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  • Laura Gallego Garcia – Deux cierges pour le diable

    La littérature ado regorge de joyaux littéraires. Ce roman en fait partie. C’est la première fois que je découvre la littérature fantastique espagnole et elle n’a rien à envier aux autres.

    Résumé:

    « Si tu allumes un cierge pour Dieu, allumes-en deux pour le diable » – Proverbe Bulgare –

    De nos jours, plus personne ne croit aux anges, même s’il y a des gens qui croient aux démons.
    Pourtant les anges existent vraiment. Ils ont toujours existé.
    Comment je le sais ?
    Parce que mon père en était un.
    Avant d’être assassiné.
    Je n’ai désormais plus qu’une idée en tête : trouver le démon qui a fait ça et le tuer de mes propres mains.

    Mon avis:
    Après Fablehaven, voilà que mon nouveau coup de cœur est encore de la littérature pour ado. C’est la première fois que je rentre dans le monde des anges et des démons. Ce sont vraiment des êtres immortels intéressants. De un, parce qu’ils vivent depuis vraiment très longtemps. Alors que pour un vampire, on parle en siècles ou parfois en millénaires, avec ces êtres on est plutôt dans l’ordre de millions d’années. De deux, parce que leur état est plus complexe qu’il n’y parait.

    Laura Gallego Garcia m’a permis de m’évader du froid glacial et de la neige de nos contrées. Le voyage est à la fois géographique (aah la chaleur de l’Espagne, de l’Italie,…) et historique (vu l’âge des anges, ils en ont des trucs à raconter, vous imaginez bien).

    Parlons un peu de l’héroïne: Cat. C’est une adolescente de 16 ans qui veut à tout prix venger son père, un ange. Et on la comprend bien : qui n’aurait pas soif de vengeance quand on tue votre seule famille ? De plus, le père de Cat était un ange mineur qui ne participait pas à la guerre entre anges et démons. Bref,c’était un brave type qui n’embêtait personne. Comme tout ado rebelle, Cat ne mâche pas ses mots. Et pourtant, elle est si fragile à l’intérieur.

    Mais celui qui fait que ce livre se hisse parmi mes coups de cœur a un nom: Angelo. Non, non, ne vous fiez pas à son nom: c’est un démon ! Mais quel démon… A côté, les vampires me paraissent bien fades. Voici un anti-héros mystérieux et sexy (ah ben oui évidemment) mais qui, pour moi, a un charme fou. Ah, je suis tombée dans ses filets dès le début, moi !

    J’ai beaucoup aimé l’histoire. Bon ça reprend des ingrédients connus: une quête, de l’action, de l’amour et un puzzle à reconstruire. Mais la recette fonctionne parfaitement et on tourne les pages vitesse grand V. La fin est une vraie fin même si l’auteur nous laisse l’interpréter (Vous n’avez qu’à le lire, vous me comprendrez).

    Vous l’avez donc compris, je vous conseille ce petit bijou de littérature angélique (je ne sais pas si ça existe mais bon chuuut). J’espère que l’ère bit-lit sera suivie par une ère anges et démons. L’avenir me dira si mes vœux seront exaucés.

    5 sur 5

    Auteur: Laura Gallego Garcia
    Titre: Deux cierges pour le diable (Vo: Dos velas para el diablo)
    Édition: Baam!
    Genre: Fantastique
    Pages: 438

    Et ça commence ainsi:
    « Le journal télévisé donne l’impression qu’il n’arrive que des horreurs. Il est difficile de croire en Dieu ou aux anges devant les images d’une guerre, d’une épidémie, d’une catastrophe naturelle,… Alors qu’il est aisé de croire que les démons existent et que l’enfer est bien plus proche de ce qu’on imagine.
    Ce n’est pas juste. Bien sûr, il se passe plein de choses terribles mais pas seulement. Il y a aussi des bonnes nouvelles. Tous les jours. Sauf que nous avons tendance à les ignorer. Nous semblons éprouver une curiosité malsaine envers le malheur ou la violence. Peut-être parce que ça nous montre, par contraste, à quel point nous avons de la chance – ou au contraire parce que ça nous confirme dans l’idée que le monde est pourri. »

    Deux cierges pour le diable était une lecture commune avec Pauline. J’espère qu’elle a autant aimé que moi, allez donc voir son avis !

    Et ce livre rentre dans le cadre du challenge abc 2010 !

    Bilan: 10/26

  • Hélène Kerillis, Judith Gueyfier – Péo Péo le rouge gorge

    J’ai pris goût aux albums jeunesse. Ici, l’univers est radicalement différent de La petite sorcière. On part pour l’Amérique, yiiiha !

