Amélie Nothomb – Frappe-toi le coeur

Décidément, Nothomb tombe juste ces dernières années. L’année passée, elle commençait son nouveau roman avec une femme enceinte alors que j’étais en fin de grossesse et ici, elle évoque la relation mère-fille. Tout ce qui m’intéresse aujourd’hui donc ! La relation entre Diane et sa mère est plus que tendue. C’est bien clair: sa mère la déteste dès le moment où elle nait. Et elle lui fera bien comprendre au fil des années. Au début, Diane trouve des excuses, c’est certainement parce qu’elle est une fille et que sa mère préfère les garçons… Mais lorsqu’elle a une petite soeur et que sa mère en est complètement dingue, elle comprend que ce n’est pas la bonne explication.

Diane, bien que froide, m’a énormément touchée. C’est une jeune femme qui se donne corps et âme et qui fait finalement tout pour être aimée, en vain. J’ai aimé voir son évolution au fil des pages même si j’aurais préféré plus de clashs entre elle et ses proches. Elle subit tellement, la pauvre…

Un roman super efficace qui se lit d’une traite comme souvent avec les Nothomb.

Bref, je me suis rarement autant attachée aux personnages de Nothomb que dans ce roman. Moins farfelu que la moyenne, il est pour moi un coup de coeur.

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Frappe-toi le coeur

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 180

D’autres avis : Pauline

Amélie Nothomb – Riquet à la houppe

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Je viens à peine de terminer Riquet à la houppe, le dernier né d’Amélie Nothomb. Le Nothomb, c’est vraiment le marronnier de la rentrée littéraire. On peut être sûr de le trouver sur les étalages tous les ans ! Alors, est-ce un bon cru ?

J’avoue qu’il m’a au départ désarçonnée. Il faut dire qu’il commence par évoquer un accouchement alors moi qui suis à quelques heures ou quelques jours de ce moment, je n’étais pas sûre de pouvoir apprécié cet ouvrage dans ces conditions. Mais cet épisode est assez bref. On suit ensuite la petite enfance de Deodat, un bébé hideux mais doué d’une grande intelligence. Ce début m’a fortement fait penser à Métaphysique des tubes, un peu trop d’ailleurs, je craignais presque le copier-collé. Mais finalement, on s’en éloigne en découvrant la jeune Trémière à la beauté envoûtante.

Avec Riquet à la houppe, Amélie Nothomb reste dans ces thèmes de prédilection de ces dernières années à savoir la réécriture de conte (ici un  conte éponyme de Charles Perrault que je n’ai pas encore lu) et l’exaltation de la beauté et/ou de la laideur. Ce fut comme souvent une lecture courte et agréable bien que l’intrigue ne soit pas fort originale et je dirais même, un peu téléphonée.

Les personnages sont évidemment fort Nothombiens avec des réactions et des attitudes désarçonnantes mais rien de très choquant pour ceux qui lisent Nothomb depuis longtemps;

Le style d’Amélie ne m’a pas particulièrement ébloui dans cet ouvrage même si on reconnait évidemment sa patte.

Bref, c’est pour moi un Nothomb assez classique mais qui remplit bien son rôle ! Il ne fait pas partie de mon top car il y a un peu trop de thèmes ou d’événements déjà vus pour moi mais j’ai tout de même hâte de voir ce qu’elle nous réservera l’année prochaine.

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Riquet à la houppe

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, Conte

Pages : 198

D’autres avis : Pauline

Amélie Nothomb – La nostalgie heureuse

La nostalgie heureuse

Qui dit rentrée littéraire, dit nouveau Nothomb ! Pour la première fois, j’ai été fébrile de découvrir son nouvel ouvrage. En effet, c’est la première fois que je dois attendre pour lire un nouveau Nothomb. Les années précédentes, il m’en restait toujours à découvrir dans ma PAL.

Ce nouveau Nothomb fait d’ailleurs partie de ceux que je préfère c’est-à-dire les romans autobiographiques même si comme le souligne Amélie – après 22 romans, j’ai bien le droit de l’appeler par son prénom, non ?-, tout ce que l’on aime et donc ce que l’on vit devient une fiction.

J’ai à nouveau été bluffée par ce nouveau Nothomb. Celui-ci est plus intimiste que les autres. Amélie se confie à nous sans filtre. J’ai vraiment eu l’impression d’écouter les confidences d’une amie. C’est certainement le moins « bizarre » des romans de Nothomb. Un roman vrai qui pourtant est bien signée d’Amélie Nothomb. On y retrouve tout de même ses interrogations, ses pensées sur la vie.

