Mon midi, mon minuit

Je voulais lire ce livre pour le Challenge Un mot, des titres mais je suis en terriblement en retard (un mois aheum). Bon ben tant pis ! Cela ne m’a pas empêché de dévorer cette jolie petite histoire.

Emma est une jeune femme de 26 ans, elle a un petit ami depuis ses 16 ans, une bande de potes qui la soutiennent dans toutes ses épreuves. Lorsqu’un jour John, son compagnon meurt dans un tragique accident. Dans ce livre, Anna McPartlin nous explique comment chacun de ses proches a essayé ou non de remonter la pente suite à cette épreuve.

Autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré ! Je me suis directement attachée à Emma dans laquelle je me reconnais beaucoup. J’ai apprécié toute sa bande d’amis aussi : Jo, Séan, etc.

J’ai aussi beaucoup aimé le contexte : on est à Dublin, fin des années 90.

Mon coeur s’est serré à de nombreuses reprises lors de la lecture et j’ai trouvé la fin, tout simplement waow !

Bref, un coup de coeur !

Escale 58/+75 : Dublin, Irlande

Autrice : Anna Mcpartlin

Commencé le : 02/05/2018

Terminé le : 05/05/2018

Edition : Le cherche midi

Genre : Contemporain

Pages :

J’ai perdu Albert

Ma dernière lecture de Didier Van Cauwelaert, à savoir L’éducation d’une fée, m’avait permis de me réconcilier avec l’auteur après Un aller simple que je n’avais pas du tout aimé. Néanmoins, j’étais un peu réticente avec ce titre. Il s’agit d’une comédie et comme souvent avec ce genre, ça passe ou ça casse !

Et heureusement, j’ai plutôt passer un bon moment aux côtés de Albert Einstein, qui squatte depuis de nombreuses années la tête de Chloé, qui a profité de ce don pour se lancer dans la voyance. Mais tout bascule lorsque Albert décide de s’exiler dans la tête de Zac, un garçon de café qui est également apiculteur. La première est horrifiée de ne plus pouvoir exercer son métier, le second, franchement dérangé par cette petite voix dans sa tête.

Les personnages sont vraiment attachants. J’avoue que j’ai quand même eu plus de mal avec Chloé mais en apprenant son passé, j’ai su mieux l’apprécié. Zac, en revanche, m’a plu immédiatement. C’est un garçon qui a des convictions et qui a du mal à trouver les fonds pour arriver à ses fins. Ce qu’on entrevoit d’Albert est plutôt singulier mais j’ai également aimé sa présence.

Le style est plutôt simple et le roman se lit rapidement. C’est un parfait petit moment de divertissement. en somme !

Auteur : Didier Van Cauwelaert

Commencé le : 05/04/2018

Terminé le : 09/04/2018

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 224

Sorti le : 28/03/2018

Note : 4/5

Madame Pylinska et le secret de Chopin

Cela va peut-être vous étonner mais c’est la première fois que je lis un roman d’Eric-Emmanuel Schmitt. Hé oui, cela faisait partie des grands auteurs incontournables à lire un jour mais sur lequel je ne m’étais pas penchée. Maintenant, que c’est fait, je peux vous dire que je vais recommencer !

Dans ce récit, Eric-Emmanuel Schmitt nous parle de ses cours de piano avec l’excentrique madame Pylinska. Le but de ses cours : parvenir à jouer Chopin et c’est tout un programme !

J’ai beaucoup aimé le personnage fantasque de madame Pylinska, ses méthodes d’apprentissage sont assez marginales mais ô combien efficaces ! Elle porte à elle seule, tout le roman.

J’ai aussi apprécié la fluidité de l’histoire. Cela se lit vraiment très rapidement. Le style est simple et va direct à l’essentiel même s’il n’est pas sans poésie. C’est une écriture qui me fait beaucoup penser à Amélie Nothomb.

Je ne sais quelle est la part du réel ou de l’imaginaire dans ce récit, et honnêtement, je n’ai pas envie de le savoir, tellement cette histoire parait parfaite ainsi.

Le thème de la musique est aussi bien représenté. Honnêtement, je ne me suis jamais trop intéressée à la musique classique mais ce livre m’a donné envie de m’y mettre. Une petite sélection à la fin de l’ouvrage n’aurait pas été de refus.

Bref, Madame Pylinska et le secret de Chopin est une jolie petite parenthèse que je vous recommande !