    Résumé (par moi):
    Nous sommes chez les Amérindiens. Nash rêve d’avoir un fils guerrier comme lui. Sa femme est en train d’accoucher. Premier cri. C’est un fils, hourra ! Nash imagine déjà le nom de son enfant: Flèche-Rapide, Oiseau-Tonnerre,… Mais ce n’est pas à lui de décider. Il faut que le Grand-Esprit se manifeste, c’est lui qui dictera son nom. Plusieurs jours passent et il ne se manifeste pas. Un jour enfin, il révèle le nom de l’enfant: Péo-Péo. Péo-Péo ? Mais ça veut dire Petit Oiseau, beaucoup trop tendre pour un guerrier. Nash est furieux. Durant toute l’enfance de Péo-Péo, il veut l’initier à l’art de la guerre mais l’enfant n’est pas très doué. Il préfère écouter le chant des oiseaux et jouer du tambour. Son père excédé, l’envoie en haut d’une colline et lui dit de ne revenir au village que lorsque l’esprit guerrier se sera manifesté à lui…

    Mon avis:
    C’est vraiment une très jolie histoire sur la tolérance. Les couleurs sont très harmonieuses. La couleur dominante est le rouge, comme le rouge-gorge, comme les Peaux-Rouges,… Le crayonné est simple, enfantin, mais je le trouve également très poétique. Cette petite fable permet aux enfants d’apprendre qu’il n’y a pas que la force qui compte, que chacun a un don. Elle permet aussi d’entrer dans l’univers des Indiens toute en douceur. Pour tous les petits marmots qui ont 3 ans ou plus.

    5 sur 5

    Auteur: Hélène Kerillis, Judith Gueyfier
    Titre: Péo-Péo, le rouge-gorge
    Genre: jeunesse, fable, conte
    Edition: BilbOquet
    Pages: 24


    Bilan: 9/26

  • Bram Stoker – Dracula

    Hier se déroulait le book club de février de Livraddict. Vous avez deviné, le livre choisi était Dracula.

    Si le book club vous intéresse, je vous fait une petite liste des suivants:
    – Le thème du mois de mars est l’auteur Roald Dahl et l’œuvre élue par les livraddictiens est Matilda. N’hésitez pas à nous rejoindre le 10 mars pour en discuter !
    – Le thème du mois d’avril était l’uchronie et le livre choisi est l’affaire Jane Eyre de Jasper Fjorde. La date précise n’a pas encore été déterminée.
    Vous voulez également connaître les précédents ?
    En janvier, le book club a découvert Cœur d’encre de Cornelia Funke
    En décembre, certains se sont plongés dans Le drôle de Noël de Scrooge de Charles Dickens
    En novembre, les membres ont lu Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows.
    Comme vous voyez, c’est très varié ^^.

    Bref, arrêtons de parler de Livraddict pour nous lancer dans « le chef d’œuvre de l’épouvante »


    Résumé:

     » Le comte était là, comme surgi d’une tourmente. En effet, en ouvrant malgré moi les yeux, je vis sa main de fer saisir le cou délicat de la jeune femme et la repousser avec une force herculéenne ; cependant les yeux bleus de la femme brillaient de colère, ses dents blanches grinçaient de fureur et les jolies joues s’empourpraient d’indignation. Quant au comte ! Jamais je n’aurais imaginé qu’on pût se laisser emporter par une telle fureur. Ses yeux jetaient réellement des flammes, comme si elles provenaient de l’enfer même ; son visage était d’une pâleur de cadavre et ses traits durs étaient singulièrement tirés ; les sourcils épais qui se rejoignaient au-dessus du nez ressemblaient à une barre mouvante de métal chauffé à blanc. (…) D’une voix si basse qu’elle était presque un murmure mais qui pourtant donnait véritablement l’impression de couper l’air pour résonner ensuite dans toute la chambre, il leur dit : -Comment l’une d’entre vous a-t-elle osé le toucher ? Comment osez vous poser les yeux sur lui alors que je vous l’ai défendu ? Allez-vous-en, vous dis-je ! Cet homme est en mon pouvoir ! Prenez garde d’intervenir, ou vous aurez affaire à moi. « 

    Mon avis:
    Qui ne connait pas cette histoire ? Qui n’a jamais entendu parler de Dracula ou de Van Helsing ? Il est bon parfois de revenir à la source. J’étais la première à dire que Bram Stoker n’était pas le premier à avoir écrit sur le sujet. C’est vrai mais il a donné une telle dimension, une telle profondeur, une telle description du vampire qu’il est vraiment inégalable.

    Je me suis très vite attachée au couple Jonathan et Mina qui agissent comme je pense que je le ferai en pareille situation. C’est un couple très uni et courageux. Dracula est évidemment le gros méchant. Ça en parait presque caricatural : les bons d’un côté, le méchant vampire de l’autre.

