Auteur/autrice : iluze

  • Malika Ferdjoukh – Minuit-Cinq

    Ce mois-ci, Avalon nous propose pour son challenge de découvrir la ville de Prague. Bonne idée ! C’est encore un livre jeunesse que j’ai choisi pour l’occasion.

    Mon résumé:

    Minuit-Cinq, sa sœur Bretelle et leur ami Emil sont trois enfants qui vivent dans la rue. Ils apprennent que Daniela Danilova offre une forte récompense à qui lui rendra son collier de perles. Nos trois petits amis rêvent de pouvoir empocher cette somme…

    Mon avis:

    J’ai plutôt aimé découvrir ce petit ouvrage. Malika Ferdjoukh utilise un style simple et direct. On se prend vite d’affection pour nos trois compères et j’avoue que la pauvreté infantile est un sujet qui me fait froid dans le dos. Pourtant, je n’ai pas du tout été mal à l’aise durant cette lecture. Je l’ai même trouvé plaisante.

    De plus, la fin est assez déconcertante et pas du tout prévue. J’ai beaucoup aimé ce point ! C’est rare qu’on arrive à m’étonner avec la fin d’un roman jeunesse donc bravo !

    Le gros défaut est je trouve, le manque de description… Ce qui me gêne un peu vu que j’attendais de ce roman, d’en savoir un peu plus sur la ville de Prague. Mais Malika Ferdjoukh se contente juste de donner des noms (de la synagogue, de l’île sur le fleuve) mais ne les décrit jamais et c’est un peu dommage.

    Ce qu’on dit de Prague:

    J’en viens donc au challenge. Quelle vision de Prague donne ce roman ? Hé bien, elle n’est pas très nette. On est au XVIII ou XIXème siècle, on est dans une ville européenne pour sûr. Mais il n’y a rien de très marquant concernant Prague malheureusement. On évoque juste un peu les ponts et les lieux de cultes.

    Bref, j’ai plutôt apprécié cette lecture même si elle manquait cruellement de contexte.

    4 sur 5

    Auteur: Malika Ferdjoukh

    Titre: Minuit-Cinq

    Édition: L’école des loisirs

    Genre: Jeunesse, historique

    Pages: 100

  • Eiji Yoshikawa – La pierre et le sabre

    Après des semaines de lecture intensive, j’ai enfin pu terminer La pierre et le sabre, un classique japonais à découvrir !

    Mon résumé:

    La pierre et le sabre est un roman sur le célèbre Musashi, le ronin qui veut suivre la Voie du Samouraï. Autour de lui gravitent de nombreux personnages: la gentille Otsu, le fainéant Matahashi, Oko et sa fille Akemi, le prêtre Takuan, la vieille Otsugi, le jeune Jotaro et une foule de ronins cherchant à vaincre Musashi. Découvrez enfin comment Takezo est devenue une légende en se transformant en Musashi…

    Mon avis:

    Je suis à la fois soulagée et triste d’avoir fini ce roman. Soulagée car après un mois de lecture, je craignais que cette lecture ne se termine jamais. Et triste également car j’ai vraiment découvert une histoire passionnante.

    J’avais un peu peur en entamant ce pavé de trouver les combats répétitifs. Mais ma crainte a vite été levée car Eiji Yoshikawa dépeint parfaitement tous les personnages. Chaque combat est contre un autre adversaire et c’est un plaisir de découvrir les attaques quand on connait aussi bien la psychologie et les techniques utilisées par chaque personnage !

    J’aime beaucoup Takezo qui transformera son nom en Musashi. C’est évidemment celui qu’on connait le mieux vu que c’est le héros principal mais il est vraiment unique par son caractère. C’est un vrai exemple pour la jeunesse, je trouve…

    J’ai également beaucoup aimé la jeune Otsu qui n’a vraiment pas eu beaucoup de chances dans la vie mais qui s’est donné un but: retrouver Musashi. Je me suis identifiée à elle rapidement et c’était toujours un plaisir de la retrouver (même si elle éclate en sanglot très régulièrement).

