J’ai perdu Albert

Ma dernière lecture de Didier Van Cauwelaert, à savoir L’éducation d’une fée, m’avait permis de me réconcilier avec l’auteur après Un aller simple que je n’avais pas du tout aimé. Néanmoins, j’étais un peu réticente avec ce titre. Il s’agit d’une comédie et comme souvent avec ce genre, ça passe ou ça casse !

Et heureusement, j’ai plutôt passer un bon moment aux côtés de Albert Einstein, qui squatte depuis de nombreuses années la tête de Chloé, qui a profité de ce don pour se lancer dans la voyance. Mais tout bascule lorsque Albert décide de s’exiler dans la tête de Zac, un garçon de café qui est également apiculteur. La première est horrifiée de ne plus pouvoir exercer son métier, le second, franchement dérangé par cette petite voix dans sa tête.

Les personnages sont vraiment attachants. J’avoue que j’ai quand même eu plus de mal avec Chloé mais en apprenant son passé, j’ai su mieux l’apprécié. Zac, en revanche, m’a plu immédiatement. C’est un garçon qui a des convictions et qui a du mal à trouver les fonds pour arriver à ses fins. Ce qu’on entrevoit d’Albert est plutôt singulier mais j’ai également aimé sa présence.

Le style est plutôt simple et le roman se lit rapidement. C’est un parfait petit moment de divertissement. en somme !

Auteur : Didier Van Cauwelaert

Commencé le : 05/04/2018

Terminé le : 09/04/2018

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 224

Sorti le : 28/03/2018

Note : 4/5

Madame Pylinska et le secret de Chopin

Cela va peut-être vous étonner mais c’est la première fois que je lis un roman d’Eric-Emmanuel Schmitt. Hé oui, cela faisait partie des grands auteurs incontournables à lire un jour mais sur lequel je ne m’étais pas penchée. Maintenant, que c’est fait, je peux vous dire que je vais recommencer !

Dans ce récit, Eric-Emmanuel Schmitt nous parle de ses cours de piano avec l’excentrique madame Pylinska. Le but de ses cours : parvenir à jouer Chopin et c’est tout un programme !

J’ai beaucoup aimé le personnage fantasque de madame Pylinska, ses méthodes d’apprentissage sont assez marginales mais ô combien efficaces ! Elle porte à elle seule, tout le roman.

J’ai aussi apprécié la fluidité de l’histoire. Cela se lit vraiment très rapidement. Le style est simple et va direct à l’essentiel même s’il n’est pas sans poésie. C’est une écriture qui me fait beaucoup penser à Amélie Nothomb.

Je ne sais quelle est la part du réel ou de l’imaginaire dans ce récit, et honnêtement, je n’ai pas envie de le savoir, tellement cette histoire parait parfaite ainsi.

Le thème de la musique est aussi bien représenté. Honnêtement, je ne me suis jamais trop intéressée à la musique classique mais ce livre m’a donné envie de m’y mettre. Une petite sélection à la fin de l’ouvrage n’aurait pas été de refus.

Bref, Madame Pylinska et le secret de Chopin est une jolie petite parenthèse que je vous recommande !

Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt

Commencé le : 29/03/2018

Terminé le : 29/03/2018

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 126

Sorti le : 28/03/2018

Note : 4/5

Amélie Nothomb – Frappe-toi le coeur

Décidément, Nothomb tombe juste ces dernières années. L’année passée, elle commençait son nouveau roman avec une femme enceinte alors que j’étais en fin de grossesse et ici, elle évoque la relation mère-fille. Tout ce qui m’intéresse aujourd’hui donc ! La relation entre Diane et sa mère est plus que tendue. C’est bien clair: sa mère la déteste dès le moment où elle nait. Et elle lui fera bien comprendre au fil des années. Au début, Diane trouve des excuses, c’est certainement parce qu’elle est une fille et que sa mère préfère les garçons… Mais lorsqu’elle a une petite soeur et que sa mère en est complètement dingue, elle comprend que ce n’est pas la bonne explication.

Diane, bien que froide, m’a énormément touchée. C’est une jeune femme qui se donne corps et âme et qui fait finalement tout pour être aimée, en vain. J’ai aimé voir son évolution au fil des pages même si j’aurais préféré plus de clashs entre elle et ses proches. Elle subit tellement, la pauvre…

Un roman super efficace qui se lit d’une traite comme souvent avec les Nothomb.

