Les larmes de l’olivier

Odette est Bretonne, fille d’ostréiculteurs, travaille à la Sorbonne, milite pour des causes nobles, justice sociale, droits de l’Homme, liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous sommes en 1950.

Mohand est Algérien, grand, balèze, déteste l’hypocrisie et les esprits tordus. Né en Kabylie, montagnard de père en fils, berger ayant le certif’ en poche, il s’expatrie.

Motif récurrent, gagner un peu de monnaie ! Ils se rencontrent à Paris. Tout de suite, elle lui saute au cou.

Le coup de foudre d’avant-hier s’étiole dès la naissance du premier bébé. Odette s’est-elle trompé en épousant le Viking du Djurdjura ? Le mariage mixte est-il responsable de la débâcle de ce couple ? Mohand reste à Paris jusqu’à sa retraite. Puis retour à la case départ, la Kabylie.

Voilà un chouette roman de cette rentrée littéraire. Direction, la Kabylie avec Mohand qui revient au pays après avoir passé des décennies en France. Là-bas, il a vécu l’amour avec Odette et a eu 3 beaux enfants. Mais tout cela est désormais du passé pour lui.

C’est plein de rancoeur que nous découvrons Mohand. Odette, son ex-femme semble avoir été monstrueuse avec lui tout comme la France. Mais peu à peu, le portrait qu’il donne des autres se fissure et on se rend compte que Mohand n’est pas si parfait que ça.

J’ai trouvé ce roman assez intéressant car il permet de se rendre compte de la désillusion que peut être le changement de pays (surtout un pays qui fait rêver comme la France pour le Maghreb ou les Etats-Unis).

C’est aussi l’occasion de découvrir les traditions kabyles telles que l’entraide, le respect des aînés, etc.

Le style de Mustafia Haciane est assez oral, sans être rébarbatif. Il permet de s’attacher à Mohand et découvrir l’histoire de son point de vue.

J’ai moins apprécié la construction de l’intrigue avec les aller-retours faits entre le présent et le passé. J’aurais préféré une intrigue plus linéaire.

Bref, c’est au final un roman assez agréable sur un sujet original mais qui ne m’a pas plus enthousiasmée que cela.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio :

4/6

Infos complémentaires

  • Auteur : Mustafa Haciane
  • Commencé le : 27/10/2018
  • Terminé le : 29/10/2018
  • Edition : Erick Bonnier
  • Genre : Contemporain
  • Pages : 388
  • Sorti le : 30/08/2018
  • Note : 3/5

L’écart #MRL18 #Rakuten

– Tu sais ce qu’elle est devenue ma coloc Amy ?
– Amy ? Attends-voir, la poivrote ?
– Oui !
– Je me rappelle comment c’était horrible quand je venais chez toi. Ca puait toujours le vin et la bière sous la porte de sa chambre.
– Le pire, c’est quand elle revenait en gueulant dans l’appart en pleine nuit. Elle frappait les meubles, balançait tous les objets sur la table puis se mettait à pleurer pendant des heures.
– Oui tu flippais, je m’en souviens.
– Bref, je l’ai recroisée récemment.
– Elle est devenue SDF ?
– Pas du tout ! Figure-toi qu’elle est clean maintenant ! Et elle rayonne même.
– Impossible ! Je ne te crois pas !
– Mais si, et tu sais ce n’est pas grâce à une désintox.
– Ah bon ?
– Oui, elle est retournée vivre sur son île natale.
– C’est où encore ?
– Un bout de terre paumé dans les Orcades, au nord de l’Ecosse.
– Et ça ne l’a pas fait replonger ?!
– Mais du tout ! En fait, elle m’expliquait qu’elle a réappris à aimer la vie là-bas, à se passionner pour la nature, la météorologie.
– Non, sans blague ?

