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  • Ben Aaronovitch – Le dernier apprenti sorcier, tome 1 : Les rivières de Londres

    Peter Grant est en fin de formation à la police. On va bientôt lui dire à quel service il sera affecté lorsqu’il rencontre un fantôme. Là-dessus, Peter rejoindra la brigade de police chargée des affaires surnaturelles. Il aura pour chef Nightingale qui sera également son maitre dans l’apprentissage de la magie. Avec un résumé pareil, ce livre avait tout pour me plaire !

    L’intrigue est certainement le point fort du livre. Comme Peter, on est catapulté dans ce monde étrange où nos cauchemars les plus horribles prennent réalité. L’auteur n’hésite pas à revisiter les créatures surnaturelles classiques comme les vampires tout en nous introduisant des nouvelles que je vous laisse découvrir. L’apprentissage de Peter concernant la magie  n’en est qu’à son balbutiement dans ce premier tome mais je pense qu’il y a assez de matières pour faire pas mal de livres sur Peter Grant.

    Les personnages sont charismatiques. J’ai apprécié qu’ils n’étaient nullement clichés. Plus d’une fois, quand on me décrivait physiquement un personnage, je me rendais compte que je ne l’avais pas du tout imaginé comme tel. Peter bien sûr nous semblera d’emblée attachant. Au début du livre, la police croyait pas trop en lui. D’un tempérament plutôt distrait, il ratait souvent le coeur de l’action car il préférait s’arrêter pour lire une inscription par exemple.

    Le style de Ben Aaronovitch est très dynamique. Le rythme est fort soutenu dans la première moitié du roman. Peter a à peine le temps de s’exercer sur ses pouvoirs qu’il doit déjà courir dans tous les sens pour régler tous les problèmes surnaturels qui se posent dans la ville de Londres. Malheureusement, je trouve que le rythme ralentit vers la fin. Je trouve d’ailleurs cela plutôt étrange. Les petites touches d’humour anglais qui ponctuent le récit sont tout simplement croustillantes. J’ai toujours aimé ce genre d’humour et ici, même si le livre n’est pas centré dessus, on est bien servi.

    Un petit détail fort désagréable : le film transparent recouvrant mon livre se décolle très vite. J’ai tenté de limiter les dégâts mais voilà le résultat après lecture : des coins bien décollés et des bulles d’air dans les plis. Dommage mais ce n’est qu’un détail bien sûr.

    Le dernier apprenti sorcier, tome 1 : Les rivières de Londres fut donc une très bonne lecture pour moi. L’erreur de rythme m’empêche néanmoins d’en faire un coup de coeur. Le livre sort demain, le 14 mars.

    Chronique vidéo

    4 sur 5

    Auteur : Ben Aaronovitch

    Titre : Le dernier apprenti sorcier, tome 1 : Les rivières de Londres

    Edition : Nouveaux millénaires

    Genre : Fantastique, thriller

    Pages : 380

    Couverture : Stephen Mulcahey/Hayden Verry/Arcangel Images

  • Cory Doctorow – Little Brother

    Little brother est une sorte de 1984 moderne pour les adolescents. Marcus, qui utilise comme pseudo W1n5t0n sur la toile, se fait un jour arrêter avec ses copains par la sécurité nationale. Ils étaient présents sur le lieu d’un attentant, bref au mauvais endroit au mauvais moment.

    Marcus est un petit génie de l’informatique de 17 ans. Alors oui, c’est un fin connaisseur mais j’ai souvent eu l’impression que pour un nerd, il ne réfléchit pas trop aux conséquences de ses actes. Heureusement, on ne le voit pas que dans ce rôle de dissident ! On le suit aussi dans sa vie d’adolescent avec les amitiés, l’amour, etc. Et franchement, là, l’auteur fait fort et propose un portrait d’un adolescent très réaliste et cohérent ! Rien de niais, promis ;).

    Le point fort de ce livre est le futur tout proche proposé par Cory Doctorow car là aussi qu’est-ce que c’est crédible ! Nous sommes donc à San Francisco. Dans les écoles, des caméras sont en place et analyse la démarche des élèves. Chaque lycéen dispose d’un Schoolbook, un ordinateur portable ultra contrôlé. Chaque clic sur le net est enregistré. Après l’attentat, le contrôle est plus oppressant et toute la ville est placée sous haute surveillance. Vos trajets en transports en commun sont contrôlés par exemple et si vos déplacement semblent bizarres, la police vous interroge.

