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  • Aravind Adiga – Le tigre blanc

    J’aimerais tellement trouver les mots qui feront mouche dans votre esprit. Écrire ceux qui vous donneront envie d’aller acheter le livre juste après avoir lu le billet. Je ne sais pas si je vais y arriver mais je vais essayer…

    Mon résumé:

    Balram Halwai est surnommé « le tigre blanc » car comme cet animal qui n’apparait qu’une fois par génération, il est exceptionnel. Quand il apprend que le premier ministre chinois va venir visiter sa petite ville, il décide de lui conter son histoire. En effet, le premier ministre aimerait rencontrer des entrepreneurs indiens, apprendre comment on devient entrepreneur. Et Balram l’invite à le suivre dans son récit qui raconte comment il est passé des Ténèbres aux Lumières…

    Mon avis:

    Waow, la claque ! Je devrais trouver un qualificatif au-dessus de coup de coeur pour désigner ce roman. Ce sera sûrement mon livre du mois et peut-être même le livre de l’année !

    J’ai tout de suite aimé le ton pertinent et drôle de ces longues lettres (il y en a 8 en tout). Mais on n’a vraiment pas l’impression d’être dans un roman épistolaire. Je me croyais plus dans un café, en train d’écouter Balram me raconter son histoire. C’était génial !

    Au début, on s’attache à Balram, un enfant de caste basse. On a envie qu’il s’en sorte, qu’il ait une vie meilleure. Mais ici, ce n’est pas une histoire merveilleuse où tout se passe bien. Alors, oui, Balram va gravir les échelons mais pour ce faire, il va faire des coups bas, de nombreux coups bas. Parce que c’est ça aussi l’Inde, ce n’est pas que Bollywood et ses paillettes…

    L’histoire de Balram est palpitante et pourtant, elle parait juste. Ca pourrait être réel, ça le semble tellement !

    Aravind Adiga nous offre ici une vision assez complète de l’Inde. A la fois, le côté des ténèbres (les pauvres) et celui des Lumières (les riches). Il nous fait également passer des messages sur notre mode de vie à nous.

    Vous le voyez depuis plus de vingt lignes, je prêche en faveur de ce roman fabuleux. Mais avant de le commencer, j’avais une grande appréhension. Passer 400 pages dans les rues sales et le long du Gange dégueulasse, ben ça me tentait pas des masses. Et puis j’ai commencé… 1 page, 2 pages… A la page 19, j’étais déjà ultra fan de l’auteur, de l’histoire et des personnages. Quel talent a ce jeune Adiga !

    Pour ce roman, il a d’ailleur reçu le Man Booker Prize 2008. Dans mon édition, il est noté qu’un nouveau roman de lui est sorti cette année « Les ombres de Kittur« . Mais bizarrement, ni l’éditeur ni les sites de vente ne connaissent ce titre ! Il sortira peut-être à la rentrée en août/septembre… Je l’espère vivement !

    Adiga use d’un humour que je pratique et que j’aime mais ça risque de ne pas être le cas de tout le monde. C’est comment dire… un peu vulgaire. Voilà, mais c’est vraiment pas grand chose pour ceux qui s’inquiètent. Le mieux que je puisse faire est mettre un extrait. Mais franchement, cette partie humoristique n’est qu’un plus qui me fait adorer le roman, ne vous limitez à cet humour s’il ne sied pas.

    Extrait:

    C’est une coutume ancienne et respectée, dans mon pays, que de débuter une histoire par une prière à une puissance supérieure. Je suppose, Votre Excellence, que moi aussi je devrais commencer par embrasser le cul d’un dieu quelconque.

    Mais lequel ? Le choix est vaste.

    Les musulmans ont un dieu.

    Les chrétiens en ont trois.

    Nous, les indous, trente-six millions.

    Soit un total de trente-six millions et quatre culs divins parmi lesquels choisir.

