Julie Klassen – Le secret de Pembrooke Park

688 pages de romance… Cela paraît beaucoup non ? Mais les avis étaient tellement enthousiastes que je me suis laissée convaincre. Et j’ai bien fait car c’est un véritable coup de coeur !

Tout commence lorsque Abigaïl et son père entendent parler de Pembrooke Park, un domaine à l’abandon depuis une vingtaine d’année. Les propriétaires proposant de louer ce bien à prix modique à la famille d’Abigaïl qui est dans une situation financière difficile est une vraie aubaine. C’est finalement seule qu’Abigaïl investit les lieux et les prépare à la venue de son père d’abord, et de sa mère et de sa soeur restées à Londres pour la Saison ensuite. Abigail est vraiment un personnage adorable. Elle fait tout pour faire plaisir à sa famille et à ses amis. C’est une jeune femme réfléchie, indépendante et très courageuse. On est très loin de la jeune fille mièvre qu’on trouve souvent dans les romances.

Ah oui, la romance ! Et bien rassurez-vous, elle est loin de prendre toute la place même si Abigail finira par avoir 3 prétendants ! C’est qu’il y a plein de choses à faire pour Abigail : aider à l’aménagement de la maison, se faire accepter par les locaux, résoudre les mystères de ce magnifique manoir. En fait, ce roman me fait penser à la fois à Jane Austen et aux romans gothiques car on y retrouve pas mal de parallèles : critique de la société, atmosphère inquiétante dans le manoir, etc.

Franchement, je n’ai pas du tout vu les pages défiler et j’ai pris énormément plaisir à suivre les aventures d’Abigail. Il faut dire qu’elle est bien entourée ! La famille Chapman a vraiment ma préférence. Il y a le padre, un peu bourru sur les bords mais on comprendra ensuite pourquoi, La mère, toute gentille et aimante, Lea, leur fille, une jeune femme effacée qui va peu à peu s’épanouir aux côtés d’Abigail, William le fils qui est vicaire et qui fait de superbes sermons ! Et il y a aussi les deux plus jeunes enfants, moins développés mais attachants tout de même.

Ce qui est aussi agréable dans ce récit, c’est qu’on n’est pas dans les bals et les froufrous comme souvent dans les romances historiques. Non, on est à la campagne avec toute sa simplicité et son charme !

Bref, au final, avouons-le, le futur amoureux d’Abigail  est intéressant mais il faut surtout lire ce livre pour savoir quel est le secret de Pembrooke Park et il vaut le coût, je vous le promets !

Auteur : Julie Klassen

Titre : Le secret de Pembrooke Park

Edition : Milady Romantique

Genre : Romance historique

Pages : 688

D’autres avis sur : Logo Livraddict

Julie Otsuka – Certaines n’avaient jamais lu la mer

Ce livre me tentait depuis sa sortie mais les chroniques m’ont refroidie et ce n’est que quand j’ai eu l’occasion de l’acheter en occasion que j’ai franchi le pas. Et je regrette d’avoir attendu, car j’ai finalement bien aimé !

Dans cette histoire, on suit un groupe de Japonaises qui quittent le pays du soleil levant en 1919 pour s’installer sur la côte ouest des Etats-Unis où leurs futurs époux les attendent. On les suit depuis leur trajet en bateau puis leur vie là-bas : la rencontre avec l’époux, la nuit de noce, le boulot,…

La puissance dans ce récit réside pour moi dans le sujet qui est toujours le « nous ». Nous étions ceci, nous faisions cela. On ne sait finalement de combien de femmes on parle mais j’ai beaucoup aimé cet aspect. Quant à l’intrigue, même si on sent ce qui va arriver, on prend grand plaisir à découvrir leurs petites vies se dérouler au fil des pages.

Le style est poétique et très original.

Bref, ce fut une charmante lecture !

Escale 48/+75 : San Francisco

Auteur : Julie Otsuka

Titre : Certaines n’avaient jamais vu la mer

Edition : 10/18

Genre : Historique

Pages : 139

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Isabelle Filliozat – Il n’y a pas de parent parfait

La manière d’être parent est ancrée dans notre manière d’avoir été éduquée. Mais si on n’a pas eu une éducation qui nous plaît, ce n’est pas fatal. On peut tout à fait changer cela même si ça prend du temps. C’est un peu le propos d’Isabelle Filliozat dans ce livre. Elle nous apprend aussi à être bienveillant envers nous-même. Car ce n’est qu’en l’étant, que l’on peut ensuite l’être avec ses enfants.
A la fin de cet ouvrage, se trouve un carnet d’exercice que je n’ai, pour ma part, pas utilisé.

Auteur : Isabelle Filliozat

Titre : Il n’y a pas de parent parfait

Edition : Marabout

Genre : Non fiction

Pages : 320

Graham Joyce – Comme un conte

Pour tout vous dire, je n’avais jamais entendu parler de ce livre avant. Mais il était dans ma liseuse, par je ne sais quel hasard, et je l’ai donc commencé en ne m’attendant à rien de spécial.

Dans ce livre qui débute le jour de Noël, la famille de Peter est chamboulée. Tara, sa soeur disparue vingt ans plus tôt, vient de toquer à la porte de ses parents. Elle va rapidement affirmer qu’elle a été enlevé au pays des contes dans lequel seulement six mois se sont écoulés.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce récit, c’est qu’on ne sait jamais où se trouve la réalité ! Est-ce que Tara fabule ou ce monde de fées existe vraiment ? Tout le mystère est là. J’avoue que les autres personnages ne m’ont pas trop marqué à part Richie, l’ex-petite ami de Tara, qui ne semble pas encore désabusé par la vie de trentenaire ou quarantenaire. Il y a encore une flamme en lui, qui le rend attachant.

Le style est plutôt fluide même si l’intrigue est assez lente. Mais j’ai globalement aimé cette lecture même si on n’a pas toutes les réponses à la fin.

Auteur : Graham Joyce

Titre : Comme un conte

Edition : Folio SF

Genre : Fantastique

Pages : 469

Catherine Gueguen – Pour une enfance heureuse

Plébisciter par de nombreux parents bienveillants, Pour une enfance heureuse n’est pas resté longtemps dans ma PAL. J’avais vraiment envie de découvrir pourquoi on le recommande si chaudement. Et je n’ai clairement pas été déçue !

Dans ce livre de vulgarisation scientifique, Catherine Gueguen reprend le développement du cerveau des enfants et l’effet désastreux que la VEO (violence éducative ordinaire) peut avoir sur celui-ci. Un livre qui fait vraiment prendre conscience qu’il faut éduquer avec bienveillance ces enfants.

Si tout le monde lisait ce livre, on arrêterait peut-être d’entendre des inepties tels qu’un bambin d’un an fait un caprice, qu’il faut laisser pleurer un nourrisson ou qu’une fessée n’a jamais fait de mal à personne.

Un livre que j’offrirai avec grand plaisir à tout futur parent !

Auteur : Dr Catherine Gueguen

Titre : Pour une enfance heureuse

Edition : Pocket

Genre : Non fiction

Pages : 368