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  • Catmask Boy

    Catmask Boy

    • Auteur : Linus Liu
    • Genre : Roman graphique, manga
    • Edition : La Boîte à Bulles
    • Publié le 05 mars 2025
    • Pages : 192

    Note : 4 sur 5.

    4ème de couverture

    Une plongée pop dans les bas-fonds de Hong Kong, à la croisée de Amer Béton et du cinéma hongkongais.

    Dans le Hong Kong des années 1970, le jeune Tao Tigrou passe plus de temps à s’amuser qu’à réviser ses leçons. Sa seule ambition : devenir super-héros ! Pour cela, il s’est fabriqué un masque de chat. Le jour de la remise des bulletins, alors que Tao Tigrou s’est enfin hissé à la prestigieuse place d’avant-dernier, son précieux sésame est emporté par mégarde par un homme se rendant dans le sulfureux quartier de Kowloon.

    Dans cet empilement de bâtiments gargantuesque, bidonville où ne s’applique aucune règle si ce n’est celle des mafias, fleurissent tous types de business illicites : salle de jeux, fumeries d’opium et commerce sous le manteau. S’il veut éviter une sévère correction de sa mère, Tao Tigou n’a pas le choix : il doit se rendre dans l’antre du vice et confronter ses peurs.

    Ce que j’ai pensé de Catmask Boy

    Tao est un petit garçon espiègle qui vit à Hong Kong dans les années 70. Son périple va l’amener dans le quartier de Kowloon. Kowloon est un quartier emblématique d’Hong Kong qui a été détruit dans les années 90. C’était à la base l’enclave chinoise alors qu’Hong Kong est sous domination britannique mais c’est aussi un lieu où les gratte-ciels et les bidonvilles se regroupent dans un labyrinthe interminable. Cela pourrait être un terrain de jeu idéal pour le jeune Tao mais il est là pour récupérer son bulletin et va bientôt se frotter aux bandits locaux.

    On n’est pas ici dans un récit historique où on voit toutes les facettes de la citadelle de Kowloon mais dans l’aventure d’un gamin qui nous donne un instantané de son quotidien. J’ai aimé ce ton léger, cette fraîcheur malgré le thème qui aurait pu être lourd. Cela m’a par moment fait penser à Bonne nuit Punpun d’Inio Asano.

    Pour le graphisme, Linus Liu nous propose un personnage qui porte un masque de chat et pourrait être n’importe quel petit garçon de cette ville. Deux couleurs seulement sont utilisées en dehors du noir et du blanc : l’orange et le turquoise. Ce qui donne une atmosphère douce et acidulée vraiment plaisante.

    Bref, je ne sais pas s’il y aura une suite ou si c’est un one-shot mais j’ai vraiment apprécié cette petite plongée pop et colorée dans Hong Kong.

    En 2025, je voyage

    Cette lecture est ma BD de la semaine (regroupement chez Moka ce mercredi) et fait également partie du challenge En 2025, je voyage (Hong Kong, 1er passage). Merci à NetGalley et La Boîte à Bulles pour la découverte !

  • Akuteu

    Akuteu

    Akuteu
    • Autrice : Soleil Launière
    • Edition : Editions du Remue-ménage
    • Genre : Théâtre, contemporain
    • Pages : 96

    Note : 4 sur 5.

    4ème de couverture

    Akuteu : «suspendu», en langue innue. Filant la métaphore de la carcasse de l’animal que l’on suspend, Soleil Launière raconte le vertige d’être en perpétuelle suspension, entre la fierté et la honte, entre les mondes du visible et de l’invisible. Est-il légitime de prendre la parole au nom des siens ? Comment démêler l’inextricable nœud dont est faite l’identité ?

    Ce que j’ai pensé d’Akuteu

    J’ai écouté Akuteu sur Radio Canada suite à la recommandation de Karine de Mon Coin Lecture. Et j’ai un peu de moins de mal à le classifier. Est-ce du théâtre ? Un essai ? Un poème ? Un peu tout cela à la fois. En tout cas, j’ai plongé dans l’histoire de Soleil Launière et de sa quête d’identité et son espoir de retrouver ses racines innues (tribu amérindienne du Québec).

