Georges Simenon – Le Chat

le chat

Pour le challenge Un genre par mois, je devais un livre un thriller ou un roman policier. Je ne pensais plus en avoir du PAL jusqu’à ce que je la range un peu et retombe sur ce petit roman de Simenon. Parfait !

Le Chat n’est pas vraiment un thriller ou un policier finalement. C’est plutôt un roman noir. Wikipédia le décrit comme un mélange de roman psychologique et de comédie noire et je crois que c’est exactement ça.

Le pitch est plutôt simple : un couple de personnes âgées ne communique plus que par des petits billets écrits à la main. Un des billets les plus récurrent est simplement « Le chat » qui rappelle la scission de ce couple.

Le Chat est avant tout un roman d’ambiance. Les deux personnages peuvent paraître très froids, distants. Ils semblent se détester au plus haut point. Comment font-ils pour continuer à vivre ensemble ? Pourquoi ne se séparent-ils pas ? Vous le comprendrez en découvrant cet ouvrage ou en regardant l’adaptation qui en a été faite avec dans les rôles principaux Jean Gabin et Simone Signoret.

Ce livre est mon premier Simenon. Mais certainement pas mon dernier ! J’ai adoré l’écriture très touchante de cet écrivain belge. Je trouve qu’en peu de mots, il arrive à faire passer des tas d’émotions. Les personnages sont très réalistes et attendrissants malgré leur apparence sévère et la haine qui les habite.

Bref, je ne m’attendais pas à grand chose avec cette lecture et j’ai finalement été très agréablement surprise. Une lecture courte et marquante que je vous recommande donc vivement !

Auteur : Georges Simenon

Titre : Le chat

Edition : La bibliothèque du Soir

Genre : Policier

Pages : 190

ungenreparmoisoctobre

 

Brenda Novak – Le danger invisible

le danger invisible

Le Danger Invisible, c’est l’histoire de 2 collègues Rachel et Nate qui vont tenter de s’infiltrer dans une secte car de drôles d’événements s’y déroulent : une femme ayant su s’échapper affirme avoir été lapidée, une autre est portée disparue…

Ce qu’il faut avant tout savoir sur ce récit, c’est que la romance constitue la moitié de l’intrigue. Ce n’est pas pour me déranger mais mieux vaut être au courant car moi, qui ne l’ai pas été, je me suis parfois demandé pourquoi on s’intéressait à leur petite histoire de coeur alors qu’un drame se joue juste à côté dans la secte.

Nate m’a paru un peu trop « lisse », courageux mais un peu réticent à s’engager, le personnage est un peu sous-exploité. Rachel est plus intéressante, de par son passé, vu qu’elle a grandi elle-même dans un groupuscule religieux assez fermé. Se retrouver à cotoyer une secte lui fait remonter des tas de souvenirs douloureux. Mais on sent que c’est une femme forte, qui a tendance à vouloir montrer à tout le monde de quoi elle est capable. Elle en fait même un peu trop mais c’est ce qui la rend crédible et attachante.

Pour moi, le suspense n’est vraiment présent que dans la deuxième moitié du récit. La première servant plus à « tâtonner le terrain » et nous présenter la relation ambiguë de ce duo d’enquêteurs. Mais la suite m’a vraiment plu, j’ai commencé à tourner les pages avec avidité et j’avais hâte de savoir comment tout cela allait se terminer, quels allaient être les éléments qui pouvaient ébranler cette communauté.

Le style de Brenda Novak est clair, sans fioritures et permet une lecture agréable bien qu’on ne s’extasie pas sur l’écriture.

Bref, malgré ses quelques défauts, Le danger invisible est une lecture sympathique et efficace. A tenter !

Auteur : Brenda Novak

Titre : Le danger invisible

Edition : Harlequin

Genre : Thriller, romance

Pages : 448

D’autres avis : Jbyali

Pascal Marmet – Tiré à quatre épingles

Tiré à quatre épingles

Tiré à quatre épingles est l’histoire d’une riche quarantenaire retrouvé assassinée dans son appartement parisien. C’est aussi celle de celui qui se fait appeler « Laurent », un excentrique toujours habillé totalement en vert qui arpente la Gare de Lyon et qui va tomber sur un cambrioleur. Mais c’est également celle d’une brigade au 36 quai des orfèvres.

Ce roman, c’est donc plusieurs histoires intimement liées. Et surtout un mystère sur qui s’épaissit au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête. Il faut dire que celle qui a été tuée, la veuve du préfet cache bien des choses ! Grâce à ce livre, on en  découvre également un peu plus sur l’art africain vu qu’il est également question d’un trafic de statuettes. Cette petite touche ésotérique est vraiment agréable et j’avoue avoir un peu frissonné par moment. Mais ce que j’apprécie dans les écrits de Pascal Marmet, c’est cette absence de « lourdeur », d’ambiance nauséabonde que beaucoup d’auteurs mettent dans leur thriller. Ici, même s’il y a une enquête criminelle et une certaine tension, l’auteur arrive tout de même à nous montrer en même temps une amourette naissance ou la joie de vivre insouciante des jeunes.