    Or, pour certaines personnes – je ne parle pas seulement des communistes comme vous, mais des intellectuels de tous bords politiques –  très peu de ces dieux existent. Il en est même pour croire qu’aucun n’existe. Que nous sommes entourés d’un océan de ténèbres. Moi qui ne suis ni philosophe ni poète, comment pourrais-je connaître la vérité ? Ces dieux, il faut bien l’admettre, semblent accomplir peu de choses – comme la plupart de nos politiciens – pourtant ils continuent d’obtenir leur réélection sur leurs trônes dorés au paradis, année après année. Cela ne signifie pas que je ne les respecte pas monsieur le Premier ministre. Ne laissez jamais une idée aussi sacrilège s’infiltrer dans votre tête jaune ! Mon pays est le genre de pays où on gagne à jouer sur les deux tableaux : l’entrepreneur indien doit être à la fois loyal et véreux, dévoué et railleur, sincère et sournois.

    Donc, je ferme les yeux, je joins les mains dans un namasté obsédieux, et je prie les dieux de braquer la lumière sur ma sombre histoire.

    Patience, monsieur Jiabao. Cela risque de tarder un peu.

    A votre avis, combien de temps vous faudrait-il, à vous, pour baiser trente-six millions et quatre culs ?

    5 sur 5

    Auteur: Aravind Adiga

    Titre: Le tigre blanc (VO: The white tiger)

    Édition: 10/18

    Genre: Aventure, voyage

    Pages: 418

    En lisant ce roman, je remplis un de mes challenges. Wouhou !

    Bilan: 1/1

  • Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly – Dracula, édition intégrale

    Dracula en bande-dessinée… C’est un pari risqué que de tenter ceci mais Pascal Croci y arrive avec brio.

    Mon résumé:

    Cette BD est divisée en 2 parties:

    Livre I : Le prince valaque Vlad Tepes

    Cette première partie nous raconte la vie de Dracula… avant qu’il devienne Dracula justement ! Histoire très intéressante

    Livre II : Le mythe raconté par Bram Stoker

    On a ici droit à une adaptation en bonne et due forme du classique de Stoker.

    Mon avis:

    Faites attention où vous marchez car j’ai tellement bavé devant cette BD qu’il doit y avoir de la salive partout ;).

    J’ai particulièrement aimé la première partie qui m’a fait découvrir une bride de vie de ce cher Dracula assez méconnue pour moi, l’époque où il était encore Vlad Tepes. L’histoire est mystérieuse, fascinante. Ça colle très bien avec le Dracula que l’on connait par la suite !

    L’adaptation est quant à elle brillamment réussie et très fidèle. Évidemment, il y a des coupures mais les éléments principaux et les plus marquants se retrouvent bien ici.

    Parlons un peu du dessin, sublime tout simplement. J’adore ce paysage de ruines enneigées, cette atmosphère lugubre et vive à la fois. Et ce rouge sang qui tranche tant sur ce paysage. Qu’est-ce que c’est beau ! Je ne résiste pas à vous montrer une planche :

    Avez-vous deviné de quelle scène il s’agit ? ^^ Pascal Croci aime aussi dessiner des pleines pages de paysage. Un vrai régal !

    A la fin, on a droit à des inédits, quelques brouillons et Pascal Croci nous explique son parcours pour écrire ces 2 histoires. Son voyage en Angleterre ou en Roumanie par exemple, sa volonté d’être fidèle à Stoker, etc… C’était vraiment chouette de découvrir l’envers de la BD !

    Vous l’avez compris, moi, j’ai beaucoup aimé ^^.

    5 sur 5

    Auteur: Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly

    Titre: Dracula, édition intégrale

    Édition: EP Editions

    Genre: BD, vampirique, fantastique, historique

    Pages: 150

  • Tim Burton – La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires

    Quand Tim Burton écrit un recueil de poèmes, ce n’est pas un recueil de poèmes quelconque ! Quel plaisir de découvrir l’imagination de Burton autrement que dans ses films ^^.

