R. J. Palacio – Wonder

Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain. Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai une Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans. N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. Quand un enfant est normal, les gens ne le fixent pas partout où il va.

August Pullman est un garçon difforme qui va rentrer pour la première fois à l’école au collège.

J’avais de très grandes attentes concernant Wonder. D’abord, tous les avis que je lis dessus étaient hyper enthousiastes. Ensuite, j’ai vu la bande annonce du film qui a fini par me convaincre. Et puis pouf, j’ai commencé. Et j’ai déchanté…

Je vais avoir un peu de mal à vous expliquer mon avis car honnêtement, je ne trouve pas le livre mauvais. Les personnages sont bien travaillés, l’intrigue tient la route. Et pourtant, j’ai passé ma lecture à être énervée de bout en bout. Il y a énormément de violence et de méchanceté dans ce livre. Et on n’en donne pas forcément toujours la raison. Comme si être difforme suffisait à attirer la haine. J’aurais aimé qu’on approfondisse plus ce sujet là. J’ai aussi désapprouvé l’attitude des parents qui ne respectent pas les envies de leurs enfants et les pousse. Et ce que je sais, et ce qu’apprend aussi un peu ce livre, c’est qu’on ne peut pas forcer la gentillesse. La gentillesse feinte fait plus de mal que de bien. Soyons vrai, bon sang !

J’ai tout de même apprécié es préceptes de Mr. Browne. Ils étaient fort instructifs. En revanche, j’ai trouvé la fin exagérée.

Auteur : R.J. Palacio

Titre : Wonder

Edition : PKJ

Genre : Jeunesse

Pages : 502

D’autres avis : Mycoton, Galleane, Cajou,

H.P. Lovecraft – L’affaire Charles Dexter Ward

Un personnage fort étrange, nommé Charles Dexter Ward, a disparu récemment d’une maison de santé, près de Providence, Rhode Island. Il avait été interné à contrecœur par un père accablé de chagrin, qui avait vu son aberration passer de la simple excentricité à une noire folie présentant à la fois la possibilité de tendances meurtrières et une curieuse modification du contenu de son esprit. Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.

Le docteur va mener l’enquête pour comprendre pourquoi le jeune homme qui s’appelle Charles Dexter Ward est devenu fou.

Il faut bien dire que la lecture de ces grands classiques de la littérature fantastiques me sont toujours aussi sympathiques. Pourquoi ? Hé bien, j’adore voir le suspense monter crescendo. Le récit est angoissant sans pour autant utiliser d’artifices ou de visions cauchemardesques. Tout est dans l’ambiance au final…

Le roman se lit, en plus, vraiment rapidement. Alors, même si je regrette la fin un peu prévisible, je ne peux que vous conseiller de lire cette oeuvre du grand H.P. Lovecraft.

En quelques mots : Efficace et prenant !

Auteur : H.P. Lovecraft

Titre : L’affaire Charles Dexter Ward

Edition : J’ai lu

Genre : Fantastique, Classique

Pages : 126

D’autres avis : Lumance, Melwen

Cécile Duquenne – Les foulards rouges, épisode 1 : Lady Bang and the Jack

On ne parle pas de ceux qui vont sur Bagne. On n’écrit pas à leur sujet. Si mon époux tombait sur ce journal, il n’hésiterait pas une seconde à me dénoncer auprès du Parti pour la Paix. Et il m’oublierait pour toujours, comme le monde se force à oublier ceux qui vont sur Bagne.

Comment résumer ce premier épisode ? Lara est un foulard rouge ce qui signifie qu’elle fait partie d’un groupe qui fait la milice sur Bagne, une planète-prison. Un autre foulard rouge va lui proposer un plan inattendu.

Bon, là vient le moment où je dois vous comprendre comme j’ai adoré ce premier épisode. Car oui, Les foulards rouges est une série et comme telle, elle est déclinée en saisons et en épisodes ! J’avoue que c’est un format que je n’apprécie pas vraiment en littérature en règle générale. Les épisodes sont généralement si courts qu’il ne se passe que peu de choses. Mais ce n’est pas le cas ici !