J’ai imaginé ce petit dialogue en lisant le roman-témoignage d’Amy Liptrot qui s’appelle L’écart. L’écart, c’est avant une histoire de rédemption, celle d’Amy face à son alcoolémie. Déjà, l’alcoolémie des femmes est un sujet que je vois peu en littérature mais alors une désintox sur fond des magnifiques îles des Orcades, c’est encore plus inédit ! J’ai aimé le parcours d’Amy, ses doutes, sa manière de nous dire sans détour sa douleur face au manque mais aussi ses bouffées d’oxygènes face à cette mer nordique, la faune locale des Highlands. Bref, cette impression de bout du monde comme terrain de guérison était une très bonne idée.

Le style est plutôt direct, familier même s’il ne manque pas par moment de poésie.

C’est une lecture que je vous recommande !

3/6

Autrice : Amy Liptrot

Commencé le : 01/10/2018

Terminé le : 01/10/2018

Edition : Globe

Genre : Contemporain

Pages : 336

Sorti le : 29/08/2018

Les délices de Tokyo

Ah Tokyo ! Que j’aime cette ville grouillante. Ce petit roman contemporain m’a permis de m’évader dans les rues tokyoïtes pendant quelques temps. Il raconte la rencontre détonante entre un vendeur d’un petit snack vendant des dorayakis et d’une vieille dame qui recherche un travail et sait faire la pâte d’haricots rouges comme personne.

Bien que l’intrigue n’est pas sensationnelle, j’ai bien aimé apprécier ce roman pour son ambiance presque villageoise et et ses personnages qui semblent tous en quête de quelque chose. Une belle leçon d’amitié et de solidarité qui revigore.

Je le conseille pour vos longues soirées d’hiver, il vous mettra du baume au coeur !

Auteur : Durian Sukegawa

Commencé le : 09/09/2018

Terminé le : 17/09/2018

Edition : Le livre de poche

Genre : Contemporain

Pages : 224

Sorti le : 03/05/2018

Note : 3/5

Moonglow

J’étais vraiment hyper emballée par le résumé de Moonglow de Michael Chabon, c’est pourquoi j’ai postulé sur NetGalley pour le lire. Un vétéran de guerre, maquettiste de fusée épouse Dora, une rescapée juive des camps de concentration. Cette histoire, c’est donc une histoire d’amour compliquée, meurtrie par les souffrances de chacun des deux protagonistes puis de leurs enfants.

J’aurais vraiment voulu être happée par leur histoire, par leur vie et les suivre avec plaisir jusqu’au bout. Mais malheureusement, j’ai vite déchanté. Je trouve que le quotidien prend beaucoup trop de place dans ce roman et le rend beaucoup trop lent et ennuyeux. On peut passer plusieurs pages à parler de la météo ou à une ampoule qu’il faut changer.

Bref, la grande histoire de leur vie est du coup complètement noyée dans ces détails sans importance et je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages tellement ils m’insupportaient à parler de sujets insignifiants.

Bref, ce livre de la rentrée littéraire est donc un gros loupé pour moi. Trop d’histoires entremêlées, de mélange entre l’autobiographie et les fantasmes des personnages, je me suis complètement sentie submergée par ce récit et j’ai rapidement décroché.

Cette lecture compte pour le challenge 1% de la rentrée littéraire de Délivrer des livres.

Auteur : Michael Chabon

Commencé le : 06/09/2018

Terminé le : 09/09/2018

Edition : Robert Laffont

Genre : Contemporain

Pages : 528

Sorti le : 16/08/2018

Note : 1/5

Le goût des pépins de pomme

Allemagne. Une grand-mère vient de décéder et lègue sa maison chargée de souvenirs pour toute la famille à sa petite fille. Dans cet ouvrage, on parcourt la demeure avec Iris. C’est un livre très descriptif, chaque objet jaillir des émotions du passé. C’est plutôt lent mais heureusement le passé familial et les divers secrets vont permettre de pimenter un peu cette intrigue.

On frôle dangereusement l’ennui avec ce roman de contemplation mais j’ai, au final, un peu apprécié le voyage.

Autrice : Katharina Hagena

Commencé le : 15/08/2018

Terminé le : 18/08/2018

Edition : Le livre de poche

Genre : Contemporain

Pages : 286

Sorti le : 27/04/2011

Note : 2/5

D’autres avis : Frankie