    Mon résumé:

    On a ici droit à un tas de poèmes macabres plus ou moins longs mais tous à la sauce Burton !

    Mon avis:

    Ah quel régal cela a été de dévorer ce petit recueil ! Outre les mots sublimes de l’auteur, on retrouve ces dessins qui sont fantastiques. Mais ça, je l’avais déjà remarqué, il y a fort longtemps ^^.

    Vous l’avez compris, ça a été un coup de cœur pour moi. Je regrette juste qu’il soit si court. J’en veux plus ! Je remercie grandement 10/18 d’avoir conservé le texte original car sinon, ça aurait manqué de saveur… Traduire de la poésie n’est pas évident du tout et j’avoue que certains choix de traduction m’ont laissé perplexe (comme changer le prénom d’un personnage par exemple). Mais je ne sais pas si j’aurai fait beaucoup mieux donc passons.

    Les petites histoires sont magnifiques… Mais je ne suis peut-être pas très objective vu que je suis une trèèèès grande fan de Burton. Vous l’avez compris, je suis satisfaite de mon achat.

    Bref, on a tous de quoi être jaloux. Burton a une imagination presque sans limites. Il sait réaliser des films grandioses. Il sait écrire des poèmes mieux qu’un poète le ferait et il dessine super bien… Oui, on a vraiment de quoi être jaloux. Pourquoi autant de talent dans une même personne ? Heureusement qu’il le partage avec nous !

    5 sur 5

    Auteur: Tim Burton

    Titre: La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires (VO: The melancholy death of Oyster Boy & other stories)

    Édition: 10/18

    Genre: Conte, Poésie

    Pages: 122

  • David Wellington – Zombie story, tome 1 : Zombie Island

    Les zombies, je les connaissais bien dans les films. Mais lire un roman sur ce thème, voilà quelque chose que je n’avais jamais tenté !

    Mon résumé:

    Pour que Dekalb puisse vivre en paix avec sa fille Sarah en Somalie, il doit réussir une mission. Cette mission est de trouver des médicaments contre le sida. En Afrique, il n’est plus possible d’en trouver. Dekalb décide alors d’aller à New-York, au siège des Nations-Unies où il est sûr d’en trouver. Mais Big Apple grouille de zombies. La mission ne va pas être si évidente que ça…


    Mon avis:

    On a ici affaire à deux narrateurs : Dekalb présenté plus haut et Gary, un zombie qui a su conserver son intelligence. On passe donc de l’un à l’autre durant tout le récit, ce qui donne un peu de rythme à l’ensemble qui aurait pu dans le cas contraire sembler monotone.

    D’habitude, c’est quand je m’identifie ou que j’affectionne un personnage que j’apprécie vraiment l’histoire. Ici, c’est différent. Les personnages ne sont pas plus attachants que ça mais j’étais vraiment curieuse de savoir comment ça allait se finir. Qui allait gagner les survivants ou les morts ?

    Le style est parfaitement adapté au récit. Entre descriptions des lieux et des zombies et séquences d’action, on arpente la ville de New-York avec un intérêt nouveau. Et vous, aimeriez-vous découvrir un New-York apocalyptique ?

    Petit bémol pour moi est que le suspens n’est pas assez intense à mon goût. C’est vrai quoi, les survivants sont entourés de zombies, ça devrait être me faire battre le cœur à 300 à l’heure ! Peut-être que cet élément viendra  dans le prochain tome. Je le verrai bientôt vu qu’il est déjà dans ma PAL :D.

    L’histoire, bien qu’elle reprend des éléments déjà connus (les zombies, les villes fantômes, etc…), est assez inattendue et originale. Espérons que ça continue !

    Tout ça pour dire que ce roman est vraiment pas mal et qu’il risque fort de ne pas passer inaperçu pour les fans de mort-vivants ;).

