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  • John Steinbeck – Des souris et des hommes

    Il n’y a pas d’âge pour découvrir les classiques. En visitant mon bouquiniste préféré, je suis tombée sur ce petit roman (et d’autres choses que je vous montrerai plus tard) pour seulement 2 euros. J’avais toujours eu envie de le lire, voilà chose faite !Des souris et des hommes est un merveilleux roman sur l’amitié.Une amitié profonde qui lit nos deux protagonistes George et Lennie. George, le petit gars et Lennie, le grand costeau vont arriver dans un nouveau ranch pour travailler et pour se payer une ferme dans laquelle ils vivront tous les deux en élevant des lapins. C’est le rêve de leur vie. Oui mais… Lennie, ce grand garçon tout gentil ne sait pas contrôler sa force…

    Ce roman est très court, 170 pages, mais il n’en faut pas plus pour mener à bien cette belle histoire. Vous l’avez compris, un récit à lire de toute urgence !

    Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
    -Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
    Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
    -Non, j’vous en prie, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
    Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…
    -Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.

    Ce roman a reçu le Prix Nobel de littérature

    4 sur 5

    Auteur: John Steinbeck
    Titre: Des souris et des hommes (VO: Of mice and men)
    Genre: Roman
    Editeur: Folio
    Pages: 190

  • Cecily von Ziegesar – Gossip girl : Ca fait tellement de bien de dire du mal

    Heureusement, Olivia et ses amis venaient de ce type de famille pour lequel boire de l’alcool était aussi ordinaire que se moucher. Leurs parents croyaient dur comme fer à ce concept quasi européen : plus leurs gamins avaient accès à l’alcool, moins ils risquaient d’en abuser. Olivia et ses amis pouvaient donc boire tout ce qu’ils voulaient, quand ils le voulaient, tant qu’ils continuaient à avoir de bonnes notes, ne s’enlaidissaient pas et ne mettaient ni eux ni leur famille dans l’embarras en dégobillant en public, en se faisant pipi dessus, ou en délirant dans les rues. Et cela était valable pour tout le reste, comme le sexe ou la drogue : tant que vous sauviez les apparences, tout allait bien.
    Je ne suis pourtant pas réticente à la chick litt ; je suis même quelque peu friande mais Gossip Girl ne m’a pas du tout plu. Les héros de ce roman sont on ne peut plus caricaturaux : les filles populaires, le loser, la jeune fille en fleur,… Et puis l’histoire n’avance pas, 250 pages qui nous raconte 2 semaines de vie tout à fait ordinaire de ces lycéens branchés et remplis de strass. Enfin bref, tous les personnages sont agaçants, des faux culs qui sont tous gentils entre eux et qui lancent des rumeurs invraisemblables dans le dos. Et puis quelle fin grandiose pour ce livre ! Digne d’un Harlequin, tout le monde trouve l’amour et devient un ange. Mais les Harlequins, au moins, ça peut être drôle. Là c’est juste agaçant malheureusement… De plus, le langage est simplissime. On « n’urine » pas, on fait pipi en est un très bel exemple. Je ne sais pas si c’est la traduction qui est mauvaise ou non… Chick litt pour moi rime avec détente et humour et là je n’ai eu aucun des deux, dommage ! Ma note sera sévère mais je ne comprends vraiment pas comment ces romans ont pu devenir un tel phénomène  :/

    1 sur 5

    Auteur: Cecily von Ziegesar
    Titre: Gossip girl : Ca fait tellement de bien de dire du mal (VO: Gossip girl)
    Genre: Chick litt
    Editeur: Fleuve noir
    Pages: 253

  • Anne Rice – Lestat le vampire

    Je soulevai le couvercle de pierre et sortis du sarcophage. L’odeur était faible mais presque irrésistible. C’était le parfum musqué de la première fille de joie avec qui j’avais couché. C’était le gibier rôti en hiver, après des jours et des jours d’abstinence. C’était le vin nouveau, les pommes fraîchement cueillies, l’eau limpide d’un torrent par un jour de grosse chaleur.
    Non c’était encore bien plus capiteux que tout cela et l’envie que j’en avais était à la fois plus vive et plus simple.
     