    On pourrait reprocher à cette histoire, une très grande dose de chance. Le Japon est un pays immense et pourtant, on a parfois l’impression qu’il ne fait que 10 km². En effet, les personnages n’arrêtent pas de se croiser et de se recroiser « comme par hasard ». Personnellement, ça ne m’a pas gênée et j’ai même plutôt appréciée. J’aimais découvrir ce qu’allait donner la rencontre ou les retrouvailles entre 2 protagonistes.

    Les personnages sont tous charismatiques, on arrive à se mettre dans la peau de chacun d’eux. Évidemment chaque lecteur aura sa préférence mais tous les personnages vous provoqueront une sensation: de l’affection, de l’agacement ou même de la haine.

    La pierre et le sabre offre aussi une immersion dans le Japon du XVIIème siècle. Et c’est réellement passionnant d’arpenter les villes aux côtés de Musashi ! Bref, outre une histoire rocambolesque, des personnages attachants, vous pourrez également découvrir toute une civilisation et toute une époque à travers ce livre.

    Ce que je reprocherai le plus à cet ouvrage est son format: 860 pages en poche, avec des caractères tout petits. De plus, la séparation entre chapitres ne se fait pas par un retour à la page suivante mais juste par un petit espace et un titre en gras sur la même page. Bref, ça parait long et interminable… En parlant des titres d’ailleurs, ils sont très poétiques. Quelques exemples piochés au hasard :

    La vengeance de Jotaro, le courroux de la douaière, le luth brisé, le cheval volant,…

    Et dire que l’aventure n’est toujours pas finie ! J’ai hâte de rajouter la suite intitulée « La parfaite lumière » à ma PAL…

    4 sur 5

    Auteur: Eiji Yoshikawa

    Titre: La pierre et le sabre

    Edition: J’ai Lu

    Genre: Aventure, historique

    Pages: 854

    Grâce à ce livre, j’entame mon challenge In the mood for Japan :

    Bilan: 1/6

  • James Clemens – Les bannis et les proscrits, tome 3 : La guerre de la sor’cière

    Quand la nouvelle d’une lecture commune pour ce livre est parvenue à mes oreilles, j’ai tout de suite voulu participer. Mais je ne savais pas si je saurai me le procurer à tant. Mais ouf, fin août, je l’ai déniché dans une librairie près de chez moi.

    Mon résumé:

    Elena et ses compagnons s’approchent de plus en plus de Val’loa. Elena doit à tout prix s’emparer du Journal Sanglant. Mais la route n’est pas aisée.

    Mon avis:

    Ce troisième tome des bannis et des proscrits est envoutant. James Clemens continue dans la lignée et on apprécie retrouver la pléthore de personnages qu’on a quitté dans le tome 2. Il n’y a pas de temps mort dans ce troisième tome. Tout s’enchaîne à grande vitesse sans que ça paraisse brouillon.

    Les relations évoluent au cours de ce tome et évidemment, on a droit à pas mal de révélations. Le point fort de cette saga sont les personnages. Chacun y trouvera son compte. Pour ma part, c’est toujours Er’ril qui m’intéresse le plus ainsi qu’Elena qui grandit et devient de plus en plus une femme.

    J’ai aimé les nouveaux décors qui m’ont été présentés. L’auteur a décidément pas mal d’imagination. C’est fascinant !

    Bref, James Clemens nous offre à nouveau un cocktail détonant d’aventures, d’amour et beaucoup de dépaysement Ce troisième tome est 800 pages de pur bonheur ! Si vous avez apprécié les deux premiers tomes, celui devrait également vous enchanter.

    Il ne reste plus qu’à attendre que le tome 4 sorte en poche. Faites que ce ne soit pas trop long !

    Il est temps d’aller voir ce que mes camarades en ont pensé…

    Ce livre a été lu dans le cadre d’une lecture commune avec Phooka, Lisalor, Heclea, Karline05, Penelope, Belledenuit, Frankie, Galleane,  Kristus, Vozrozhdenyie, deliregirl1, Ethernya, Mycoton32

    5 sur 5

    Auteur: James Clemens

    Titre: Les bannis et les proscrits, tome 3 : La guerre de la sorcière

    Édition: Milady

    Genre: Fantasy

    Pages: 794

  • Franz Kafka – La métamorphose

    Voici venu le temps non des rires et des chants mais du classique du mois !

