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  • Jean-David Morvan, Naoki Saito – Contes cruels du Japon

    Mon avis :

    J’ai tout de suite été attirée par la couverture de cette bande dessinée. Dragons, monstres étranges et surtout le titre m’ont poussée à la lire rapidement. En plus, un livre qui allie bande dessinée, contes et Japon avait tout pour me plaire. Verdict ?

    J’ai adoré ! Quel plaisir de découvrir ces contes joyeux, tristes ou cruels ! J’ai beau m’intéresser à la culture nippone depuis longtemps, aucun de ces contes ne m’était connu. Bref, que de l’inédit ! De plus, chaque conte est précédé d’une introduction nous expliquant la région ainsi que l’époque dans laquelle cette histoire va se passer. Même les non initiés aux différentes ères japonaises pourront apprécier ce volume.

    Le dessin vogue quant à lui entre esthétisme manga, européen et fait même parfois penser à la peinture japonaise du XIXème siècle. On n’hésite pas à faire éclater les planches pour nous offrir des dessins pleines pages.

    Vous l’avez compris, c’est un coup de cœur ! Une des meilleures BD que j’ai lu cette année. Je vous le conseille vivement. Rien est à jeter et cette bande dessinée peut ravir ce qui adore le pays du soleil levant comme ceux qui n’y connaissent rien.

    5 sur 5

    Auteur : Jean-David Morvan, Naoki Saito

    Titre : Contes cruels du Japon

    Édition : Delcourt

    Genre : BD, conte

    Pages : 64

  • Robert E. Howard – Conan

    Ce livre est en fait une sorte de best of de l’univers de  Conan. Il regroupe 8 nouvelles de Conan que voici :

    1. Cimmérie
    2. La Tour de l’Éléphant
    3. La Fille du Géant du Gel
    4. La Reine de la Côte Noire
    5. Le Peuple du Cercle noir
    6. Une sorcière viendra au monde
    7. Les Clous rouges
    8. Au-delà de la rivière Noire

    Mon avis :

    Je ne connaissais pas beaucoup l’univers de Conan. Je voulais vraiment en apprendre plus sur ce barbare en lisant l’œuvre originale. Ce livre m’a permis de m’en donner un aperçu.

    Dès l’introduction, on nous esquisse Robert E. Howard, l’auteur, comme un des précurseurs de l’heroic fantasy. Ça promet ! Conan, c’est beaucoup plus qu’une série de batailles. C’est un univers nouveau avec de nombreuses contrées et peuplades, chacune avec des caractéristiques et des paysages qui lui sont propres.

    En découvrant les premières nouvelles, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans un jeu vidéo. Et c’est loin d’être péjoratif ! Nous sommes au côté de Conan durant toutes ces aventures et j’ai souvent eu l’envie de prendre une manette pour qu’il puisse mener à bien sa mission, ses combats. J’étais vraiment curieuse avant chaque de combat de découvrir quel sera l’adversaire à battre, ses points et ses points faibles.

    Ses ennemis sont d’ailleurs souvent des animaux. Le bestiaire est très présent. Il n’est toutefois pas fort original mais des araignées géantes , c’est toujours du plus bel effet. J’ai beaucoup aimé ce point. J’aime bien découvrir de nouvelles créatures à travers la littérature fantasy. Ici, j’ai été comblée.

    J’avais un peu peur de trouver de la misogynie dans ces nouvelles vu qu’elles ont été écrites dans les années 30. Je m’attendais vraiment à trouver des jolies princesses à sauver. Mais rien à voir ! De beaux rôles sont donnés aux femmes. Elles savent vraiment tenir tête à Conan et ne servent pas qu’à décorer.

    Et Conan dans tout ça ? Malgré son caractère assez froid, Conan a su m’intéresser. Il ne réfléchit pas beaucoup avant d’agir mais malgré son côté sauvage, il a vraiment un petit charme. Et puis il n’est pas si bête que cela. Malgré son caractère bourru, l’homme a des principes, des valeurs.