    Ahhh Lestat ! Comme vous vous en êtes sûrement rendu compte, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Pour tout vous avouer, les 300 premières pages m’ont même ennuyée. Et c’est un peu de ma faute ! Je me suis gâchée ma lecture car je n’avais qu’une envie: que Louis apparaisse ! Ce n’est que quand je me suis retiré cette idée de la tête que j’ai pu vraiment profiter de l’histoire de Lestat. Ce roman nous fait beaucoup voyager. A croire qu’Anne Rice a connu tous les lieux et ce depuis des millénaires. Anne Rice maîtrise parfaitement les sujets qu’elle aborde (du moins, c’est l’impression que j’en ai eu). Elle parle d’époques que j’affectionne particulièrement (Egypte, druides,…), ça promet pour la suite.Je ne dirais pas que Lestat est mieux qu’Entretien avec un vampire, mais ils sont tous deux aussi bien je le reconnais.

    Prochaine étape: la reine des damnés. De qui va-t-on parler cette fois ? Mystère…

    4 sur 5

    Auteur: Anne Rice
    Titre: Lestat le vampire
    Editeur: Pocket terreur
    Genre: fantastique, vampirique, historique
    Pages: 606

  • Amélie Nothomb – Antéchrista

    Présentation de l’éditeur J’ai lu pour la version poche:
    Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n’en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n’hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l’installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train. Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s’affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre. Comptons sur la romancière de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l’Académie française) et de Robert des noms propres pour mener à son terme cet affrontement sans merci, et nous donner du même coup un livre incisif, à la fois cruel et tendre, sur les douleurs de l’adolescence.

    Voici un roman qui m’a hautement touché à sa sortie (J’avais 14 ans, oulah que ça remonte à loin). Une très belle histoire à la fois d’amour et de haine entre deux femmes Blanche et Christa. Blanche m’a tout de suite plu, de part sa ressemblance avec ce que j’étais à l’époque. Une ado timide qui passe un peu à côté de sa vie. Un court roman impossible à lâcher (comme à peu près tous les Nothomb !). Celui-ci est un de mes préférés sûrement parce que je me suis reconnue en Blanche plus que dans n’importe quelle héroïne !

    5 sur 5

    Auteur: Amélie Nothomb
    Titre: Antéchrista
    Editeur : Albin Michel
    Genre: Roman
    Pages: 160

     » J’avais seize ans. Je ne possédais rien, ni biens matériels ni confort spirituel. Je n’avais pas d’ami, pas d’amour, je n’avais rien vécu. Je n’avais pas d’idées, je n’étais même pas sûre d’avoir une âme. Mon corps, c’est tout ce que j’avais »

  • Barbara Sadoul présente : Fées, sorcières et diablesses

    Peut-être croyez vous être trop vieux pour lire des contes de fées mais alors vous avez tort ! Barbara Sadoul nous replonge en enfance mais ces contes ci sont différents. Ils ne se terminent pas toujours très bien et lorsque c’est le cas, on est loin du « Ils se marièrent et  eurent beaucoup d’enfants ».Dans ce très joli recueil, vous pourrez trouver :Circé magicienne de Homère
    La Belle et la bête de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
    L’Enchanteresse de Sylvaire de Clark Ashton Smith
    La sorcière du mois d’avril de Ray Bradbury
    Une mandragore d’Achim von Arnim
    La sorcière du placard aux balais de Pierre Gripari
    Les Farfafouille de Fredric Brown
    Vasilisa de Clarissa Pinkola Estes
    La fée aux gros yeux de George Sand
    Le poil d’Olivier Ka
    Un bonbon pour une bonne petite de Robert Bloch
    Le couloir de Virginie Greiner
    Les feux follets sont dans la ville disait la sorcière des marais  de Hans Christian AndersenUn ouvrage à conseiller pour tous les fans de fantasy et de créatures surnaturelles (même si ce recueil a pour héroïnes principales les fées et les sorcières, on retrouve un peu de tout dedans !). Les nouvelles sont parfois très courtes (une page seulement roooh !). J’avoue avoir un peu freiné mes lectures ces dernières semaines en cause les exam’s et en plus une grosse crève -mais je vous rassure, ça va mieux-. Cet ouvrage m’a redonné la pêche et je n’ai plus qu’une hâte finir les quelques pages qu’ils me restent de Lestat !