Le point fort de ce récit peut également être ses personnages. J’éprouve une certaine tendresse envers « Laurent » dont j’admire la naïveté et la bonne humeur. Chanel est un homme qui a le coeur sur la main, même s’il peut paraître très sévère. D’autres personnages intéressants gravitent autour d’eux mais je trouve que ces deux-là ont tout de même un vrai plus.

Bref, j’ai vraiment apprécié cet ouvrage, plus que A la folie, un autre roman de Pascal Marmet. En tout cas, si vous désirez le lire, je vous conseille de le faire maintenant. Vous ne serez pas dépaysé vu que l’enquête se déroule en pleine canicule !

Auteur : Pascal Marmet

Titre : Tiré à quatre épingles

Edition : Michalon

Genre : Policier

Pages : 270

Jean-François Thoron – Max: S.K

Max S K

Vous vous souvenez de Sylvia de Jean-François Thoron ? C’était un livre dont j’avais beaucoup aimé la partie thriller et je regrettais uniquement que cet aspect ne soit pas plus exploité. Et ben on dirait que l’auteur m’a écoutée (mais non je ne me fais pas des films m’enfin :D). Avec Mak S.K. on est à 100 % dans le thriller du début à la fin !

Petit topo sur l’histoire : La brigade d’Alain Fromentin est de retour et tente de coincer un serial killer sans succès. L’auteur ne laisse aucune trace et ne semble pas avoir d’alibi. Pour les aider à résoudre cette affaire, ils vont donc avoir l’aide d’une sorte de « profileuse » suédoise, Eileen.

Parlons tout de suite de ce qui fait le succès de ce roman : son côté addictif ! Il faut dire qu’il n’y a pas vraiment de temps mort dans ce récit car lorsque l’enquête piétine, l’auteur en profite pour approfondir les personnages et donc l’intérêt ne s’essouffle pas. La plume de l’auteur est d’ailleurs toujours aussi fluide que dans Sylvia et j’avoue avoir refermé ce livre après seulement 2 jours de lecture tellement j’étais absorbée par celle-ci.

J’étais bien contente de retrouver Fromentin même si je dois bien avouer qu’Eileen l’a rapidement éclipsée. Il faut dire que c’est un personnage très intriguant ! Elle a des capacités hors norme et semble avoir une bonne part d’ombre.

Bref, Max S.K., c’est un récit plein de rebondissement avec une tension qui monte crescendo et des personnages charismatiques. Vous l’avez compris, j’ai passé un excellent moment et ne peux que vous recommander de le mettre dans votre liseuse pour cet été.

Auteur : Jean-François Thoron

Titre : Max: S. K

Edition : Librinova

Genre : Thriller

Pages : 254

D’autres avis : Les Crokeuses, Echappées littéraires

Brandon Sanderson – Légion

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On continue la semaine Sanderson avec un de ses ouvrages les plus court : la novella Légion. 94 petites pages seulement pour découvrir Stephen Leeds, surnommé Légion et qui a comme particularité d’avoir de nombreuses hallucinations, chacune étant spécialisée dans un domaine, on retrouve par exemple une psychologue, un expert en armes, un mécanicien, etc. Lorsqu’on lui demande, sous la contrainte, de participer à une enquête afin de retrouver un appareil photo qui sait prendre des photos du passé, il n’a pas le choix que de s’impliquer en emmenant toutes ces hallucinations.

Le pitch est tentant, n’est-ce pas ? Et comme vous pouvez le douter, vu que ça sort de la tête de Sanderson, c’est encore mieux que mon pitoyable petit résumé. J’ai vraiment adoré suivre Stephen et les hallucinations qui le suivent. C’est vraiment une excellente idée qui permettrait de lancer des tas d’histoires. Mais loin de se contenter de créer des personnages à foison, Brandon Sanderson nous présente aussi une intrigue rythmée avec pas mal de suspens. Bref, on arrive au bout de cette novella en moins d’une heure avec un grand sentiment de satisfaction.

On ne peut regretter qu’une chose : que ce soit si court ! Mais d’un autre côté, si ça peut permettre à des novices de s’initier à la plume de Brandon Sanderson, ce n’est pas plus mal. Et bonne nouvelle, une suite est parue en anglais sous le nom de Legion: Skin Deep et est deux fois plus longue que cette novella. J’ai hâte qu’elle sorte en français !

Bref, Brandon Sanderson montre avec ce livre qu’il sait très bien maîtriser les textes courts et qu’il peut également se frotter au thriller et à la science-fiction car cette novella est à la confluence de ces deux genres.

Participation de janvier pour le challenge Un genre par mois de Nathalie. Genre : nouvelle ou novella.

Auteur : Brandon Sanderson

Titre : Légion

Edition : Le livre de poche

Genre : Thriller

Pages : 94

D’autres avis : ptitelfe, Koré, Jamestine, Ptitetrolle