    4 sur 5

    Auteur: David Wellington

    Titre: Zombie story, tome 1 : Zombie Island (VO: Monster Island)

    Édition: Milady

    Genre: Horreur, fantastique

    Pages: 413

  • Luis Sepulveda – Le vieux qui lisait des romans d’amour

    Voilà un livre que j’ai pioché dans la bibliothèque de mon chéri. Un livre que j’avais hâte de découvrir…

    Mon résumé:

    C’est donc l’histoire d’un vieux qui lit des romans d’amour mais qui est aussi un homme qui a été élevé par les hommes de la jungle. Le jour où une femelle ocelot crée la panique après avoir tué un homme blanc, c’est lui qu’on vient chercher pour tuer l’animal.

    Mon avis:

    Voilà une lecture très courte qui nous plonge en plein cœur de l’Amazonie équatorienne. Pendant les 50 voire même 70 premières pages, je n’arrivais pas à deviner où l’auteur voulait m’emmener. La révélation n’arrive en fait qu’à la toute fin mais elle est vraiment très belle.

    Le style est fluide, agréable. Il y a parfois de jolies phrases à relever.

    Ce qui m’a beaucoup plu aussi est de lire les annotations qu’avait fait mon chéri pour l’école. J’ai trouvé ça mignon, touchant. Ça m’a permis de lire ce livre un peu autrement.

    Sepulveda nous livre là une ode à la nature, à l’amour et au respect de celle-ci. C’est loin d’être une lecture indispensable mais vu que ce récit est très court, je conseillerai à ceux qui hésitent de prendre un peu de temps pour le lire.

    Peut-être ai-je été moins touchée que d’autres vu que je l’ai lu dans un train bondé de personnes qui jacassaient. Ça a peut-être joué. Mais j’ai quand même passé un bon moment de lecture !

    Je ne vais pas être beaucoup plus longue, j’avoue ne plus trop savoir que dire ! Ah si, que je suis ravie d’avoir lu un livre d’un auteur chilien, ce qui me fait une nationalité de plus pour le world book challenge : un livre, un pays sur Facebook ^^.

    4 sur 5

    Auteur: Luis Sepulveda

    Titre: Le vieux qui lisait des romans d’amour (VO: Un viejo qui leia novelas de amor)

    Édition: Point

    Genre: Aventure, voyage

    Pages: 121

  • Laura Gallego Garcia – Le collectionneur d’horloges extraordinaires

    Tiens, voilà une œuvre assez méconnue de la célèbre écrivaine espagnole. Penchons-nous dessus..

    Mon résumé:

    Jonathan et sa famille sont en vacances en Espagne. Ils décicent d’aller visiter un musée d’horloges. Mais le musée a fermé ses portes il y a déjà 7 ans. On accepte tout de même qu’ils jettent un oeil à la collection lorsque Marjorie, la belle mère de Jonathan touche une horloge maléfique qui lui prend son âme. Jonathan et son père n’ont que 12 h avant que l’horloge ne s’accapare pour l’éternité l’âme de Marjorie.

    Mon avis:

    Laura Gallego Garcia nous offre ici un contre la montre haletant. Elle nous fait aussi découvrir un monde étrange entre le temps. Jonathan, le héros est très intelligent et débrouillard. Il a beaucoup de courage. Avec lui, on arpente la Cité antique et la Cité Obscure. Comme lui, on essaye de retrouver l’horloge Deveraux qui pourra sauver sa belle-mère. Ça m’a fait vraiment bizarre de lire les passages où on évoque cette horloge car elle a un nom très proche de mon nom de famille. Ça fait vraiment une impression étrange !

    Le style est assez classique mais bien meilleur que des tas de romans pour ados qui n’offrent qu’un langage de jeun’s très limité. Ici, donc, c’est simple et classique. Ça se rapproche plus des romans que j’ai pu lire dans ma jeunesse.