    4 sur 5

    Auteur : Barbara Sadoul
    Titre: Fées, sorcières et diablesses
    Editeur: Librio
    Genre: Fantasy, Fantastique, Imaginaire,…
    Pages: 127

  • Patricia Briggs – L’appel de la lune (Mercy Thompson tome 1)

    Vu que je traîne à lire « Lestat, le vampire », j’ai décidé de faire une pause pour dévorer (car c’est bien ça le mot) le premier tome des aventures de Mercy ThompsonAvant la critique en tant que telle, voilà la quatrième de couverture :
    « Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »
    En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales.
    Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte.
    Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loup-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage.
    Au coeur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…

    Les héros de cette série ne sont pas les vampires mais les loup-garous. Mais nous ne sommes pas dans un monde où les seuls être fantastiques sont les loup-garous et les vampires, loin de là ! Ces êtres portent tous le nom de fae et les races inférieures (les moins puissantes comme les gremlins, les lutins, les gobelins,…) ont fait leur coming-out. Le monde entier savent donc qu’ils existent et ça change complètement de la bit-lit traditionnelle je trouve !

    Ce premier tome est très sympa. On fait connaissance avec Mercy qui est une fille farouche et grande gueule, loin, très loin de la pimbèche qui se laisse fasciner facilement. Les autres personnages sont également très attachant car ils ont tous un caractère unique.

    Le style de Patricia Briggs est simple mais efficace. Le rythme du roman est très rapide, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer et moi ça me plait bien 🙂 ! L’action prime largement sur l’amour. Un tome bourré de testorémone en fait ! Je souligne quand même que c’est du pur divertissement et il n’y a pas de grande question philosophique (comme par exemple : est-ce bien d’être ce genre de créature ? Est-ce naturel ? Est-ce que c’est Dieu qui a voulu ça ? etc… qu’on peut retrouver dans les romans d’Anne Rice !)

    Pour parler plus de la forme : c’est mon premier livre des éditions Milady que j’achète et j’avoue que la police et la taille de la police choisies sont très agréables pour l’oeil.

    Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas pu résister à l’appel de la lune !

    4 sur 5

    Auteur : Patricia Briggs
    Titre : Mercy Thompson tome 1 : L’appel de la lune (Moon Called)
    Edition : Milady
    Genre: Fantastique, lycantrophique (mhm ça se dit ça ?)
    Pages : 374

    Le tome 2 « Les liens du sang » est déjà sorti chez nous.
    En anglais, 4 tomes ont déjà été publiés et l’auteur a précisé qu’elle comptait en faire 7. Encore des heures de lecture poilue donc ^^

  • George R.R. Martin – Les Rois des sables

    Laetitia la  liseuse nous parlait récemment des nouvelles sur son blog. Cela m’a rappelé qu’il y avait un recueil de nouvelles dont je ne vous ai pas encore parlé.Une fois n’est pas coutume (mais peut le devenir vu que je m’attache de plus en plus à ce genre), c’est de la science-fiction.1) Par la croix et le dragon
    Une nouvelle qui nous parle d’un monde où l’Eglise et donc la religion chrétienne sont présentes sur toutes les planètes. Notre héros a pour mission de détruire toutes  les hérésies et fausses religions qui se créent. Au  fur et à mesure de ses missions, il commence à perdre la foi…

    2) Âprevères
    Une petite fille tente de survivre dans un monde infesté de vampires. Une lumière apparait dans la forêt. Elle se dirige vers cette lumière et fait une étrange rencontre.

