Vitamine est un shojo exceptionnel. Oubliez les histoires de l’eau de rose et entrez dans la vraie vie d’une lycéenne…
Mon avis:
Vitamine est un one-shot sur l’ijime. L’ijime est *appel à Wikipedia* Ijime (苛め/虐め ), littéralement « intimidation », est un mot japonais désignant les brimades que subissent ceux qui sont exclus d’un groupe parce que différents et sont pris pour cible. Ce phénomène est non seulement très présent dans le milieu scolaire, mais également dans le milieu professionnel et la vie quotidienne. C’est le symptôme d’une société où l’individu ne peut exister qu’à travers l’appartenance à un groupe : famille, quartier, école, entreprise… D’où le besoin de gommer ses différences, comme dit le proverbe japonais : « le clou qui dépasse appelle le coup de marteau ».
Sawako est une jeune fille très banale. Elle a des amies, un petit ami et partage sa vie entre ses cours et ses devoirs. Sawako ne veut pas dire « Non » à son petit ami lorsque celui-ci a une pulsion sexuelle. Elle n’arrive pas non plus à dire « non » quand il lui demande de faire « ça » dans une classe. Malheureusement, quelqu’un les regarde par le trou de la serrure et si le petit ami de Sawako n’a pas été reconnu, Sawako n’a pas cette chance. Elle devient alors vite le souffre-douleur de toute l’école. Le corps professoral ferme les yeux. C’est seule que Sawako devra apprendre à se reconstruire. Pour cela, elle a trouvé sa vitamine : dessiner des mangas.
« Vitamine » évoque un acte courant au Japon mais pourtant assez tabou. « Vitamine » est une note d’espoir pour tous ceux qui subissent ces brimades. De nombreuses personnes en arrivent même à se suicider à cause de ce phénomène.
Un manga poignant voire choquant dans certains passages mais c’est peut-être la meilleure façon d’en parler.

Auteur: Keiko Suenobu
Titre: Vitamine
Édition: Marvel Panini Manga
Genre: Shojo, drame
Pages: 208

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