    Bref, l’imaginaire de Laura Gallego Garcia semble ne pas encore avoir de limite et c’est tant mieux. Alors bien sûr, il y a une quête et un jeune héros mais à la sauce Gallego Garcia, c’est vraiment appétissant. On a donc des personnages intéressants, des énigmes à résoudre, une course contre la montre. En conclusion, voilà un très bon roman pour la jeunesse (plus pour les enfants à partir de 8 ans que pour les ados). Il y a évidemment certains éléments qui ne paraissent pas pertinents ou illogiques et qui nous sautent aux yeux, nous, adultes qui avons perdu de notre naïveté mais bon, à la base, le livre n’est pas fait pour nous ;).

    4 sur 5

    Auteur: Laura Gallego Garcia

    Titre: Le collectionneur d’horloges extraordinaires (VO: El coleccionista de relojes extraordinarios)

    Édition: Seuil

    Genre: Fantastique, jeunesse

    Pages: 218

  • Patrick Poivre d’Arvor – Elle n’était pas d’ici

    Mon résumé:

    Solenn, la fille de Patrick, vient de se suicider. Elle n’aimait pas la vie et ne supportait plus sa maladie (anorexie, boulimie). Ici, Patrick Poivre d’Arvor nous parle de sa fille, il lui parle à elle, tente de comprendre, lui pardonne, l’aime tout simplement.

    Mon avis: 

    C’est vraiment un livre très fort et très touchant même s’il est assez court. PPDA arrive à nous faire ressentir ce qui se passe dans la tête d’un père dans ce genre de cas. Jamais les images choquantes de la maladie ne seront présentes.

    Il y a surtout une douleur infinie d’un père qui a perdu son enfant. PPDA écrit à sa fille disparue et les larmes nous montent parfois aux yeux. De nombreux extraits sont pris d’autres livres, de chansons, de lettres. Ces extraits sont parfaitement choisis.

    La plume de PPDA n’est pas extraordinaire mais elle touche. On se sent au coeur de son histoire. On est juste à côté de lui.

    C’est donc un témoignage poignant qui ne tombe pas dans le mélodrame et qui sonne juste. C’est une vision particulière que nous offre PPDA sur la maladie. L’avis de celui qui vit à côté de la personne malade sans savoir vraiment que faire. Ce fut une lecture très enrichissante mais j’aurais du lire Lettres à l’absente auparavant, ça m’aurait permis d’être encore plus proche de ce drame.

    5 sur 5

    Auteur: Patrick Poivre d’Arvor

    Titre: Elle n’était pas d’ici

    Genre: Témoignage, vécu

    Edition: Albin Michel

    Pages: 156

  • Neil Gaiman – L’étrange vie de Nobody Owens

    Je n’ai pas lu Coraline. Ce livre-ci était donc mon premier Gaiman. Mais j’ai vu Coraline en film, j’ai plutôt bien aimé mais ce n’était pas un coup de coeur ou une révélation pour moi. C’est un peu la même chose avec ce roman jeunesse…

    Mon résumé:

    Un bébé s’enfuit de chez lui la nuit même où toute sa famille est assassinée. Il est recueilli par les habitants du cimetière qui vont l’appeler Nobody (surnom: Bod) et vont tenter de le protéger de celui qui veut absolument le tuer.

    Mon avis:

    Neil Gaiman sait raconter de jolies histoires qui plairont à tous les âges. « L’étrange vie de Nobody Owens » nous plonge dans la vie de ce garçon mais aussi dans celui des fantômes, des goules et des sorcières !

    C’est une histoire très divertissante et qui ne fait même pas peur. Le rythme est assez bon entre les moments de calme et ceux d’action.

    Les personnages ne sont pas particulièrement attachants mais on se plait quand même aux côtés de Bod, de son tuteur Silas (lui, je l’ai beaucoup aimé !) et des autres.