    C’est très beau, très chantant. C’était donc un livre idéal à écouter. C’est aussi très court et je conseille de l’écouter ou de le lire d’une seule traite car c’est comme un chant dans lequel on ne reprend pas son souffle. On ne peut pas s’arrêter en chemin. Il faut finir à tout prix.

    Bref, un petit OVNI qui m’a fait beaucoup d’effet même si j’ai beaucoup de mal à en parler. Si vous avez une petite heure pour l’écouter ou le lire, je vous le conseille.

  • Les lectures de Little Z #2

    Les lectures de Little Z #2

    Deuxième édition de ce rendez-vous où je vous propose de parler des albums que je lis avec mon petit garçon.

    La journée sans écran

    La journée sans écran

    La consommation d’écran est un grand sujet pour les familles. Dans cet album rigolo, ce sont les enfants qui privent leurs parents de leurs écrans pour s’amuser à faire d’autre chose. C’est vraiment un chouette album pour parler du sujet avec humour et philosophie.

    Note : 4 sur 5.

    Tout le monde fait caca

    Le thème pipi-caca, un classique ! Ici, on découvre toutes sortes d’animaux qui défèquent. Simple mais efficace.

    Note : 3 sur 5.
    Tout le monde fait caca !

    Pas de panique, petit crabe

    Pas de panique petit Crabe

    Avec Chris Haughton, on n’est jamais déçus. Dans cet ouvrage, on suit Petit Crabe et Très grand crabe qui quittent leur mare pour se rapprocher de la mer. Un chouette album pour parler de la peur de l’inconnu, d’oser dépasser ses peurs.

    Note : 4 sur 5.

    Mon nom à moi, c’est Billy

    J’ai beaucoup aimé le dessin de Loïc Clément que j’ai découvert avec cet album. L’histoire est celle d’un jeune cow-boy dans le Far-West qui s’appelle Billy. Les textes sont assez longs et Little Z a décroché mais je reprendrai la suite quand il sera un peu plus grand.

    Note : 3 sur 5.
    Mon nom à moi, c'est Billy

    Mes vacances chez Mamie

    On y suit un petit garçon qui part en vacances chez sa mamie dans un petit appartement en Chine. Il n’est pas seul, il est accompagné de quelques chevaux. Mamie rentre dans tous les jeux de son petit fils au grand bonheur de celui-ci. Tendre et mignon.

    Note : 3 sur 5.
  • Impénétrable

    Impénétrable

    • Autrice : Alix Garin
    • Edition : Le lombard
    • Genre : Roman graphique
    • Pages : 304
    • Publié en 2024
    • D’autres avis : Le coin lecture de Nath

    Note : 4 sur 5.

    4ème de couverture

    Dans un récit profondément intime et émouvant, Alix Garin nous raconte son voyage libérateur à travers les méandres des troubles de la sexualité. Comment le combat pour reprendre possession de son corps, de son désir et sauver son couple se transforme en une quête émouvante de guérison, d’émancipation et d’amour. À travers des hauts et des bas, des échecs et des victoires, elle explore les profondeurs de sa psyché, les liens entre le physique et le mental et la complexité de la sexualité. Avec courage et honnêteté, Alix livre un témoignage sincère, beau et bouleversant sur les difficultés liées à la sexualité, encore trop méconnues et souvent taboues.

    Ce que j’ai pensé d’Impénétrable

    Enfin, une histoire sur le vaginisme ! C’est vraiment ce qui m’est venu à l’esprit quand j’ai entendu parler de ce roman graphique. Je ne vais pas rentrer dans le détail mais c’est une maladie dont j’ai souffert il y a quelques années et cela reste une maladie très taboue dont peu de personnes connaissent l’existence et qui est toujours difficile à dévoiler.

