Chantal Deltenre, Maximilien Dauber – Japon Miscellanées

Japon Miscellanées

J’ai acquérir cet ouvrage quelques mois avant de partir au Japon. Je connaissais déjà bien ce pays via mes cours de japonais, les mangas, les anime et les nombreux reportages ou livres fictionnels que j’ai pu découvrir au cours de mon existence (ben oui, je suis fan !). Le Lonely Planet a également été d’une grande inspiration. Mais cet ouvrage-ci apporte tout de même autre chose.

Il est constitué d’un tas de petits textes sur tous les aspects de ce pays que ce soit la religion, les coutumes, la manière de vivre au quotidien,… C’est comme un kaléidoscope littéraire. Ce n’est pas peut-être pas le livre à glissere dans sa valise avant de partir mais je trouve qu’il est intéressant de le lire avant le départ car on a déjà un peu l’impression d’être là-bas et surtout cela permet de mieux comprendre ce pays une fois sur place.

C’est un ouvrage que l’on peut grignoter par ci par là. Vu que ce sont des miscellanées, il n’a aucune structure et on passe du coq à l’âne donc vous pouvez vraiment le lire sur le long terme sans perdre le fil. Vous pouvez aussi juste le consulter quand vous désirez plus en apprendre sur un sujet grâce à l’index à la fin du livre.

Bref, une jolie pépite pour tous les amoureux du Japon et tout ceux qui désirent en savoir plus sur ce pays !

Auteurs : Chantal Deltenre, Maximilien Dauber

Titre : Japon Miscellanées

Edition : Pocket

Genre : Non fiction

Pages : 250

Sébastien Brégeon – Des vies autour du monde, tome 1 : Une aventure ordinaire

des vies autour du monde tome 1

Généralement, quand je lis un récit de voyage, cela me dépayse, me fait rêver. Il faut dire que ce sont souvent de grands baroudeurs que je suis alors je ne me reconnais pas entre eux, moi, la froussarde qui adore voyager mais sans vraiment sortir de ma zone de confort. Ce récit-ci est différent. Déjà, on oublie le côté exotique, l’essentiel de ce parcours se déroulant sur les grandes routes de France. Mais faut-il forcément aller loin pour trouver de l’aventure ? Ces voyageurs nous prouvent que non !

Je me suis tout de suite prise d’affection pour ce couple qui part faire le tour du monde. Ils sont loin d’être de grands aventuriers en partant. Ils redoutent un peu de faire du stop et j’ai pu très facilement m’identifier à eux. L’auteur n’embellit pas le voyage comme c’est souvent le cas de ce genre du récit. Au contraire, il nous décrit tout : leur moment de doute, leurs échecs à se faire prendre en stop, la pluie, le froid,… Pendant ces quelques 200 pages, j’ai eu l’impression de vivre leur périple à leur côté car on est vraiment au plus près d’eux.

La plume de Sébastien Brégeon est simple mais efficace. Elle est même plutôt jolie et loin d’être hésitante. Bref, l’immersion se fait sans souci. Et il arrive à nous distiller du suspense tout au long de ce premier volume même si on sait pertinemment où ils doivent se rendre, on se demande quand même en combien de temps ils vont arriver, combien de temps ils vont attendre pour embarquer, s’ils vont devoir faire une partie du trajet à pied ou s’ils vont se résigner à prendre le bus ou le train.

Je trouve ça tellement beau un tour du monde qui démarre de chez nous. La plupart du temps, ces tours commencent par un vol long courrier pour être directement parachuté dans l’inconnu. Je préfère cette transition en douceur comme ici. J’ai aussi beaucoup apprécié les crayonnés de l’auteur. Ah que j’aimerais pouvoir gribouiller de la sorte en voyage !

J’ai trouvé ce récit sincère et touchant. C’est le récit de voyage le plus immersif que j’ai trouvé jusqu’ici, bravo ! J’ai hâte de découvrir la suite de leur périple !

Auteur : Sébastien Brégeon

Titre : Des vies autour du monde, tome 1 : Une aventure ordinaire

Genre : Récit de voyage, non fiction

Edition : CreateSpace

Pages : 274

D’autres avis : Argoul, No Tuxedo

Julien Blanc-Gras – Touriste

Touriste

De retour de vacances, je viens vous parler d’un livre lu en juin dernier. Et oui, je suis vraiment très en retard dans mes chroniques. Et ce n’est pas très facile de se rappeler de lectures si lointaines. M’enfin, essayons !

J’étais tentée de lire ce livre depuis sa sortie en grand format. Je trouvais intéressant et original de faire une ode au touriste, personnage souvent moqué ou haï des autochtones. Et puis, ce pingouin sur cette piste d’aéroport a vraiment fini de titiller ma curiosité. Et j’ai finalement lu ce livre grâce à Thalia qui me l’avait choisi pour une session du Livra deux pour PAL Addict.

Et donc, de quoi ça parle ? Hé bien de Julien qui, enfant, rêvait déjà de voyager en regardant sa mappe-monde. On le suit dans cette histoire dans sa découverte de divers lieux de la planète. C’est vraiment un joli ouvrage mais il faut à tout prix le considérer comme le carnet d’un voyageur. Car pour moi, le narrateur est un narrateur et pas un touriste lambda. On le sent directement, il rencontre les populations locales, s’aventure dans des endroits qu’il ne connaît, évite les secteurs les plus touristiques. Bref, oui, on est loin du petit touriste qui se balade en tong et qui photographie les mêmes bâtiments que tous les autres. Et j’avoue que ça m’a un peu déçue car c’était un peu ce que je cherchais dans ce livre : comment l’auteur allait-il sublimer ce personnage ?