    Le style est parfaitement adapté à la jeunesse mais ne gêne en rien le lecteur adulte.

    Bref, ce fut une bonne lecture divertissante et originale mais qui manque pour moi de ce petit truc qui le rendrai inoubliable.

    4 sur 5

    Auteur: Neil Gaiman

    Titre: L’étrange vie de Nobody Owens (The graveyard book)

    Édition: Albin Michel, Wiz

    Genre: Fantastique, jeunesse

    Pages: 310

  • L. J. Smith – Journal d’un vampire, tome 2

    Il y a à peu près un an, je découvrais Journal d’un vampire. Je l’avais trouvé assez moyen et n’avait donc pas trop envie de continuer l’aventure. Mais j’ai un lobby trèèèès fort dans ma propre maison depuis plusieurs mois alors j’ai flanché…

    Mon résumé:

    Elena a été changée en vampire. Des évènements étranges font leur apparition à Fell’s Church et Damon n’est pas derrière tout ça. Les deux frères et la belle blonde se mettent à collaborer pour découvrir et faire déguerpir cette force du Mal mystérieuse.

    Mon avis:

    En lisant les différents avis sur Livraddict, je me suis rendue compte qu’il y avait 2 sons de cloches différents: ceux qui trouvent que c’est beaucoup mieux que le premier tome et les autres qui n’ont pas trouvé de changement notoire.

    Je suis plutôt dans le deuxième avis. L’histoire n’est pas beaucoup plus passionnante que le premier. Tout est parfaitement prévisible pour moi.

    A la moitié du livre, un évènement important se passe. On aurait pu faire de cet évènement quelque chose de tout à fait original qui aurait rendu cette saga très différente de ce qu’on voit sur le marché des livres de vampires. Mais L.J. Smith n’ose pas franchir ce pas. Ça se voit d’autant plus avec la fin de ce tome plus que navrante.

    L.J. Smith privilégie toujours beaucoup le dialogue et ça sonne creux. On ne s’attache pas aux personnages. A part peut-être Bonnie qui resplendit grandement à côté des héros-phares.

    Bon, je ne me suis pas ennuyée et ça se lit plutôt bien. En deux jours, c’était bouclé pour ma part.

    Pour que j’entame le tome 3, il va bien me falloir encore ce lobby très fort car là, j’avoue ne pas avoir trop envie de retourner à Fell’s Church de si tôt !

    Tout ça pour dire que L.J. Smith avait en main tous les ingrédients qu’il fallait pour créer une saga originale sur les suceurs de sang mais elle tombe dans une histoire très convenue, bien comme il faut. Cela rend l’histoire prévisible et pas très passionnante.

    3 sur 5

    Auteur: L.J. Smith

    Titre: Journal d’un vampire, tome 2

    Édition: Black Moon

    Genre: Fantastique, jeunesse, vampirique

    Pages: 423

  • Cyrielle et Thierry Gloris – Tokyo Home

    Je l’avais repéré plusieurs fois en librairie mais j’avoue que son prix m’a fait fuir. Alors j’étais comblée quand j’ai vu que ma bibliothèque communale en avait fait l’acquisition. Alleluiah !

    Mon résumé:

    Julie Wallon, 17 ans, ne veut plus voir sa mère. Alors, elle s’envole vers Tokyo, là où son père qu’elle connait à peine séjourne. Son père n’est pas très enthousiaste de devoir garder Julie jusque sa majorité. Il lui propose alors un marché: si elle réussit un examen de langue japonaise dans les 2 mois. Elle pourra rester.

    Mon avis:

    J’ai tout de suite remarqué à quel point ce livre est rempli de fraicheur, de bonne humeur, d’insouciance aussi ! Je ne mens pas quand je dis que Julie est entrée directement, après un seul tome, dans mon palmarès de personnages de BD favoris.

