Vingt-neuf semaines et des poussières d’étoiles

Comment apprend-on à vivre après et avec cette perte ?” Début mai 2013, alors que je suis expatriée avec ma famille dans un lointain pays d’Asie centrale, je découvre que je suis enceinte de mon troisième enfant. Fin octobre 2013, c’est déjà fini. Je dois interrompre ma grossesse à la suite de la découverte de graves malformations fœtales. 
Vingt-neuf semaines in utero, quelques minutes en tête à tête, le bracelet d’une maternité parisienne, une photo de mauvaise qualité : ce sont les minces souvenirs que je possède. 
Pour qu’il reste autre chose qu’un parcours médical et que la relation prenne forme d’une autre manière, moi, la maman de cet enfant né sans vie, je n’ai pas eu d’autre choix que d’écrire notre brève histoire. Comment se consoler d’avoir perdu un bébé que l’on a à peine connu ? Comment faire le deuil de celui que l’on a tenu seulement quelques minutes dans ses bras ? Comment apprend-on à vivre après, et avec cette perte ? Je tente de répondre à ces questions ; j’écris pour atténuer la douleur et, ainsi, mon enfant existe. ” 

L’auteur témoigne dans cet ouvrage d’une situation malheureusement courante, l’interruption thérapeutique de grossesse et le deuil périnatal. Son récit confronte le lecteur au choix le plus difficile qui soit pour des parents : décider de laisser partir leur enfant.

Wow, quel témoignage coup-de-poing ! L’autrice nous raconte le parcours de sa troisième grossesse : comment elle semble idyllique au début pour finir en total cauchemar.

Aude Ceccarelli parle en toute franchise de son expérience de l’IMG. Cela peut sembler cru, choquant même mais j’ai aimé qu’elle nous explique vraiment toutes les émotions et les pensées qui l’animent. Avec cela, j’ai vraiment eu l’impression d’être au plus près d’elle et je dirais même dans sa tête.

Je n’ai vraiment eu aucun mal à m’identifier à elle et à imaginer mes propres réactions face aux événements qui lui arrivent.

Et pourtant, je ne crois pas que j’aurais agi de la même manière au final mais ce témoignage m’a justement permis de me mettre plus à la place des personnes qui sont face à cette situation.

La plume d’Aure Ceccarelli est en plus très belle, très factuelle. J’avais l’impression de lire le récit d’une copine et non d’une parfaite inconnue.

Un ouvrage que je conseille à tous : aux parents, à ceux qui désirent des enfants, aux professionnels de santé aussi qui sont confrontés régulièrement à ce genre de situation.


  • Autrice : Aude Ceccarelli
  • Commencé le : 11/03/2019
  • Terminé le : 12/03/2019
  • Edition : Le Cherche-Midi
  • Genre : Témoignage
  • Pages : 176
  • Sorti le : 28/03/2019
  • Note : 5/5

Osez l’autonomie !

Un petit livre type essai ou manifeste sur l’autonomie (personnelle, émotionnelle, intellectuelle, matérielle…).Une sorte de plaidoyer entre madeleine de Proust et héritage pour les générations à venir, avec des pistes d’actions concrètes pour le lecteur/citoyen.” Avec mes 10 doigts, je pouvais faire une cabane, avoir des poules et un jardin. Je me suis débrouillé avec ça pour établir des diagnostics, réparer moi-même… 
” Jean-Louis Etienne” A 14 ans, j’allais à la Hutte ou au Vieux Campeur pour me fournir du matériel, et j’allais me confronter à la nature, camper dans les Pyrénées en hiver. Je m’inventais des défis dans la nature, moi qui étais très timide. ” Jean-Louis EtienneAux jeunes : ” Visez le plus possible l’autonomie émotionnelle pour ne pas être démunis dès qu’il se passe quelque chose. ” Jean-Louis Etienne” Se créer quelque chose à soi qui devient une ressource. 
” Jean-Louis Etienne

Voici donc un manifeste (assez court) de Jean-Louis Etienne pour promouvoir l’autonomie des individus.