    Dans Impénétrable, Alix Garin nous parle de sa propre expérience du vaginisme. C’est un vaginisme secondaire dont elle est atteinte. Elle a donc eu une vie amoureuse et sexuelle avant que cela ne se déclenche. Son témoignage est sincère et pour moi qui l’ai vécu, j’ai trouvé qu’elle savait extrêmement bien retranscrire que ce soit par les mots ou par les images les sensations et les douleurs que provoquent la pénétration. La métaphore de l’éclair de douleur est particulièrement bien trouvée. Tout comme le fait que le corps entier se noircit au moment fatidique.

    Vient ensuite son parcours pour se faire diagnostiquer et soigner qui est aussi très intéressant.

    Le coup de cœur m’a échappée pour une seule raison. C’est avant tout pour son aspect uniquement témoignage. On n’est pas du tout ici dans un documentaire. Alix Garin ne va donc pas expliquer en détail les maladies, vers qui se tourner, toutes les méthodes de guérison. Le vaginisme dont elle est atteinte est assez minoritaire et la solution qu’elle a trouvé pour s’en sortir est assez marginale. Tout le monde ne va pas s’y retrouver dedans et ce n’est donc pas un livre que je vais recommander à tout va pour expliquer cette pathologie car son histoire est assez spécifique et loin d’être universelle.

    Ce roman graphique ne parle que de cette maladie. C’est aussi une réflexion sur le rapport que la société a avec la sexualité et également une histoire de couple, d’amour qui se redessine en dehors du rapport sexuel traditionnel. Merci à Alix Garin de nous dévoiler ce sujet si intime et pourtant si important car cela n’a pas du être évident du tout !

    C’est ma BD de la semaine. Le thème de cette semaine sont les bulles d’amour chez Fanny. Cette lecture compte aussi pour En 2025, je voyage : Belgique (2ème passage)

    En 2025, je voyage
  • Badjens

    Badjens

    Badjens

    Note : 5 sur 5.

    4ème de couverture

    « Bad-jens : mot à mot, mauvais genre. En persan de tous les jours: espiègle ou effrontée. »

    Chiraz, automne 2022. Au cœur de la révolte « Femme, Vie, Liberté », une Iranienne de 16 ans escalade une benne à ordures, prête à brûler son foulard en public. Face aux encouragements de la foule, et tandis que la peur se dissipe peu à peu, le paysage intime de l’adolescente rebelle défile en flash-back : sa naissance indésirée, son père castrateur, son smartphone rempli de tubes frondeurs, ses copines, ses premières amours, son corps assoiffé de liberté, et ce code vestimentaire, fait d’un bout de tissu sur la tête, dont elle rêve de s’affranchir. Et si dans son surnom, Badjens, choisi dès sa naissance par sa mère, se trouvait le secret de son émancipation ? De cette transformation radicale, racontée sous forme de monologue intérieur, Delphine Minoui livre un bouleversant roman d’apprentissage où les mots claquent pour tisser un nouveau langage, à la fois tendre et irrévérencieux, à l’image de cette nouvelle génération en pleine ébullition.

    Ce que j’ai pensé de Badjens

    J’avais repéré ce roman chez Karine de Mon coin lecture qui l’avait mis dans son top de l’année 2024. Badjens est un roman particulier, aussi court que percutant. C’est avant tout l’histoire d’une adolescente surnommée Badjens et de sa vie en Iran.

    Rapidement, on sent sa colère qui monte ainsi que son envie de justice et de liberté. Le style est incisif et on lit cet ouvrage d’une traite sans reprendre son souffle tellement Badjens nous embarque dans son tourbillon.

    C’est simple, j’ai adoré de bout en bout. Bon, sauf les passages avec son père ou avec son cousin qui sont assez traumatisants. Mais ses réactions, ses pensées, son feu intérieur qui brûle de plus en plus… Tous ces éléments étaient parfaitement écrits.

    C’est un roman à mettre entre toutes les mains (adultes tout de même car la violence est omniprésente).

    En 2025, je voyage

    Lu pour le challenge En 2025, je voyage (Iran : 1er passage), et Petit Bac 2025 (catégorie bonus : gros mot) d’Enna.

