Pierre Boule – La planète des singes

la planète des singes

J’ai toujours eu envie de lire La planète des singes. J’avais beaucoup aimé les films des années 60 avec Charlton Heston mais également celui de Tim Burton considéré comme un navet. Et comme beaucoup de gens, j’accroche énormément à la nouvelle saga aux préquelles de ces dernières années. Alors quand je suis tombée sur cette toute vieille édition pour 1 euro, je n’ai pas hésité longtemps. Je l’ai finalement mis dans ma PAL urgente lorsque j’ai vu L’affrontement et je l’ai finalement lu en février.

Bien que je connaissais plutôt bien l’histoire vu que j’ai vu plusieurs fois les films, j’ai tout de même grandement apprécié cette oeuvre pour les petites différences qui s’y glissent. Dans cet ouvrage, on est vraiment dans la tête d’Ulysse vu que c’est son témoignage qui a perduré et qui vient d’être retrouvé dans une bouteille dans l’espace. Je ne vais évidemment pas vous résumer l’histoire connue de tous mais j’ai vraiment été touché par ce personnage qui a beaucoup de mal à expliquer ce qu’il vit tellement cela lui semble farfelu et également son acharnement pour tenter de communiquer avec les singes. Je ne me rappelais plus très bien que les hommes étaient redevenus à l’état de bête et je pense que c’est l’aspect qui m’a mise le plus mal à l’aise vu qu’il essaie de garder une relation avec eux mais également de les faire évoluer. Et même s’il est repérable très vite à l’avance, j’ai adoré le twist de fin. Je pense que je l’aurais encore plus apprécié si je ne connaissais pas l’intrigue évidemment.

Le style de Pierre Boule n’a pas pris une ride. L’histoire est haletante jusqu’au bout, pleine de suspense et l’auteur arrive à nous immerger dans son univers très facilement grâce à son écriture fluide.

Bref, j’ai beaucoup apprécié La planète des singes, devenu classique de science-fiction aujourd’hui et qui est peut-être un des ouvrages le plus facilement accessible pour les jeunes dans ce domaine. A lire donc !

 

Auteur : Pierre Boule

Titre : La planète des singes

Edition : Pocket

Genre : Science-fiction

Pages : 189

D’autres avis : Lanyla, Kincaid, Koré

Catherine Marx – Moralopolis

moralopolis

Comme certains (beaucoup ?) le savent, la question de l’égalité des droits entre les hommes et les femmes est un combat qui me tient particulièrement à coeur. Alors quand j’ai vu cette couverture, ça m’a interloquée. Le symbole de la femme mêlé à ce poing et surtout ce titre “Moralopolis”. De quoi s’agit-il ?

Hé bien d’une dystopie un peu particulière… Nous sommes en France en 2050 et les féministes radicales (même si je n’aime pas ce mot, ce ne sont PAS des féministes mais bref, je ne vais pas lancer le débat ici 😀 ) ont pris le pouvoir. Paris est devenue Moralopolis et les comportements machistes sont traités de manière extrême : camp de redressement, emprisonnement, cours données aux enfants pour expliquer aux petits garçons comment traiter les filles et aux filles comment porter plainte dès qu’un homme leur parle trop crûment…

Frank est le personnage principal de ce roman. C’est un jeune homme élevé par des parents un peu bobos dans l’âme qui n’ont pas jugé utiles de lui faire passer le test génétique à la naissance. Lorsqu’après plusieurs d’années de relations avec sa petite amie, celle-ci lui demande de faire le test avant de penser au mariage et aux enfants, il accepte de suite. Ce test est un peu un rite de passage pour les couples, en effet, il dresse tout le comportement de l’individu sur base de ses gênes. Lorsque chacun découvre les résultats de l’autre, c’est le drame : Frank a le gêne du viol c’est-à-dire qu’il a de grandes chances de violer à son tour.

Moralopolis est vraiment un livre choc plein de violence. Il m’a bien secouée et apporte pas mal de réflexions sur les actions et l’excès de prévention qu’un régime totalitaire de la sorte peut engendrer. Mais si j’ai un seul reproche à faire à ce livre, c’est qu’il n’est que dans l’excès. Il n’y a aucune demi-mesure dans les personnages et dans leurs actions. J’aurais aimé trouvé des personnes plus mesurées et pas ce gouffre entre les femmes et les hommes. Même si certains se questionnent parfois sur cette société, cela reste tout de même trop timide.