    Malgré tous ces points positifs, je trouve que les aventures sont parfois un peu  trop classiques. On prédit souvent ce qu’il va se passer. Mais bon, c’est un peu normal pour le précurseur d’un genre non ? Les nouvelles qui ont su le plus me combler sont La Tour de l’éléphant, Une sorcière viendra au monde et Les clous rouges. Je vous les recommande ;).

    De plus, les nouvelles se passent à des moments différents. Résultat, j’étais parfois un peu perdue me demandant comment Conan était arrivée à la tête de telle tribu ou comment il s’était rendu dans tel pays. J’imagine que lire l’intégrale me permettrait de combler toutes ces ellipses.

    Pour conclure, cette édition remplit parfaitement son rôle : nous donner un aperçu des aventures de Conan. Bien que ces nouvelles aient été écrites il y a plus de 70 ans, le style est très accessible. Bref, une bonne découverte !

    Un grand merci à Milady et à Livraddict de m’avoir permis d’en apprendre plus sur le légendaire Conan !

    4 sur 5

    Le petit plus : Un film vient de sortir avec Jason Momoa dans le rôle de Conan. De plus, si vous désirez découvrir tout l’univers de Conan, les intégrales sont sorties chez Bragelonne.

    Et ça commence ainsi :

    « Je me souviens

    Les forêts ténébreuses, masquant les pentes des sombres collines ;

    L’éternelle voûte de plomb des nuages gris ;

    Les eaux opaques des rivières s’écoulant ans bruit

    Et les vents solitaires qui mugissaient le long des défilés. »

    Auteur : Robert E. Howard

    Titre : Conan

    Édition : Milady

    Genre : Fantasy

    Pages : 512

  • Turf – Magasin sexuel, tome 1

    Mon avis :

    Je ne connaissais pas Turf avant de tomber sur cette bande dessinée. Je n’ai pas hésité à l’emprunter car c’était une occasion idéale de participer au 1er mardi, c’est permis.

    Bon, en fait, Magasin sexuel est loin d’être une lecture inavouable. Je m’attendais à une bande dessinée un peu coquine avec de nombreux gags autour du monde des sexshop. Je me suis bien trompée car ici, on est dans une histoire gentillette autour d’une jeune fille qui lance un magasin sexuel dans un petit village où la population n’est pas encore prête à accepter ce genre d’échoppe.

    Je suis donc un peu déçue par cette bande dessinée tout simplement car je m’attendais à autre chose. Toutefois, certains passages m’ont beaucoup plu comme celui où le maire explique à une habitante que le sekshop comme il l’appelle est juste un endroit où on vend des petits canards en plastique. D’autres situations cocasses du même genre m’ont quand même permis de passer un bon moment.

    Quant au dessin de Durf, j’avoue que je ne suis pas fan. J’aime particulièrement les couleurs utilisées mais les traits des personnages ne me plaisent pas trop. J’ai toujours du mal à discuter de ce point. Entre le dessin et moi, il y a une alchimie qui se passe ou qui ne se passe pas. Ici, j’ai plus été dans le second cas.

    Magasin sexuel, c’est donc une charmante bande dessinée mais qui ne fait pas la part belle aux blagues cocasses. Maintenant que je suis prévenue, je pense que j’apprécierai plus les prochains tomes.

    3 sur 5

    Le petit plus : Lu dans le cadre  du « Le 1er mardi, c’est permis ! » de Stephie

    Auteur : Turf

    Titre : Magasin Sexuel

    Édition : Delcourt

    Genre : BD, humour

    Pages : 64

  • Anne Rice – La momie

    Mon avis :

    Vous l’avez élu dimanche dernier, voici maintenant mon avis sur La momie d’Anne Rice. C’est l’histoire de Lawrence, un archéologue qui va faire la découverte du siècle : le tombeau de Ramsès II. Mais il y a plusieurs incohérences comme le fait que le mobilier date de l’époque romaine et pourtant les hiéroglyphes sont écrits parfaitement (ce qui n’est plus le cas depuis longtemps dans cette Égypte décadente). Lawrence va tenter de découvrir pourquoi.