    Le style épistolaire ne m’a pas du tout gêné. C’est vraiment intéressant de passer du journal d’un personnage à un autre. Ça permet de varier et de voir les différents points de vue.

    Je ne donne pas la note maximale car je trouve l’oeuvre un peu longue même si c’est ce côté touffu qui fait le charme de l’œuvre. Un roman à découvrir pour tous les mordus de vampires !

    Je tiens aussi à dire que j’aime particulièrement cette nouvelle collection de Marabout Fantastic, j’espère que d’autres livres vont bientôt en faire partie !

    4 sur 5

    Auteur: Bram Stoker
    Titre: Dracula
    Édition: Marabout Fantastic
    Genre: Fantastique, vampirique
    Pages: 570

    L’air de rien, ce livre m’a permis d’avancer dans 4 challenges


    Bilan: 8/26

    Bilan: 4/14

    Bilan: 1/2

    Bilan: 2/2  Déjà un de fini :).

  • Brian Evenson – Père des mensonges


    Résumé:

    Atteint de troubles du sommeil et de rêves perturbants, Eldon Fochs, respectable homme d’Eglise, décide de consulter un psychothérapeute, Alexandre Feshtig.
    Bientôt, il lui confesse une attirance coupable pour les jeunes enfants. Lorsqu’une petite fille de la communauté est violée puis assassinée, Feshtig, qui soupçonne Fochs d’être passé à l’acte, prévient les autorités religieuses qui vont tout faire pour discréditer le psychothérapeute et éviter le scandale qui se profile. Après Inversion et La Confrérie des mutilés, Brian Evenson poursuit avec Père des mensonges son analyse critique du fait religieux et de la violence spirituelle, psychologique et sociale, que celui-ci peut susciter.
    A l’image d’Edgar Poe, il place le lecteur au coeur même d’une folie à l’origine et à l’issue aussi complexes et ambiguës l’une que l’autre.


    Mon avis:

    Evenson, un auteur qui m’était totalement inconnu auparavant, s’attaque ici à l’Eglise et à ses membres pédophiles. Trois manières nous sont offertes pour entrer dans ce récit. On commence par lire les lettres que s’échangent le patriarche Blanchard, le psychanalyste Feshtig et son directeur Kennedy. A travers cette correspondance, nous pouvons découvrir les points de vue de chacun de ses personnages. Une autre partie du roman est consacrée aux rapports et aux notes de Feshtig. J’ai apprécié de voir les méthodes qu’il utilise pour faire parler son patient ainsi que ce qu’il en pensait. Brian Evenson arrive à nous parler de psychologie sans que le roman se transforme en un essai indigeste. C’était ma plus grande crainte et heureusement, elle a été rapidement dissipée.  Je me suis rapidement mis dans la peau de ce psychothérapeute. Je voulais comprendre Fochs sans le juger. Et croyez-moi, ce n’est pas évident. La troisième partie nous mène dans la tête du patient lui-même, Eldon Fochs. Dans cette partie, impossible pour moi de voir autre chose que le monstre qui se tapit en lui. Ces moments étaient quasi insupportables pour moi. Comment apprécier d’être dans la tête d’un pédophile ?

    Grâce à ces trois manières, on reconstruit petit à petit le puzzle de l’histoire. Celle-ci m’a paru à la fois intrigante et fascinante. Qui va avoir le dernier mot l’Eglise ou la psychologie ? La justice sera-t-elle faite ? De grandes questions qui seront répondues à temps.

    J’ai aussi apprécié que Brian Evenson s’éloigne du stéréotype qu’est le prêtre pédophile c’est-à-dire un être esseulé en manque sexuel. Eldon Fochs n’est rien de tout ça, c’est un homme marié respectable qui a quatre enfants. Bref, il est un père de famille tout à fait commun. Enfin, jusqu’à un certain point…

    J’ai été fortement interpelée par la manière dont l’Eglise réfléchit. Selon elle, il est mieux d’obéir à son supérieur ecclésiastique, même si l’on pense que l’action demandée est mauvaise, plutôt que de désobéir. En effet, désobéir à un membre du clergé équivaut à désobéir à Dieu lui-même.

    « Père des mensonges » est donc un livre dérangeant mais particulièrement intéressant pour ceux qui s’intéressent à ce sujet. Voilà un livre assez court mais qui permet de faire le tour de la question.

    4 sur 5

    Auteur: Brian Evenson
    Titre: Père des mensonges
    Édition: Le cherche midi
    Genre: psychologique
    Pages: 233

    J’ai lu ce livre dans le cadre des Chroniques de la rentrée littéraire en association avec Babelio et Ulike. Un grand merci à eux !

