Étiquette : Pologne

  • Sylvain Savoia, Marzena Sowa – Marzi, tome 1 : Petite carpe

    Après l’avoir repérée chez plusieurs blogueuses, cette bande dessinée est tombée entre mes mains à la bibliothèque. Au premier abord, le dessin me rebute, les traits sont trop gros pour moi, c’est trop coloré. Et pourtant la petite Marzi a vraiment su me charmer.

    Nous sommes donc en Pologne en compagnie de Marzi, une petite fille qui vit avec ses parents dans un HLM. Nous sommes dans les années 80. C’est une série de tranches de vie auxquelles nous avons droit ici. Attendrissant, voilà le mot qui décrit le mieux mon impression sur ce premier tome. La petite Marzi m’a fait retomber en enfance. Et oui, moi aussi je « jouais » avec le tapis en pensant que les lignes étaient des routes ! Mais outre, tous ces petits instants qui nous rappelleront notre enfance, Marzi est une formidable bande dessinée pour savoir ce qui se passait en Pologne à cette époque. Entre les rations de nourriture à aller chercher avant qu’il n’y en ait plus et les coutumes locales, cette bande dessinée m’a vraiment aidée à appréhender ce pays qui m’est totalement inconnu.

    Bref, même si le dessin ne me plait pas, Marzi (ou Marzena Sowa devrais-je plutôt dire) a vraiment su me toucher par son histoire, sa vie. Il ne me reste plus qu’à supplier ma bibliothèque d’acheter la suite !

    4 sur 5

    Auteurs : Sylvain Savoia, Marzena Sowa

    Titre : Marzi, tome 1 : Petite carpe

    Edition : Dupuis, collection Expresso

    Genre : Bande dessinée, jeunesse

    Pages : 48

    Couverture : Sylvain Savoia

  • Vincent Engel – Oubliez Adam Weinberger

    Jadis, je fus un enfant. Je le crois du moins, ce qui en soi n’est pas si mal, puisque le passé, quoi qu’en pensent certains est de toute façon incontrôlable. Je portais déjà le même nom et ur mon visage devaient sans doute sourdre ces traits sans grâce qui composèrent ensuite ma physionomie adulte, et qui se décomposent aujourd’hui. Ce nom, je le partageais bon gré mal gré avec les êtres qui formaient l’entité plus ou moins large et diversement appréciée d’une famille. Près de moi, il y avait ma soeur Rachel, de sept ans plus âgée que moi et qui, dès que j’eu l’âge de comprendre et de retenir ce qui se passait autour de moi, m’a toujours semblé préoccupée par la quête d’un mari – avant de le rencontrer, parce qu’elle craignait de n’en jamais trouver ; ensuite, quand il se perdait dans les bistrots de la ville parfois plusieurs jours durant. Rachel… tu n’étais pas superbe mais enfin, tu étais ma soeur et j’aurai souhaité avoir un autre beau-frère que ce fainéant de Moïshe – regrets tardifs, tu m’excuseras. J’ai pourtant fait ce que j’ai pu…

    Dans ce roman, nous découvrons Adam, un petit Juif polonais. Dans la première partie, il nous raconte sa vie, sa famille, ses amours, ses envies de petit garçon. Dans la deuxième partie, il nous parle toujours de sa vie mais « après ». Après quoi? Après les camps de concentration. On n’en parlera pas du tout pendant ce roman. Nous découvrons juste Adam, le jeune garçon et puis ce qu’il est devenu après. On a l’impression d’avoir affaire à  une autre personne. Un roman tout en finesse, qui montre comment une épreuve si terrible peut changer un homme. Vincent Engel arrive à revisiter le thème de la Shoah avec un tout autre regard. Une chose est sûre: après avoir lu ce roman, vous n’oublierez plus jamais Adam Weinberger…

    4 sur 5
    Auteur: Vincent Engel
    Titre: Oubliez Adam Weinberger
    Edition: Le livre de poche
    Genre: Roman
    Pages: 316