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt

Commencé le : 29/03/2018

Terminé le : 29/03/2018

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 126

Sorti le : 28/03/2018

Note : 4/5

L’orage au ventre

Dans L’orage au ventre, on rencontre Diane, une jeune mère de famille qui ne s’entend absolument pas avec son beau-père, Serge. Cette haine la ronge au plus profond d’elle. mais Antoine, son compagnon ne voit pas du tout ce que Diane pourrait reprocher à son père. Et puis il y a Vital, leur enfant, totalement en fusion avec Diane, ce qui ne plaît pas du tout à Serge.

J’ai trouvé ce court roman très bien écrit. C’est en une heure seulement que j’ai pu le dévorer, tellement il était fluide et addictif.

Pourtant, à la base, il n’y a rien de foncièrement original dans l’intrigue mais il est tout bonnement impossible de ne pas rester scotchée face à la consumation de Diane. On ressent fortement ses émotions. Jusqu’où est-elle prête à aller ? Que va-t-elle faire ? Sans même avoir le temps de dire ouf, on se retrouve à la fin, presque pris d’un vertige devant tant d’émois.

J’ai aussi aimé découvrir sa relation avec son fils, cette fusion qu’on lui reproche. Et on découvre aussi le point de vue de Serge, ce qui permet d’avoir vraiment une vue d’ensemble de ce qui se déroule dans cette famille.

En revanche, j’aurais aimé davantage de remise en question par la suite, que l’on passe au delà de la colère . Mais ce n’est pas le sujet du roman.

Que dire de plus ? La couverture est splendide et le titre est parfaitement adapté à cette histoire.

Bref, une belle découverte au final !

Merci à Chrystèle Corbery et Simplement pour cet ebook.

Autrice : Chrystèle Corbery

Commencé le : 13/03/2018

Terminé le : 13/03/2018

Edition : Numeriklivres

Genre : Contemporain

Pages : 195

Sorti le : 23/02/2016

Note : 3/5

Maria

Dans le coeur de Maria, il y a d’abord un garçon, Marcus, trois ans. La grand-mère et le petit fils adoré partagent le goût des oiseaux et partent souvent ensemble à la chasse aux plumes. L’arrivée du deuxième petit-enfant va sonner le glas d’un bonheur banal, entre les bacs du salon de coiffure où Maria travaille et la résidence modeste où elle vit avec un homme qu’elle ne regarde plus vraiment. Cette naissance cristallise les tensions familiales. L’éducation de Marcus faisait déjà grincer les dents : il joue avec des jeux de fille comme de garçon, porte des robes, décide de changer son prénom en « Pomme »… Cette fois un cap est franchi. La fille de Maria et son compagnon sont inflexibles : nul ne connaîtra le sexe du nouveau-né. « C’est un bébé » annonce-t-on laconiquement à Maria. Ni fille, ni garçon, ni « il », ni « elle », Noun sera l’un des premiers humains délivré des diktats de genre. Le choc est terrible. Comment aimer quand on ne peut nommer ? Abasourdie, abandonnée de tous, Maria se débat auprès de l’enfant interdit pour trouver sa place et ses mots. Rejetée, perdue, elle perd son emploi, s’isole. Reste l’éblouissement de sa tendresse pour Marcus, restent les oiseaux qui les réunissent. Modestement, à la seule force de son amour, Maria va tenter de se reconstruire et de retisser les liens perdus.

J’étais intriguée de découvrir cette histoire, non pas pour en savoir plus sur Maria mais bien sûr le choix de sa fille et de son compagnon de ne pas dévoiler le sexe de leur second enfant, même après la naissance.

Au final, je suis un peu déçue par ce roman mais je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même. Comme le laisse supposer le titre et la quatrième de couverture, le centre de ce récit reste Maria, ses doutes, ses craintes, son amour pour ses petits enfants. C’est une femme tendre mais qui m’a souvent agacée de ne pas partager les sentiments de sa fille. En fait, pour le coup, je suis vraiment plus proche de sa fille qu’elle. Du coup, quand elle la critique dans sa tête, j’avais un peu l’impression que c’était mes propres choix éducatifs qu’elle critiquait.

Bref, je n’ai pas su assez m’attacher à Maria, qui est pourtant un personnage, intéressant et complexe.

La plume d’Angélique Villeneuve que je découvre ici, est tendre et poétique. C’est un grand plaisir de lecture que j’ai éprouvé malgré une intrigue que je trouve un peu faible.

Bref, ce ne sera pas un roman qui restera gravé dans ma mémoire même si on ressent beaucoup d’amour dans ce texte.

Autrice : Angélique Villeneuve

Commencé le : 20/02/2018

Terminé le : 20/02/2018

Edition : Grasset

Genre : Contemporain

Pages : 180

Sorti le : 07/02/2018

Note : 2/5