    Un livre qui entre également dans mon challenge abc :

    Bilan: 6/26

  • Benjamin Lacombe et Sébastien Perez – La petite sorcière

    Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un album jeunesse. Vous me suivez ?

    Résumé:
    Alors qu’elle explore le grenier de sa grand-mère, Lisbeth découvre un étrange et poussiéreux grimoire.
    En tournant les pages, elle apprend que sa douce grand-mère Olga serait une sorcière. Et la petite fille n’est pas au bout de ses surprises.

    Mon avis:
    J’ai tout de suite été attirée par cette magnifique couverture ! Au fil des pages, nous découvrons la petite Lisbeth qui a la manie de finir les phrases des gens, ce qui exaspère tout le monde. Tout le monde ? Pas sa grand-mère en tout cas qui considère cela comme un vrai don. Le voisin de sa grand-mère aime aussi son don car il est bègue et est donc bien content que quelqu’un le comprenne ! Et vous savez comment il s’appelle ce charmant petit voisin ? Edward – à ne pas confondre avec l’autre gus’ bien sûr- !

    Venons en à mon avis. Je suis subjuguée par la beauté des dessins. Ils sont mignons et sombres à la fois. Ils collent parfaitement à l’histoire. Un album jeunesse qui m’a fait retomber en enfance et que j’espère bien lire à mes futurs enfants :). Un album à lire pour vos sorcières en herbe !

    Les auteurs ont eu la très bonne idée de sortir le grimoire que découvre Lisbeth dans cet album. J’ai pu feuilleter ce grimoire et il semble plus détaillé que cet album. Les deux sont disponibles dans un coffret appelé Généalogie d’une sorcière.

    5 sur 5

    Auteurs: Benjamin Lacombe et Sébastien Perez
    Titre: La petite sorcière
    Genre: Jeunesse, Fantastique
    Édition: Seuil Jeunesse
    Pages: 34

    Et je n’oublie pas mon challenge abc (il compte pour la lettre L) :

    Bilan: 6/26

  • Laurell K. Hamilton – Mort d’un sombre seigneur

    Je voulais découvrir Hamilton mais je ne désirais pas me lancer dans une longue série. Vous avez tous compris que je parle d’Anita Blake n’est-ce pas ? Donc quand j’ai vu ce petit livre en librairie, je me suis jetée dessus.


    Résumé:
    Dans un monde où la sorcellerie est redoutée plus que tout, une jeune fille découvre qu’elle a d’étranges pouvoirs magiques. Mais peut-elle se fier à son propre don alors que tout est corrompu ?

    Mon avis:
    Ne pas connaitre Anita était, je crois, un avantage. Cela m’a permis de partir sans a priori vers le monde que nous présente madame Hamilton. J’ai donc fait connaissance avec une certaine Elaine, une jeune adulte qui a des visions. Son père adoptif est un chasseur de mages et pour lui, la magie est mauvaise, c’est aussi simple que ça ! Mais lorsque sa fille apprend peu à peu la magie, son père commence à douter. L’amour pour sa fille est-il plus fort que sa haine pour la magie ? Saupoudrez cette histoire d’un peu d’action et d’une gentille histoire d’amour et vous saurez ce qu’est « Mort d’un sombre seigneur ». C’est donc une histoire de fantasy un peu banale mais qui m’a fait passer le temps agréablement pendant mon trajet de train. Ce roman fait partie de L’alliance, Ravenloft qui raconte l’univers dans lequel évoluent les joueurs de Donjons et dragons. Pas besoin d’être connaisseur pour rentrer dans l’histoire heureusement -même si ça doit être un plus-.

    Le style est fluide. Je reprocherais juste à Hamilton de ne pas beaucoup décrire le paysage. Ce serait le minimum pour un univers qui nous est inconnu non ? Mais bon, on ne peut pas tout avoir.

    J’ai tout de même été un brin déçue par la fin. Je ne vous dévoilerai pas plus mais bref, ce n’est pas ce à quoi j’espérais.

    3 sur 5

    Extrait:
    Elaine Clairn était agenouillée devant l’âtre de la cuisine. Les enfants se massèrent autour d’elle pour ne pas perdre de vue ses mains tendues vers le feu.
    Les doigts d’Elaine se déployèrent en éventail , passant et repassant devant les flammes. Elle riva ses yeux sur le foyer, joignant les mains. Ses poignets s’écartèrent comme les pétales d’une fleur qui éclôt. Du bout de ses doigts, des images jaillirent. Un petit personnage se profila dans les flammes. Le feu était devenu un miroir dans lequel l’homme se mouvait.
    Il était vêtu d’une houppelande de fourrure blanche. Ses cheveux d’un blond très pâle lui tombaient jusqu’aux épaules. Au milieu d’arbres que l’hiver avait dénudés, il avançait dans la neige, s’enfonçant jusqu’aux genoux.
    Elaine murmura:
    – Blaine…

    Auteur: Laurell K. Hamilton
    Titre: Mort d’un sombre seigneur
    Édition: Milady
    Genre: Fantasy
    Pages: 283

    Lu dans le cadre du challenge abc 2010 :

    Bilan: 5/26
    Incroyable, j’ai déjà lu 1/5ème en à peine un mois !

