Eleanor Catton – Les luminaires

Mon regard s’est posé sur ce livre lorsque j’ai vu qu’il avait gagné le Man Booker Price, un prix que j’aime beaucoup et qui récompense les oeuvres anglo-saxonnes. Et puis il y a eu le résumé : Le XIXème siècle en Nouvelle-Zélande, la soif de l’or des Européens qui viennent y échouer. Alléchant, n’est-ce pas ? Mais ce qu’on voit également au premier abord est la taille de ce pavé : 1248 pages en poche !

J’ai de suite été charmée par cette histoire. L’écriture n’est pas sans rappeler celle du XIXème avec moult détails et un rythme assez lent. Mais cela permet justement une plongée dans ce monde impitoyable de la ruée vers l’or. Walter Moody vient fraîchement de débarquer à Hokitika. Il est jeune et ne sait comment trop se positionner. En plus de ça, la population locale est à cran. Il y a une disparition récemment et d’autres mystères arrivent au fil des jours.

Alors si vous avez le temps pour passer des centaines de pages dans un fumoir aux côtés de Walter pour essayer de découvrir ce qui se cache derrière tout ça, je vous invite à le découvrir chaleureusement pour vos longues soirées d’hiver.

Auteur : Eleanor Catton

Titre : Les luminaires

Edition : Folio

Genre : Historique

Pages : 1248

D’autres avis : Chess

John Steinbeck – Tortilla Flat

Jusqu’à présent, Steinbeck était pour moi une valeur sûre. J’ai été enchantée par Des souris et des hommes ou La Perle. Il me reste encore à découvrir Les raisins de la colère parmi les plus connus. Mais quand je suis tombée sur ce titre, je me suis dit que la magie allait encore opérer. Ben non !

Pourtant, ça démarrait plutôt bien avec le jeune Danny, qui hérite de 2 maisons et qui décide d’inviter son ami Pilon à s’installer dans l’une d’entre elles. Mais rapidement, Pilon essaye d’entourlouper Danny et durant tout le roman, on a la répétition de ces scénettes ou Pilon fait des escroqueries et des mauvais coups.

J’ai vraiment trouvé le tout lourd et répétitif. Si c’était un brin amusant au début, la redondance des faits m’a très vite lassée. Les personnages sont à mes yeux très caricaturaux. En fait, j’ai l’impression que Steinbeck a voulu faire quelque chose de très théâtrale avec cette oeuvre. Mais je préfère grandement les récits plus réalistes.

Heureusement qu’il restait la sublime plume de Steinbeck pour passer le temps. Et même si l’intrigue m’a déplue, on y retrouve les thèmes importants de son oeuvre à savoir l’amitié, la description des inégalités sociales et ici, la découverte de la vie de paisanos.

Un raté donc pour moi malgré quelques bons éléments.

Auteur : John Steinbeck

Titre : Tortilla Flat

Edition : Folio

Genre : Classique

Pages : 251

D’autres avis : Mariejuliet

Jack London – L’appel de la forêt

appel de la forêt

Pour le challenge Un genre par mois, j’ai choisi un livre jeunesse qui me tentait depuis très longtemps. L’appel de la forêt raconte l’histoire de Buck, un chien qui va être vendu pour devenir chien de traîneau en Alaska.

Comme Croc-Blanc, je vous avoue que ce  qu’il arrive à Buck est très dur et il vaut mieux avoir le coeur bien accroché. Mais ce roman est également une jolie plongée dans les territoires enneigés de l’Alaska et de la Colombie Britannique. On en apprend encore plus sur la vie de chien de traîneau et sur la ruée vers l’or.

Le style de Jack London est facile à lire et peut permettre aux plus jeunes de découvrir plus la nature. La vieille édition Folio que je possède (pas celle qui est en couverture) avait également une partie bonus avec des jeux, des tests, etc. De quoi faire durer la lecture encore plus longtemps !

Le roman manque toutefois de personnages féminins forts et attachants que ce soit au niveau des chiens ou des humains.