    Mon résumé:

    Gregor Samsa se réveille un beau matin… dans la peau d’un insecte ! Comment va réagir son patron et sa famille ?

    Mon avis:

    Je renoue enfin avec la littérature fantastique que j’avais un peu délaissée. L’histoire de Gregor Samsa est très connue mais pour pouvoir en parler, il n’y a rien de mieux que de lire l’œuvre originale. J’ai plutôt appréciée cette nouvelle. C’est une bonne entrée dans la littérature fantastique.

    Je comprends que cette lecture est proposée aux lycéens, même si je trouve qu’en matière de fantastique, il y a quand même vachement mieux. Cette nouvelle n’est pas vraiment captivante… Tout est dans l’ambiance. Un peu comme Carmilla de Sheridan Le Fanu.

    J’ai tout de même trouvé le style peu confortable. Le texte est constitué de longues phrases, les chapitres sont très longs et le texte est très compact dans cette édition. Bref, tous ces éléments ne facilitent pas la lecture. J’aurais aimé quelque chose de plus aéré, surtout pour une lecture scolaire !

    En quelques mots, je conseillerai tout de même cette lecture à ceux qui s’intéressent au fantastique. C’est une œuvre qui a son charme et surtout une atmosphère étrange.

    4 sur 5

    Auteur: Franz Kafka

    Titre: La métamorphose

    Édition: Le livre de poche

    Genre: Fantastique, classique, nouvelle

    Pages: 157 (mais la nouvelle n’en fait que 79)

    Bilan: 11/14

  • Andre Vltchek – Point de non-retour

    J’ai eu la chance de découvrir ce premier roman d’Andre Vltchek qui sort vraiment de l’ordinaire. Plongez vite dans le quotidien d’un reporter !

    Mon avis:

    Point de non-retour nous plonge dans la vie de Karel, un reporter de guerre. La première moitié du roman nous raconte son quotidien. On se rend vite compte qu’Andre Vltchek veut faire sauter les clichés que l’on peut avoir sur certains endroits. Non, l’Indonésie n’est pas qu’un archipel d’îles paradisiaques, non Égypte n’est pas que le pays des pharaons. On navigue toujours entre deux eaux dans ce roman. On voit à la fois les merveilles de la planète mais aussi toute l’horreur qui se cache derrière.

    L’histoire ne commence qu’à la moitié du roman. La première partie est plus une introduction ou une explication de la vie de Karel. Mais c’est justement dans ces éléments qu’on trouve des réponses à l’histoire qui se profile.

    Il est agréable de lire une histoire où notre héros américain voit plus loin que le bout de son état. Les États-Unis ne sont qu’un pays parmi tant d’autres pour notre reporter même s’il réalise qu’il possède un grand pouvoir sur le monde entier.

    Même si ce récit est une fiction, on sent qu’il y a beaucoup de vrai dedans. Le narrateur Karel semble très proche, voir décalqué de son auteur Andre Vltchek qui a aussi été reporter et qui vit dans plein d’endroits différents.

    Le seul bémol pour moi est la simplicité avec laquelle Karel se rend sur les lieux. On ne le voit pas beaucoup travailler dans le récit et on se demande comment il fait pour se payer des billets d’avion pour l’autre bout du monde aussi fréquemment.

    Ce livre regorge de réflexion sur notre monde moderne. Il pose des questions sur la violence, la guerre mais aussi les stratégies politiques, la souffrance du petit peuple qui subit ça. Le roman ne fait pas dans la dentelle quand il décrit les scènes de violence extrême dans les pays ravagés par la guerre.

    Point de non-retour est donc une plongée dans la vie d’un reporter qui se pose des questions sur son métier et sur le monde qui l’entoure. C’est un roman très instructif et qui permet de mieux comprendre la politique internationale. Une chose est sûre, un tour du monde en 374 pages, ça ne se refuse pas.