  • Mireille Calmel – Lady Pirate, tome 1 : Les valets du roi

    J’ai mis longtemps à lire Lady Pirate. Plus de 20 jours ! La cause ? Un manque de temps immense et beaucoup d’obligations.

    Résumé:
    Elle se prénomme Mary Jane.
    Dix-sept ans à peine et déjà un destin hors du commun : habillée en garçon depuis son plus jeune âge, maniant aussi bien le fleuret que l’alexandrin, elle a été élevée comme un lord, au nez et à la barbe de sa riche et puissante grand-mère. Mais en cette année 1696, il existe peu de place pour les histoires merveilleuses dans la capitale anglaise : devenue brusquement orpheline, elle-même menacée car détentrice d’un objet menant à un fabuleux trésor, l’intrépide Mary doit s’enfuir, direction Douvres.
    Après une escale chez une sulfureuse espionne, elle embarque à bord de La Perle, majestueuse frégate corsaire qui va déterminer le reste de sa vie…

    Mon avis:
    J’ai beaucoup aimé cette lecture palpitante. On retrouve de tout dans ce livre: de l’action, de l’amour -et pas que platonique héhé-, des stratégies, des combats… Mary Jane a eu une vie extraordinaire et mouvementée. A chaque fin de chapitre, je me disais « mais je ne peux pas m’arrêter là, Mary est à un tournant de sa vie ». Et cette pensée vous vient en tête à peu près à tous les chapitres.

    Ce n’est pourtant pas un gros coup de cœur pour ma part. C’est sûrement dû au fait que j’ai trop étiré ma lecture en ne lisant que petits bouts par petits bouts.

    Et pour ceux qui ont peur de rester près de 400 pages sur les flots, rassurez-vous, la vie de Lady Pirate ne se résume pas à l’océan ! De plus, je n’ai nullement était gênée par le vocabulaire marin qui nous est bien expliqué. On ne peut pas s’y perdre.

    Bref, je pense lire la suite car je n’ai pas envie de m’arrêter là avec Lady Pirate. La fin du premier tome arrive à un moment trop crucial.

    4 sur 5

    Extrait:
    – Qui suis-je, mère ?
    – Tu es un ange, répondit Cécily en laçant avec application les chaussures cirées de Mary.
    Ce 8 avril 1686, du haut de ses sept ans, la fillette reçut cette affirmation d’un air dubitatif. Plantée devant un miroir en psyché, piqueté de rouille et d’usure, examinant sa mise sous tous les angles par un mouvement souple de ses hanches fines, elle ne parvenait à se plaire.
    Le miroir lui révélait un être au sexe indéfini. Les cheveux roux bouclés avaient été si mal coupés que certaines mèches retombaient sur la nuque, ou se dressaient en pique sur le crâne, tandis que d’autres venaient balayer les joues creuses, constellés de taches de rousseur, jusqu’au nez aquilin. La bouche avait encore la pulpe de l’enfance et le regard sombre en rehaussait la fragilité.
    Dans ses robes élimées de jouvencelle que sa mère lui taillait dans ses propres vêtements trop usés, Mary était quelquefois parvenue à se trouver mignonnette. Dans cet accoutrement que sa mère la forçait à porter depuis quelques mois, c’était moins évident.
    – Mais suis-je une fille ou un garçon ? demanda-t-elle encore.
    – Les anges n’ont pas de sexe, ma chérie ! Tu es une petite fille dans l’habit d’un garçon, Mary. Cependant, cela doit rester notre secret. Tu ne voudrais pas que ta pauvre maman soit une fois encore rejetée du grand monde où nous allons ?

    Auteur: Mireille Calmel
    Titre: Lady Pirate, tome 1 : Les valets du roi
    Édition: Pocket
    Genre: Aventure, historique
    Pages: 436

  • Brandon Mull – Fablehaven, tome 1 : le sanctuaire secret


    Résumé:

    Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…
    Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie.

    Mon avis:

    J’étais très exigeante avec Fablehaven. Je m’attendais à lire du lourd, du très lourd même en lisant les avis élogieux à son sujet. Et Fablehaven a réussi à combler mes rêves les plus fous et plus encore.