Mais comme je vous le dis ci-dessus, Touriste est tout de même un agréable ouvrage qui nous fait explorer et se questionner sur le monde. Je le conseillerais donc à tous les amateurs de récits de voyage mais pas à ceux qui cherchent une vision décalée du tourisme.

Auteur : Julien Blanc-Gras

Titre : Touriste

Edition : Le livre de poche

Genre : Témoignage, Non fiction

Pages : 259

D’autres avis : EmeraldacomicboypommcurbyL’ivre d’ailleurs

Jean-Pierre Mahé – Silhouette ou les miroirs de l’Asie

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Avant tout, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Atine Nenaud pour ce partenariat.

En apercevant ce livre, je me suis rappelée à quel point les récits de voyage me manquaient. C’est vrai que ça fait un bon bout de temps que je n’en ai pas lu. Avec ce livre, je m’attendais donc à voyager dans le continent qui me fascine le plus : L’Asie.

Et de ce point de vue là, ça a cloché tout de suite. Car l’auteur commence par Istanbul, la seule grande ville asiatique que je connaisse. Et je n’ai pas du tout retrouvé les sensations que j’avais eu lors de ma visite. Alors peut-être est-ce le changement d’époque (plus de 30 ans d’écart entre ce récit et mon voyage) ou bien si l’auteur et moi n’avons tout simplement pas retenu les mêmes choses. Par la suite, j’ai été déçue de voir que le voyage intérieur de l’auteur prenne plus de place que le voyage physique. Et enfin, l’Asie du Nord-Est (Japon, Corée, Chine) n’est pas du tout au coeur du récit alors que j’espérais vraiment terminer là-dessus. Le voyage reste pourtant intéressant vu que l’auteur suit la route des Indes et nous fait donc passer par les pays d’Asie Centrale qui sont encore quasiment inconnus pour les Européens comme moi.

Le style m’a totalement déboussolée. L’auteur parlant de lui selon plusieurs qualificatifs « Silhouette », « L’homme ». Utilisant parfois le « tu » ou le « il », il ne semble pas vouloir se décider. Et pourtant, je trouve qu’il aurait été tellement plus simple, agréable et immersif d’avoir affaire à un « je » auquel j’aurais pu facilement m’identifier.

En conclusion, ce livre est vraiment loin d’être mauvais mais ce fut pour moi une rencontre manquée tout simplement car j’avais un horizon d’attente assez précis qui n’a pas été comblé. Mais si vous êtes intéressés par la route des Indes ou par la spiritualité, ce livre saura peut-être vous séduire.

Auteur : Jean-Pierre Mahé

Titre : Silhouette ou les Miroirs de l’Asie

Edition : Atine Nenaud

Genre : Récit de voyage

Pages : 264

Horacio Quiroga – Anaconda

« Anaconda », ça ressemble à un titre de film d’horreur. Mais ce n’est pas ça que nous offre ici monsieur Quiroga. Non, ce sont des contes étranges sortis tout droit d’Amazonie !


Mon avis:

Ce qui m’a tout de suite marqué chez cette auteur, c’est son histoire personnelle. Plutôt qu’un long discours, je vous propose ce qu’en dit Wikipédia (même si c’est loin d’être une science exacte mais la biographie présente dans mon livre confirmait bien ce passage) :

L’existence tout entière d’Horacio Quiroga est placée sous le signe de la mort : mort de son père, qui, alors que le futur écrivain est âgé de trois mois se tire une balle de fusil dans la tête sans que l’on sache s’il s’agit d’un accident ou d’un suicide; mort de son beau-père, dix-sept ans plus tard, qui se suicide d’un coup de fusil sous les yeux du jeune homme ; suicide de sa première femme en 1915 ; mort enfin de son meilleur ami, Federico Ferrando, accidentellement tué par Quiroga lui-même alors qu’il manipule un pistolet.

J’ai beaucoup aimé la première nouvelle qui donne son nom au recueil : Anaconda. C’est l’histoire d’une chasse aux serpents…où on est du côté des reptiles ! Vraiment passionnant…

D’autres nouvelles étaient aussi intéressantes mais j’avoue que mon impression globale est plutôt mitigée. C’est bien mais sans plus. Les histoires finissent souvent mal et montrent la fragilité de l’existence (on le comprend aisément en connaissant le passé de l’auteur).

Le style a quand même bien vieilli. Il n’est pas toujours accrocheur mais reste tout de même assez accessible. C’est peut-être du au fait que mon livre date de 1960. Peut-être qu’on en a fait une traduction plus moderne aujourd’hui.

Je ne sais donc pas si je dois vous le conseiller ou vous le déconseiller. Mon cœur balance entre les deux. Ce sera donc à vous de vous faire votre propre avis.

3 sur 5

Extrait (de la nouvelle Anaconda):

Il était dix heures du soir et il faisait une chaleur suffocante. Le temps lourd, sans un souffle, pesait sur la forêt. Le ciel de charbon était de temps à autre déchiré à l’horizon par de sourds éclairs, mais l’orage grondant au sud était encore loin.

Sur un chemin au milieu des spartes blancs, Lancéolée avançait avec la lenteur générique des vipères. C’était une yarara magnifique, d’un mètre cinquante, aux flancs ornés d’une ligne noire bien découpée en dents de scie, écaille par écaille. Elle avançait en s’assurant de la sécurité du sol avec la langue, qui remplace parfaitement les doigts chez les ophidiens.

Elle allait à la chasse. En arrivant à une intersection, elle s’arrêta, se lova sans hâte, remua encore un moment en cherchant sa position et, après avoir ramené sa tête au niveau de ses anneaux, elle y posa la mâchoire inférieure et attendit immobile.


Auteur: Horacio Quiroga

Titre: Anaconda

Édition: Points

Genre: Nouvelles, contes

Pages: 197

Bilan: 23/26