    4 sur 5

    « Ce livre a été chroniqué dans le cadre de la rentrée littéraire 2010 en partenariat avec Ulike. »

    Je remercie d’ailleurs Ulike et les éditions Yago pour les chouettes autocollants, le marque-page et pour le petit paquet de dragibus. (Vous êtes jaloux,là, non ? )

    Auteur: Andre Vltchek

    Titre: Point de non-retour (VO: Point of no return)

    Édition: Yago

    Genre: Littérature générale, voyage, société

    Pages: 374

  • Rowan Kirby – Une faim de tendresse

    C’est l’été, la saison des Harlequinades ! J’ai donc repioché dans ma longue pile d’harlequins ce petit livre dont le titre en anglais est « Hunger ». En français, il est traduit par « Une faim de tendresse ». Mais qu’est-ce que la faim a avoir avec la passion amoureuse ? Lisez cet article, je vais tout vous dire !

     

    Tout vous dire n’est pas une exagération, je vais spoiler au maximum ce livre. Vous êtes prévenus ;).

    Tout d’abord, j’ai choisi ce livre car la quatrième de couverture nous apprend qu’on va suivre l’histoire d’une libraire qui passe sa vie plongée dans ses livres à rêver du prince charmant. Elle s’appelle Betty (Pascal Obispo l’aurait appelé Lucie je suppose). Harlequin, champion de l’amour nous offre donc ici une héroïne qui nous ressemble, nous, lectrices compulsives.

    Évidemment, Betty est jolie, gentille, intelligente, la perle rare pour un homme. Prouvons-le par un extrait :

    Celle-ci répondait aux questions avec clareté, d’une voix douce et ferme, retirant ses lunettes d’un geste gracieux pour mieux regarder ses interlocuteurs de ses grands yeux sombres, où se lisait l’intelligence et la droiture. Lorsqu’elle parlait, son beau visage habituellement grave s’illuminait souvent d’un sourire plein de charme, qui mettait chacun à l’aise.

    Un jour, une adolescente qui s’appelle Amy fait irruption dans la librairie. Elles discutent donc de livres… (Là, on retrouve un formidable spoiler des 4 filles du docteur March, plus besoin de le lire !).  Amy lui raconte aussi qu’elle ne va plus à l’école et qu’elle est canadienne. Mais elle a alors un malaise. Heureusement, son père vient d’entrer dans la librairie. Vous l’avez compris, ce sera LE mâle irrésistible.

    L’adolescente étendue près d’elle et l’homme à la stature imposante qui se dressait dans l’embrasure de la porte n’avait pourtant rien en commun, bien au contraire : les boucles blondes d’Amy constrataient avec cette crinière vigoureuse presque noire qui couvrait la nuque robuste de l’homme ; la paleur délicate du visage enfantin, avec  cette peau hâlée creusée par la fatigue et l’expérience , le bleu limpide de ses prunelles innocentes avec le regard dur, pénétrant des yeux gris fer de l’inconnu. Il frappait par sa taille remarquable, la puissance de sa carrure et l’intense impression de virilité qui se dégageait de toute sa personne.

    Il sert la main de Betty, laquelle est toute retournée bien entendue.

    Elle sentit l’emprise irrésistible de la main chaude et puissante qui se refermait sur la sienne.

    Betty engage Amy comme assistante et va rapidement se rendre compte (en une demi-journée !) qu’elle est anorexique, une maladie que les médecins ne savent pas vraiment soigner mais Betty, elle est tellement géniale qu’elle va la guérir en quelques jours. Regardez comme elle est sûre d’elle, le jour même où elle devine la maladie d’Amy :

    – Monsieur Franklyn, je sais ce qui ne va pas chez votre fille. Ne vous évertuez donc pas à la protéger contre moi. J’ai beaucoup d’affection pour elle, je crois qu’elle a confiance en moi et j’aimerais faire mon possible pour l’aider.

