Ray Bradbury – Chroniques martiennes

chroniques martiennes
Ray Bradbury est un auteur dont j’aime beaucoup découvrir les œuvres car elles sont très singulières. Ces chroniques martiennes n’échappent pas à la règle. Plus que des nouvelles, ces petits textes sont plus les pièces d’un puzzle. Et le puzzle forme une vision et une critique de la société.
J’avoue que certaines m’ont plus touchées que d’autres. Pire, que quelques-unes m’ont même échappé, je n’ai pas su comprendre ce que l’auteur voulait nous transmettre. Néanmoins, je pense que c’est un ouvrage à découvrir car il amène pas mal de réflexion sur l’évolution de notre société (essentiellement américaine pour le tout).  Mars en tant que nouveau monde à découvrir est source d’espoir pour les hommes mais ils sont rapidement rattrapés par leurs vieux démons. Les Martiens m’ont pas mal intrigués et j’aurais aimé les découvrir plus mais ils sont plus là pour nous montrer leur relation avec les humains et surtout comment ceux-ci réagissent face à l’inconnu, l’étrangeté.
L’écriture de Bradbury est accessible et plutôt fluide comme toujours. Je n’ai rien à redire à ce niveau à part que ça ne vieillit pas !
Bref, ce fut une découverte intéressante bien qu’elle soit un peu en demi-teinte pour moi. J’ai tout de même préféré Fahrenheit 451, sûrement car le sujet me plaisait plus.
Auteur : Ray Bradbury
Titre : Chroniques martiennes
Edition : Folio
Genre : Science-fiction
Pages :
D’autres avis : Lelf, Nathalie, Xapur, Mortuum

Muriel Barbery – L’élégance du hérisson

l'élégance du hérisson

J’ai acheté ce livre en occasion sans trop y penser. Et je l’ai pioché dans ma PAL sans savoir vraiment ce que je cherchais. Bref, est-ce ce manque d’envie qui a conduit à l’abandon de cette lecture ? Peut-être bien mais je pense qu’il y avait autre chose…

L’élégance du hérisson est un roman qui a eu pas mal de succès à sa sortie. Un film en a même été tiré avec Josiane Balasko dans un des rôles principaux.  Dans ce récit, nous suivons parallèlement, René, une concierge de 54 ans plus cultivée qu’elle n’y paraît mais qui fait semblant d’être une simplette qui passe son temps à regarder des programmes abrutissants à la télévision et de Paloma, une préado de 12 ans qui vit dans le même immeuble et qui décidé de se suicider à la fin de l’année scolaire.

Comme vous pouvez le voir, les personnages sont plutôt intrigants. Alors pourquoi cela n’a pas fonctionné avec moi ? Il faut savoir que ces deux narratrices sont très hautaines et parlent toujours des autres avec une suffisance qui m’a beaucoup énervée. Pourtant, elles donnent envie de se cultiver, de lire des ouvrages plus complexes que ce dont on a l’habitude et de s’ouvrir l’esprit. Et c’est là tout le problème… J’ai toujours cru que la connaissance amenait à s’ouvrir l’esprit et à davantage de tolérance. Ces personnages froids et arrogants m’ont prouvé le contraire. On peut être assoiffé de connaissance mais ne pas vouloir partager celle-ci et mépriser les autres.

Le roman est écrit sous la forme de lettre ou de confession. Pourtant, vu le caractère des personnages, je n’ai pas su m’attacher à eux.

Bref, j’ai abandonné ce livre après une centaine de pages à défaut de le jeter par la fenêtre. Et je ne pense pas lui laisser de seconde chance…

Albert Camus – L’étranger

l'étranger

Je n’ai pas lu L’étranger, non, je l’ai écouté grâce à un livre audio. Grand chef d’oeuvre de la littérature français, L’étranger est certainement l’ouvrage le plus connu d’Albert Camus. Je ne connaissais de cet auteur que sa rivalité avec Jean-Paul Sartre et je sais qu’il y avait des partisans pour chacun d’eux. Et même si j’ai apprécié ma lecture, je pense que je suis plus de la team Sartre que Camus.

L’étranger, si vous ne le savez pas encore, est l’histoire d’un homme qui va commettre un crime sans vraiment le faire exprès et de son procès. Ce qui m’a marqué dans ce roman, est qu’il est vraiment très intime. J’ai rarement eu l’impression d’être autant dans la tête d’un personnage. On est vraiment au plus près de Mersault. Et pourtant, je n’ai pas su m’attacher à 100 % à ce personnage. Je ne sais pas si c’est dû au fait que le personnage semble assez froid ou à l’écriture « mécanique » de Camus.

Et finalement, je crois que c’est ce côté froid, absent, ce sentiment qu’il nous est « étranger » qui ne m’a pas permis d’autant m’émouvoir que d’autres lecteurs au procès et à la fin de celui-ci alors que ça doit justement être là que réside tout le charme de cette histoire.

Bref, ce fut tout de même une lecture (ou plutôt une écoute) intéressante et je comprends l’engouement pour cette histoire bien que je ne le partage pas. Je suis donc team Sartre !