    L’auteur aime nous expliquer en long et en large les techniques qu’utilisent Marcus au point que ça en devient vraiment barbant. Bon déjà, je suis assez familière avec les termes plutôt geek donc je n’avais pas besoin d’autant d’explication mais alors que l’auteur aurait pu résumer certains termes en quelques lignes, Cory Doctorow préfère nous en bassiner durant des pages et des pages. Et ce n’est pas franchement utile d’ailleurs.

    L’attitude des personnages m’a également parfaitement gênée. L’idée de départ de Marcus est plutôt noble, il veut conserver sa liberté et hacke  donc les systèmes de sécurité pour l’obtenir mais parfois ses techniques ne sont vraiment pas éthiques et j’aurais aimé que des personnes raisonnables le critiquent sur ce point. Mais ce ne sont que les « aveugles » qui croient à la sécurité qui critiquent cela de manière véhémente. Il n’y a donc pas de demi-mesure. Soit on est un hacker révolutionnaire prêt à tout soit on est avec le gouvernement. Sauf que moi, ben je suis plus mitigée et j’avais l’impression d’être la seule… J’ai un peu peur que les adolescents qui lisent ce livre se rangent démesurément du côté de Marcus et prennent le hacking comme la solution miracle pour contrer un gouvernement.

    Bref, je ne partage pas l’emballement de la blogosphère pour ce titre même si j’ai quand même apprécié cette lecture. Alors lecture à conseiller ou pas ? Je me tâtonne encore…

    3 sur 5

    Auteur : Cory Doctorow

    Titre : Little brother

    Edition : Pocket jeunesse

    Genre : Science-fiction, jeunesse, Young Adult

    Pages : 427

    Couverture : Jeanne Harrell

    Pour aller plus loin : 1984 de George Orwell, l’original et d’autres romans SF pour ados : Entremonde de Neil Gaiman et Michael Reaves, 0.4 de Mike A. Lancaster

    D’autres avis (plus enthousiastes que le mien): Jess, Mélo, Mycoton32, ilnyak1pas, Hérisson

  • Isabelle Alonso – Fille de rouge

    C’est dans le train me ramenant à la maison après la foire du livre que j’ai commencé ce livre. Dans la PAL depuis plusieurs mois, il en est finalement sorti lorsqu’il s’est fait dédicacé par l’auteure samedi dernier.

    Fille de rouge est la suite de L’exil est mon pays que j’avais adoré. Angustias n’est plus une enfant. Nous la retrouvons à son entrée au collègue. Elle va donc passer du stade de petite fille à celle de femme. Vraiment ? Angustias ne l’entend pas de cette oreille et va tout faire pour rester au stade de petite fille. A bas la puberté !

    Quel plaisir de retrouver Angustias et ses envies de changer le monde ! On la sent mûrir petit à petit. Comme pour son prédécesseur, ce livre est rempli d’anecdotes qui arrivent à la petite fille. C’est drôle et frais. Mais fille de rouge, ce n’est pas que cela.

    Dans ce livre, nous ferons également plus ample connaissance avec Libertad, la mère d’Angustias que nous retrouverons à plusieurs stades de sa vie : en fillette durant la seconde guerre mondiale, en mère de famille puis en personne âgée dans un home. On en apprend plus sur l »Espagne franquiste aussi grâce aux voyages que font tous les ans la famille d’Angustias. Leur oncle, resté au pays, est nostalgique des années de liberté d’antan. Comme lui, j’ai eu envie de pousser la chansonnette et d’entonner des chansons révolutionnaires.

    Mention spéciale également pour cette couverture tout en douceur qui me fait définitivement craquer ;).

    Bref, Fille de rouge est un grand livre qui permet à la fois de se détendre et de rire grâce au regard de la jeune Angustias mais également de s’instruire sur l’histoire de l’Espagne. De plus, c’est un superbe roman sur la féminité. Ce livre est donc aussi bon que le premier. La suite, Maman, sortira le mois prochain en poche.

    5 sur 5

    Auteur : Isabelle Alonso

    Titre : Fille de rouge

    Edition : Pocket

    Genre : Contemporain

    Pages : 180

    Pour aller plus loin : L’exil est mon pays et Filigrane d’Isabelle Alonso

    D’autres avis sur Fille de rouge : Ehaa, Jeunes-Romans

  • Ken Follett – Les piliers de la terre

    Je voulais lire ce livre depuis longtemps surtout qu’une de mes amies me le recommandait à chaque fois que l’on se voyait. Finalement, c’est lorsque j’ai appris qu’il faisait l’objet d’un book club sur Livraddict que je me suis lancée.