    J’ai trouvé le procédé qui permet au lecteur d’éprouver les ressentis de Julie tout à fait pertinent. En effet, au début, quand on s’adresse en japonais à Julie, les dialogues sont écrits en écriture japonaise. Vous êtes donc aussi déboussolée que Julie (sauf si vous avez fait des études de japonais comme moi mais j’ai vraiment essayé de ne pas déchiffrer les pages pour être comme le lecteur lambda ^^). Et petit à petit, le langage s’éclaircit au fur et à mesure que Julie devient bilingue.

    Outre l’adolescence et la découverte d’un pays, les auteurs nous offrent aussi des thèmes forts que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas gâcher la surprise ;).

    J’ai tout de suite été charmée par le crayonné de Cyrielle. Ca pourrait être un crayonné pour un album pour enfant (d’ailleurs, elle a déjà été illustratrice pour ce genre de choses). Le fait est que j’adore son style doux, à l’aquarelle. Je pense que je vais suivre attentivement les prochaines parutions de cette demoiselle ! Je vous invite d’ailleurs à visiter son blog.

    Quant à Thierry Gloris que je ne connaissais pas, je trouve son scénario très bien ficelé. Il n’y a pas de temps mort dans la vie de Julie. Pas mal de rebondissement chamboulent cette histoire. Mais c’est ce mélange entre le talent de Cyrielle et celui de Gloris qui m’a permis de passer un merveilleux moment de lecture.

    Vous l’avez compris, coup de coeur assuré !

    C’est en plus un livre idéal à offrir aux personnes qui n’aiment pas les manga. Le dessin et le scénario sont européens et pourtant le Japon transpire abondamment de ces pages. C’est une façon douce de rentrer dans la vie au pays du soleil levant.

    Bref, voilà un livre qui saura regrouper les fans de manga et les fans de bande-dessinée. Et rien que réussir ce pari-là, ça mérite des louanges.

    5 sur 5

    Auteur: Cyrielle (dessin) et Thierry Gloris (scenario)

    Titre: Tokyo Home

    Édition: Kana, collection Kiko

    Genre: BD, manga, shojo, aventure,… Bwarf difficile à décrire !

    Pages: 224

  • Amélie Nothomb – Les combustibles

    Nothomb, c’est ma passion ! Et depuis février, plus aucun Nothomb n’a été lu. Sacrilège ! Allez, on répare ça  tout de suite…

    Mon résumé:

    3 personnages: Marina, Daniel, le professeur. Un lieu: l’habitation du professeur, quelques chaises, une bibliothèque pleine. Époque: pendant une guerre. C’est flou mais ça suffit à dépeindre ce qu’il y a dans ce livre !

    Mon avis:

    Amélie Nothomb nous offre ici une pièce de théâtre qui amène beaucoup de réflexions. Parmi celles-ci, la principale est « Quel livre seriez prêt à sacrifier pour vous réchauffer ? Lequel mérite d’être sauvé. Volontairement, Amélie n’ancre pas son histoire dans la réalité. On ne sait pas où on est né, ni à quelle époque. On ne sait même pas si on est sur Terre… Tout ce qu’on sait, c’est que c’est la guerre et que nos protagonistes ont froid. Et vu qu’il n’y a plus de combustibles, ce sont les livres qui vont être peu à peu détruits.

    Volontairement aussi, Amélie nous cite des faux écrivains dans ce livre. Sûrement parce qu’elle veut qu’on s’intéresse au questionnement plutôt qu’aux écrivains cités (et puis ça aurait créé des histoires si le premier livre jeté au feu aurait été un grand classique aimé de tous ou je ne sais quoi).

    Bref, Amélie m’a surpris. Et oui, c’est encore possible ! Elle apparait sur un terrain que je ne lui connaissais pas : le théâtre/essai. Malheureusement, je ne vais pas hisser ce livre parmi mes préférés de l’auteur. J’ai trouvé l’œuvre un peu trop courte (même si ça suffit à faire le tour de la question) et pas assez « nothombien » à mon goût !