Ce qui m’a immédiatement plu dans Les foulards rouges, c’est ce mélange de genre : à la fois western, dystopie et steampunk. Et ça déchiiiiire ! Les personnages sont en plus bien rock’n roll, enfin surtout Lara ! Et l’univers est accrocheur : une planète-prison où finissent tous les parias de la société… Et puis, le sort des femmes est dramatique : c’est la prostitution ou la violence et la mort.

Je ne peux pas vraiment en dire plus sans spoiler. Mais, je suis hyper enthousiasmée par ce premier épisode et j’ai très hâte de lire la suite !

Auteur : Cécile Duquenne

Titre : Les foulards rouges, épisode 1 : Lady Bang and the Jack

Edition : Bragelonne, Snark

Genre : Science-fiction

Pages : 133

D’autres avis : Frankie, Cajou, Galleane

Louis et Thomas Verguet – Edgar Allan Poe Hantise

J’avais envie de lire une BD de la collection 1800 que j’affectionne. Cela faisait longtemps ! Et je n’avais pas envie de commencer une série et me voici donc avec ce one-shote. Bonne pioche ? Mhmm pas vraiment !

Dans ce récit, on suit donc Edgar Allan Poe qui a une vie plutôt misérable et qui voit ses nouvelles policières se réaliser alors qu’elles n’étaient pas encore publiées.

On n’a pas vraiment envie de s’attacher à Mr Poe qui n’a rien de charismatique dans cet album. C’est un personnage sombre, tourmenté, aux moeurs étranges. Du coup, je n’étais pas intéressée de voir le sort qui lui était réservé. Et la fin de la BD est arrivée comme un soufflé. Vraiment décevant !

Heureusement, ça se lit vite et les dessins sont agréables à l’oeil.

Mais c’est un loupé pour moi !

Auteurs : Louis et Thomas Verguet

Edition : Soleil

Genre : BD, Fantastique, Historique

Pages : 54

D’autres avis : Chroniques littéraires

John Irving – Le monde selon Garp

La mère de Garp, Jenny Fields, fut arrêtée en 1942 à Boston, pour avoir blessé un homme dans un cinéma. Cela se passait peu de temps après le bombardement de Pearl Harbor par les Japonais, et les gens manifestaient une grande tolérance envers les militaires, parce que, brusquement, tout le monde était militaire, mais Jenny Fields, pour sa part, restait inébranlable dans l’intolérance que lui inspirait la conduite des hommes en général et des militaires en particulier. Dans le cinéma, elle avait dû changer trois fois de place, mais le soldat s’étant chaque fois rapproché un peu plus, elle avait fini par se retrouver le dos contre le mur moisi, avec, entre elle et l’écran, un stupide pilier qui lui bouchait pratiquement toute la vue ; aussi, avait-elle pris la décision de ne plus bouger. Le soldat, quant à lui, se déplaça une nouvelle fois et vint s’asseoir près d’elle.

Ben honnêtement, ce livre est une grosse dépression ! J’avais entendu beaucoup d’éloges sur John Irving, je m’attendais à un livre sensationnel. Le début partait pourtant bien. Je trouvais, Jenny, la mère de Garp, très singulière et elle m’intriguait énormément mais ce ne fut pas du tout le cas de Garp que j’ai trouvé antipathique dès le début. Et je n’ai pas du tout su m’attacher à lui alors comprenez-bien que je n’ai pas été enthousiaste de passer plus de 600 pages à ses côtés.

C’est un roman qui raconte la vie quotidienne mais aussi beaucoup de moments noirs, glauques. Il y a beaucoup de violence ou de sexe crapuleux dans ce livre et j’ai vraiment détesté cet aspect. Je n’ai pas apprécié non plus que l’intérêt de Garp pour l’écriture ne lui vient que pour plaire à une fille.

Ce n’est pas mal écrit, au contraire ! Mais je trouve le roman très bavard, beaucoup de choses inutiles sont racontées selon moi.

Bref, je vous avoue que je suis très contente que ce soit terminé et je ne pense pas relire John Irving de sitôt !

Auteur : John Irving

Titre : Le monde selon Garp

Edition : Points

Genre : Contemporain

Pages : 680

D’autres avis : Hajar, Petit Pingouin Vert, Abracadabooks