    Une mort étrange, une momie qui ressuscite, l’Angleterre de 1914. Voilà quelques bons éléments de ce Anne Rice. C’est une chouette histoire pour se détendre.

    Pourtant, ce roman est assez partial, il y a une réelle dualité entre le bien et le mal. Ce n’est pas forcément pour me déranger mais alors je veux des bons gros méchants ! Et ici, il n’y en a pas trop. Une détraquée et un couard, bof quoi…

    Mais les personnages principaux sont vraiment top. J’ai beaucoup aimé Elliot et Julie. Cette dernière est la fille de l’archéologue et va être une des premières à voir revenir la momie à la vie. La momie… Je n’aurais jamais cru dire ça mais qu’est ce qu’elle est sexy ! Enfin, il, plutôt vu qu’on parle de Ramsès. Son histoire semble assez fidèle mais je suis un peu déçue qu’il ne parle absolument pas de Néfertari, sa première épouse pour laquelle il a quand même construit Abu Simbel.

    La fin est un peu trop facile à mon goût, elle est grandement prévisible. Et puis je n’aime pas que les personnages deviennent bêtes ce qui est un peu le cas ici. Sans vous en dévoiler trop, un grand danger plane et un membre de leur équipe disparait et figurez-vous que personne ne se demande si c’est lié.

    Mon avis semble mitigé et pourtant j’ai vraiment aimé cette aventure. C’était marrant de découvrir le début du XXème siècle avec un pharaon. J’ai aimé voir ces deux époques s’entrecroisaient. Cela m’a rappelé les films de La momie de Stephens Sommers. D’ailleurs, le 4ème opus de cette saga sortira dans les salles dans un an.

    Ce roman d’Anne Rice vraiment un très bon divertissement qui se lit rapidement, plus que les chroniques de vampires je trouve, à moins que ce ne soit moi qui m’habitue au style d’Anne Rice ?

    3 sur 5

    Le petit plus : J’entame avec ce roman mon challenge Je vide ma bibliothèque !

    Et ça commence ainsi :

    « Les flashes des appareils-photo l’éblouirent un instant. Si au moins, il pouvait se débarrasser des photographes.

    Mais cela faisait maintenant des mois qu’ils l’accompagnaient – depuis le jour où les premiers objets avaient été retrouvées dans ces collines désolées, au sud du Caire. On eût dit qu’ils savaient quelque chose allait se produire. Après bien des années, Lawrence Statford était sur le point d’effectuer une découverte majeure. »

    Auteur : Anne Rice

    Titre : La momie

    Édition : Pocket

    Genre : Fantastique

    Pages : 381

    D’autres avis : Sloopy

  • Bilan d’août 2011

    Le mois d’août a été assez productif pour moi. Voici mes lectures :

     

    J’ai lu 14 livres dont 9 romans, 1 manhua, 2 manga et 2 BD (dont une qui doit encore être chroniquée, je garde la surprise !).

    Mon coup de cœur du mois va à Éphémère. Cette magnifique dystopie m’a emportée du début à la fin !

    Le billet le plus visité est celui sur Tranche de vie d’une internaute de Tchoucky. Le plus commenté est celui sur L’atlas d’émeraude de John Stephens, une lecture de juillet mais dont j’ai rédigé la chronique ce mois-ci.

     

    Vous pourrez retrouver un récapitulatif des bilans sur le blog de Liliebook.

  • Xavier Deutsch – Pas de soleil en Alaska

    Mon avis :

    Dans ce roman jeunesse, nous arpentons la région de Suchum, une région assez isolée. Lorsque 4 soldats reviennent de la guerre, ils apportent avec eux, Maladie-la-mort, une maladie qui fait vieillir les personnes de dizaines d’années en quelques jours.

    Xavier Deutsch est un auteur belge de talent. C’est la première fois que je le découvre ici dans cet ouvrage pour enfants dont le thème lui a été imposé. Il devait donc expliquer aux plus jeunes le sida ainsi que les conséquences de cette maladie (au niveau physique bien sûr mais aussi au niveau moral, le fait d’être rejeté par les autres etc.)