    J’ai adoré ! C’est plus une nouvelle de fantasy en fait. Un récit enchanteur!

    3) Vifs-Amis
    Amour entre un ange et un humain

    Histoire touchante

    4)  La cité de pierre
    Sur un monde-étape, où les vaisseaux spatiaux ne font que passer une cité de pierre a été construire on ne sait par qui, on ne sait quand. Que peut-elle donc bien cacher ?

    5)  La dame des étoiles
    La mafia règne aussi dans les mondes de science-fiction…

    6) Les rois des sables
    Les rois des sables sont des insectes. Simon Kress en achète et les met dans un terrarium. En fonction de leur couleur, les rois des sables se rassemblent en colonie. Chaque colonie érige un chateau pour leur dieu (c’est-à-dire leur nourrissier : Simon). Mais lorsque Simon décide de moins les nourrir, l’histoire commence à dégénérer

    Cette nouvelle m’a donné des cauchemars pendant plusieurs nuits ! A ne pas donner aux insectophobes 😉

    En bref : Un recueil de nouvelles excellent. Chaque histoire a ses propres qualités même si évidemment certaines m’ont plus touchée. Je ne connais pas les romans « Le trône de fer » de cet auteur mais je peux en tout cas dire qu’il est très habile pour écrire des nouvelles !

    4 sur 5

  • Isabelle Alonso – L’exil est mon pays

    Angel, curieux de tout, se mit au français et au prolo dans le texte. Ses compagnons de circonstance lui apprenaient des mots, lui faisaient des blagues lourdingues d’atelier, genre passe-moi l’huile de coude, le baume d’acier, le tournevis à souder. Des blagues de cul aussi. Angel en avait entendu d’autres à l’armée, mais ce genre d’humour ne le faisait tout simplement pas rire, pas sourire même. Quand ils le questionnaient sur sa vie, il se vengeait. Comment elle est ta femme ? Elle est belle, très belle. Elle danse le flamenco ? Bien sûr que oui. Tous les matins, elle met ses castagnettes, sa robe à pois et elle se lance dans des pirouettes et zapateados jusqu’à l’heure du repas. Et t’as déjà vu une corrida ? Non seulement, j’ai vu une corrida, mais on a un taureau à la maison, qui s’appelle Paquito et tous les soirs faut le sortir pisser, une vraie corvée. Tu te foutrais pas un peu de nous ? Pas mon genre. T’as qu’à nous la faire voir ta femme, t’as bien une photo ? Bien sûr que j’ai une photo mais je ne vous la montrerai jamais, nous, les Espagnols on est très jaloux. Si tu voyais ma femme, je serais obligé de te tuer, c’est comme ça, c’est la coutume… 

    J’avais deux gros doutes avant d’ouvrir ce livre.
    Le premier consistait en la personne d’Isabelle Alonso, que je connaissais surtout comme chroniqueuse super féministe dans la bande à Ruquier. J’avais un  peu peur que ce côté féministe ne transparaisse trop. Le doute est vite soulevé. Ce roman parlera d’enfance et pas de son combat pour les femmes dont elle a déjà parlé dans d’autres romans.
    Le deuxième me faisait plus peur. Faire parler une petite fille peut souvent être caricatural. Ils sont nombreux les auteurs à faire parler les enfants en massacrant la langue française (en créant des phrases telles que « z’adoooore les zucettes au zitron ! »). Isabelle Alonso ne le fait pas et c’est tant mieux. C’est donc d’une manière adulte qu’elle fait parler un enfant et c’est très beau.
    Pour vous résumer l’histoire : Gus, la petite héroïne de ce roman est la fille d’Espagnols qui ont du quitté l’Espagne pour la France. Elle se rend compte à travers plusieurs anecdotes qu’elle n’est pas comme les autres. Chez elle, on ne parle pas la même langue qu’en dehors. Ce n’est pas son pays, Isabelle Alonso nous raconte son histoire (qui ne doit pas être loin de l’autobiographie en fait) tout en finesse et avec beaucoup d’humour comme le montre l’extrait que je vous montre ci-dessus !Ce livre est un gros coup de coeur pour moi. Alonso m’a permis d’entrevoir ce que c’est qu’être une exilée, d’avoir « son cul entre deux chaises ». Parce que la petite Gus n’est pas totalement française ni totalement espagnole. Son pays, c’est l’exil, un mélange entre ces deux cultures. Ayant beaucoup de mes proches dans cette situation, je comprends un peu mieux leur ressenti grâce à ce livre. Enfin bref, je vous le conseille vivement!