    Difficile de vous résumer cette histoire en un paragraphe. Nous sommes au Moyen-Âge et nous suivons plusieurs personnages : un maitre bâtisseur, un membre du clergé, un noble, etc. C’est une réelle fresque historique que nous offre ici Ken Follet. J’ai vraiment eu l’impression de faire le tour de cette période, de voir comment vivait chaque habitant, qu’il soit petit paysan ou grand noble.

    Les personnages sont très attachants ou exécrables, aucun ne m’a laissé indifférente. Les piliers de la terre se déroulent sur plusieurs décennies et on a donc l’occasion de voir les individus grandir, évoluer, vieillir. Mes préférés restent Aliena et Jack car ils n’ont pas la vie facile et qu’à chaque moment, j’espèrais que leur situation allait s’améliorer. Et le plus antipathique est sans nul doute William, un jeune noble qui a un comportement déplorable envers les femmes. A chaque fois qu’il apparaissait, je le traitais de tous les noms d’oiseaux possibles !

    Les 1050 pages de ce livre peuvent peut-être vous effrayer. C’est vrai que le roman aurait gagné à être découpé en 2 ou 3 tomes, je trouve. Néanmoins, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. Il se passe toujours des évènements inattendus, les rebondissements se comptent par dizaines.

    J’ai appris de nombreuses choses sur la vie quotidienne au moyen-âge grâce à ce livre. C’est vraiment l’élément qui me plait le plus. On nous apprend des tas de choses grâce à une histoire et c’est beaucoup plus digeste qu’un livre d’histoire.

    Le gros point noir pour moi est que parfois, l’auteur s’emballe à nous parler architecture durant des pages et des pages et j’avoue que j’ai parfois lu en diagonale ces passages car ils ne me passionnaient pas.

    Bref, je comprends mieux pourquoi ce livre est tant plébiscité par les lecteurs. C’est un très bon roman historique, malheureusement un peu trop long. Je le recommande tout de même et je pense lire d’autres romans de Ken Follett dans un avenir proche.

    4 sur 5

    Auteur : Ken Follet

    Titre : Les piliers de la terre

    Edition : Le livre de poche

    Genre : Historique

    Pages : 1050

    Couverture : Fouquet

  • Boulet, Pénélope Bagieu – La page blanche

    Il faut bien avouer qu’une couverture toute rose, toute girly comme celle-ci aurait plus tendance à me faire fuir. Alors pourquoi me suis-je penchée dessus ? J’étais à la foire du livre et il y avait un espace détente où on pouvait s’affaler sur des canapés pour soulager un tantinet nos petits pieds. Sur place, quelques BD trônaient sur les tables prêtes à être lues. J’en ai donc chopé une, un peu au hasard et c’était La page blanche.

    Avec mon copain, nous avons donc commencé à la lire, sans trop se concentrer et on a fini par vraiment se prendre au jeu. Ni une ni deux, j’achète la BD juste après et je la termine le lendemain. Je voulais vraiment trop savoir comment ça allait se terminer !

    Bref, je ne vous ai toujours pas parler de l’histoire-là. Une jeune fille semble se réveiller sur un banc et ne se rappelle plus de rien. Enfin, rien de sa vie en fait. Elle ne sait comment elle s’appelle ou où elle habite mais elle sait très bien quelles sont les stations de métro de Paris par exemple. Durant la BD, on va donc suivre cette jeune fille qui tente de se rappeler par tous les moyens possibles qui elle était avant son moment d’absence.

    Ce que j’ai vraiment adoré dans cette BD est l’imagination débordante de cette jeune femme. Elle n’arrête pas de se faire des scénarios loufoques avec les indices qu’elle trouve sur son ancienne vie. C’est vraiment à mourir de rire. Autre gros avantage de cette bande dessinée, elle est vraiment longue, plus de 200 pages.

    Ma seule déception concerne la fin qui n’a absolument pas le dénouement que j’espérais. Dommage ! Mais globalement, cette lecture a été une très bonne surprise.