    Tout se passe bien dans ce petit village anglais. Mais lors d’un dîner de famille, Betty apprend que son affreux ex est de retour. Oh my God, non pas ce méchant Nick ! Nick qui a d’ailleurs très mauvais goût pour s’habiller…

    Mûrie, forte de ses succès universitaire et professionnel, Betty considéra avec suspicion ce magnifique échantillon de sensualité masculine, qui s’ingéniait à l’aborder, élégamment vêtu d’un pantalon de cuir moulant et d’une chemise impeccablement coupée, confiant dans le magnétisme redoutable dont il usait auprès des femmes.

    Bon Dieu, Nick, le pantalon en cuir, moulant de surcroit, ça fait fuir toutes les filles (sauf Betty évidemment sinon ce ne serait pas drôle). Bref, ce méchant ex qui l’a plaqué il y a 3 ans en piquant plein d’argent dans la caisse de la librairie est de retour. Betty espère de tout cœur ne pas croiser sa route.

    Notre Betty évidemment tombe de plus en plus amoureuse de Karl, le père d’Amy qui de surcroit est un écrivain renommé de quoi rendre folle notre grande lectrice. Betty ne sait toujours pas se contenir quand Karl la touche :

    – Betty, je vous remercie.

    Ce soupir plein d’émotion, ce geste inattendu et le contact brûlant de ces doigts sur sa peau la firent frissonner de tous ses membres, comme si les mots avaient été hurlés.

    La jeune Amy est presque guérie de son mal maintenant et Karl invite Betty à diner chez eux. Tout se passe bien, tellement que notre futur couple s’embrasse. Et là, qui rentre à la maison (ou plutôt au château ?) : Nick ! Betty apprend alors que Nick est le beau-frère de Karl (le frère de son ex-femme, vous suivez toujours ?). . Karl raconte à Betty que son ex-femme Caroline est comme son frère Nick : une manipulatrice. Elle s’est enfuie il y a un an en brisant le cœur de Karl et celui d’Amy. Bref, il lui raconte que le champ est libre. Quand les tourtereaux arrivent à se retrouver seuls à nouveau, ils se jettent l’un sur l’autre. C’est parti pour la scène torride du roman :

    Leurs mains, leurs lèvres menaient à l’unisson une danse éfrénée. La peau s’embrasait, la chair se consumait. Enfin vaincue par la puissance intolérable des sensations, la jeune femme enfonça les doigts dans la chevelure de Karl en pressant fougueusement sa tête contre ses seins gonflés, le corps raidi, gémissante, implorante.

    Mais elle va l’étouffer ! Mais non, ouf, tout va bien. Après s’être un peu reposée, Betty avoue :

    – Betty, tout va bien ?

    – Je n’ai rien éprouvé de tel de toute mon existence, Karl.

    Ah qu’il est doué le Karl ! Il lui propose un petit week-end à Londres. Notre Betty est aux anges mais cette histoire manque de rebondissements. Juste avant que Karl ne vienne la chercher, Nick se pointe à la librairie. Il simule un malaise pour que Betty se penche sur lui et il commence à pleurer « Betty, je suis un minable de t’avoir laisser tomber, et gnagna et gnagna ». Karl arrive et voit les deux corps enlacés (ben oui Betty console Nick) et notre héros s’en va chagriné. Il retourne au Canada avec Amy mais heureusement, tout finit bien et la petit famille revient. C’est une vraie happy end, voyez comme je n’exagère pas :

    Tu vas m’épouser, nous achèterons les Ormes  (NDLR: Le château) et nous en feront un palais où nous vivrons heureux jusqu’à la fin de nos jours. Tu garderas la librairie, pour ton plaisir et le sien (NDLR: celui d’Amy), tandis que je continuerai à écrire avec l’appui de ta précieuse présence à mes côtés. Nous aurons deux ou même trois superbes enfants et Amy t’aidera à t’en occuper, quand elle en trouvera le temps bien entendu.

    Nous avons donc eu affaire dans ce récit au sexy papa canadien. De plus, l’homme est le plus beau fantasme qu’il soit pour une lectrice: un écrivain. Et sa chevelure est telle qu’il aurait pu faire de la pub pour Petrole Han. Bref, c’est un héros harlequin puissance 10 !