  • Appelez la sage-femme

    Appelez la sage-femme

    Appelez la sage-femme
    • Autrice : Jennifer Worth
    • Edition : Albin Michel
    • Genre : Témoignage, autobiographie
    • Publié en 2013
    • D’autres avis : Myarosa

    4ème de couverture

    Rien ne prédestinait Jennifer Worth à devenir sage-femme dans les quartiers miséreux des Docklands. Quand à vingt-deux ans elle rejoint les sœurs de Nonnatus House, une maternité qui vient en aide aux plus pauvres, elle s’apprête à vivre l’expérience de sa vie…

    Ce que j’ai pensé d’Appelez la sage-femme

    Nous sommes nombreux à connaître la série éponyme qui en a été tirée et j’étais vraiment très curieuse de découvrir l’oeuvre originale.

    J’y ai retrouvé de nombreuses anecdotes et histoires que l’on retrouve dans la série qui lui est vraiment très fidèle. Le plus du livre est de vraiment être dans la tête de Jenny Lee et de comprendre à tout moment ce qu’elle a pensé de chaque situation.

    L’immersion dans les docks londoniens est totale. On y voit toute la misère humaine qui s’y passe. On voit les images mais on sent aussi les odeurs grâce aux descriptions.

    C’est vraiment un bel ouvrage sincère et vrai que je conseille à tous ceux qui ont aimé la série.

    En 2025, je voyage

    Cette lecture compte pour 3 challenges : En 2025, je voyage (Angleterre, 1er passage), Challenge ABC (lettre W), Petit Bac 2025 (catégorie : métier)

  • Danse avec moi

    Danse avec moi

    Danse avec moi
    • Auteur : Syed M. Masood
    • Edition : PKJ
    • Genre : YA, romance
    • Pages : 348
    • Publié en 2023
    • D’autres avis : Mycoton, My-books

    Note : 5 sur 5.

    4ème de couverture

    Pour conquérir la fille de ses rêves, Arsalan va devoir apprendre à danser !

    Arsalan, 17 ans, est ce qu’on pourrait appeler le  » coincé de service  » : il porte une cravate tous les jours au lycée et a des principes d’une autre époque. Normal : il vit avec Nana, son arrière-grand-père quasi centenaire. Redoutant de se retrouver seul au monde, Arsalan demande à Beenish, la belle-fille d’une célèbre marieuse, d’intercéder en sa faveur.
    Beenish, impétueuse et la réplique assassine, est moins une fille qu’un ouragan. Elle accepte néanmoins d’aider Arsalan… s’il devient, en échange, son partenaire de danse pour un concours.
    Au fil des répétitions, ces deux êtres aux antipodes l’un de l’autre vont apprendre à se connaître et à s’apprécier. Mais pour se donner une chance de s’aimer, ils vont devoir s’ouvrir et affronter leurs démons…

    Ce que j’ai pensé de Danse avec moi

    J’ai directement été attirée par cette couverture bollywoodienne mais attention à ne pas s’y fier. Si vous cherchez une petite romance autour de la danse, vous serez sûrement déçus. Car Danse avec moi, c’est avant tout une lecture avec de nombreux sujets de société.

    On découvre d’abord Arsalan, un adolescent assez gauche qui vit seul avec son arrière-grand-père. Il semble assez froid et ne pas avoir de personnalité au premier abord. Son style vestimentaire, c’est par exemple simplement les uniformes de son oncle qu’il a récupéré. Ses loisirs ? Lire les livres de son aïeul, regarder des vieilles VHS ou (mal) cuisiner. Malgré le descriptif que j’en fais, je me suis rapidement attachée à Arsalan qui a une vraie bonté d’âme.

    Et puis, de l’autre côté, il y a le rapprochement avec Beenish, surnommée Bean. Une jeune fille pétillante à souhait, passionnée de danse et assez soupe au lait. C’est aussi un personnage qu’on apprécie facilement, surtout quand ses parts d’ombre viennent à la surface.

    Mais donc, comme je le disais en préambule, on n’est pas dans une romance classique. Danse avec moi, c’est avant tout le parcours de 2 adolescents en quête d’identité et qui ont plusieurs influences : leur famille pakistanaise, le poids de l’Islam, leur vie d’adolescent moderne à San Francisco, le milieu de la danse de Lollywood (Bollywood pakistanais).

