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  • Les Artistes Fous Associés – Folie(s) : 18 textes échappés de l’asile

    Les Artistes Fous Associés – Folie(s) : 18 textes échappés de l’asile

    folie(s)

    Les Artistes fous Associés reviennent avec un nouveau recueil autour de la folie. Dix-huit auteurs se sont attelés à écrire une nouvelle en rapport avec ce mal. Et on peut dire que c’est plutôt réussi !

    Chaque auteur a vraiment su tourner ce thème à sa sauce. Même si certaines nouvelles m’ont moins passionnée par leur prédominance d’horreur ou de sexe, je suis tout de même très satisfaite de ma lecture. Et j’ai pu découvrir au passage plusieurs auteurs. Bien que je n’y ai pas été sensible, les illustrations de ce recueil amènent également un plus indéniable.

    Je vais donc vous parler des nouvelles qui m’ont particulièrement marquées. Le C15 d’Herr Mad Doktor est certainement celle qui m’a le plus bousculé. On y découvre un monde où à New-York, chaque mois pendant 1/4h, les New-Yorkais ont une liberté absolue. Ce quart d’heure arrive sans prévenir et a permis de faire grandement baisser la criminalité. C’est une nouvelle qui fait pas mal réfléchir.

    J’ai aussi été agréablement surprise par La maman de Martin de Morgane Caussarieu, une auteure dont j’avais déjà entendu plusieurs éloges et qui nous propose ici une nouvelle avec une ambiance lourde et angoissante.

    A noter également : La couleur de la folie d’Eric « Udéka » Noël qui offre une histoire bien singulière de guérisseur ou Marie-Calice, missionnaire de l’extrême de Nelly Chadour, l’histoire d’une bonne soeur partie prêcher la bonne parole dans un festival de métal.

    Bref, ce recueil est une grande réussite. J’essaierai de lire prochainement le recueil « Sales bêtes » de ce collectif en espérant qu’il soit de la même trempe.

    Auteur : Les Artistes Fous Associés

    Titre : Folie(s) : 18 textes échappés de l’asile

    Genre : Contemporain, nouvelles

    Edition : Les éditions des Artistes Fous Associés

    Pages : 431

    D’autres avis : Carolivre,  Naurile, Lilly, Viou

     

  • Alona Kimhi – Journal de Berlin

    Mon avis :

    Journal de Berlin est une nouvelle sur la dépression, sur le mal-être. C’est dans la peau d’une jeune femme que nous découvrirons le calvaire de cette maladie. Loin d’être larmoyante, la patiente a même un humour incisif et n’hésite pas à se moquer des événements que l’on peut retrouver dans un hôpital psychiatrique, ces événements pour lesquels de nombreuses personnes – même les infirmières – préféreraient jeter un voile pudique plutôt que d’en parler.

    Outre son état, la patiente se lamente souvent en pensant à son passé, à son voyage à Berlin et à sa relation avec un Irlandais qu’elle adulait. Et puis la dure réalité prend le dessus et les larmes reviennent.

    Mais qu’ai-je pensé de tout ça au final ? Je trouve l’angle d’approche d’Alona Kimhi assez original. Son style est assez percutant. Mais malheureusement, je ne pense pas garder grand souvenir de cette lecture. Elle est passée trop vite et pourtant, je me suis ennuyée dans de nombreux passages que j’ai parfois trouvé confus.

    Bref, c’est une lecture en demi-teinte que j’ai passé avec Journal de Berlin même si j’ai envie de lire d’autres livres d’Alona Kimhi. Son style grinçant me plait beaucoup, je pense juste que le thème ne m’a pas assez accroché.

    2 sur 5

    Et ça commence ainsi :

    Ce qui me fait le plus rire dans le service est que les gens ont des noms de choses. C’est affreux comme ça les rend susceptibles. Ceux qui sont hospitalisés ici, moi je les appelle des fous. Carrément. Fous. Comment veulent-ils que je les appelle ? Des patients ? Des malades ? Des internés ? Ça me rend dingue ces noms monstrueux. 

    Auteur : Alona Kimhi

    Titre : Journal de Berlin

    Edition : Folio

    Genre : Contemporain

    Pages : 128

    Autres avis : Laetitiabruxelles qui n’a pas du tout aimé et  Cynthia qui a beaucoup apprécié.

  • Ryûnosuke Akutagawa – La vie d’un idiot

    Deux petites nouvelles pour clôre le challenge « In the mood for Japan ».

    Mon avis:

    On se retrouve ici avec deux nouvelles du célèbre Akutagawa. La première s’appelle Engrenages. Tout commence avec l’histoire qu’on raconte à notre narrateur. Une légende locale prétend qu’un fantôme se déplace en manteau de pluie. Comme c’est intriguant ! Petit à petit -d’où le « engrenages »- notre narrateur sombre dans la folie. J’ai trouvé cette nouvelle très touchante car je m’étais vraiment attachée à cet écrivain qui lit du Maupassant et Dostoievski. Il est difficile à dire où s’arrête la fiction et où commence la réalité que vit l’auteur, Akutagawa, au moment où il écrit cette nouvelle. Tout parait tellement réaliste et faire écho à sa propre vie !

    La seconde nouvelle, La vie d’un idiot, m’a beaucoup moins subjuguée. Cette nouvelle est en fait la succession d’une dizaine de petits textes. Et j’avoue avoir eu du mal à voir le lien entre certains de ces textes. J’ai vraiment l’impression d’être passée à côté. C’est plutôt dommage !

    J’ai bien aimé le style d’Akutagawa que je découvrais ici. J’ai apprécié cette manière si poétique de décrire les choses, les personnes. Je lirai sûrement d’autres œuvres de ce grand homme.

    Ce fut donc une bonne découverte même si la seconde nouvelle a un peu refroidie mon enthousiasme.

    3 sur 5

    Auteur: Ryûnosuke Akutagawa

    Titre: La vie d’un idiot

    Édition: Folio

    Genre: classique, littérature générale

    Pages: 98

    Ce livre me permet de clôturer ce challenge-ci:

    Bilan: 6/6

    Et d’avancer dans ce challenge-là, vu qu’Akutagawa s’est suicidé: