Jim Fergus – Mille femmes blanches

mille femme blanches

Quel roman mes aïeux !!! Voilà des années que je voulais lire Mille femmes blanches mais j’avoue que ma lecture d’un autre roman de l’auteur La fille sauvage m’avait plutôt refroidi. Mais j’ai eu tort d’attendre car ce fut une belle lecture.

Si vous ne connaissez pas l’histoire : Little Wolf, chef Cheyenne propose un pacte avec le président des Etats-Unis. Vu que la coutume veut qu’un enfant reste et respecte la tribu de sa mère, il propose de marier son peuple à 1000 femmes blanches et de les échanger contre 1000 chevaux afin de faire la paix avec les hommes blancs. Les américains sont horrifiés. Mais pas tous ! Des femmes vont écrire à la présidence pour devenir volontaires. Et pour arriver au chiffre de 1000, on va également proposer ce marché aux aliénées et aux prisonnières. Bref, il y a vraiment de tout dans ces 1000 femmes !

Dans la première partie du récit, on va donc suivre May Todd, une jeune femme qui avait été enfermée par sa famille tout simplement car elle avait aimé un homme hors mariage. Elle va donc troquer sa vie à l’asile pour les plaines du grand Ouest. Mais c’est essentiellement la seconde partie qui est plus intéressante et sa découverte, avec les autres compagnes de la vie des Cheyennes.

Ce livre est vraiment une superbe introduction à l’univers cheyenne. Franchement, on s’y croirait même si l’histoire a été modifée (en vrai, il n’y a jamais eu cet échange de femmes) ! Ce livre montre également les rapports très conflictuels avec les colons blancs. Et on se rend vite compte que les Sauvages ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Je suis très surprise de voir que ce livre a été écrit par le même auteur que La fille sauvage. Le style est excellent, je n’ai aucun mal à me plonger dans l’intrigue alors que j’avais trouvé le style très maladroit dans La fille sauvage et que j’avais très fréquemment décroché de ma lecture. Non, franchement, cela reste un mystère pour moi.

Je vous conseille cette lecture qui m’a profondément marquée. J’ai mis plusieurs jours à revenir à la réalité et quitter les terres cheyennes…

Auteur : Jim Fergus

Titre : Mille femmes blanches

Edition : Pocket

Genre : Historique

Pages : 506

D’autres avis : Lounapil, Book’Inn Sofa

Annie Degroote – D’infinies promesses

d'infinies promesses

Les romans historiques sont vraiment sur le point de devenir mon genre préféré. Il faut dire qu’à part la SFFF, il n’y a pas mieux pour s’évader et en plus, cela permet de nous en apprendre plus sur l’histoire ! Avec D’infinies promesses, le voyage ne fut que temporel vu que ce roman se passe dans ma région d’origine à savoir la métropole lilloise.

L’héroïne de ce roman est une jeune fille de 15 ans, Naëlle, fille d’une enlumineuse et d’un vitrailliste. J’ai toujours aimé découvrir l’histoire à travers des personnages plus effacés plutôt que par les ceux qui ont marqué l’histoire ! Être dans une famille de marchands permet également d’avoir un autre point de vue sur le Moyen-âge.

L’intrigue est assez classique et reprend ce qui s’est passé dans le duché de Bourgogne vers 1430. On y parle évidemment un peu de Jeanne d’Arc mais ce n’est pas le sujet principal de ce roman. On se concentre plus sur le règne de Philippe le Bon et la création de l’ordre de la toison d’or. C’est également l’occasion de découvrir la vie quotidienne de la famille de Naëlle ainsi que son amour pour un jeune noble, Thibault de Ghiselin.

Le style d’Annie Degroote est agréable. Sans être simpliste, il permet tout de même une lecture fluide.

Bref, D’infinies promesses est une lecture idéale si vous désirez faire une incursion en Flandres au Moyen-Âge. On y apprend plein de choses tout en suivant le destin passionnant de « petites gens ». Je vous le recommande !

Challenge des globe-readers

Escale 45/75 : Lille, France

Auteur : Annie Degrotte

Titre : D’infinies promesses

Edition : Calmann-Lévy

Genre : Historique

Pages : 384

Philippe Claudel – Les âmes grises

les âmes grises

Voilà une éternité que je n’ai plus lu de romans de Philippe Claudel. Pourtant, je suis fan de sa plume si poétique.

Les âmes grises est un de ses titres les plus connus mais également un des plus sombres. Le roman se passe pendant la première guerre mondiale dans un village près du front. La vie est plutôt tranquille et pourtant une atmosphère assez lugubre s’installe doucement.

Cette ambiance s’ombre s’installe presque sans crier garde. On m’avait pourtant prévenu que ce roman était dur mais je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à ce qu’un événement horrible se passe et pousse tout ce beau monde dans un grand cauchemar. Mais Philippe Claudel est plus fin que ça. C’est petit à petit que tout cela prend forme et finalement, cela rend l’intrigue plus oppressante.

Quant au style, je suis à nouveau charmée ! L’écriture de Philippe Claudel est tellement belle, sensible. Elle me touche en plein coeur et je n’ai aucun mal à imaginer ce que l’auteur a voulu nous transmettre.

Bref, Les âmes grises est effectivement un roman dur, à ne pas mettre entre toutes les mains mais c’est tout de même une histoire qui mérite d’être lue.

Auteur : Philippe Claudel

Titre : Les âmes grises

Edition : Le livre de Poche

Genre : Historique

Pages : 280

D’autres avis : Nathalie

Pauline Gedge – La vengeance du scorpion

la vengeance du scorpion

J’hésitais à lire la suite du Scorpion du Nil. Il faut dire que Pauline Gedge n’avait pas prévu de l’écrire mais suite à l’engouement des fans, elle a permis à Thu de mener sa vengeance. J’avais donc peur que ce livre ne soit pas intéressant, qu’il soit juste écrit pour faire plaisir aux fans.

Finalement, même si on peut regretter certaines facilité comme la happy end un peu trop belle à la fin, La Vengeance du Scorpion fut tout de même une lecture très agréable.

Petite nouveauté dans cette suite, on découvre cette histoire à travers 3 points de vue : Kamen, Kaha et Thu. Je regrette qu’on ne parle pas davantage de Kaha qui était déjà un personnage que j’appréciais beaucoup dans le premier tome mais Pauline Gedge même si elle le laisse un peu parler ne lui offre tout de même qu’un rôle secondaire. Kamen est un jeune homme droit, réfléchi et courageux. Bref, vraiment le genre de garçon qu’on aimerait avoir. Et puis, il y a Thu, qui bien qu’elle conserve son caractère de scorpion s’est tout de même un peu assagie au fil des ans. C’est devenue une personne moins capricieuse et plus réfléchie.

Bref, rien que (re)découvrir ses personnages mérite la lecture de cette suite. L’intrigue est également pleine de suspense. Je n’avais pas senti autant de tension dans le tome 1. Ici, à certains moments, j’étais vraiment super tendue et je me rongeais les ongles.

Bref, j’ai passé un bon moment avec cette suite même si j’ai préféré le tome 1.

Auteur : Pauline Gedge

Titre : La vengeance du scorpion

Genre : Historique

Edition : Le livre de poche

Pages : 414

Kénizé Mourad – Dans la ville d’or et d’argent

Dans la ville d'or et d'argent

La ville d’or et d’argent, c’est ainsi qu’est nommée Lucknow, une ville du Nord de l’Inde car les musulmans et les hindous y vivent en parfait harmonie. Ce roman se passe à la moitié du XIXème siècle et l’héroïne n’est autre qu’Hazrat Mahal, la quatrième épouse du roi d’Awadh, Wajid Ali Sha. « Roi » voilà un bien grand mot pour désigner cet homme qui n’a plus tellement de pouvoir tellement il doit plier l’échine devant les Anglais. Jusqu’au jour où les Anglais qui désirent plus que tout s’emparer de cette riche état déclare le roi inapte à gouverner et conquiert Awadh. Mais le peuple ne se laisse pas faire et Hazrat, la begum va participer puis mener une rébellion sans faille face à l’envahisseur britannique.

Le résumé est alléchant n’est-ce pas ? Et puis Hazrat Mahal est une femme exceptionnelle ! J’ai beaucoup aimé la suivre dans cette biographie romancée de Kénizé Mourad. J’ai vraiment eu l’impression de lutter à ses côtés. C’est une personne vive, intelligente mais également empathique. Bref, une vraie héroïne qui mériterait d’être plus connue, à mon humble avis.

L’intrigue manque de temps en temps de rythme mais c’est normal quand on désire être fidèle à l’histoire, il y a forcément des passages moins passionnants ou des moments d’attente entre deux batailles.

En tout cas, le style de Kénizé Mourad m’a plu. Efficace, il permet de s’immerger facilement dans ce récit et l’auteure n’hésite pas à utiliser des mots indiens. Elle a su trouver le bon mélange entre la part romanesque et la part historique, ce qui donne à la fois un ouvrage agréable à lire mais également instructif.

Bref, une belle rencontre au final qui m’a fait voyager dans la région d’Awadh.

Auteur : Kénizé Mourad

Titre : Dans la ville d’or et d’argent

Edition : Le livre de poche

Genre : Historique

Pages : 504

D’autres avis : Well-Read-Kid, Marmotte

Challenge des globe-readers

Escale : 41/+75 : Lucknow, Inde