Fight : Contre l’autosabotage, gagnez le combat !


Phobies, addictions, procrastination, sentiment de ne pas être à la hauteur, dépendance au regard des autres… Nombreux sont les obstacles qui nous aliènent, nous empêchent d’être vraiment nous-mêmes et, trop souvent, nous poussent à l’autosabotage.

C’est pour venir à bout d’une fatigue chronique et de ses propres blocages que la boxeuse anglaise Hazel Gale s’est tournée vers l’hypnothérapie cognitive, une thérapie en forme d’autoanalyse inspirée des neurosciences et de la psychologie positive.

Elle en a tiré une méthode ultra-efficace et originale, mêlant anecdotes personnelles, théorie et exercices pratiques. Une belle leçon d’empowerment pour sortir vainqueurs de nos luttes, quelles qu’elles soient.

Étonnant, stimulant, un livre pour gagner le combat et partir à la conquête de soi !

Oh, ça faisait un petit temps que je n’avais pas lu un livre de développement personnel. Celui-ci est pas mal car il permet de lutter contre notre pire ennemi : nous-même ! Et surtout de comprendre pourquoi nous nous sabotons.

Il y a plein de petits exercices pratiques et le style est vraiment simple, ce qui permet de lire rapidement.

J’ai aussi beaucoup aimé le ton, un peu drôle et décalé qui permet de vraiment passer un bon moment tout en comprenant les erreurs que nous sommes nombreux à commettre.

Voilà un chouette livre pour l’épanouissement personnel.

Losing Leah

Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café. 
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas… 
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ? 
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos. 
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.

Voici un nouveau thriller des éditions de De Saxus dans une toute autre ambiance.

C’est au Royaume Uni qu’a lieu la disparition de Leah, une femme qui semble assez ordinaire à première vue et qui a disparu sur une aire d’autoroute en partant en vacances. Mais comme le montre le résumé, petit à petit, on se rend compte que le portrait que l’on nous fait de Leah est bien plus complexe.

Ce récit est plus lent qu’Un fruit amer de Nicolas Kosh. On est moins dans l’action mais plus dans le psychologique et l’horreur. J’ai bien aimé cette ambiance particulière qui fait un peu penser à Gone Girl.

A la fin, tout s’accélère et on a enfin les dernières révélations qui nous laissent sur les fesses !

Bref, un récit bien maîtrisé, une ambiance à la fois british et malaisante, voilà le savoureux cocktail que propose Losing Leah.


  • Titre : Losing Leah
  • Autrice : Sue Welfare
  • Edition : De Saxus
  • Genre : Thriller
  • Pages : 332
  • Sorti le 28/03/2019

Le rêve de l’okapi

Un petit village se réveille sur un mauvais augure  : Selma a rêvé d’un okapi. Or, chaque fois que Selma rêve de cet animal étrange – un mélange entre la girafe, le zèbre, le tapir et le cerf –, quelqu’un meurt le jour suivant. Sa petite-fille, Luise, observe avec son meilleur ami Martin la façon dont tout le monde prend ses dispositions, en prévision du pire. Il y a l’opticien, secrètement amoureux de Selma, qui s’apprête à enfin déclarer sa flamme  ; Elsbeth, la belle-sœur de Selma, qui préfère avouer ses secrets ; Peter, le père de Luise, qui veut partir découvrir le monde, sur les conseils de son psy, tandis que sa femme  se demande depuis cinq ans si elle devrait le quitter. Mais personne ne pouvait anticiper la tragédie qui allait les frapper…

Franchement, j’étais super emballée par ce titre. En effet, c’est un livre qui a eu un succès monstre en Allemagne et j’avoue que le résumé me tentait bigrement !

Oui, cette histoire de rêve de mauvaise augure qui permet aux habitants de ce village de s’animer pour changer leur destin m’a vraiment alléché. Mais finalement, c’est comme un soufflé qui retombe.

Oui, l’idée est bonne, oui les personnages sont atypiques mais bon sang, on n’en fait rien ! C’est lent, ils ont quasi tous un tempérament morose et semble ne pas vouloir changer leur vie. Certains événements sont tellement mal amenés que j’ai dû relire plusieurs fois pour comprendre ce qu’il s’était passé.