Bref, je me suis rarement autant attachée aux personnages de Nothomb que dans ce roman. Moins farfelu que la moyenne, il est pour moi un coup de coeur.

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Frappe-toi le coeur

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 180

D’autres avis : Pauline

Amélie Nothomb – Riquet à la houppe

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Je viens à peine de terminer Riquet à la houppe, le dernier né d’Amélie Nothomb. Le Nothomb, c’est vraiment le marronnier de la rentrée littéraire. On peut être sûr de le trouver sur les étalages tous les ans ! Alors, est-ce un bon cru ?

J’avoue qu’il m’a au départ désarçonnée. Il faut dire qu’il commence par évoquer un accouchement alors moi qui suis à quelques heures ou quelques jours de ce moment, je n’étais pas sûre de pouvoir apprécié cet ouvrage dans ces conditions. Mais cet épisode est assez bref. On suit ensuite la petite enfance de Deodat, un bébé hideux mais doué d’une grande intelligence. Ce début m’a fortement fait penser à Métaphysique des tubes, un peu trop d’ailleurs, je craignais presque le copier-collé. Mais finalement, on s’en éloigne en découvrant la jeune Trémière à la beauté envoûtante.

Avec Riquet à la houppe, Amélie Nothomb reste dans ces thèmes de prédilection de ces dernières années à savoir la réécriture de conte (ici un  conte éponyme de Charles Perrault que je n’ai pas encore lu) et l’exaltation de la beauté et/ou de la laideur. Ce fut comme souvent une lecture courte et agréable bien que l’intrigue ne soit pas fort originale et je dirais même, un peu téléphonée.

Les personnages sont évidemment fort Nothombiens avec des réactions et des attitudes désarçonnantes mais rien de très choquant pour ceux qui lisent Nothomb depuis longtemps;

Le style d’Amélie ne m’a pas particulièrement ébloui dans cet ouvrage même si on reconnait évidemment sa patte.

Bref, c’est pour moi un Nothomb assez classique mais qui remplit bien son rôle ! Il ne fait pas partie de mon top car il y a un peu trop de thèmes ou d’événements déjà vus pour moi mais j’ai tout de même hâte de voir ce qu’elle nous réservera l’année prochaine.

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Riquet à la houppe

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, Conte

Pages : 198

D’autres avis : Pauline

Amélie Nothomb – La nostalgie heureuse

La nostalgie heureuse

Qui dit rentrée littéraire, dit nouveau Nothomb ! Pour la première fois, j’ai été fébrile de découvrir son nouvel ouvrage. En effet, c’est la première fois que je dois attendre pour lire un nouveau Nothomb. Les années précédentes, il m’en restait toujours à découvrir dans ma PAL.

Ce nouveau Nothomb fait d’ailleurs partie de ceux que je préfère c’est-à-dire les romans autobiographiques même si comme le souligne Amélie – après 22 romans, j’ai bien le droit de l’appeler par son prénom, non ?-, tout ce que l’on aime et donc ce que l’on vit devient une fiction.

J’ai à nouveau été bluffée par ce nouveau Nothomb. Celui-ci est plus intimiste que les autres. Amélie se confie à nous sans filtre. J’ai vraiment eu l’impression d’écouter les confidences d’une amie. C’est certainement le moins “bizarre” des romans de Nothomb. Un roman vrai qui pourtant est bien signée d’Amélie Nothomb. On y retrouve tout de même ses interrogations, ses pensées sur la vie.

Dans ce livre, on la suit donc de retour au Japon pour un reportage tourné par France 5. Je ne sais que vous conseiller : d’abord regarder ce reportage ou lire ce livre ? Une chose est sûre : mieux vaut avoir lu les autres livres autobiographiques d’Amélie Nothomb pour comprendre son amour infini pour le pays du soleil levant. A travers son regard, j’ai vraiment eu l’impression de voyager au Japon. C’est un pays qui me ronge et dont je rêve depuis que je suis toute petite et c’est grâce à ce genre de témoignage que j’assouvis mon envie de Japon avant j’espère, de pouvoir le découvrir de mes propres yeux.

Bref, j’ai adoré ce dernier Nothomb qui m’a fait passer par tout un tas d’émotion. J’ai également appris le concept de “nostalgie heureuse” typiquement japonaise. Un régal en somme !

Challenge des globe-readers

Escale 15/+75 : Kobe, Japon