    J’ai vraiment adoré tous ces univers qui se mélangent et leurs pensées philosophiques. C’est mon premier coup de coeur de l’année et je vous le recommande vivement.

    En 2025, je voyage

    Lecture qui compte pour les challenges En 2025, je voyage (Pakistan, 1er passage) et Petit Bac 2025 (catégorie : sport/loisir avec le mot danse)

  • Journal d’un exilé

    Journal d’un exilé

    • Auteur : Amadou Barry
    • Edition : Julliard
    • Genre : Contemporain
    • Sorti en 2025
    • Pages : 256

    Note : 4 sur 5.

    4ème de couverture

    À son arrivée dans le pays des droits de l`homme, Dramé, un exilé en situation irrégulière, espère trouver un îlot de tranquillité et de répit, mais c`est la précarité, la pénurie de logements, l`impuissance des associations et l`indifférence de l`administration qui l`attendent. Il échoue en périphérie de la capitale, au milieu d`une foule d`exilés de toutes nationalités qui vivent retranchés dans un tunnel. Parmi eux, Fodié, un Ivoirien féru de livres, philosophe à ses heures, accepte de l`accueillir dans sa tente. C`est le début d`une complicité fraternelle, dans un quotidien de violence et de dénuement, que la disparition de Fodié va interrompre brutalement. Livré au tunnel et à lui-même, Dramé décide alors d`écrire l`histoire de son ami.

    Amadou Barry scrute sans fard la condition de celles et ceux qu`on ne cesse de stigmatiser, et d`invisibiliser, en les qualifiant de  » migrants « . À travers les tribulations de Dramé et de son frère d`infortune Fodié, il leur restitue leur pleine humanité d`exilés, en même temps qu`il interpelle le lecteur.

    Ce que j’ai pensé de Journal d’un exilé

    Journal d’un exilé est le premier roman d’Amadou Barry. A la lecture de cet ouvrage, je me demande s’il y a des aspects autobiographiques à ce récit. Mais même si cela n’est pas le cas, la plongée est totale dans le monde des exilés politiques en France.

    Je me suis rapidement attaché à Dramé et à son ami Fodié qui lui partage sa tente, l’aide à trouver du boulot et lui apprend les rudiments pour vivre dans la rue. Dans le tunnel dans lequel ils vivent, on y voit de la solidarité mais également des vols, des addictions à la drogue. Ce petit microcosme est assez fascinant à suivre même si on se doute que l’issue finale ne sera pas joyeuse pour chacun d’entre eux.

    C’est aussi un bon moyen de voir la diversité des personnes qui y vivent. Il y a de toutes les nationalités, de tous les âges, des personnes non qualifées, non diplomées et pourtant elles finissent tous par se retrouver dans ce tunnel lugubre.

    Bref, même si la situation est révoltante, Amadou Barry arrive à en faire un roman humain, non larmoyant et très immersif.

    Merci à NetGalley et Julliard de m’avoir permis de lire ce roman de cette rentrée littéraire d’hiver de 2025. Cette lecture compte également pour 2 challenges : En 2025, je voyage : Guinée (1er passage) et Challenge Petit Bac : catégorie objet.

  • Janvier 2025 – Calcul explosif

    Janvier 2025 – Calcul explosif

    L’année a démarré sur les chapeaux de roux avec une pierre au rein pour moi. 2 passages aux urgences, 2 opérations, 2 hospitalisations et 1 consultation plus tard, je commence enfin à souffler.