    A peine reçu, j’entamais déjà ce livre qui a une très jolie couverture. J’ai à peine lu le dossier que m’a  envoyé les éditions Nathan. Je voulais découvrir l’univers par moi-même, je ne voulais pas qu’on me présente déjà tous les personnages. Maintenant, je vais surement lire ce charmant dossier pour me replonger dans Fablehaven.

    Comment ne pas s’attacher à ses deux enfants curieux que sont Kendra et Seth ? Deux enfants aux tempéraments assez différents mais complémentaires. Kendra est plutôt sage et réfléchie ; je me suis très vite sentie proche de cette jeune adolescente. Seth, lui, est plutôt un gamin très curieux et je dirais même infernal. Non mais ce n’est pas possible d’être aussi désobéissant quoi ! Mais même s’il m’a souvent énervé, je l’aime quand même beaucoup ce petit Seth.

    L’histoire est quant  à elle parfaite. Franchement, je n’ai rien à reproché. Je me suis rapidement habituée à cet univers. Mull ne met pas longtemps à planter le décor et c’est tant mieux car on n’a qu’une envie : savoir ce qu’est Fablehaven ! C’est la première fois depuis longtemps que j’ai vécu ce que je lisais : j’ai eu la chair de poule, la frousse comme pas possible ! Il y a aussi eu quelques larmes sur mes joues et quelques-uns de mes ongles ont été rongés. Mon tempérament a aussi changé : je devenais grognon quand on interrompait ma lecture. Mon cœur a aussi battu la chamade. Je vivais complètement l’histoire.

    L’écriture ne m’a aucunement gênée. Ca se lit rapidement et facilement  et le vocabulaire est élaboré mais accessible pour les ados.  Et puis comment ne pas s’émerveiller en voyant des noms comme fées, naïades, etc. Je ne vous en dirai pas plus, je ne veux pas vous gâcher la lecture.

    Bref, vous l’avez compris, je n’en sors pas indemne de cette lecture mais j’en suis ravie ! La suite sortira au mois de février. Ca va, il ne reste pas longtemps à attendre.

    5 sur 5

    Extrait:
    Kendra observait le paysage qui défilait, brouillé par la vitesse, à travers la vitre du quatre-quatre. Comme le mouvement finissait par lui donner le tournis, elle se mit à fixer un arbre. Elle le suivit des yeux tandis qu’il se rapprochait, passait comme une flèche le long de la voiture et s’éloignait peu à peu derrière elle.

    Est-ce que la vie était ainsi se demanda-t-elle. On pouvait regarder en avant vers l’avenir ou en arrière vers le passé, mais le présent bougeait trop vite pour qu’on puisse le saisir. On y arrivait quelquefois, peut-être, mais ce jour-là pas du tout. Ce jour-là, ils roulaient sur une autoroute sans fin à travers les collines boisées du Connecticut.
    -Vous auriez pu nous prévenir que Grand-Père Sorenson vivait au bout du monde, se plaignit Seth.

    Auteur: Brandon Mull
    Titre: Fablehaven, tome 1 : le sanctuaire sacré
    Genre: Fantasy jeunesse
    Edition: Nathan
    Pages: 340

    Ce livre fait partie de mon challenge abc !

    Bilan: 4/26

    Alors, évidemment, je ne peux que remercier le forum Livraddict et les éditions Nathan pour cet ouvrage que je suis ravie de rajouter à ma bibliothèque.

    Découvrez également le site du livre.

  • Amélie Nothomb – Robert des noms propres

    Petit retour en arrière dans mes lectures vu que je n’avance pas beaucoup (promis la semaine prochaine, je carburerai !). Je vous présente aujourd’hui, un autre Nothomb que j’ai dû lire au lycée cette fois-ci.

    Résumé:
    Le destin exceptionnel d’une petite fille prénommée Plectrude née sous les auspices les plus dramatiques et au parcours semé d’obstacles.
    Plectrude est orpheline de père et de mère (la mère ayant tué le père puis s’étant suicidée), recueillie par sa tante qui l’élève dans la vénération la plus absolue. Il faut dire que Plectrude est douée de tous les dons (beauté, charisme, singularité, talent inouï de danseuse) même si à l’école elle passe d’abord pour une simplette avant qu’on s’écrie au génie.
    Retirée de l’école par sa mère adoptive elle intègre l’école de danse où les élèves vivent le martyre : discipline de fer, régime sec qui les maintient maigres, anorexiques, dévitaminées. Elle sortira de cet enfer brisée pour se voir rejeter par sa mère qui lui révèle alors le secret de sa naissance. Dès lors Plectrude, sûre de son destin funeste, tel Œdipe, rêve de l’accomplir sans attendre.
    Le portrait d’une enfant atypique et solitaire, surdouée et incomprise qui traverse les épreuves avec la grâce d’une princesse de conte de fées et l’obstination, la certitude et la douleur d’une adolescente d’aujourd’hui. Un roman où l’humour et la gravité jouent à part égales pour décrire les drames et l’absurdité de tout apprentissage quand ils s’abattent sur un enfant hors normes.
    Une restitution inspirée du monde de l’enfance, (surtout de la fillette entre 10 et 12 ans, entre enfance et adolescence), qui ne veut pas grandir mais sait ce pour quoi elle est faite.