Mais n’empêche, quel beau roman qui donne envie de partir vivre dans la nature ou de serrer très fort le prochain chien qu’on croise ! Je vous conseille de le lire au coin du feu cet hiver.

Auteur : Jack London

Titre : L’appel de la forêt

Edition : Folio

Genre : Classique, jeunesse

Pages : 181

D’autres avis : Kincaid, Naelline, Tomisika

Quelques abandons

J’avais envie de vous parler brièvement de 3 livres que j’ai abandonné ces derniers mois. 3 livres de genre assez différent pourtant mais auxquels je n’ai pas accroché.

Le baron perché

Dans cette liste, je pense que Le baron perché est le seul que je pense retenter un jour. C’est un roman philosophique à la « Voltaire », ça avait donc tout pour me plaire. Mais après environ 130 pages, j’ai trouvé que l’histoire commençait à patiner et ça m’a beaucoup agacée alors j’ai préféré le laisser de côté. L’intrigue est pourtant assez chouette : un jeune garçon, Côme, décide de ne plus jamais descendre des arbres et va passer sa vie dessus et regarder la vie de ses concitoyens. Bref, c’est un roman qui aura probablement une deuxième chance avec moi.

l'arbre de l'été

On reste dans le domaine arboricole avec ce deuxième abandon : La tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’arbre de l’été de Guy Gavriel Kay que j’ai abandonné au bout de 100 pages. Comme d’autres lecteurs, j’ai trouvé ce début très classique pour de la fantasy et je n’ai pas su m’attacher aux personnages dont je ne comprenais pas les motivations et les réactions. Bref, je suis complètement passé à côté malheureusement.

Loup y es-tu

C’est au bout de même pas 40 pages que j’ai baissé les armes avec Loup, y es-tu ? d’Henri Courtade. Là, j’ai un peu de mal à expliquer pourquoi mais j’ai tout de suite détesté. Il faut dire qu’il y a quelques éléments qui m’horripilent qui sont présents ici : à savoir quand un auteur fait « coller » à son histoire les grands événements historiques (attentat, guerre, etc.). J’ai toujours trouvé ce processus trop facile. Ah et puis l’histoire se passe à New York, aux Etats-Unis et j’avoue que je n’ai jamais aimé quand les auteurs français déportaient leur histoire aux States juste pour que ce soit plus sexy que la campagne française. Bref, c’est vraiment dommage mais mon rejet pour ce roman a été viscéral. Ce n’est clairement pas pour moi.

Daniel Pennac – Chagrin d’école

Chagrin d'école

Voilà une lecture parfaite pour la rentrée ! Chagrin d’école est un mix entre le témoignage d’un cancre et la vision d’un professeur. Mais derrière ces 2 narrateurs se cachent la même personne Daniel Pennac, le cancre devenu professeur.

Je sors plutôt mitigée de cette lecture. Bien que le propos soit fort intéressant, ce mélange de genre entre essai et témoignage m’a perturbée. Je trouve également que le livre manque de structure. L’auteur laisse pérégriner ses pensées pendant presque 300 pages sans réelle organisation. L’auteur est également un peu naïf en ce qui concerne l’éducation. En l’écoutant, j’avais presque l’impression que les mots pouvaient tout résoudre, ce qui n’est effectivement pas le cas.

On m’avait beaucoup vanté le style de Daniel Pennac et j’avoue ne pas vraiment y être sensible. Ce n’est pas mal écrit, loin de là, je trouve simplement que sa plume n’a pas de charme particulier.

Bref, malgré que mon avis soit en demi en teinte, je ne regrette pas cette lecture qui m’a tout de même permise de rentrer dans la peau d’un cancre et de la souffrance qui peut en découler. Quand on parle des cancres, c’est souvent pour citer leurs perles ou pour se moquer mais il ne faut pas oublier que derrière cela, il y a un enfant en souffrance qui a besoin d’aide.

Auteur : Daniel Pennac

Titre : Chagrin d’école

Edition : Folio

Genre : Essai

Pages : 297