    Lectures

    Seul ce qui brûle
    La fille automate
    Aimé Césaire non à l'humiliation
    La journée sans écran
    Carole & Tuesday, tome 3
    Akuteu
    L'encyclopédie illustrée des éléments
    Badjens
    Le jour où les lions mangeront de la salade verte
    L'éveil des sorcières
    Le pensionnat de Melle Géraldine, tome 1 : Etiquette & Espionnage
    Tout le monde fait caca !
    Danse avec moi
    Appelez la sage-femme
    Les prédateurs, tome 1
    Carole & Tuesday, tome 1
    Les mille oiseaux d'Hiroshima
    Préparez-vous pour la bagarre : en bons pères de famille
    Carole & Tuesday tome 2
    Simone de Beauvoir - Je veux tout de la vie
    Tout pour devenir une sorcière
    Pas de panique petit Crabe
    Mon nom à moi, c'est Billy

    Vous avez vu la longueur de ce bilan littéraire ?! Ce mois-ci, j’ai, malgré tout, sû garder un très bon rythme avec 26 lectures. J’ai eu 2 coups de coeur : Danse avec moi et Badjens.

    Films et séries

    Sonic
    Exploding kittens

    On a regardé en famille 2 nouveaux films : Sonic et Moi, moche et méchant 4 et en série, la 1ère saison d’Exploding Kittens et commencé Les mômes de l’apocalypse. J’ai aussi profité de ma petite convalescence pour avancer dans la 1ère saison de Shadow and Bone.

    Je n’ai pas trop avancé sur mes autres loisirs. J’ai plutôt profiter du mois pour souffrir (aheum) puis me reposer et profiter de mes proches. Bref, hydratez-vous bien et au mois prochain !

  • Orignal

    Orignal

    Note : 4 sur 5.

    4ème de couverture

    Comme tous les jours, Joe est en retard à l’école. Comme tous les jours, Jason l’attend, redoublant de cruauté et d’ingéniosité pour le martyriser. Joe se sent seul, abandonné et préfère, plutôt que de prendre le bus scolaire, couper à travers les bois, où il n’est plus la proie mais l’observateur de la nature qui, indifférente à ses problèmes, semble suivre son cours… Jusqu’à ce que Jason décide de le suivre.

    Ce que j’ai pensé d’Orignal

    Quand j’ai vu le thème de la BD de la semaine, à savoir les bulles animales, j’ai repensé à cet ouvrage que j’avais repéré sur le blog D’une berge à l’autre l’année passée lors d’un autre BD de la semaine. J’ai ainsi pu l’emprunter numériquement sur Lirtuel.

    Ce qu’il faut savoir avant tout sur cette BD, c’est qu’il ne faut pas se fier à la couverture un peu enfantine. Le propos est dur vu qu’il s’agit d’harcèlement scolaire et est plutôt destiné aux adolescents et aux adultes.

    Si le graphisme ne m’a pas enthousiasmée plus que ça, il ne m’a pas empêché non plus de me plonger dans l’intrigue. L’ouvrage se démarque des autres sur la même thématique grâce au rapport du protagoniste avec la nature et l’orignal en particulier mais également par le twist de fin. Mais promis, je n’en dirais pas plus ;).

    Cette BD ne m’a clairement pas laissé indifférente et je suis très contente de mon premier choix de BD pour cette année !

    Cette chronique est publiée dans le cadre du rendez-vous La BD de la semaine. Retrouvez les autres bulles animales chez Noukette. Cette lecture me permet également d’avancer dans le Petit Bac d’Enna (catégorie : Animal), le challenge ABC (lettre R), En 2025, je voyage (Belgique – 1er stop).

  • Préparez-vous pour la bagarre : En bons pères de famille

    Préparez-vous pour la bagarre : En bons pères de famille

    • Autrice : Rose Lamy
    • Edition : Points
    • Genre : Essai
    • Pages : 195
    • Publié en 2024
    • D’autres avis : Topobiblioteca

    Note : 4 sur 5.

    4ème de couverture

    « Dans cette fiction sociale écrite par les bons pères de famille, les femmes et les enfants sont les éléments perturbateurs. Les patriarches tiennent le beau rôle, et les hommes violents ce sont toujours les autres, les monstres, les fous, les étrangers, les marginaux. Enfin, c’est ce qu’ils (se) racontent. »

    Avec ce nouveau livre, à la force narrative impressionnante, Rose Lamy achève de s’imposer comme l’une des voix incontournables du féminisme contemporain.