    Mon avis:
    Dans ce livre on apprend la vie de la petite Plectrude, personnage hautement fascinant. Déjà sa naissance est tout un évènement. On s’attardera longuement sur la préadolescence de Plectrude. Bref, un petit roman adolescent qui permet de voir Amélie, un peu autrement !

    En réalité, Plectrude s’appelle Robert -la chanteuse- et c’est une des plus proches amies d’Amélie Nothomb. Ici, on trouve un Nothomb très noir et en même temps raffiné. Mon dieu, j’ai toujours du mal à raconter un Nothomb ! A lire donc pour les Nothomb-addict même si je pense que ce roman n’est pas le meilleur pour découvrir l’auteure.

    3 sur 5

    Auteur: Amélie Nothomb
    Titre: Robert des noms propres
    Edition: Le Livre de Poche
    Genre: Biographie
    Pages: 189

  • John Updike – Publicité

    Quasiment rien ne m’intéressait dans les livres écrits par les auteurs ayant leur nom de famille commençant par U. Alors, me voilà en train d’acheter un petit Folio 2euros pour quand même réussir mon challenge abc sans me prendre la tête. Ce que je vais dire peut paraître paradoxal mais les nouvelles m’ont semblé trèèèès longues.


    Résumé:
    Un JEUNE COUPLE séduisant qui s’embrasse dans une cuisine étincelante de propreté. A côté de lui sautille un charmant PETIT GARCON, sous le regard attendri de sa GRAND-MERE…
    Et si toute votre vie n’était qu’une publicité?

    Mon avis:
    Ce recueil est constitué de quatre nouvelles : Publicité, La boutique de l’armurier, La vie de famille en Amérique et La course à l’oeuf. La première nouvelle m’a assez plu car l’histoire a un but : on veut savoir de quoi on fait la publicité dans la nouvelle. Les autres par contre m’ont paru bien fades. Les nouvelles qui durent chacune une vingtaine de pages m’ont semblé longues et ennuyeuses. Les histoires que nous raconte Updike auraient pu facilement tenir en une voire une demi-page.
    Je n’ai pas trop aimé non plus qu’il n’y a ni début ni fin à ces nouvelles. On se retrouve dans une famille ou dans un couple, on voit un bref moment de leur vie et puis c’est tout. Bref, je n’ai pas été très satisfaite de ma rencontre avec Updike. Je n’ai pas vraiment détesté ces nouvelles mais elles m’ont laissé indifférentes, ce qui en fait est peut-être pire.
    Vivement ma prochaine lecture donc !

    2 sur 5

    Extrait:
    Quand tu auras mon âge, Ben, tu verras quel mal de chien on a à seulement essayer de réfléchir. A seulement essayer de ne pas emmerder les gens à fond.

    Auteur: John Updike
    Titre: Publicité
    Edition: Folio
    Genre: Histoire d’amour, histoire de famille
    Pages: 105


    Bilan: 3/26. J’avance lentement mais sûrement :). Après tout, on n’est que le 18 janvier !

  • Oscar Wilde – L’éventail de Lady Windermere

    Je voulais découvrir Oscar Wilde mais Le portait de Dorian Gray ne m’inspirait pas. Et puis je suis tombée sur ce petit bijou. La couverture me plaisait, le résumé aussi. Il ne me restait plus qu’à le lire. Voilà qui est chose faite !


    Résumé : (par moi-même)
    Lady Windermere ne sait pas qui croire… Cette folle rumeur que tout Londres raconte comme quoi son mari  a une maîtresse au doux nom de Mrs Erlynne ou son mari qu’elle aime profondément mais qui refuse de dire pourquoi il donne tant d’argent à cette femme. Si vous voulez savoir ce qu’un éventail fait là-dedans… lisez le livre !