Mais malgré cela, Moralopolis est vraiment un roman marquant par les thèmes qu’il aborde.  Le personnage principal est également un gros atout, il est très ambigu et on le déteste autant qu’on l’apprécie.

Ce livre est ma première participation pour le challenge SFFF au féminin :

SFFF_au_feminin

Auteur : Catherine Marx

Titre : Moralopolis

Edition : Tabou

Genre : Dystopie, Anticipation

Pages : 263

D’autres avis : Flo Tousleslivres

François Coupry – La femme du futur et autres contes paradoxaux

La femme du futur

La femme du futur et autres contes paradoxaux est un recueil de nouvelles et novellas composé de : Eloge de l’insolite, de l’imprévisible & de l’insécurité, Jour de chance, Nos amis les microbes, Ventre bleu et La femme du futur.

Paradoxe… Voilà un mot qui correspond bien à mon impression sur ce recueil de nouvelles.

J’ai été totalement déboussolées par les 4 premières nouvelles. Dans ses contes, François Coupry utilise beaucoup l’absurde qui a toujours été pour moi un procédé comique pour se moquer de la réalité mais surtout de la dénoncer.  C’est peut-être effectivement ce qu’a voulu faire François Coupry avec cet ouvrage mais je n’ai pas compris où il voulait nous emmener, quel était le but de sa démarche. Et j’avoue que je n’ai pas du tout ressenti d’humour dans ces 250 premières pages, s’il est censé en avoir…

Bref, j’ai vraiment hésité à abandonner ce recueil tellement je me sentais à côté de la plaque mais j’ai bien fait de persévérer car le recueil termine par un magnifique texte : La femme du futur. Et là, quel électrochoc ! J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette histoire.

Anna Wooh est une jeune chinoise vit dans un futur où les gens ne travaillent plus, où les machines tournent toutes seules. Outre d’être la plus belle fille de la planète, elle réfléchit et veut améliorer le monde dans lequel elle vit. C’est une attitude qui dérange. Dans un monde où le travail fait partie du passé, pourquoi se compliquer la vie ?

Cette novella pousse la réflexion sur des sujets actuels sur les nouvelles technologies et l’abrutissement que notre mode de vie amène parfois. J’ai été très touchée par les évènements qui se déroulent dans ce monde futurise. Je crois qu’il m’a durablement touchée.

J’ai donc fait le grand écart avec ce recueil de contes. Le style de François Coupry m’a paru très lourd dans les 4 premières histoires. J’avais beaucoup de mal à lire plus de 30 pages d’affilée. Ce fut tout le contraire avec La femme du futur dont j’ai lu les 150 pages du premier coup.

2 sur 5

Auteur : François Coupry

Titre : La femme du futur et autres contes paradoxaux

Edition : Pascal Galodé

Genre : Science-fiction, nouvelles

Pages : 404

Serge Brussolo – Ce qui mordait le ciel…

Pour le combat d’auteurs, j’avais envie de découvrir un livre de science-fiction de Serge Brussolo. Mon choix s’est finalement arrêté sur Ce qui mordait le ciel… qui semble assez apprécié. Mais de quoi, ça parle au juste ? David est employé dans une société de pompes funèbres intergalactique. Son patron s’est rendu compte qu’ils ont fait une bévue il y a plusieurs dizaines d’années. Au lieu d’injecter un vaccin à des tomocks (des bisons de plusieurs mètres de haut), ils leur ont administré une substance qui transforme le corps une fois mort en quartz géant. Les tomocks ont reçu une dose très conséquente (100 x la dose pour un humain). David est donc chargé d’aller à Sumar, la planète où vivent ces tomocks afin de voir quelles sont les répercussions de cette regrettable erreur…

De Brussolo, j’avais seulement lu un Peggy Sue quand j’étais adolescente. Bien que cette histoire-ci n’a rien à voir avec cette saga jeunesse, je retrouve tout de même l’imagination inépuisable de l’auteur. Il a vraiment pensé à toutes les conséquences que cette bévue peut avoir sur la vie des habitants cette planète. Au fil du périple de David, nous découvrirons plusieurs peuples qui tentent tant bien que mal de survivre au milieu des montagnes de quartz de plus en plus nombreuses. Je regrette tout de même une scène de sexe qui arrive vraiment comme un cheveu sur la soupe et qui n’a strictement aucune utilité. Je m’en serai bien passé.