    Dans cet harlequin, l’anorexie se règle en un claquement de doigts même si évidemment l’adolescente en a souffert atrocement. C’est quand même dingue, le premier jour où elle assiste au repas de Betty, Amy se goinfre de deux paquets de biscuits. Elle est vraiment trop forte Betty…

    Merci pour cette passion dévastatrice Harlequin !

    Lu dans le cadre :

     

    Créé par Fashion et Chiffonette

    Auteur: Rowan Kirby

    Titre: Une faim de tendresse

    Édition: Harlequin bien sûr !

    Genre: Romance

    Pages: 153

  • Anton Tchekhov – Front blanc

    Saviez-vous que Tchekhov avait écrit des nouvelles mettant en scène des animaux ? Non ? Alors, il est temps que vous découvriez Front blanc !

    Mon résumé:

    3 nouvelles composent ce livre: Front blanc, l’histoire de ce chiot qui avait une tâche blanche sur la tête et qui va tomber sur une louve, Kachtanka, la chienne rousse qui va faire du cirque et Tristesse, l’histoire d’un cheval.

    Mon avis:

    J’ai plutôt apprécié ma rencontre avec le grand Tchekhov. Le style est simple et familier. Il nous facilite grandement notre entrée dans ces petites histoires, parfois un brin trop courtes à mon goût.

    Ces 86 pages se lisent d’une traite. C’est vraiment agréable d’être immergée dans la Russie du XIXème siècle. C’est assez dépaysant mais ça m’a plu. J’avais un peur de me perdre parmi les prénoms russes mais ça va, tout s’est bien passé et je ne me suis pas embrouillée.

    J’ai été interloquée par la fin de ces nouvelles que je trouvais un peu bâclée. C’est dommage, je trouvais que ces nouvelles avaient du potentiel…

    Ce ne sera certainement pas le livre de l’année mais il m’a permis de passer un bon moment. J’ai bien envie de lire d’autres œuvres que ce monsieur. C’est sa pièce « La mouette » qui attise le plus ma curiosité. Tchekhov a l’air assez à l’aise pour décrypter les personnages. J’ai envie de découvrir ça avec d’autres livres de lui !

    Je crois que c’est un bon moyen pour découvrir Tchekhov en douceur. C’est la première fois que je lis une œuvre d’un auteur russe. J’ai donc lu maintenant des livres de 21 nationalités différentes.

    3 sur 5

    Auteur: Anton Tchekhov

    Titre: Front blanc

    Édition: Folio Junior

    Genre: Jeunesse, Nouvelles, Contes

    Pages: 86

  • Cressida Cowell – Harold et les dragons, tome 2 : Comment devenir un pirate

    « Comment devenir un Pirate » est le deuxième tome des mémoires d’Harold et de son sympathique dragon Crocmou. Un livre dans la continuité du premier tome…

    Mon résumé:

    Durant un exercice en mer, Harold et ses compagnons vont découvrir le cercueil égaré d’un aïeul très respecté d’Harold et de toute la tribu des Hooligans. Dessus, il est noté de ne pas l’ouvrir… Vont-ils respecter l’interdiction ?

    Mon avis:

    C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Harold et l’univers viking créé par Cressida Cowell. Ce livre sera enchanté la jeunesse en mal d’aventures. Ce n’est pas mirobolant mais j’aime cette atmosphère de barbares, de contrées vikings et de dragons.

    En parlant de dragons, intéressons-nous à Crocmou. J’adore ce dragon, d’autant plus que dans ce tome, il est un peu moins égocentrique et semble de plus en plus lié à son maître. Harold n’est pas encore devenu un grand guerrier légendaire mais ses exploits commencent à le démarquer.

    Pour ceux qui ont apprécié le premier tome, celui-ci est dans la même veine. C’est une chouette histoire pour divertir les enfants. Cédez si vous ne l’avez pas encore fait ;).

    4 sur 5

    Auteur: Cressida Cowell

    Titre: Harold et les dragons, tome 2 :Comment devenir un pirate

    Édition: Casterman

    Genre: Jeunesse, fantastique

    Pages: 201

  • André Brink – Adamastor

    Je n’avais pas pu participer à la destination précédente, l’Australie du challenge d’Evertkhorus. Et quand j’ai vu tous ces beaux billets sur ce pays, je me suis directement décidée à participer à la destination suivante. Cette destination, c’est l’Afrique du Sud.