    Mon avis:
    Voilà mon premier gros coup de coeur de l’année ! Je suis subjuguée par l’écriture d’Oscar Wilde. Tantôt humoristiques, tantôt romantiques, les passages de cette pièce de théâtre s’enchaînent tout seul. Mon carnet dans lequel je note les citations qui m’ont marquée n’a jamais été rempli aussi vite ! L’histoire n’est pourtant pas si originale mais elle a son charme. J’ai également trouvé certains passages très contemporains : les rumeurs, l’infidélité, le courage de certaines femmes. J’ai d’ailleurs trouvé l’héroïne très moderne. Moi qui croyais tomber sur une nunuche de première ! J’avais à peine fini cette pièce que je me disais « encore ! ». L’année commence donc très bien pour moi et j’espère avoir rapidement un nouveau coup de coeur. En tout cas une chose est sûre : je lirai à nouveau du Wilde ! Surtout depuis que je sais que c’est une des premières pièces de ce cher Oscar :).

    5 sur 5

    Extrait:
    Mes chères nièces… vous connaissez les filles Saville n’est-ce pas ? … des femmes d’intérieur si adorables… ternes, abominablement ternes, mais si vertueuses…eh bien, elles sont toujours à leur fenêtre à faire des travaux d’aiguille et à confectionner des choses si hideuses pour les pauvres, ce que je trouve si utile de leur part en ces temps abominables de socialisme…

    Auteur: Oscar Wilde
    Titre: L’éventail de Lady Windermere
    Genre: Théâtre
    Edition: Folio Théâtre
    Pages: 242

  • Unica Zürn – Sombre printemps

    Si ce livre est arrivé dans mes mains, c’est vraiment par pur hasard. Je fouinais chez mon bouquiniste préféré et dans la boîte où il n’y avait pratiquement que des SAS, j’ai découvert ce petit livre tout perdu qui a vite trouvé refuge dans ma bibliothèque. Je cherchais justement un auteur commençant par Z pour mon challenge ABC, hop trouvé !

    « Sans le malheur, la vie est insupportable. »

    Résumé:
    C’est l’histoire d’une enfant. Elle découvre le désir, un désir sexuel obsédant, irritant. Elle a besoin d’amour, mais pas celui de sa mère car elle veut aimer un homme. Son père s’absente sans cesse, il a une autre vie. Elle choisit alors un inconnu qui vaque avec indolence dans la piscine où les jeunes filles se rendent avec l’école ; et elle s’abandonne entièrement à un amour immense et très pur, comme seul un enfant peut aimer. Ecrit dans une langue admirable de concision et de finesse, Sombre printemps est devenu un roman culte, composé aux lisières de la raison.

    Mon avis:
    Voilà le livre que j’ai choisi pour commencer mon année de lecture. J’ai beaucoup aimé l’écriture simple et brève de Unica Zürn. Mais la concision a un prix… J’ai été un peu déçue qu’on ne rentre pas plus dans les détails mais finalement je trouve ça mieux sinon ça aurait été nauséabond. Je me suis très vite attachée à cette petite fille car même si elle va dans les excès dans son amour platonique, qui n’a jamais été, durant son enfance, amoureux d’un adulte ? Voilà le grand thème de ce tout petit roman. Unica Zürn nous prouve ici que l’amour d’un enfant n’est pas moins fort qu’un autre. En conclusion, un très bon livre pour ceux qui se disent que les amours d’enfants ce n’est pas sérieux… Attention, il y a quelques scènes choquantes.

    Ma note est un peu basse car je pense que ce livre ne va pas rester longtemps dans mon esprit… Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs.

    3 sur 5

    Auteur: Unica Zürn
    Titre: Sombre printemps
    Edition: Motifs
    Genre: Témoignage, autobiographie
    Pages: 115

    Extrait (p.21):
    Parfois, les enfants sont pris de joie à se sentir échapper à la pesanteur. Avec une témérité folle, ils sautent du mur. le plus haut et, tels des chats, ils atterrissent en douceur sur les mains et sur les pieds. Ils dansent, ils tournent sur eux-mêmes toujours plus vite jusqu’à être pris de vertige et tomber.Ils jouent à la princesse et aux brigands, et la princesse vole d’un épais buisson à l’autre pour se cacher des brigands. Si elle est quand même prise, les brigands se changent en Peaux-Rouges qui attachent leur victime au poteau et tirent sur elle arcs et flèches. Le jeu est dangereux mais c’est cela qu’elle veut. On lui bande les yeux. On allume un feu si près de ses vêtements qu’ils commencent à brûler. On lui tire les cheveux, on la pince, on la boxe. Pas une plainte ne s’échappe de ses lèvres. Elle souffre en silence, perdue dans des rêveries masochistes où les idées de vengeance et de représailles n’ont pas de place. La souffrance et les douleurs lui font plaisir.

    Et voilà, j’entame ainsi mon challenge ABC 2010 !

    Bilan : 1/26