La plume de Serge Brussolo est tout à fait correcte. Il n’y a rien de superflu dans ces 217 pages et l’auteur va directement au coeur du sujet, sans toutefois oublier de nous donner quelques explications sur les choix politiques de certains peuples. J’avoue que les personnages m’ont laissé indifférente. David, n’est comme nous, qu’un spectateur de l’histoire qui se déroule devant lui tandis que les autres protagonistes semblent bien trop atteints de folie pour être attachants.

Ce roman est donc plus une découverte d’un nouveau monde original qu’une intrigue excitante. La fin est d’ailleurs frustrante car elle est bien trop ouverte. J’aurais aimé que l’auteur nous donne un indice sur le choix qu’allait faire David. Il reste tout de même un très bon divertissement et je suis toujours aussi ébahie devant l’imagination de Serge Brussolo !

4 sur 5

Auteur : Serge Brussolo

Titre : Ce qui mordait le ciel…

Edition : Folio SF

Genre : SF, planet opera

Pages : 217

D’autres avis : Betty, Nathalie

John.Henry – Trois ombres au soleil

Voilà un livre que j’ai autant aimé que détesté. Certains éléments m’ont vraiment plu tandis que d’autres m’ont énervée. Je vous explique ça en détail !

Dans ce court roman, nous suivons donc 3 personnes désabusées qui vont, suite à l’évitement d’un attentat, recommencer à goûter à la vie et au bonheur. La première d’entre elle est Loïc, un jeune homme qui m’a agacé tout au long du bouquin. Alors qu’on lui offre un super emploi sur un plateau, il fait exprès de rater son entretien d’embauche et va finalement accepté sans aucune motivation. C’est vraiment un élément qui me reste en travers la gorge. Quand on cherche un emploi de façon acharnée, ce genre d’individus ne peut nous paraître que détestable. Je pensais que vu les évènements  Loïc allait évoluer mais il a continuer à m’exaspérer tout au long du récit.

Deuxième personnage principale : Marie, une femme âgée qui pense que sa vie est derrière elle mais qui peu à peu va reprendre goût au bonheur. Elle va se “lâcher” donc. Elle est vraiment très attachante. Quant à la troisième “ombre au soleil” puisque c’est de ça qu’il s’agit, c’est une prostituée qui reste fort en retrait par rapport aux deux autres protagonistes. Je ne sais pas trop pourquoi on nous la présente. On n’aurait pu s’en passer.

J’ai globalement trouvé cette intrigue très rafraîchissante. Voir ses personnages si déprimés recommencer à profiter des petites joies nous met vraiment de bonne humeur. Toutefois, je trouve le récit bien trop naïf et utopiste pour être crédible. Je n’ai pas cru une seule seconde que cette histoire aurait pu être vrai. Ils vivent trop au jour le jour et il faut tout de même se rendre compte qu’il faut parfois se poser et recommencer à rentrer dans le moule “métro/boulot/dodo” pour gagner de l’argent et s’octroyer ainsi des petits plaisirs. On n’en apprend d’ailleurs pas plus sur la personne

C’est un roman qui se lit bien. On est vraiment plongée dans les pensées des personnages. C’était pour moi un grand plaisir d’être dans celles de Marie et plutôt une torture d’être dans celles de Loïc comme vous pouvez l’imaginer. Le style de l’auteur est plutôt agréable.

Bref, j’ai un avis en demi-teinte pour ce premier roman de John Henry publié dans la petite maison d’édition Chloé des lys. J’ai aimé l’idée principale mais trop d’éléments m’ont contrariée pour en faire une bonne lecture.

2 sur 5

Auteur : John Henry

Titre : Trois ombres au soleil

Edition : Chloé des Lys

Genre : Contemporain

Pages : 274

D’autres avis : Mélisende, Zazymut