C’est lundi, que lisez-vous ? 266ème rendez-vous

Ce joli logo est celui de Pixie Dust qui s’occupe de regrouper tous les C’est lundi après Galleane et Mallou.

Mes lectures de la semaine passée

J’ai beaucoup aimé Konbini de Sayaka Murata qui fut ma première lecture terminée de l’année. J’ai aussi fini Heureux d’apprendre à l’école de Catherine Gueguen que je picorais depuis quelques jours, très intéressant !

Ma lecture en cours

Je viens de commencer Fils-des-Brumes, tome 6 : Les bracelets de larmes de Brandon Sanderson. Autant vous dire qu’avec cette belle brique de plus de 900 pages, je risque d’en avoir pour un petit moment.

Ma prochaine lecture

Peut-être que je ferai une pause BD dans la semaine avec Wika, tome 3 : Wika et la gloire de Pan de Thomas Day et Olivier Ledroit.

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Le Gardien du phare

Bon, j’ai été intriguée par cette histoire de ces 3 femmes qui vivent isolées sur une petit île. Et puis qui est ce mystérieux gardien de phare que l’on ne voit jamais ?

J’ai rapidement déchanté et je suis complètement passée à côté de ce récit. Impossible de m’intéresser au destin de l’une ou de l’autre. J’ai eu l’impression qu’elles ne faisaient que se plaindre et que leur vie n’était guère passionnante.

Bref, totalement à côté de mes pompes, j’ai poussé un ouf de soulagement arrivée à la fin en me disant quand  même que j’avais perdu du temps à lire cet ouvrage qui ne m’apporte vraiment rien et m’a beaucoup ennuyée.

Bref, je ne ferai que reprendre une réplique de Gandalf pour exprimer mon avis « Fuyez, pauvres fous ! »

L’amant de Patagonie

Je n’avais jamais entendu parler de cet ouvrage et je l’avais simplement acheté lors d’une escapade en librairie où j’avais profité d’une offre des éditions Livre de Poche : 2 + 1 gratuit.

J’ai bien aimé la couverture énigmatique qui laissait présager d’une jolie aventure historique.

Au moment où j’ai décidé de le lire, je n’ai pas relu le résumé. Grand bien m’en fasse car je trouve qu’il révèle déjà trop de chose à mon goût comme l’identité de l’amant et ce qu’il arrive après.

J’ai donc simplement suivie Emily dans son périple. Cette jeune fille dont la mère est morte en lui donnant naissance n’a pas eu une enfance facile. Elle permet son père au début de son adolescence et se retrouve adoptée par une famille de pasteur. Dans cette maison, de nombreux pasteurs et missionnaires racontent leurs aventures au bout du monde, ce qui fait énormément fantasmer Emily. Alors quand un beau jour, on demande à son père adoptif s’il ne connaîtrait pas une jeune fille qui pourrait seconder sa femme qui vient de donner naissance à son cinquième enfant et partir en Argentine, à ce qui deviendra bientôt Ushuaïa, elle n’hésite pas une seconde.

Ce récit m’a beaucoup fait penser à Mille femmes blanches. On est de la même manière catapulté dans une autre civilisation avec d’autres mœurs, d’autres traditions, d’autres corps. Mais ce qui m’a vraiment le plus plu dans ce roman est le fait qu’Emily n’a pas une vision idyllique des Indiens et de l’Argentine. Elle a même une vraie vision d’horreur lorsqu’elle voit pour la première fois les visages de cette population si différents de ceux qu’elle connait depuis toujours.

Emily peut vraiment être fataliste par moment et reste une femme écossaise dans ses discours et dans ses pensées jusqu’au bout. Elle ne fait pas un trait sur son passé ou sur tout ce qu’elle a appris juste parce qu’elle tombe amoureuse et c’est vraiment une force pour moi.

Je n’ai rien à dire au style de l’autrice. C’est haletant et j’ai dévoré ce livre en quelques heures seulement alors que j’étais à l’hôpital pour un examen de routine. Ce livre m’a évadée, secouée, émue.

Bref, c’est une jolie pépite que je vous conseille et je serai vraiment ravie d’en discuter avec vous !

Shizen, l’art de vivre à la japonaise

Simplicité, humilité, respect de soi et des autres: les trois valeurs de l’art de vivre à la japonaise.

Observez, écoutez, ressentez…

J’ai toujours aimé le Japon. Profondément même mais il faut bien avouer que depuis quelques mois, perdue dans ma routine quotidienne, j’ai oublié ne serait-ce que m’intéresser à ce pays que j’affectionne tant.

Et puis un beau jour, cherchant une nouvelle lecture, je retombe sur cet ouvrage acheté par mon compagnon il y a déjà une paire de mois.

Je m’y plonge avidement. Et quel bonheur ! Les Japonais mènent une vie exaltante et pourtant leurs valeurs et leurs traditions permettent de renouer avec soi-même et de profiter de l’instant.

J’ai aimé tous les rituels donnés pour chaque saison. Tous ces petits conseils pour profiter de l’instant présent et du temps qui passe.

J’ai aimé les haïkus, cette courte poésie si enivrante.

La forme aussi est très jolie avec des transitions visuelles entre les chapitres.

J’en ressors très zen et avec plein d’idées pour améliorer mon quotidien.

Un coup de coeur !

  • Autrices : Misato Raillard et Theresia Rippel
  • Edition : Hachette Bien-être
  • Genre : Développement personnel
  • Pages : 144
  • Avis : 5/5

Psychologie positive et écologie: Enquête sur notre relation émotionnelle à la nature

Au cours de ces vingt dernières années, deux sciences que rien ne semble rapprocher ont cherché à comprendre le bien-être humain. D’un côté, la psychologie positive qui étudie comment nos émotions positives naissent, se maintiennent et nous apportent bien-être et bonheur. De l’autre côté, les sciences de la conservation de la biodiversité qui cherchent à protéger et conserver la nature. Ce livre est une enquête dans ces deux champs de recherche en ébullition où la science redécouvre la valeur capitale de la relation. Statistiques à l’appui, nous découvrons combien nous pouvons être sereins et heureux avec les autres et au contact de la nature.

C’est avec beaucoup de retard que je remplis mon contrat d’écrire cette chronique concernant un essai, pourtant, très intéressant !

L’autrice reprend les différentes études qui ont été faites entre la psychologie et la nature. Et le résultat est encore plus stupéfiant qu’on ne peut le penser : oui, il y a définitivement un lien entre la psyché et notre relation avec la nature.

J’ai été bluffée par exemple d’apprendre que les petits délits étaient beaucoup moins commis dans les endroits où il y a des arbres dans les avenues.

D’autres études montrent bien à quel point un bon bol d’air dans la forêt ou la campagne permet de se ressourcer et de chasser la déprime !

Le livre est en plus bien écrit, tout en étant très sérieux. On n’a pas l’impression de se retrouver dans un livre sur le bien-être mais bien sur un condensé d’études scientifiques.

C’est un livre que je vais à coup sûr recommander à mes collègues qui travaillent dans le domaine de l’environnement.


  • Autrice : Lisa Garnier
  • Commencé le : 5 juillet
  • Terminé le : 6 juillet
  • Edition : Actes Sud
  • Genre : Essai
  • Pages : 224
  • Publié en mai 2019