    4 sur 5

    Auteur : Boulet, Pénélope Bagieu

    Titre : La page blanche

    Edition : Delcourt, collection Mirages

    Genre : Bande dessinée, humour

    Pages : 201

    Couverture : Pénélope Bagieu

    D’autres avis : Myiuki22, Rose, Pauline.P, Dehlicate, Littlefrog, Perdre Une Plume, Douceurlittéraire

  • Armel Job – Loin des mosquées

    Loin des mosquées est un roman contemporain qui nous plonge dans une famille d’origine turque vivant en Belgique. Lorsque Evren demande sa cousine Derya en mariage, tout dérape car la jeune fille refuse. Nous suivrons cette histoire avec 4 regards différents : celui de Derya, celui d’Evren mais aussi celui de Yasemin fraîchement débarquée de Turquie et enfin celui de René, un belge d’une quarantaine d’année qui va être embarqué bien malgré lui dans cette histoire.

    Je ne pensais me laisser autant emporter par cette histoire. J’avais un peu peur des clichés en commençant ce roman. Heureusement, mes doutes ont été rapidement balayés. Je me suis rapidement rendue compte qu’il n’y aurait pas de stéréotypes tels que la fragile jeune femme musulmane qui veut se rebeller contre sa famille qui veut à tout prix respecter la tradition. Il n’y a pas de noir ou de blanc ici. Chaque personnage possède ses qualités et ses défauts et personne n’est tournée en victime ou en bourreau.

    Je n’ai ressenti aucun jugement sur les évènements qui se passent dans ce récit ou sur le comportement des personnages. C’est juste une histoire qui pourrait arriver, qui est sûrement déjà arrivée et que l’on suit à la fois de l’intérieur grâce aux pensées d’Evren, Derya ou de Yasemin mais également de l’extérieur avec René.

    C’est évidemment à ce dernier que je me suis le plus identifiée. Il ne connait pas vraiment les traditions turques mais il s’y intéresse peu à peu, tâtonne, tente de ne pas faire de faux pas. Comme je l’ai dit au-dessus, chaque personnage possède sa part d’ombre, ce que j’ai vraiment apprécié. On prend plaisir à essayer de découvrir la face cachée de chacun d’entre eux.

    Et l’intrigue dans tout ça ? Elle met un peu de temps à se mettre en place tout simplement car on nous doit présenter la complexité de la situation avec tous les tenants et aboutissants mais une fois l’histoire démarrée, je n’ai pas su m’arrêter de lire jusqu’à la fin. La tension monte crescendo et je ne pouvais décidément pas laisser ces individus dans de telles situations !

    J’avais déjà lu un livre d’Armel Job, Helena Vannek, que j’avais apprécié mais qui n’est pas resté gravé dans ma mémoire. Je sens que celui-ci m’a davantage marquée. Loin des mosquées m’a vraiment permis d’en apprendre plus sur les Têtes rouges, une peuplade turque mais également sur l’intégration des immigrés dans nos pays européens.

    Voilà donc un livre qui concilie parfaitement histoire passionnante et apprentissage d’une culture. Il amène aussi pas de réflexions en évitant les préjugés. Je regrette néanmoins le long démarrage de l’intrigue qui m’empêche de faire de cette histoire un coup de coeur.

    Un grand merci aux éditions Robert Laffont et à Livraddict pour ce partenariat !

    4 sur 5

    Auteur : Armel Job

    Titre : Loin des mosquées

    Edition : Robert Laffont

    Genre : Contemporain

    Pages : 273

    Couverture : Inconnu

    D’autres avis : Nathalie, Cachou

  • Neil Gaiman, Michael Reaves – Entremonde

    Entremonde est un roman jeunesse de science-fiction. Le héros, est Joey, un jeune garçon qui va, un jour, découvrir qu’il peut voyager entre des mondes parallèles. Ce pouvoir est très recherché et de nombreuses personnes vont tenter des’emparer de Joey pour pouvoir utiliser sa capacité à voyager.

    L’originalité n’est peut-être pas le fort du livre mais même si le thème des mondes parallèles a souvent été utilisé, il est tellement complexe et ouvert que chaque auteur peut y insuffler ses idées et Neil Gaiman et Michael Reeves ont réussi leur coup ici.