    Mon résumé:

    T’Kama est l’adamastor de ce roman (un personnage mythique). Il voir arriver par la mer de drôles d’oiseaux qui pondent des œufs qui échouent sur la plage. Ce sont les colons. La rencontre se passe mal et les colons font vite demi-tour. Tous ? Non, une femme blanche que T’Kama a pris pour lui est resté avec le camp. Les malheurs ne font que commencer…

    Mon avis:

    Quand j’ai su la destination, j’ai tout de suite eu peur de ne tomber que sur des romans de l’apartheid. Et j’avoue ne pas avoir trop envie de m’intéresser à cette histoire pour l’instant. Alors, je suis tombé sur ce conte. J’ai toujours aimé les contes africains. J’en étais très friande quand j’étais enfant.

    Mais celui-ci n’est pas trop destiné aux enfants. En effet, l’histoire est en partie axée sur ce qui arrive à T’Kama. Enfin, plutôt à son membre viril qui ne fait qu’augmenter et qui ne peut de ce fait donner un enfant à la femme blanche car euh… Bon pas besoin de faire un dessin !

    J’ai été ravie de retrouver cette ambiance « made in africa », les croyances, les superstitions. Ce n’est pas un livre inoubliable mais un livre comme ça de temps en temps permet d’élargir notre vision du monde.

    Le style d’André Brink est très poussé. Il use aussi beaucoup de mots du pays mais heureusement, il y a un lexique à la fin pour tout nous expliquer. Mais j’avoue ne pas l’avoir utilisé, le sens de ces mots m’a paru tout de suite évident.

    Tout ça pour dire que ça a été une chouette escapade au cœur de l’Afrique du Sud du XV-XVIème siècle. Ce fût une expérience enrichissante.

    4 sur 5

    Auteur: André Brink

    Titre: Adamastor

    Genre: Conte

    Édition: Stock

    Pages: 158

  • Christian Jacq – Ramsès, tome 4 : La Dame d’Abou Simbel

    Quel plaisir de retrouver Ramsès et son époque ! L’avant-dernier tome de la saga est tout aussi bien que les précédents. Penchons-nous dessus.

    Mon résumé:

    Ramsès et son épouse Néfertari décident de faire le tour des temples d’Égypte en espérant que les dieux les aideront à contrecarrer les menaces qui pèsent sur l’Égypte. Ramsès décide aussi de construire un magnifique temple à Néfertari dans un des plus beaux lieux de Nubie : Abou Simbel

    Mon avis:

    Dans les tomes précédents, je trouvais que Christian Jacq inclinait toujours son récit sur un thème particulier : l’amour et les affaires de Cour dans le premier, les stratégies politiques dans le deuxième et les batailles dans le troisième. Ce quatrième tome se démarque des autres. Tous les thèmes y sont représentés de façon assez égalitaire pour une fois. Mais s’il ne fallait en choisir qu’un, c’est pour la religion que j’opterai.

    Cela faisait plus d’un an que j’avais mis en pause cette fabuleuse saga. J’avais donc peur en ouvrant ce quatrième tome d’être un peu perdu et de ne plus savoir qui ou que fait tel personnage. Et pourtant après quelques pages, tout m’est revenu. Et la lecture a été très fluide, comme si je remontais lentement le Nil ;).

    J’ai vraiment été ravie de replonger dans ce monde fantastique de l’Égypte antique à l’époque de la XVIIIème dynastie. J’ai particulièrement apprécié de découvrir l’évolution des enfants de Pharaon. Je n’y peux rien les histoires de famille, c’est ce que je préfère !

    La plume de Christian Jacq est divine. On lui reproche souvent d’être répétitif mais pour l’instant, je n’ai pas cette impression. Je savoure son style mélangeant à merveille descriptions grandioses et dialogues.

