Akira Mizubayashi – Mélodie, chronique d’une passion

Mélodie

Parfois, on achète un livre pour des raisons futiles. Par exemple, parce que le chien sur la couverture est magnifique et qu’il nous rappelle un être qu’on a chéri. C’est exactement ce qui est arrivée avec Mélodie, Chronique d’une passion. Dans cette couverture, j’ai eu comme une bouffé de nostalgie, c’était comme si ma golden retriever disparue me jetait ce regard rempli de tendresse. J’ai ensuite vu que ce livre avait reçu le prix 30 millions d’amis et que de nombreux écrivains le plébiscitaient.

Mélodie, comme le précise le sous-titre est l’histoire d’une passion entre un maître et son chien et en l’occurrence entre Akira Mizubayashi et Mélodie. Loin d’être “niannian” comme peuvent l’être les livres qui parlent de nos animaux domestiques, ces mémoires est avant tout un chant d’amour sincère. Car tout n’est pas rose ici. Il y a des moments douloureux entre les personnages.

Et c’est tout en pudeur comme seuls savent le faire les Japonais qu’Akira Mizubayashi nous explique la relation qu’il a eu avec sa chienne. Je me suis retrouvée dans bon nombre des situations décrites dans ce livre. Les larmes me sont souvent montées au nez et j’avoue que même en écrivant cette chronique, j’ai du mal à garder mes yeux secs. J’espère que vous ne fuirez pas ce récit car il est parfois triste. Car il y a également énormément de joie dans la vie de Mélodie, je pense même que l’essentiel de sa vie n’a été faite que d’allégresse et d’amour.

Akira Mizubayashi pousse également la réflexion sur la relation entre l’homme et l’animal et cite de nombreux philosophes.  Je crois que ce livre est parfait à offrir à ceux qui ne comprennent pas comment on peut s’attacher à un animal ou qui sont certains qu’ils n’éprouvent pas de sentiments.

Voilà un magnifique livre en somme et on ne peut en ressortir qu’en ayant envie de partager la vie d’un animal.

Auteur : Akira Mizubayashi

Titre : Mélodie, chronique d’une passion

Edition : Folio

Genre : Non fiction, mémoires

Pages : 270

Challenge des globe-readers

Escale 38/+75 : Tokyo, Japon

Ray Bradbury – Chroniques martiennes

chroniques martiennes
Ray Bradbury est un auteur dont j’aime beaucoup découvrir les œuvres car elles sont très singulières. Ces chroniques martiennes n’échappent pas à la règle. Plus que des nouvelles, ces petits textes sont plus les pièces d’un puzzle. Et le puzzle forme une vision et une critique de la société.
J’avoue que certaines m’ont plus touchées que d’autres. Pire, que quelques-unes m’ont même échappé, je n’ai pas su comprendre ce que l’auteur voulait nous transmettre. Néanmoins, je pense que c’est un ouvrage à découvrir car il amène pas mal de réflexion sur l’évolution de notre société (essentiellement américaine pour le tout).  Mars en tant que nouveau monde à découvrir est source d’espoir pour les hommes mais ils sont rapidement rattrapés par leurs vieux démons. Les Martiens m’ont pas mal intrigués et j’aurais aimé les découvrir plus mais ils sont plus là pour nous montrer leur relation avec les humains et surtout comment ceux-ci réagissent face à l’inconnu, l’étrangeté.
L’écriture de Bradbury est accessible et plutôt fluide comme toujours. Je n’ai rien à redire à ce niveau à part que ça ne vieillit pas !
Bref, ce fut une découverte intéressante bien qu’elle soit un peu en demi-teinte pour moi. J’ai tout de même préféré Fahrenheit 451, sûrement car le sujet me plaisait plus.
Auteur : Ray Bradbury
Titre : Chroniques martiennes
Edition : Folio
Genre : Science-fiction
Pages :
D’autres avis : Lelf, Nathalie, Xapur, Mortuum

Muriel Barbery – L’élégance du hérisson

l'élégance du hérisson

J’ai acheté ce livre en occasion sans trop y penser. Et je l’ai pioché dans ma PAL sans savoir vraiment ce que je cherchais. Bref, est-ce ce manque d’envie qui a conduit à l’abandon de cette lecture ? Peut-être bien mais je pense qu’il y avait autre chose…

L’élégance du hérisson est un roman qui a eu pas mal de succès à sa sortie. Un film en a même été tiré avec Josiane Balasko dans un des rôles principaux.  Dans ce récit, nous suivons parallèlement, René, une concierge de 54 ans plus cultivée qu’elle n’y paraît mais qui fait semblant d’être une simplette qui passe son temps à regarder des programmes abrutissants à la télévision et de Paloma, une préado de 12 ans qui vit dans le même immeuble et qui décidé de se suicider à la fin de l’année scolaire.