    C’est un livre parfaitement adapté aux enfants mais j’avoue que j’ai rapidement compris l’intrigue. Elle est assez simpliste mais comme vous l’avez compris, c’est plus pour donner un cadre à un message particulier.

    Dans sa perspective pédagogique, Pas de soleil en Alaska offre en fin de volume des dossiers destinés tantôt à l’enfant, tantôt aux enseignant. Ce roman peut être une très bonne façon d’introduire ce sujet délicat. Il se lit rapidement (il fait moins de 100 pages si je me souviens bien). Il est destiné à un public entre 10 et 12 ans.

    J’ai  aujourd’hui bien envie de découvrir d’autres romans de Xavier Deutsch. Ceux qui me font le plus envie sont En haut de la Terre et La vie commence au deuxième verre.

    3 sur 5

    Le petit plus : Je l’ai lu pour le Un mot des titres et il rentre dans des autres challenges : littérature belge et Petit bac !

    Et ça commence ainsi :

    « Toute cette histoire a commencé le jour où le Gouverneur a mis son plus beau costume, où il est allé sur le balcon du Palais, où il a parlé à la population de la Province de Suchum, pour dire :

    – Écoutez, le Président de la Russie m’a écrit une lettre pour m’apprendre qu’une guerre terrible à commencer de l’autre côté de l’océan : dans la république Saint-Jean. La république Saint-Jean, c’est très loin et ça ne nous intéresse peut-être pas, mais le Président de la Russie m’ordonne de faire comme tout le monde, comme tous les autres pays et les autres provinces : nous devons envoyer des soldats pour que la guerre se termine dans ce territoire, ensuite les soldats pourront revenir à Suchum. »

    Auteur : Xavier Deutsch

    Titre : Pas de soleil en Alaska

    Édition : Labor

    Genre : Jeunesse, conte

    Pages : 141

  • C.S. Lewis – Le monde de Narnia, tome 4 : Le prince Caspian

    Mon avis :

    Dans ce quatrième tome, nous retrouvons Peter, Susan, Edmund et Lucy dans leur deuxième voyage à Narnia. Le pays a bien changé depuis leur première venue. Nous découvrons également un nouveau personnage : le prince Caspian. J’ai beaucoup aimé découvrir son histoire même si je le trouve assez peu charismatique.

    En revanche, la suite m’a ennuyée. J’avais déjà vu l’adaptation cinématographique de ce tome et peut-être que redécouvrir exactement la même histoire m’a agacée mais j’ai trouvé ce tome extrêmement long et lent. Les protagonistes font les mêmes erreurs (vis-à-vis de Lucie) ce qui m’a aussi déplu.

    Et comme Frankie l’avait souligné dans sa critique du 1er tome, ça me gêne énormément que les animaux non dotés de paroles soient traités comme des moins que rien. Quelle image donne-t-on aux enfants en agissant de la sorte ?

    Il y a quand même des points positifs comme le bond dans le temps. J’ai trouvé le style de C.S. Lewis aussi agréable que dans le tome 3, c’est-à-dire pas trop enfantin.

    Bref, j’ai tout de même l’impression que je commence à me lasser de l’univers de Narnia. J’espère que l’intérêt reviendra pour les 3 derniers tomes.

    3 sur 5

    Le petit plus : Cette histoire a été adaptée au cinéma en 2008.