    On pourrait reprocher à Christian Jacq de faire des héros trop parfaits… Le couple royal est vraiment sans défaut mais moi, j’aime beaucoup. Il n’y en a marre de voir toujours des héros qui font des mauvais choix ou qui ont sont bourrés de défauts. Avoir affaire à pharaon, dieu sur terre, me fascine, comme il devait fasciner le peuple à l’époque de leur règne.

    En ouvrant ce livre, je me suis rappelée à quel point j’aime les romans historiques… Je devrais vraiment en lire plus souvent. Allez, ce sera ma résolution pour la rentrée ! Et j’aspire évidemment à lire le dernier tome de la saga intitulé « Sous l’acacia d’Occident »

    Mes avis sur les autres tomes:

    Tome 1
    Tome 2

    Tome 3

    5 sur 5

    Auteur: Christian Jacq

    Titre: Ramsès, tome 4 : La dame d’Abou Simbel

    Edition: Pocket

    Genre: Historique, aventure

    Pages: 398

  • Christian Jacq – Ramsès, tome 3 : La bataille de Kadesh

    Vu que je viens de finir le quatrième tome, je vous présente aujourd’hui le troisième tome qui n’était pas encore chroniqué !

    Mon résumé:

    Les Hittites poussent de plus en plus vers l’Égypte, Ramsès II n’a d’autres choix qu’aller les affronter à Kadesh.

    Mon avis:

    Voici un tome rempli de batailles ! Les manigances sont toujours de mises, la belle Néfertari est toujours aussi sublime et Ramsès n’a jamais eu autant d’ennemis que dans ce tome.

    L’aventure de Ramsès le grand continue donc. Le récit est sans temps mort, on « bouffe » littéralement les pages. Je suis vraiment fan de Christian Jacq et de son univers. De plus, Ramsès est mon pharaon préféré. Sa vie est passionnante (même si elle est grandement romancée dans cette saga). Mais moi, j’aime beaucoup ce point. Quand je lis ce genre de récit, je ne cherche pas la vérité à tout prix mais l’évasion dans un monde nouveau et inconnu.

    C’est chose faite grâce à ce tome. Espérons que les suivants seront à la hauteur !

    5 sur 5

    Auteur: Christian Jacq

    Titre: Ramsès, tome 3 : La bataille de Kadesh

    Édition: Pocket

    Genre: Historique, aventure

    Pages: 398

  • Olivier Péru, Sophian Cholet & Simon Champelovier – Zombies, tome 1 : La divine comédie

    Piochée dans la bibliothèque de mon compagnon, j’étais curieuse de découvrir un univers de zombies en BD. C’est fait !

    Mon résumé:

    Notre héros vit en solitaire à Seattle et tente par tous les moyens de retrouver sa fille Stacy. Il tente aussi d’échapper aux zombies. Il va bientôt faire la rencontre d’autres survivants…

    Mon avis:

    Jusqu’à la moitié du roman, je trouvais cette bande dessinée assez banales. Les auteurs reprennent la panoplie du zombie qu’on connait déjà par cœur (le tir dans la tête, etc…) Mais peu à peu, le scénario bascule vers l’inattendu. On sent une autre fin se dégager. J’ai hâte que les autres tomes sortent pour voir si le scénario reste original ou s’il redeviendra plus classique par la suite.

    Les dessins sont très détaillés. Les visages sont vraiment bien travaillés. Mais ce n’est pas le style que je préfère. Il est lui aussi un peu classique à mon goût mais ça ne me dérange pas plus que ça.

    Le vocabulaire est adapté à la survie : les gens jurent beaucoup de cette bande-dessinée mais qui ne ferait pas pareil dans ce genre de situation ?

    Cette bande-dessinée pourrait être lue à part, tellement la fin se suffit à elle-même.

    Bref, j’attends de voir la suite pour rendre un jugement définitif. Mais ce premier tome est prometteur…

    4 sur 5

    Auteur: Olivier Péru, Sophian Cholet, Simon Champelovier

    Titre: Zombies, tome 1 : La divine comédie

    Edition: Soleil anticipation

    Genre: BD, fantastique, horreur

    Pages: 48