Anton Tchekhov – La cerisaie

Mon avis :

La cerisaie est une des pièces les plus connues de Tchekhov. Elle raconte l’histoire d’une noble endettée qui se voit obligée de vendre sa cerisaie, un endroit qu’elle chérit car il lui rappelle des tas de souvenirs.

Le moins qu’on puisse dire c’est que ma rencontre avec cette pièce s’est très mal passée. Plusieurs raisons à cela.

Premièrement, j’ai confondu les personnages principaux pendant plus de deux actes (sur 4 au final). Je me suis totalement emmêlé les pinceaux surtout pour les hommes. Pourtant, j’avais bien lu le descriptif des personnages au début du volume mais… j’ai rien retenu semble-t-il ^^’.

Deuxième inconvénient, je trouve qu’on passe souvent du coq à l’âne dans cette histoire. Ils discutent d’un truc et hop brusquement on parle d’autre chose sans transition.

Et j’avoue que l’histoire était loin de me transcender. Elle m’a vraiment laissé de marbre. Cette aristocrate qui doit vendre sa cerisaie… Je m’en foutais un peu. Je n’ai pas su m’attacher aux personnages que je trouvais souvent larmoyants. Je sais que c’est une tragédie mais quand même.

La seule chose qui m’ait plu est l’époque. Nous sommes fin du XIXème siècle, on assiste à la déchéance de l’aristocratie russe. Bref, une géopolitique qui m’était assez inconnue que j’ai pu entrapercevoir ici.

En conclusion, je suis un peu le vilain petit canard pour cette œuvre. J’ai trouvé cette pièce trop nébuleuse, brouillonne. J’étais totalement perdue. Je n’y ai pas retrouvé ce qui m’avait plu dans le recueil de nouvelles Front blanc de Tchekhov. Peut-être est-ce le thème qui n’était pas adapté ou alors ce n’était pas le moment… En tout cas, ce livre est une cruelle déception.

1 sur 5

Le petit plus : Disponible gratuitement en e-book sur ce site. Et j’avance dans mon challenge :

Bilan : 2/15

Et ça commence ainsi :

“Scène première

Entrent Douniacha, avec une bougie, et Lopakhine, tenant un
livre.
LOPAKHINE. – Enfin le train est arrivé !
Quelle heure est-il ?
DOUNIACHA. – Près de deux heures. (Elle
éteint la bougie.)Il fait déjà jour.
LOPAKHINE. – Combien le train a-t-il de
retard ? Au moins deux heures. (Il bâille et
s’étire.) Quel imbécile je fais ! Je viens exprès ici
pour aller les attendre à la gare, et je laisse passer l’heure. Je
m’endors sur une chaise ! C’est malheureux ! Tu aurais dû
me réveiller

Auteur : Anton Tchekhov

Titre : La cerisaie

Édition : Le livre de poche

Genre : Pièce de théâtre, classique

Pages : 160 ou 68 en e-book

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