Comme vous pouvez le voir, les personnages sont plutôt intrigants. Alors pourquoi cela n’a pas fonctionné avec moi ? Il faut savoir que ces deux narratrices sont très hautaines et parlent toujours des autres avec une suffisance qui m’a beaucoup énervée. Pourtant, elles donnent envie de se cultiver, de lire des ouvrages plus complexes que ce dont on a l’habitude et de s’ouvrir l’esprit. Et c’est là tout le problème… J’ai toujours cru que la connaissance amenait à s’ouvrir l’esprit et à davantage de tolérance. Ces personnages froids et arrogants m’ont prouvé le contraire. On peut être assoiffé de connaissance mais ne pas vouloir partager celle-ci et mépriser les autres.

Le roman est écrit sous la forme de lettre ou de confession. Pourtant, vu le caractère des personnages, je n’ai pas su m’attacher à eux.

Bref, j’ai abandonné ce livre après une centaine de pages à défaut de le jeter par la fenêtre. Et je ne pense pas lui laisser de seconde chance…

Albert Camus – L’étranger

l'étranger

Je n’ai pas lu L’étranger, non, je l’ai écouté grâce à un livre audio. Grand chef d’oeuvre de la littérature français, L’étranger est certainement l’ouvrage le plus connu d’Albert Camus. Je ne connaissais de cet auteur que sa rivalité avec Jean-Paul Sartre et je sais qu’il y avait des partisans pour chacun d’eux. Et même si j’ai apprécié ma lecture, je pense que je suis plus de la team Sartre que Camus.

L’étranger, si vous ne le savez pas encore, est l’histoire d’un homme qui va commettre un crime sans vraiment le faire exprès et de son procès. Ce qui m’a marqué dans ce roman, est qu’il est vraiment très intime. J’ai rarement eu l’impression d’être autant dans la tête d’un personnage. On est vraiment au plus près de Mersault. Et pourtant, je n’ai pas su m’attacher à 100 % à ce personnage. Je ne sais pas si c’est dû au fait que le personnage semble assez froid ou à l’écriture “mécanique” de Camus.

Et finalement, je crois que c’est ce côté froid, absent, ce sentiment qu’il nous est “étranger” qui ne m’a pas permis d’autant m’émouvoir que d’autres lecteurs au procès et à la fin de celui-ci alors que ça doit justement être là que réside tout le charme de cette histoire.

Bref, ce fut tout de même une lecture (ou plutôt une écoute) intéressante et je comprends l’engouement pour cette histoire bien que je ne le partage pas. Je suis donc team Sartre !

Challenge des globe-readers

Escale 30/+75 : Alger, Algérie

Auteur : Albert Camus

Titre : L’étranger

Genre : Classique

Edition : Folio

Pages : 180

D’autres avis : Hajar a adoré, Stelphique et Kincaid sont passées à côté, Rose a apprécié.

Carole Martinez – Du domaine des Murmures

du domaine des murmures

Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! Ah si je pouvais être toujours aussi efficace… J’ai eu envie de lire ce roman dès sa sortie vu que j’ai adoré Le coeur cousu de la même auteure. J’étais aussi intriguée par le résumé. Et puis, il y a le challenge Un genre par mois qui m’a décidé à sortir cet ouvrage historique.

1187. Esclarmonde a 15 ans lorsqu’elle annonce renoncer au mariage et désire se faire emmurer vivante afin de rester auprès de Dieu.

Suivre pendant plus de 200 pages une jouvencelle du Moyen-Âge cloîtrée dans une tombe… Au départ, on se dit qu’on va drôlement s’ennuyer avec Esclarmonde mais c’est sans compter sur le talent de conteuse de Carole Martinez qui fait encore mouche.

Parce que bon sang de bon soir, il s’en passe des choses depuis la petite fenêtre d’Esclarmonde ! La jeune fille est aussi loin d’être cruche qu’on ne peut le penser et devient même stratège par moment. De ce récit s’échappe beaucoup de mysticisme. Souvent l’auteur nous donne 2 facettes à un événement : une explication plus scientifique et une plus religieuse mais le mystère prend quand même largement le dessus. Il y a également beaucoup de violence et d’amour dans ce récit.

J’ai été happée par ce roman directement et je savais pertinemment qu’il allait me marquer. Bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle, cette lecture a tout de même beaucoup de cachet. Je reprocherai seulement à cette intrigue la place un peu trop importante accordée aux Croisades et qui ne m’a guère passionnée. Mais tout le reste que ce soit la vie d’Esclarmonde ou de ses proches m’a vraiment tenue en haleine jusqu’au bout.

Et le côté historique ? C’est une plongée au Moyen-Âge assez convainquante. On y retrouve la piété des gens de l’époque (qui pourra peut-être en gêner certains) mais également la place des femmes très soumises à leur mari. Heureusement qu’Esclarmonde est là pour changer la donne !

Je pense que c’est une lecture qui va me hanter encore quelques jours. Vivement un autre ouvrage de cette grande écrivaine !

Auteur : Carole Martinez

Titre : Du domaine des murmures

Edition : Folio

Genre : Historique

Pages : 226

Un genre par mois avril