plaisir à découvrir cette histoire. Bref, je suis plutôt satisfaite de ma rencontre avec l’oeuvre de Roald Dahl et je compte bien lire d’autres romans de cet auteur très rapidement ;).

    4 sur 5

    Lu dans le cadre du combat d’auteurs : (+1,5 point pour Roald Dahl)

    Combat d'auteurs 6 MAM vs Roald Dahl

    Auteur : Roald Dahl

    Titre : Matilda

    Edition : Folio Junior

    Genre : Jeunesse

    Pages : 256

    D’autres avis : Cynthia, Ethernya, lasardine, Heclea, Thalia,Frankie, Jess, Evy, Nathalie, Elora

  • Francis Scott Fitzgerald – Gatsby le Magnifique

    Gatsby le Magnifique

    Lorsque Nick Carraway emménage dans une petite maison de Long Island, il ignore qu’il est le voisin du grand Gatsby. Gatsby, l’homme que le tout New-York connait pour les somptueuses soirées qu’il organise. Mais que sait-on vraiment de cet énigmatique personnage ? Nick Carraway va le rencontrer et tenter de percer le mystère.

    Je connaissais déjà le style envoûtant de Francis Scott Fitzgerald grâce à un Folio 2 € qui s’appelle La sorcière rousse, nouvelle que je n’ai d’ailleurs pu jamais terminé. Pourquoi ? Tout simplement, car j’étais tellement subjuguée par cette histoire que j’ai failli oublier de descendre du train, ce que j’ai fait précipitamment en oubliant mon bouquin sur la tablette. C’est ballot hein ?

    Mais revenons à Gatsby. Comme Nick, j’étais très intriguée par ce personnage. Fitzgerald nous le décrit comme quelqu’un de très charismatique et il a su parfaitement nous décrire ce trait de caractère car à chaque apparition de Gatsby, j’avais l’impression qu’il était entouré d’une aura tellement il me fascinait.

    Il ne se passe pas grand chose dans ce roman. L’intrigue consiste principalement à dévoiler qui est réellement Jay Gatsby. Vers la fin, le rythme va s’accélérer et beaucoup de bouleversement auront lieu mais une bonne partie du roman reste pour moi un long fleuve tranquille. Cela peut gêner comme séduire.

    Ce livre nous permet également de découvrir la vie des nantis à Long Island dans les années 20. Nous y découvrons les moeurs et les objets (les voitures m’ont fait un grand effet par exemple) de l’époque.

    Au niveau du style, je vous l’ai déjà expliqué au-dessus, je suis particulièrement sensible à l’écriture de Fitzgerald. Je la trouve poétique et très entraînante. Même si ce qu’il nous raconte n’est pas d’un fol intérêt, je suis totalement incapable de détacher mon regard.

    Bref, malgré un récit assez lent, Gatsby le Magnifique est un très beau roman. Le personnage de Gatsby m’a fait un grand effet et j’ai hâte de découvrir d’autres oeuvres de cet auteur.

    4 sur 5

    Lu dans le cadre du challenge :

    Challenge un classique par mois

    Auteur : Francis Scott Fitzgerald

    Titre : Gatsby le Magnifique

    Edition : Folio

    Genre : Classique

    Pages : 250

    D’autres avis : Pickwick, GeishaNellie, cocola, Klemocius, Liliwenn, latitesib, Amethyst, Aurélie., einoha, tachas, TheDoctorWho, pomm, Aline1102, Skritt, julien le naufragé, sofynet, agnes, jerome, furby71, calypso, Jacobinette, Mademoiselle-Soleil, Vivelesframboises, Marmotte, lilybee, Littlefrog, kllouche, Lyra Sullyvan, Tomisika, Litté.-13, Yuko

  • Carole Martinez – Le coeur cousu

    Quand Soledad décide de coucher sur papier l’histoire de sa mère, elle ne le fait pas à moitié.  Nous rencontrons Frasquita alors qu’elle vient d’avoir ses premières règles. Elle reçoit de sa mère une boîte qu’elle ne doit ouvrir que 9 mois plus tard. Une fois ce délai passé, elle se voit octroyée un don spécial. C’est maintenant à elle d’assumer ce don et de partager la boîte à ses futures filles quand l’heure sera venue.