    Le point fort pour moi est le personnage principal : Joey. Je me suis d’emblée attachée à lui car on ne nous le présente pas comme un petit garçon idéal. Mais si vous savez, le jeune héros malheureux, orphelin  le plus souvent mais rempli de courage et de gentillesse comme on en voit tellement dans les livres jeunesse. Non, Joey n’est pas de ce genre là. C’est un petit garçon plutôt banal avec une famille aimante et des petits problèmes à l’école. J’ai vraiment bien aimé qu’on nous le présente tout de suite avec ces défauts c’est-à-dire avec son sens de l’orientation proche de zéro. Oui, m’introduire un être imparfait me fait tout de suite l’aimer ;).

    Globule est également un personnage intéressant même s’il fait partie d’une espèce qui ne semble pas plus évoluée qu’une amibe. Non, je vous jure, c’est possible de s’enticher d’un tel personnage. Malheureusement à part ces deux individus, le reste des personnages m’a laissé de marbre car je ne les trouve pas assez développés. Jusqu’à la fin, j’ai d’ailleurs confondu la plupart des « frères » de Joey. En plus, ils ont des prénoms similaires, pratique pour s’embrouiller donc !

    Les mondes parallèles auraient également été plus intéressants s’ils avaient été davantage exploités. J’aurais aimé découvrir et arpenter longuement ces nouveaux univers mais les auteurs ont préféré survolé cette matière pour laisser place à l’action. Car oui, de l’action et des rebondissements, il y en a !

    Il n’y a quasiment pas de répit pour Joey et ses compagnons. J’ai quand même du attendre les 2/3 du roman pour commencer à trouver cette lecture addictive. En effet, jusqu’alors, j’étais certaine de comment l’ histoire allait se terminer mais à ce moment-là, l’intrigue prend un sacré tournant et je n’étais plus sûre de rien.

    Bref, même si ce livre possède quelques faiblesses, je trouve que ça reste une très bonne histoire pour les jeunes lecteurs. Je l’ai d’ailleurs préféré à L’étrange vie de Nobody Owens, le seul autre livre que j’ai lu de Gaiman. Un bon petit moment de divertissement en somme ! Si je devais comparer ce roman à d’autres oeuvres, je citerai les juvéniles d’Heinlein ou Green Lantern. C’est un peu un mélange des deux en effet ;).

    Je terminerai ma chronique en remerciant Newsbook et les éditions J’ai Lu pour ce partenariat.

    4 sur 5

    Auteurs : Neil Gaiman, Michael Reaves

    Titre : Entremonde

    Edition : J’ai Lu

    Genre : Jeunesse, Science-fiction

    Pages : 220

    Couverture : Diego Tripodi

    D’autres avis : LaureduMiroir, Radicale, EloDesigns, Renan

  • Laurell K. Hamilton – Anita Blake, tome 2 : Le cadavre rieur

    Je ne sais pas si j’étais de meilleure humeur ou tout simplement plus réceptive à ce genre de récit que pour le premier tome mais j’ai vraiment apprécié cette deuxième aventure d’Anita Blake.

    Alors de quoi ça parle ? Un zombie vengeur est en train de faire un vrai carnage dans la ville où habite Anita Blake. La police lui demande d’enquêter pour savoir qui pourrait avoir réveiller ce zombie. Et comme vous vous en doutez, il va arriver plein de malheurs à la jeune demoiselle.

    Il y a un petit côté thriller dans ce livre avec ce zombie sanguinaire qui attaque à la nuit tombée. On se demande toujours s’il va encore tuer avant qu’Anita n’arrive à trouver et à prouver qui est le responsable de cette affaire. C’est un tome truffé d’actions que nous propose ici Laurell K. Hamilton. Je me demande vraiment comment Anita fait pour être encore en vie avec tout ce qui lui arrive ^^.

    Je n’en suis qu’au deuxième tome mais je vois déjà que la série a pas mal de ressources. Il existe des tas de créatures dans le monde d’Anita Blake qu’il serait intéressant d’approfondir. Et au niveau sexe ? Rien à dire de ce côté-ci, comme pour le premier, ces scènes sont vraiment absentes des aventures. J’ai d’ailleurs un peu de mal à comprendre comment cette saga peut tomber dans la débauche par la suite. Les premiers tomes ne laissent rien présager là-dessus.

    Bref, ce fut une parfaite lecture détente pour moi, très divertissante. Je vais surement continuer la saga jusqu’à ce que ça ne me plaise plus. Bon, ça ne vaut toujours pas Mercy Thompson pour moi, attention hein ! Mais voilà, j’ai apprécié, inutile de le nier ;).