    Et ça commence ainsi :

    « Il était une fois quatre enfants qui se prénommaient Peter, Susan, Edmund et Lucy. Un autre livre, intitulé Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire magique, a raconté l’aventure extraordinaire dont ils avaient été les héros. Un jour, en ouvrant la porte d’une armoire magique, les enfants s’étaient retrouvés dans un monde complètement différent du nôtre ; et dans ce monde différent, étaient devenus les rois et reines d’un pays appelé Narnia. Pendant le séjour à Narnia, ils eurent l’impression de régner durant de longues et longues années ; mais lorsque Peter, Susan, Edmund et Lucy rentrèrent par la porte de l’armoire, et se retrouvèrent en Angleterre, il apparut que toute leur histoire n’avait pris aucun temps. En tout cas, nul n’avait remarqué leur absence, et ils ne parlèrent à personne de ce qui leur était arrivé, à l’exception d’un vieux monsieur plein de bon sens et de sagesse. »

    Auteur : C.S. Lewis

    Titre : Le monde de Narnia, tome 4, le prince Caspian

    Édition : Gallimard

    Genre : Fantasy

    Pages : 240 pages pour la version poche

    Lu dans le cadre d’une lecture commune avec bebere, ptitelfe, petit_speculoos, Mandy, Felina, Kactuss, Frankie, Luthien.

  • Octobre, le mois Fritissime

    Durant tout le mois d’octobre, les 17 provinces seront à l’honneur. Nous allons donc mettre en avant le Benelux ainsi que le Pas-de-Calais.

    Au programme, moules, frites, littérature belge et hollandaise et surement beaucoup d’autres choses ! Pour ma part, je pense mettre à l’honneur quelques livres flamands (que je vais tenter de lire en VO), la cuisine wallonne et la bande-dessinée.

    Si vous désirez en savoir plus sur ce challenge, je vous invite à visiter le blog de l’organisatrice, Schlabaya et son article de récap sur les participants et les logos, ici. Et vous pouvez aussi rejoindre le groupe « Le lion des Flandres, Tintin, Max Havelaar : vive le mois des 17 provinces ! » sur Facebook.

  • Rachel Ward – Intuitions, tome 1

    Mon avis :

    Jenna et Spyke sont deux adolescents qui font régulièrement l’école buissonnière. Spyke commence même à dealer. Jenna a un secret. Elle connait la date de la mort de chaque personne dès qu’elle les regarde. Un jour, lorsqu’elle se rend compte à une fête foraine que tous portent le même nombre, elle convainc Spyke de s’enfuir vite avant que quelque chose se passe.

    Le style m’a d’emblée surprise dans cette histoire. Il est très familier voire vulgaire. Cela m’a un peu déstabilisée mais il colle parfaitement à cette intrigue, au langage qu’utilisent ces adolescents. L’intrigue justement est très haletante. Quand je me suis rendu compte que ça allait être un road-movie, j’avais un peu peur de m’ennuyer mais ce ne fut pas le cas.

    Il y a deux sortes de romans que j’adore : ceux qui me plongent dans une fiction à 10 000 lieux de ce que vis et ceux qui transposent exactement la vie réelle. C’est certainement dans la seconde catégorie que je classerais Intuitions. Même si je n’ai jamais fait de petite délinquance, j’ai souvent été confronté à ces jeunes pour qui l’école ne représente rien, que personne ne comprend. C’est un très bel hommage que d’en faire les personnages principaux de ce roman.

    Le don de Jem, l’autre grand sujet de ce livre, est assez bien exploité même si je trouve que l’intrigue est parfois cousue de fil blanc. Et puis son don n’est pas si original. Comme le souligne mon homme, on l’avait déjà exploité dans Death Note de Tsugumi Oba et Takeshi Obata.

    Bref, Intuitions est un livre à part avec des personnages principaux très différents de ce qu’on voit d’habitude dans la littérature pour ado. Néanmoins, le style familier m’a un peu dérangée. Mais j’ai tout de même super envie de lire le tome 2 !

    4 sur 5

    Le petit plus : Youpi, il existe déjà le tome 2 en VF !