Je n’ai pas aimé non plus les ellipses, le manque d’explication sur certaines parties.

Bref, c’est vraiment dommage mais je ressors très déçue de cette lecture.


  • Titre : Le rêve de l’okapi
  • Autrice : Mariana Leky
  • Edition : JC Lattès
  • Genre : Contemporain
  • Pages : 300
  • Sorti le : 24/04/2019
  • Note : 2/5

Un fruit amer

Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan. 
Comté de Woodbridge, Alabama, 1963. 
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan. 
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante… 

La couverture glace le sang. Mais honnêtement le contenu aussi ! C’est dans un contexte particulier que j’ai lu cet ouvrage. En effet, on est dans une époque où les partis d’extrême-droite reprennent du poil de la bête en Europe. Et ça fait peur…

Surtout lorsqu’on se penche un peu sur l’histoire. Et justement, ce livre permet de se replonger dans ce qu’il s’est passé aux Etats-Unis dans les années 60. C’est l’époque où la colère gronde entre la population noire qui se révolte contre les traitements dégradants et ceux qui voient ça d’un mauvais oeil.

C’est dans ce contexte qu’on retrouve le corps mutilé de Meredith Clarence, une jeune fille blonde issu d’un milieu aisé. Les coupables semblent tout désignés mais tout n’est pas aussi simple. Ce meurtre fait exploser la colère dont je vous parlais juste avant et des événement dramatiques vont avoir lieu.

C’est donc avant tout une intrigue qui montre l’intolérance, puis la violence qui naît entre habitants d’une même ville.

J’ai été particulièrement touchée aussi par le parcours d’Aaron Ferguson qui vit de plein fouet l’injustice à cause de sa couleur de peau.

Le récit est passionnant et le rythme est fort soutenu. C’est une lecture qu’on ne lâche pas et dont on attend le dénouement avec empressement, sans savoir s’il sera positif d’ailleurs !

Bref, voici un thriller très intéressant pour ceux qui veulent s’immerger dans l’Amérique des années 60 et qui veulent en savoir plus sur la sortie de la ségrégation raciale.


  • Auteur : Nicolas Koch
  • Edition : De Saxus
  • Genre : Thriller
  • Pages : 498
  • Sorti le : 28/02/2019
  • Note : 3/5

L’école noire

Les pères Hiraga et Nicholas font partie du Siège des Saints, une institution spéciale du Vatican chargée d’authentifier les miracles. Ensemble, ils enquêtent pour distinguer le vrai du faux grâce à leurs capacités d’analyse exceptionnelles. Leur prochaine mission va les entraîner en Amérique où ils vont se retrouver au coeur d’un complot diabolique. A l’abbaye Saint Rosario, ils se retrouvent à enquêter sur une série de meurtres mystérieux et vont êtres témoins d’un cas de possession démoniaque. Mais dans l’ombre, un terrible danger les guette !

J’ai eu la chance via Babelio de découvrir le premier tome de cette saga ésotérique. Comme le dit le résumé, on suit donc 2 ecclésiastiques qui sont en charge de reconnaître les miracles. Ce sont deux enquêteurs avec une manière de faire différente. Hiraga est par exemple, un génie qui se laisse absorber par ses passions. C’est un Japonais et on le ressent dans son comportement. Nicholas est plus humain, plus accessible mais moins captivant.

Ce que je regrette un peu dans ce livre, c’est que j’ai eu l’impression qu’il était écrit par un auteur qui ne maîtrisait pas trop son sujet et qui n’était jamais sorti du Japon. C’est peut-être erroné mais c’est l’impression que j’ai eu, le monde semble plus « japonisé » dans le roman qu’il ne l’est en réalité.

Certaines intrigues ont aussi été résolues trop rapidement à mon goût. Mais je comprends néanmoins le choix de faire une aventure captivante et haletante.

L’écriture est tout à fait agréable, avec un langage ni soutenu, ni trop simple.

J’aime aussi beaucoup la couverture même si elle donne peut-être l’impression que seuls les fans de mangas pourront l’apprécier.


  • Auteur : Rin Fujiki
  • Edition : DS
  • Genre : Thriller, Fantastique
  • Pages : 473
  • Sorti le : 29/11/2018