Dans ce livre, on la suit donc de retour au Japon pour un reportage tourné par France 5. Je ne sais que vous conseiller : d’abord regarder ce reportage ou lire ce livre ? Une chose est sûre : mieux vaut avoir lu les autres livres autobiographiques d’Amélie Nothomb pour comprendre son amour infini pour le pays du soleil levant. A travers son regard, j’ai vraiment eu l’impression de voyager au Japon. C’est un pays qui me ronge et dont je rêve depuis que je suis toute petite et c’est grâce à ce genre de témoignage que j’assouvis mon envie de Japon avant j’espère, de pouvoir le découvrir de mes propres yeux.

Bref, j’ai adoré ce dernier Nothomb qui m’a fait passer par tout un tas d’émotion. J’ai également appris le concept de « nostalgie heureuse » typiquement japonaise. Un régal en somme !

Challenge des globe-readers

Escale 15/+75 : Kobe, Japon

Amélie Nothomb – Une forme de vie

Une forme de vie

Je ne peux commencer ma chronique qu’en vous avouant que je suis triste. Pourquoi ? Car je viens de lire le dernier roman d’Amélie Nothomb qu’il me restait à lire. Maintenant à part ces textes inédits, j’ai tout lu et je vais devoir attendre comme bon nombre de fans la rentrée littéraire pour avoir le plaisir de retrouver la plume de Nothomb.

Une forme de vie était donc le dernier qu’il me restait à découvrir. Je n’étais pas particulièrement attirée par le pitch du départ, voilà pourquoi il a du attendre son tour. Nous suivons donc Amélie Nothomb qui reçoit, un beau jour, une lettre d’un soldat américain mobilisé en Irak, Melvin Mapple. Elle va commencer à correspondre avec lui et découvrir qu’il est obèse.

Roman court et cinglant, Une forme de vie s’attache à parler de deux sujets : l’obésité,la gourmandise ainsi que notre rapport avec notre poids, notre silhouette. Amélie Nothomb nous fait encore pas mal réfléchir sur ces thèmes. Outre cela, l’auteur s’attache à nous parler de l’art (qu’est-il finalement ?) et du travail d’écrivain.

Le style est toujours aussi agréable et surprenant. Du pur Nothomb pour sûr ! Je me régale et je continue à lire ses romans en une petite heure.

Malheureusement, ce titre se noie dans la mêlée pour moi et ne fera pas partie de mes préférés. Je n’ai pas su m’attacher ou trouver intéressant le personnage de Melvin. De ce fait, le joli twist final ne m’a pas fait un grand effet.

Parmi les derniers sortis, je vous recommanderais plutôt Barbe bleue mais il semblerait que la plupart des fans de Nothomb trouvent que celui-ci est un bon cru donc à vous de voir !

 

3 sur 5

Lu dans le cadre du :

abc2013

4/26

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Une forme de vie

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, épistolaire

Pages : 180

D’autres avis : lounapiljosteinAmethysttachasMorgouillecocolaLalouHorrorEmeraldaSunnivaPerdre Une PlumeLiyahargaliSoundandfuryMyaRosa

Amélie Nothomb – Barbe bleue

Dans son dernier livre, Amélie Nothomb réécrit le conte de Barbe bleue de Charles Perrault.  Saturnine se présente suite à une annonce de colocation pour un prix imbattable. Elle sera choisie par Don Elmirio Nibal y Milcar pour devenir sa colocataire. Une seule pièce lui est interdit comme dans le conte mais Saturnine ne va pas faire comme toutes les précédentes colocataires.

Je suis directement rentré dans le récit. Il avait tout pour me plaire a priori : un Nothomb, une réadaptation de contes et surtout une relation entre une jeune Belge et un Espagnol. Tiens ça me rappelle quelqu’un même la différence s’arrête là !

Amélie Nothomb nous offre encore un huis clos sensationnel où les dialogues acerbes fusent entre les deux personnages. On arrive à la fin en moins de deux. Une fin qui était d’ailleurs telle que je la voulais. Ce n’est pas du tout un livre avorté pour moi.

Les personnages sont également superbement campés. Que ce soit Saturnine, cette jeune femme forte qui ne désire pas ouvrir cette foutue porte et tente de ne pas vaciller face à son colocataire. Ou ce cher comte Ermilio dont l’écrivaine va tenter de changer l’image de monstre qu’il a dans notre subconscient.

Bref, j’ai vraiment beaucoup aimé ce nouveau livre et je le mets facilement dans mon top 5 des romans d’Amélie Nothomb. C’est bien construit, les personnages sont rapidement attachants et puis les dialogues fusent pour mon plus grand plaisir. Tout ce que j’aime !

4 sur 5

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Barbe bleue

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, conte

Pages : 170

D’autres avis : Pauline, Metyuro, Emeralda, Mangolila