    Et ça commence ainsi :

    « On nous croise dans certains endroits, nous les ados tristes, solitaires, mal dans leur peau, différents. A tout moment, il suffit de savoir où regarder pour nous trouver : derrière les magasins, dans les ruelles, sous les ponts des canaux et des rivières, autour des garages, dans les hangars, dans les arrière-cours : on est des milliers – du moins pour qui se donne la peine de nous chercher, parce que ça n’intéresse pas grand monde. C’est plus facile de détourner la tête, de faire comme si on n’était pas là. Ne croyez pas toutes les idioties du style : « chacun a droit à sa chance. » Quand ils nous aperçoivent, les gens sont contents qu’on ne soit pas à l’école avec leurs mômes ; pendant ce temps-là, on ne les embête pas, on ne perturbe pas les cours. Les professeurs aussi. Vous croyez qu’ils sont déçus qu’on ne se présente pas à l’appel ? Vous rigolez ? Ils sont ravis, ils n’ont aucune envie de nous voir dans leurs classes, et nous, on n’a aucune envie d’y aller. »

    Auteur : Rachel Ward

    Titre : Intuitions, tome 1

    Édition : Michel Lafon

    Genre : Jeunesse, Young Adult

    Pages : 331

    D’autres avis : majanissa, MyaRosa, Lily, gerry29, deliregirl1, latitesib, Erato, Heclea, Frankie, Belledenuit, Elizabeth-Bennet, Klemocius, Czar, Poulp, Cathy, Mycoton32, Eden1487, FrenchDawn, StupidGRIN, Mélo, Jess, Azariel87, Malorie57, Metyuro, Tousleslivres, Naminé, vany49, karline05, Tiboux, Mutinelle, kaîlia52, Mathilde, Korto, Iani, Luthien, Glow, magda31, xxxGalliaxxx

  • Olivier Vatine, Jian Yi – 9 Tigres, tome 1 : Xiao Wei

    Mon avis :

    Ce n’est pas la première fois que je vous présente une BD d’Yi Jian. Je vous avais déjà parlé du premier tome de la saga Le dieu singe. Ici, le dessinateur nous revient avec une histoire toujours dominée par son influence chinoise. One O Wan est une tueuse hors pair. Elle fait partie de la société secrété, les 9 Tigres. Sa prochaine mission est de tuer une vieille femme de 90 ans mais la rencontre avec cette ainée va bouleverser ses plans.

    J’avais déjà remarqué cette bande-dessinée à sa sortie en 2009 mais je ne l’avais finalement pas achetée. J’ai donc été ravie quand je l’ai découverte à la médiathèque. J’allais enfin pouvoir découvrir cette histoire ! J’ai eu l’impression durant tout le roman de suivre une James Bond au féminin. Au programme : super armes, super gadgets et infiltration ! Je n’ai pas vu le temps passer et quand j’ai tourné la dernière page, j’étais surprise. Hein ? Quoi ? C’est déjà fini ? J’ai plus l’impression d’avoir eu un prologue, une introduction à un univers plutôt qu’un premier tome. J’ai hâte de connaitre la suite mais le tome 2 n’a toujours aucune date de sortie.

    Quant au dessin de Yi Jian, je trouve les visages assez flous. Il y a un certain décalage entre la couverture et ce qu’on trouve à l’intérieur de la BD. Je vous conseillerai de le feuilleter avant de l’acheter pour voir si vous accrochez. Néanmoins, j’aime beaucoup les couleurs utilisés par Yi Jian avec une dominance de vert et de jaune. En quelques pages, on décolle pour la Chine !

    En conclusion, je me procurerai probablement la suite dès sa sortie. Je veux en savoir plus sur One O Wan :).

    3 sur 5

    Auteurs : Olivier Vatine, Yi Jian

    Titre : 9 Tigres, tome 1 : Xiao Wei

    Édition : Delcourt, collection Série B

    Genre : BD, aventure

    Pages : 48

  • Alain Surget – La septième fille du diable, tome 1 : La prophétie

    Mon avis :

    Nous sommes à Guernesey en 1337. Lésia a 15 ans et voit son père se disputer avec le bailli de la région qui veut lui racheter sa terre. Lésia décide de l’aider à contrer ce puissant homme.

    Mon avis risque de ne pas être piqué des vers mais je suis extrêmement déçue de cette lecture. L’histoire en elle-même a quelques bons ingrédients même si elle est un peu banale. Alain Surget fait le pari d’employer un vocabulaire très médiéval pour nous plonger dans cette histoire. C’est tout à son honneur même si cela empêche la lecture d’être fluide.