Challenge des globe-readers

Escale 30/+75 : Alger, Algérie

Auteur : Albert Camus

Titre : L’étranger

Genre : Classique

Edition : Folio

Pages : 180

D’autres avis : Hajar a adoré, Stelphique et Kincaid sont passées à côté, Rose a apprécié.

Carole Martinez – Du domaine des Murmures

du domaine des murmures

Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! Ah si je pouvais être toujours aussi efficace… J’ai eu envie de lire ce roman dès sa sortie vu que j’ai adoré Le coeur cousu de la même auteure. J’étais aussi intriguée par le résumé. Et puis, il y a le challenge Un genre par mois qui m’a décidé à sortir cet ouvrage historique.

1187. Esclarmonde a 15 ans lorsqu’elle annonce renoncer au mariage et désire se faire emmurer vivante afin de rester auprès de Dieu.

Suivre pendant plus de 200 pages une jouvencelle du Moyen-Âge cloîtrée dans une tombe… Au départ, on se dit qu’on va drôlement s’ennuyer avec Esclarmonde mais c’est sans compter sur le talent de conteuse de Carole Martinez qui fait encore mouche.

Parce que bon sang de bon soir, il s’en passe des choses depuis la petite fenêtre d’Esclarmonde ! La jeune fille est aussi loin d’être cruche qu’on ne peut le penser et devient même stratège par moment. De ce récit s’échappe beaucoup de mysticisme. Souvent l’auteur nous donne 2 facettes à un événement : une explication plus scientifique et une plus religieuse mais le mystère prend quand même largement le dessus. Il y a également beaucoup de violence et d’amour dans ce récit.

J’ai été happée par ce roman directement et je savais pertinemment qu’il allait me marquer. Bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle, cette lecture a tout de même beaucoup de cachet. Je reprocherai seulement à cette intrigue la place un peu trop importante accordée aux Croisades et qui ne m’a guère passionnée. Mais tout le reste que ce soit la vie d’Esclarmonde ou de ses proches m’a vraiment tenue en haleine jusqu’au bout.

Et le côté historique ? C’est une plongée au Moyen-Âge assez convainquante. On y retrouve la piété des gens de l’époque (qui pourra peut-être en gêner certains) mais également la place des femmes très soumises à leur mari. Heureusement qu’Esclarmonde est là pour changer la donne !

Je pense que c’est une lecture qui va me hanter encore quelques jours. Vivement un autre ouvrage de cette grande écrivaine !

Auteur : Carole Martinez

Titre : Du domaine des murmures

Edition : Folio

Genre : Historique

Pages : 226

Un genre par mois avril

H.G. Wells – La machine à explorer le temps

la machine à explorer le tempsAaah la machine à explorer le temps ! Voilà un livre que j’avais très envie de découvrir après avoir vu l’adaptation cinématographique qui était sortie il y a quelques années. Mais, après avoir regardé plusieurs blogs, j’ai cru comprendre que l’oeuvre originale n’était pas très épique. J’ai donc attendu pas mal de  temps avant d’enfin me décider car après tout, je voulais vraiment découvrir ce roman.

Alors aujourd’hui, même si je peux vous dire que c’était une lecture assez sympathique, je comprends la réaction de certains lecteurs. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, parlons un peu de l’histoire. Notre narrateur raconte l’histoire d’un de ses amis qui a voyagé dans le temps grâce à une machine qu’il a conçu. Et en partant dans le futur, il va découvrir deux espèces humanoïdes : les Héloïs et les Morlocks.

Avant tout, ce qui m’a marqué dans ce roman, c’est qu’il est vraiment typique des romans d’aventure de l’époque. Il y a d’abord le fait que le narrateur n’est pas le grand héros de l’histoire mais quelqu’un d’un peu extérieur qui nous relate tout ça. Les rôles féminins forts sont inexistants comment souvent pour cette époque. Et puis, il y a pas mal de théories mathématiques et scientifiques qui sont abordées.

Ce qui m’a davantage dérangé dans ce livre est certainement la condescendance avec laquelle le héros regarde les nouveaux « humains », les Héloïs. Ils les trouvent vraiment bêtes et inintéressants . J’imagine qu’il faut remettre cela dans son contexte : les textes des ethnologues du XIXème siècle devaient être empreints de jugement de valeur pour un lecteur actuel.

Par rapport à l’adaptation, le livre est plus court, l’univers de ces nouveaux humains est peu développé et les aventures du héros manquent un peu de sel.  Les personnages sont également moins complexes que dans le film. Bref, cette lecture fut pour moi divertissante mais pas inoubliable !

Si vous avez aimé cet ouvrage, je vous conseille Le monde perdu d’Arthur Conan Doyle ou Les premiers hommes dans la lune d’H.G. Wells qui sont tout à fait dans la même veine.

Auteur : H.G. Wells

Titre : La machine à explorer le temps

Edition : Folio

Genre : Science-fiction

Pages : 187

D’autres avis : Thalia, Flo Tousleslivres, Maximelecture