    En clair, pas vraiment déçue ni vraiment charmée mais je suis ravie d’avoir lu une œuvre de plus de cette écrivaine que j’aime tant !

    3 sur 5

    Auteur: Amélie Nothomb

    Titre: Les combustibles

    Édition: Albin Michel

    Genre: Théâtre

    Pages: 110

  • Stephenie Meyer – Les âmes vagabondes

    J’avais adoré la saga Twilight de la même auteure. C’est donc logique que je me suis intéressée à ce livre. Il m’a fallu un long moment avant que celui-ci rejoigne ma PAL. Et longtemps après ça, j’ai enfin décidé de me lancer dans l’aventure. Le temps de lecture a été lui assez rapide -enfin pour moi !- : 600 pages en 4 jours.

    Mon résumé:

    Vagabonde est une âme, une espèce extraterrestre qui a envahi la Terre. Pour survivre, ces âmes doivent vivre dans un hôte. L’hôte de Vagabonde est une humaine, Mélanie Stryder, une ancienne résistante. Mélanie ne veut pas laisser la place à Vagabonde. Elles vont donc devoir cohabiter ensemble. Et bizarrement, ces deux êtres qui devraient être ennemies vont devenir complices.

    Mon avis:

    Je trouve déjà le titre français très mal choisi. Il est bien sûr en lien avec l’histoire du livre mais ce titre ne reflète pas du tout le titre anglais (The Host) qui s’attarde sur un autre angle du livre. Mais bref, certains diraient que ce n’est qu’un détail !

    J’ai tout de suite accroché à ce roman à la différence de nombreux autres lecteurs. Peut-être parce que je suis habituée à la science-fiction ? Je crois bien. Mais le fait est indéniable que l’aventure commence bien plus tard dans ce roman.

    A la différence des Twilight, le rythme et l’action sont omniprésents alors que pour la saga, j’avais parfois l’impression d’être sur un long fleuve tranquille. Ca ne me gênait pas plus que ça mais j’aime la progression.

    Parlons du style. On le trouve souvent exécrable pour cette écrivaine mais moi, je ne remarque rien. Je ne fais pas souvent attention au style. Quand il y a de très belles phrases, je le remarque évidemment mais c’est tout. Le style de Meyer est pour moi fluide, sans accroc et je n’ai pas été gênée par un manque de vocabulaire ou une mauvaise syntaxe s’il y en avait. Ça « glissait » pour moi donc j’ai bien aimé.

    Les personnages sont vraiment très intéressants. Je m’attendais à un triangle amoureux mais j’ai plutôt eu droit à deux lignes parallèles mais tellement proches qu’elles se touchent un peu (Les mathématiciens vont bondir au plafond mais c’est ce qu’il y a de plus ressemblant à mon goût). Je préfère Vagabonde à Mélanie. Elle est plus posée, plus calme, plus intéressante à mon goût. Je trouve Mélanie trop impulsive. Jared m’a laissé indifférente et par la suite, je ne l’ai plus du tout aimé. C’est peut-être le « Edward » de ce roman mais il m’a semblé antipathique au possible. Et puis il a réalisé des actes, que moi, je ne peux pardonner. Mon coup de coeur va donc à Jamie et Ian, deux personnages haut en couleurs et adorables tout simplement !

    J’ai trouvé dans l’ensemble l’histoire assez originale même si j’ai eu peur de tomber dans du déjà vu avec les poches de résistances humaines. Ce livres est presque un coup de cœur, juste, juste, au bord ! Alors s’il est dans votre PAL, ne le laissez plus poireauter, vous passerez un bon moment :). Vivement l’adaptation !

    5 sur 5

    Auteur: Stephenie Meyer

    Titre: Les âmes vagabondes (The Host)

    Edition: JC Lattès

    Genre: Science-fiction, histoire d’amour

    Pages: 617

    Bilan: 2/2