    4 sur 5

    Auteur : Laurell K. Hamilton

    Titre : Anita Blake, tome 2 : Le cadavre rieur

    Edition : Milady

    Genre : Bit lit

    Pages : 373

    Couverture : Anne-Claire Payet

  • Bilan de février 2012

    Le deuxième mois de 2012 est déjà terminé. Il est temps de passer au bilan qui risque d’être assez minuscule ce mois-ci car j’ai lu moins de livres et j’ai traîné sur des pavés. Mais bref, arrêtons le blabla, nous ne sommes pas là pour ça !

    Léo Timmers – Je veux qu’on m’aime

    Patricia Briggs – Seeing Eye (dans le recueil Philtres et potions)

    Charlaine Harris – La communauté du sud, tome 1 : Quand le danger rôde

    Kei Toume – Sing « Yesterday » for me, tome 7

    Elisabeth Delaigle – Les contes de la lune

    Brandon Sanderson – Fils-des-brumes, tome 1 : L’empire ultime

    Nick Percival – Légendes : Les enchantés

    George Orwell – 1984

    Ken Follet – Les piliers de la terre (avis le 8 mars)

    Laurell K. Hamilton – Anita Blake, tome 2 : Le cadavre rieur (avis dans la journée)

    Ai Yazawa – Nana, tome 6 (je ferai une chronique sur les 7 premiers tomes)

    Ce qui nous fait donc 11 livres comme le mois dernier, pourtant j’ai l’impression d’avoir beaucoup moins lu. On y compte 6 romans ou assimilés, 1 nouvelle, 1 album, 1 comics et 2 mangas.

    Le premier tome d’Anita Blake que j’avais lu auparavant a été la chronique la plus lue de ce mois. Et vous vous êtes déchaînés à commenter ma chronique sur Fils-des-brumes, tome 1 : L’empire ultime de Brandon Sanderson. Ce qui tombe bien vu que c’est mon coup de coeur du mois, je dirais même des derniers mois !

    Allez, on se retrouve le 1er avril pour vous faire le bilan du mois de mars qui devrait être plus productive, je suis confiante là-dessus ;).

  • Le mois de Nadia Coste sur Book en stock

    Ou en avril, ne te découvre pas d’un fil même si tu es un fedeylin ^^.

    Durant le mois d’avril, Nadia Coste sera à l’honneur sur Book en stock. L’écrivaine sera donc présente tout au long du mois pour répondre à vos questions. Moi c’est sûr, j’en ferai partie, j’ai déjà une question en tête ;).

    Si vous ne connaissez pas encore cette auteure, je vous invite à découvrir sa saga Fedeylins dont voici les couvertures des deux premiers tomes sortis :

     

  • George Orwell – 1984

    Grand classique de la science-fiction, 1984 est aujourd’hui devenu un livre culte. Nous sommes ici dans un monde aseptisé, contrôlé de toute part par Big Brother et le Parti. Penser est devenu un crime. Dans cet univers, c’est Winston qu’on suit, un personnage qui commence à se poser des questions et à écrire dans un journal. Il tente de ne rien laisser paraître sur son visage lorsque le télécran le surveille.

    J’attendais peut-être trop de cette lecture. Je l’ai apprécié pourtant mais pas autant que je l’aurais voulu.

    Commençons par le meilleur : le fond. Le futur que nous présente George Orwell est effrayant. Les télécrans et les espions sont partout et dès la moindre écart, les individus sont soit punis soit pulvérisés. Et pulvérisé est un mot faible car ce n’est pas comme si une personne était morte mais comme si elle n’avait jamais existé. Toutes ses traces sont effacés. La novlangue, la langue que le parti veut installer est une excellente idée. La novlangue est une langue que certains membres du parti construisent. C’est une langue fort limitée et je trouve que c’est un moyen très puissant d’empêcher les gens de penser. Ben oui, comment réfléchir ou penser à la liberté par exemple s’il n’y a aucun mot pour l’exprimer ?

    Les personnages n’ont pas su me convaincre. Je trouve que Winston est un peu mou et met longtemps à se décider à faire changer les choses. Quant à Julia, je l’ai détesté tout du long. C’est une rebelle qui ne sait pas pourquoi elle se rebelle. Elle fait exactement tout ce qu’il ne faut pas faire mais n’a aucune idéologie derrière. Elle m’a fait penser à un enfant qui prend juste plaisir à faire des bêtises. Quand Winston veut amener une réflexion sur les agissements du Parti, Julia s’esquive, ne veut pas discuter de cela tout simplement car elle n’a pas envie de réfléchir. Elle s’en fout tout simplement.