    J’ai trouvé les personnages froids et distants. Ils sont tous calculateurs je n’ai vraiment pas su les apprécier. J’étais totalement en dehors du récit. Leur destinée ne m’importait pas. Même l’histoire d’amour qu’on nous propose est un marché entre les deux partenaires.

    Mais ce qui m’a définitivement gâché ma lecture est l’édition. La quatrième de couverture est constitué d’un extrait et d’un court résumé. Sauf que l’extrait en question est le dernier paragraphe de tout le livre et que le résumé est tellement complet que la dernière phrase de celui-ci relate un événement qui se déroule à la page 182 (pour un livre qui en fait 202 !). Alloooooo ?! Une quatrième de couverture est censé nous donner envie de lire le livre, non ? Pas de nous dévoiler la fin ! Résultat, je savais exactement ce qui allait se passer, tout était couru d’avance et je me suis ennuyée évidemment.

    Le seul point positif à ce livre est le dernier chapitre vu qu’il n’est pas mentionné dans le résumé. J’ai vraiment pu profiter de ce court moment inédit, surtout qu’il est passionnant. Ah oui et l’illustration de couverture est aussi magnifique.

    En conclusion, ce livre est une terrible déception. Je ne pense pas lire la suite, ce qui est vraiment dommage car le thème m’inspirait beaucoup. Mais voilà, j’ai comme l’impression qu’on s’est foutu de ma gueule… Heureusement que ce n’était qu’un emprunt !

    1 sur 5

    Le petit plus : L’illustration de couverture signée Rebecca Dautremer.

    Et ça commence ainsi :

    « Lésia cesse de respirer, saisie d’étonnement. Qu’est-ce qui court là-bas, en milliers d’éclats sur la lande ? Des elfes de lumière ? Des Faeux Bélengiers à la chevelure enflammée ? … Elle veut s’enfuir mais les feux se précisent : ce sont des torches ! »

    Auteur : Alain Surget

    Titre : La septième fille du diable, tome 1 : La prophétie

    Édition : Flammarion

    Genre : Jeunesse, fantastique, historique

    Pages : 202

  • Kei Toumé – Luno

    Mon avis :

    C’est durant un orage très violent que j’ai lu Luno de Kei Toumé. C’est l’histoire de Zeta, une jeune orpheline qui tente de fuir une secte qui a assassiné ses parents. Ses derniers faisaient des recherches sur la tribu Moza, capable de ressusciter les morts. A ses côtés, il y a son ami Tito qui tente comme il peut de protéger Zeta.

    Kei Toumé nous offre ici une très jolie histoire ésotérique. Je suis assez surprise car l’intrigue est beaucoup plus dynamique que dans Sing « Yesterday » for me, une saga que j’adule. Mais cet élément est loin de m’avoir déplu. L’idée de départ est vraiment très bonne. J’ai aimé en découvrir plus sur la tribu Moza, sur le passé de Zeta. On s’identifie rapidement à Tito qui est projeté du jour au lendemain dans ce monde étrange.L’histoire prend toutefois quelques facilités mais la fin a vraiment su me prendre au dépourvu.

    Et puis le style de Kei Toumé… J’y adhère complètement. Je trouve qu’elle arrive parfaitement à dépeindre les sentiments sur les visages de ces personnages. Et il y a toujours cette mélancolie dans leur regard. C’est vraiment dommage qu’on parle si peu de cette mangaka et de ses œuvres. Elle n’en a d’ailleurs pas sorti beaucoup au grand dam de ses lecteurs.

    Vous l’avez compris, j’ai été séduite par Luno que je conseillerai à tous ceux qui voudraient découvrir Kei Toumé. Il me reste à découvrir Les lamentations de l’agneau, Zéro et les mystères de Taisho de la même mangaka.

    4 sur 5

    Le petit plus : C’est un one-shot !

    Auteur : Kei Toumé

    Titre : Luno

    Édition : Kana

    Genre : Seinen

    Pages : 155