    Ce que j’ai pensé de Préparez-vous pour la bagarre – En bons pères de famille

    Depuis sa sortie, je désirais lire cet essai sur les « bons pères de famille » et la manière dont ceux-ci sont plus excusés en cas de fait de violence. L’affaire Mazan m’a encore plus donnée envie de comprendre ce phénomène.

    Et c’est brillant. Je ne vois pas d’autre mot ! Rose Lamy décortique ce terme et nous explique pourquoi certaines personnes sont vite excusées si elles correspondent au modèle du bon père de famille. Autrement dit : pas un monstre qui assassine ou violente en masse, pas un fou isolé, pas un étranger ou un marginal tel qu’une personne asociale ou rejetée. Si l’auteur du délit ne coche aucune de ces cases, et d’autant plus s’il est bien inséré socialement tel que « l’enfant du pays », « un brave gars », « un chouette voisin actif dans les associations » alors sociétalement, il sera plus vite excusé.

    La lecture de cet essai est fluide et très rapide. Cela m’a donné envie de lire son autre ouvrage Défaire le discours sexiste dans les médias ainsi que son prochain qui devrait sortir sur le mépris culturel si j’ai bien compris.

    Bref, c’est vraiment passionnant et cela permet d’affiner notre argumentaire face à ses questions sociétales.

    Lu dans le cadre des challenges : En 2025, je voyage (France, 3ème stop – 10 points), Petit Bac 2025 (crime & justice) et Challenge ABC (lettre L).

  • Simone de Beauvoir – Je veux tout de la vie

    Simone de Beauvoir – Je veux tout de la vie

    • Autrices : Julia Kormik et Julia Bernhard
    • Edition : Steinkis
    • Genre : Roman graphique
    • Pages : 128
    • D’autres avis : Caloukili

    Note : 3 sur 5.

    4ème de couverture

     » J’aime avec passion la vie, j’abomine l’idée de devoir mourir. Je suis terriblement avide, aussi, je veux tout de la vie, être une femme et aussi un homme, avoir beaucoup d’amis, et aussi la solitude, travailler énormément, écrire de bons livres, et aussi voyager, m’amuser, être égoïste, et aussi généreuse… « 
    Simone de Beauvoir

    La femme qui a écrit ces mots est l’une des intellectuelles les plus influentes du XXe siècle. Toute sa vie, Simone de Beauvoir s’est battue pour pouvoir exister dans toute la diversité de son être. Et ceci, indépendamment des normes et des règles.

    Ce que j’ai pensé de Simone de Beauvoir – Je veux tout de la vie

    Simone de Beauvoir est une personnalité importante. J’avoue que je ne l’ai encore jamais lu car ça m’effrayait un peu ! Grâce à ce roman graphique, j’ai pu découvrir sa vie, sa manière de penser, ses combats et cela m’a finalement donné envie de lire Le deuxième sexe.

    Dans cet ouvrage, on va évidemment parler des autres personnes célèbres qui ont fait partie de sa vie comme Jean-Paul Sartre ou Gisèle Halami.

    Au niveau du style graphique, Julia Bernhard nous propose un style très épuré. La plupart du temps, il n’y a pas de décor, juste les personnages. Il n’y a pas de couleurs non plus à part les touches de jaunes qui permettent de donner du contraste au récit. Néanmoins, c’est un petit détail mais qui m’a hautement perturbée : je n’aime pas du tout sa manière de dessiner les nez ! Voilà, c’est dit :)).

    Simone de Beauvoir semblait vouloir qu’on parle d’elle pour autre chose que pour son combat féministe mais finalement, je ne trouve pas que cette biographie permette de montrer l’étendue de ses savoirs et ses pensées. Bref, pour ça, je pense qu’il ne me reste plus qu’à franchir le pas que d’ouvrir un de ses livres.

    C’est ma BD de la semaine et ce mercredi, nous nous retrouvons chez Moka. Cette lecture me permet également d’avancer dans 3 challenges : ABC (lettre K), En 2025, je voyage (Allemagne, 1er passage), Petit Bac 2025 (personnes célèbres).