Son discours est engageant, stimulant. Néanmoins, j’avoue que je n’ai rien vu de nouveaux dans ses idées. C’est une lecture qui pourrait être utile pour tous ceux qui commencent ou veulent commencer une tradition mais pour ceux, qui, comme moi, sont déjà avancés, vous n’allez pas vraiment trouver de nouveaux souffles ou de nouvelles idées pour accroître votre autonomie.

Du fait du format, tous les sujets sont vaguement abordés mais vraiment pas détaillés. Je ressens un certain manque mais j’imagine qu’il faut plus lire ce livre comme une porte d’entrée que comme un recueil exhaustif.

Le style est plutôt direct et jovial. On lit les quelques pages de ce manifeste en moins d’une demi-heure.

Bref, malgré les bonnes idées, j’avoue ne pas retirer grand chose de cette lecture. A vous de tester !


  • Auteur : Jean-Louis Etienne
  • Commencé le : 04/03/2019
  • Terminé le : 04/03/2019
  • Edition : Rustica Editions
  • Genre : Manifeste, discours
  • Pages : 80
  • Note : 2/5

Femmes de dictateur


Elles s’appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda… Ils s’appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler… Ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Épouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d’être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. À leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu’ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l’un des ressorts du pouvoir absolu.
Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l’intervention de la politique et les destinées des femmes qui ont croisé le chemin et sont passées par le lit des dictateurs.

Voici un essai qui se penche sur les femmes de dictateur comme l’évoque si bien le titre.

Bien que le propos soit intéressant, j’ai trouvé que tout un livre sur le sujet était un peu redondant, ennuyant. A part certaines anecdotes, je ne garderai pas grand souvenir de cette lecture.

Inutile de vous dire donc que je ne lirai pas le tome 2, n’est-ce pas ?

Une éducation

Tara Westover n’a  jamais eu d’acte de naissance. Ni de dossier scolaire, car elle n’a  jamais fréquenté  une salle de classe. Pas dossier médical non plus, parce que son père ne croyait pas en la médecine, mais à la Fin des temps.
Enfant, elle a regardé  son père mormon s’enfermer dans ses convictions, et son frère céder  à la violence. Et, à seize ans, Tara décide  de s’éduquer toute seule. Son combat pour la connaissance la mènera  loin des montagnes de l’Idaho, au-delà des océans, d’un continent à l’autre, d’Harvard à Cambridge. C’est à ce moment seulement  qu’elle se demande si elle n’est  pas allée trop loin. Lui reste-t-il un moyen de renouer avec les siens ?
Une éducation est le récit d’une  construction  de soi, l’histoire d’une fidélité farouche envers la famille, et du chagrin dû à la rupture. Forte de la lucidité qui constitue la marque des  grands auteurs, Tara Westover nous livre son expérience singulière : son combat pour  entrer  dans l’âge adulte grâce à  une éducation qui  lui a permis de poser un regard neuf sur la vie  et donné  la volonté de changer.

Waow, quel parcours ! Dans cette autobiographie, Tara nous raconte donc son enfance isolée dans une famille mormone qui croit que la Fin des temps est proche. Puis elle grandit, se rend à l’université et voit toutes ses certitudes volées en éclat.

J’ai adoré cette lecture. Bon, c’est bizarre de dire ça car Tara Westover a quand même vécu un vrai calvaire. Mais justement, je me suis rapidement attachée à elle et j’avais hâte de la voir évoluer.

C’est un livre très utile qui permet de voir comment un endoctrinement se fait. Comment aussi on a tendance à croire tout ce que nos parents nous disent surtout lorsqu’on a pas d’autres références.

Le parcours de Tara Westover est exemplaire, presque cinématographique. Puisse son histoire faire écho pour éviter que d’autres enfants subissent le même sort !


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Chère Ijeawele


A une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

Bon, tout est bien résumé dans la 4ème de couverture !

J’ai bien aimé ce manifeste qui donne vraiment des pistes pour élever sa fille dans un monde encore si sexiste. Il est en plus enrichi de petites touches humoristique.

L’ouvrage est très bref et peut être lu rapidement, même par les jeunes parents débordés. Mais c’est en même temps un désavantage pour moi : c’est tellement court ! J’ai un goût de trop peu.

En résumé, c’est un manifeste très inspirant et je ne manquerai pas d’appliquer certains conseils avec Cacahuète.


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