    5 sur 5

    Auteur: Isabelle Alonso
    Titre: L’exil est mon pays
    Edition: Pocket
    Genre: Roman
    Pages: 341

  • Anne Rice – Entretien avec un vampire

    – Je vois… dit le vampire d’un air pensif.
    Puis, lentement, il traversa la pièce pour aller se poster à la fenêtre. Il y resta un long moment ; sa silhouette se découpait  sur la clareté diffuse qui émanait de Divisadero Street et sur les rayons de phare des automobiles. L’ameublement de la pièce apparaissait maintenant plus clairement au jeune homme : la table de chêne ronde, les chaises. Contre l’un des murs, il y avait un lavabo surmonté d’un miroir. Il posa sa serviette sur la table et attendit.
    – De combien de bandes disposez-vous ? demanda le vampire en tournant la tête de manière à offrir son profil au regard du jeune homme. Assez pour l’histoire de toute une vie ?
    – Certainement, si c »est une vie intéressante. Quand j’ai de la chance, il m’arrive d’interviewer jusqu’à trois à quatre personnes le même soir. Mais il faut que l’histoire en vaille la peine. C’est normal, non ?
    – Parfaitement normal répondit le vampire. Eh bien, cela me ferait plaisir de vous raconter ma vie, vraiment plaisir.
    Vous avez sûrement déjà entendu parler de cette histoire. Louis Pointe du Lac, vampire, raconte sa vie un jeune homme qui l’interviewe.
    J’ai rapidement eu de la sympathie pour ce bon Louis et son histoire. Néanmoins, le rythme plutôt lent au début du roman a fait que je l’ai lu petit bout par petit bout. Anne Rice aime beaucoup « planter le décor ». Cette façon d’écrire m’effraye parfois chez certains auteurs qui aiment faire de longues descriptions qui n’en valent en fait pas la peine et ne servent qu’à alourdir l’histoire. Ici, ce n’est pas le cas. Je ne me plains pas du tout d’en apprendre autant sur la vie et sur les sentiments de Louis. C’est la meilleure manière de comprendre ses pensées et ses actes.
    Pour parler des autres personnages, Lestat et Armand m’ont également beaucoup plus. Est-ce mon état de mortelle qui fait que je les trouve si attirants ? Peut-être…
    Parcontre, je suis complètement insensible aux femmes dans ce roman. Claudia me laisse indifférente. Et si j’étais triste quand il lui arrivait quelque chose, c’est seulement parce que Louis, lui-même était triste.
    Enfin bref, j’ai beaucoup aimé ce premier tome de la saga. J’ai aimé cet univers glauque, les voyages de nos protagonistes, l’amour et l’attirance entre eux. Mais j’avoue ne pas avoir trouvé ce tome très sensuel (ça y est, je vais me faire passer pour une obsédée).

    J’ai quand même une petite appréhension pour les prochains tomes. Vais-je aimer avoir Lestat comme narrateur ? Rien n’est moins sur, je suis déjà tellement attachée à Louis !

    So wait and see !