    Waouw ! J’ai vraiment été absorbée par le destin de Frasquita. L’intrigue est vraiment originale et j’ai vraiment pris plaisir à découvrir l’utilisation du don de Frasquita ainsi que les fresques de sa vie. Le récit se présente comme un conte fantastique et m’a par moment fait penser aux romans de Mathias Malzieu. Je trouve qu’on y retrouve la même magie, le même enchantement. Néanmoins, ce livre se détache de cela et propose parfois des moments cruels et violents. J’ai été traumatisée quelques fois, je l’avoue.

    Le gros point positif du coeur cousu est certainement le style de Carole Martinez. Il est fort riche. Elle utilise abondamment les images et les métaphores. Mais vu qu’elle le fait bien, c’est un vrai délice que de lire cet ouvrage.

    Et puis, fait rare, quasiment tous les personnages ont su me toucher. Que ce soit Frasquita mère courage, Anita la silencieuse, ou les soeurs que tout opposent Martirio et Clara, chacun nous attire ou nous révulse.

    Bref, vous l’avez compris, j’ai vraiment été charmée par ce roman. Un vrai coup  de coeur ! Et comme toujours, c’est un plaisir de partager cette lecture dans le cadre du book club.

    5 sur 5

    Auteur : Carole Martinez

    Titre : Le coeur cousu

    Edition : Folio

    Genre : Contemporain

    Pages: 404

    D’autres avis : Setsuka, Elora,  Yogi,

     Salsera15, Riz-Deux-ZzZ, Natiora

  • George Orwell – 1984

    Grand classique de la science-fiction, 1984 est aujourd’hui devenu un livre culte. Nous sommes ici dans un monde aseptisé, contrôlé de toute part par Big Brother et le Parti. Penser est devenu un crime. Dans cet univers, c’est Winston qu’on suit, un personnage qui commence à se poser des questions et à écrire dans un journal. Il tente de ne rien laisser paraître sur son visage lorsque le télécran le surveille.

    J’attendais peut-être trop de cette lecture. Je l’ai apprécié pourtant mais pas autant que je l’aurais voulu.

    Commençons par le meilleur : le fond. Le futur que nous présente George Orwell est effrayant. Les télécrans et les espions sont partout et dès la moindre écart, les individus sont soit punis soit pulvérisés. Et pulvérisé est un mot faible car ce n’est pas comme si une personne était morte mais comme si elle n’avait jamais existé. Toutes ses traces sont effacés. La novlangue, la langue que le parti veut installer est une excellente idée. La novlangue est une langue que certains membres du parti construisent. C’est une langue fort limitée et je trouve que c’est un moyen très puissant d’empêcher les gens de penser. Ben oui, comment réfléchir ou penser à la liberté par exemple s’il n’y a aucun mot pour l’exprimer ?

    Les personnages n’ont pas su me convaincre. Je trouve que Winston est un peu mou et met longtemps à se décider à faire changer les choses. Quant à Julia, je l’ai détesté tout du long. C’est une rebelle qui ne sait pas pourquoi elle se rebelle. Elle fait exactement tout ce qu’il ne faut pas faire mais n’a aucune idéologie derrière. Elle m’a fait penser à un enfant qui prend juste plaisir à faire des bêtises. Quand Winston veut amener une réflexion sur les agissements du Parti, Julia s’esquive, ne veut pas discuter de cela tout simplement car elle n’a pas envie de réfléchir. Elle s’en fout tout simplement.

    J’ai également eu beaucoup de mal avec la forme. A un moment, on assiste à une mise en abîme et là, j’ai vraiment dû m’accrocher pour poursuivre ma lecture. J’avais plus l’impression de lire un essai géopolitique qu’un livre de science fiction. D’ailleurs, tout le livre est assez poussé dans ce domaine et je me suis parfois demandée si la fiction, l’intrigue qu’on nous conte n’est pas là juste pour rendre un peu plus digeste les théories sociologiques que l’auteur veut nous présenter.

    C’est la fin qui m’a réconciliée avec ce livre. Enfin, cela bouge un peu et on laisse de côté la sociologie pour se pencher sur le sort des personnages que l’on suit depuis plus de 300 pages. Ce final m’a captivée. Là, enfin, j’ai commencé à me poser des tas de questions sur la société contemporaine, si la société décrite ici pouvait arriver et que pourrait-on faire pour la contrer.

    Finalement, 1984 est un livre qui mérite d’être lu même si je pense que ce n’est pas une bonne entrée en matière pour découvrir la science-fiction. Pour ma part, j’ai préféré découvrir Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley qui poussent tout autant à la réflexion mais que je trouve plus accessibles.