    J’ai également eu beaucoup de mal avec la forme. A un moment, on assiste à une mise en abîme et là, j’ai vraiment dû m’accrocher pour poursuivre ma lecture. J’avais plus l’impression de lire un essai géopolitique qu’un livre de science fiction. D’ailleurs, tout le livre est assez poussé dans ce domaine et je me suis parfois demandée si la fiction, l’intrigue qu’on nous conte n’est pas là juste pour rendre un peu plus digeste les théories sociologiques que l’auteur veut nous présenter.

    C’est la fin qui m’a réconciliée avec ce livre. Enfin, cela bouge un peu et on laisse de côté la sociologie pour se pencher sur le sort des personnages que l’on suit depuis plus de 300 pages. Ce final m’a captivée. Là, enfin, j’ai commencé à me poser des tas de questions sur la société contemporaine, si la société décrite ici pouvait arriver et que pourrait-on faire pour la contrer.

    Finalement, 1984 est un livre qui mérite d’être lu même si je pense que ce n’est pas une bonne entrée en matière pour découvrir la science-fiction. Pour ma part, j’ai préféré découvrir Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley qui poussent tout autant à la réflexion mais que je trouve plus accessibles.

    3 sur 5

    Auteur : George Orwell

    Titre : 1984

    Edition : Folio

    Genre : Science-fiction

    Pages : 391

    D’autres avis :Heclea, Belledenuit, Ulaz, Lyra Sullyvan, Iani, lasardine, vero911, Mr. Zombi, Bulle, Catherine,jade51, Reka, Lala Her, Céline031, Liloochat, Akantha, Shanaa, JuNa62, Ryuuchan, jwpack,Tousleslivres, Gustave le chat, Toons, Petite Fleur, Walpurgis, Hidile, Felina, Aurélie., Korto,Ceinwin, Lau1307, Tchae, Rose, Kincaid40, StupidGRIN, Lynnae, Miss Spooky Muffin,Virginiie, TheDoctorWho, Luna, Skritt, Snow, accrobiblio, MaudeB, Olya, Altea, Yogi

    Ce livre compte pour le challenge :

  • Nick Percival – Légendes : Les enchantés

    Comment résister à une couverture pareille ? Moi, je n’y arrive pas ! Légendes : les enchantés est un comics en un seul volume. Les personnages de contes ont bien grandi et sont devenus une sorte de justiciers qui tentent de maintenir l’ordre et de tuer les déprouvés, une sorte de monstres qui n’hésitent pas à tuer des innocents.

    Commençons par ce qui accroche tout de suite le regard : les dessins ! Ils m’ont souvent fait penser à ceux d’Olivier Ledroit. C’est sombre mais coloré. Je pense qu’ils sont réalisés en aquarelle. Bref, pour vous faire une petite idée, je vous invite à visiter le site de Nick Percival. Je prenais souvent quelques secondes à admirer les dessins avant de lire les phylactères. C’est bluffant !

    Le sang gicle abondamment dans ce comics. Les combats sont bien bourrins mais ça permet vraiment de déconnecter. Moi, j’ai adoré voir les héros des contes de notre enfance se transformer en tueurs. J’ai d’ailleurs pris un malin plaisir à deviner qui ils étaient. Bon, pour l’héroïne en couverture, je pense que c’est évident mais ce n’est pas le cas pour tous. Mais je vous rassure, on vous dit rapidement de qui il s’agit.

    Légendes : Les enchantés est un bon comics d’action avec un combat entre le bien et le mal. Alors, l’intrigue n’est pas fort développée et est assez consensuelle mais voir ces personnages qu’on a tant aimé lire petits dans un tel univers est vraiment fascinant. Moi, j’ai vraiment trippé. Peut-être que ce comics ne me restera pas en mémoire mais sur le coup, j’ai vraiment apprécié cette histoire.

    Notons que ce comics est publié en cartonné chez Nickel (comme les BD donc) mais qu’il contient le double de pages.

    4 sur 5

    Auteur : Nick Percival

    Titre : Légendes : Les enchantés

    Edition : Nickel

    Genre : Comics

    Pages : 106

    Couverture : Nick Percival