    4 sur 5

    Auteur: Anne Rice
    Titre: Entretien avec un vampire (VO: Interview with the vampire)
    Edition: Pocket Terreur
    Genre: Fantastique, Vampirique
    Pages: 444

  • Philippe Claudel – La petite fille de Monsieur Linh

    C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu’il s’appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.
    Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.
    Par une petite virée en train, je me suis laissé bercer par la poésie que nous offre Claudel dans ce court roman. Un roman écrit avec des mots simples qui arrivent à nous montrer toute la profondeur de l’âme de Monsieur Linh. Un roman qui nous explique comment un exilé voit le nouveau monde qui l’entoure. Un roman tout en douceur qui m’a fait passer ces longues heures de train très rapidement !

    4 sur 5

    Auteur: Philippe Claudel
    Titre: La petite fille de Monsieur Linh
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Roman
    Pages: 184

  • Christian Jacq – Ramsès : Le fils de la lumière

    Le taureau sauvage, immobile, fixait le jeune Ramsès.
    La bête était monstrueuse; les pattes épaisses comme des piliers, de longues oreilles pendantes, une barbe raide à la mâchoire inférieure, la robe brun et noir, elle venait de sentir la présence du jeune homme.
    Ramsès était fasciné par les cornes du taureau, rapprochées et renflées à leur base avant de se recourber vers l’arrière puis de se diriger vers le haut, formant une sorte de casque terminé par des pointes acérées, capables de déchirer la chair de n’importe quel adversaire.
    L’adolescent n’avait jamais vu taureau si énorme.
    L’animal appartenait à une race redoutable, que les meilleurs chasseurs hésitaient à défier ; paisible au milieu de son clan, secourable pour ses congénères blessés ou malades, attentif à l’éducation des jeunes, le mâle devenait un guerrier terrifiant lorsqu’on troublait sa quiètude. Rendu furieux par la moindre provocation, il chargeait à une vitesse surprenante et ne décolerait pas avant d’avoir terrassé son adversaire.
     

    Ramsès II a toujours été mon pharaon préféré ! Dans ce premier tome, Christian Jacq nous montre son histoire de son adolescence à la mort de son père, le pharaon Séthi Ier. Nous découvrons ces angoisses, ces 2 amours : Iset la belle et Néfertari, comment son père le prépare peu à peu au rôle de roi d’Egypte, … Ramsès n’est pas encore le grand pharaon d’Egypte qui a régné soixante mais juste un adolescent ordinaire avec ses petits problèmes quotidiens et ses sorties avec ses amis. Le début d’une très grande aventure !5 sur 5

    Auteur: Christian Jacq
    Titre: Ramsès : tome 1 : le fils de la lumière
    Edition: pocket
    Genre: roman historique
    Pages: 442

  • Primo Lévi – Si c’est un homme…

    J’avais été fait prisonnier par la Milice fascite le 13 décembre 1943. J’avais vingt-quatre ans, peu de jugement, aucune expérience et une propension marquée, encouragée par le régime de ségrégation que m’avaient imposé quatre ans de lois raciales, à vivre dans un monde quasi irréel, peuplé d’honnêtes figures cartésiennes, d’amitiés masculines sincères et d’amitiés féminines inconsistantes. Je cultivais à part moi un sentiment de révolte abstrait et modéré.Un livre touchant, troublant quand on sait que c’est une auto biographie. Primo Lévi nous parle de sa propre expérience des camps de concentration, comment il a vécu cette terrible épreuve. J’ai beaucoup aimé ce témoignage, qui n’est pas un roman de haine envers les nazis mais juste un bride de vie. Primo Lévi se met à nu dans ce roman, de façon simple avec des mots clairs mais pas choquant. Il n’accentue pas l’horreur des camps, il la décrit comme il l’a vécu.

    5 sur 5

    Auteur: Primo Lévi
    Titre: Si c’est un homme
    Edition: Pocket
    Genre: Roman autobiographique
    Pages: 214