    3 sur 5

    Auteur : George Orwell

    Titre : 1984

    Edition : Folio

    Genre : Science-fiction

    Pages : 391

    D’autres avis :Heclea, Belledenuit, Ulaz, Lyra Sullyvan, Iani, lasardine, vero911, Mr. Zombi, Bulle, Catherine,jade51, Reka, Lala Her, Céline031, Liloochat, Akantha, Shanaa, JuNa62, Ryuuchan, jwpack,Tousleslivres, Gustave le chat, Toons, Petite Fleur, Walpurgis, Hidile, Felina, Aurélie., Korto,Ceinwin, Lau1307, Tchae, Rose, Kincaid40, StupidGRIN, Lynnae, Miss Spooky Muffin,Virginiie, TheDoctorWho, Luna, Skritt, Snow, accrobiblio, MaudeB, Olya, Altea, Yogi

    Ce livre compte pour le challenge :

  • Alona Kimhi – Journal de Berlin

    Mon avis :

    Journal de Berlin est une nouvelle sur la dépression, sur le mal-être. C’est dans la peau d’une jeune femme que nous découvrirons le calvaire de cette maladie. Loin d’être larmoyante, la patiente a même un humour incisif et n’hésite pas à se moquer des événements que l’on peut retrouver dans un hôpital psychiatrique, ces événements pour lesquels de nombreuses personnes – même les infirmières – préféreraient jeter un voile pudique plutôt que d’en parler.

    Outre son état, la patiente se lamente souvent en pensant à son passé, à son voyage à Berlin et à sa relation avec un Irlandais qu’elle adulait. Et puis la dure réalité prend le dessus et les larmes reviennent.

    Mais qu’ai-je pensé de tout ça au final ? Je trouve l’angle d’approche d’Alona Kimhi assez original. Son style est assez percutant. Mais malheureusement, je ne pense pas garder grand souvenir de cette lecture. Elle est passée trop vite et pourtant, je me suis ennuyée dans de nombreux passages que j’ai parfois trouvé confus.

    Bref, c’est une lecture en demi-teinte que j’ai passé avec Journal de Berlin même si j’ai envie de lire d’autres livres d’Alona Kimhi. Son style grinçant me plait beaucoup, je pense juste que le thème ne m’a pas assez accroché.

    2 sur 5

    Et ça commence ainsi :

    Ce qui me fait le plus rire dans le service est que les gens ont des noms de choses. C’est affreux comme ça les rend susceptibles. Ceux qui sont hospitalisés ici, moi je les appelle des fous. Carrément. Fous. Comment veulent-ils que je les appelle ? Des patients ? Des malades ? Des internés ? Ça me rend dingue ces noms monstrueux. 

    Auteur : Alona Kimhi

    Titre : Journal de Berlin

    Edition : Folio

    Genre : Contemporain

    Pages : 128

    Autres avis : Laetitiabruxelles qui n’a pas du tout aimé et  Cynthia qui a beaucoup apprécié.

  • Collectif – Au bonheur de lire

    Mon avis :

    Au bonheur de lire est un charmant petit recueil d’une centaine de pages. On y retrouve des extraits de romans ou des moments de vie de grands auteurs. Le point commun ? Le personnage/l’écrivain nous explique son grand plaisir qu’est la lecture.

    Je retiens surtout l’extrait de Proust et celui de Nathalie Sarraute qui ont le plus su me toucher. Cela m’a aussi donné envie de découvrir Pennac avec Comme un roman. L’extrait qui est dans ce recueil est vraiment succulent !

    En revanche, je suis passé à côté d’autres nouvelles. Je pensais me réconcilier avec Zola avec ce petit livre mais ça n’a pas marché. Je m’ennuie tout de suite avec ce grand écrivain, plutôt étrange !

    Bref, Au bonheur de lire se lit rapidement. J’ai souvent souri à ces souvenirs de lectures évoqués mais des extraits m’ont ennuyés. Et je crois ne pas garder un grand souvenir de ce livre. La preuve, deux jours après l’avoir terminé, je n’ai déjà plus grand chose à dire dessus. Je ne mettrai donc qu’un 7,5/10.

    4 sur 5

    Auteur : Collectif

    Titre : Au bonheur de lire

    Edition : Folio

    Genre : Nouvelles, littérature générale

    Pages : 107

    Avec « Au bonheur de lire », j’entre dans la catégorie loisir/sport pour le :

    Bilan: 6/7