Sorj Chalandon – Retour à Killybegs

retour à killybegs

Cela fait très longtemps que je voulais découvrir cet ouvrage. J’avoue que je ne connais pas grand chose sur l’affrontement qu’il y a eu entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Ici, avec ce livre, on se trouve au coeur de l’organisation terroriste IRA.

Je trouve ce livre intéressant car on peut alors comprendre comment une personne peut se retrouver à rejoindre un tel organisme. On découvre le jeune Tyreese très jeune. On voit son père violent, sa fuite avec sa famille vers Belfast, le traitement qu’ils ont des catholiques, l’incendie de leur maison. On sent la haine au fond de lui qui n’attend qu’à être mise à contribution.

Tyreese est un personnage complexe avec de bonnes qualités mais également de cruels défauts. C’est un personnage qui paraît très crédible. Au début, je croyais même que c’était du vécu mais je me suis ensuite rendue compte que Sorj Chalandon n’est pas vraiment irlandais. Néanmoins, j’ai l’impression qu’il a su découvrir l’essence de ce peuple et complètement se mettre dans leur peau.

Le style de ce roman est sous forme de journal, de confession, je dirais même qui nous permet d’être au plus proche des sentiments de Tyreese.

Bref, Retour à Killybegs est pour moi une lecture marquante qui fait mouche. Je vous le conseille vivement !

Auteur : Sorj Chalandon

Titre : Retour à Killybegs

Edition : Le livre de poche

Genre : Contemporain

Pages : 336

D’autres avis : Lounapil

Challenge des globe-readers

Escale : 36/+75 : Killybegs, Irlande

Collectif – Morts Dents Lames

morts dents lames

La couverture de ce recueil de nouvelles nous met tout de suite dans l’ambiance : elle dérange. Et le livre est pareil à cette couverture comme le titre le laisse supposer, c’est la violence qui est au coeur de ces récits. Et même si je n’ai pas l’impression d’être une petite nature, ce recueil fut vraiment trop gore pour moi. J’ai seulement lu quelques nouvelles avant de capituler devant tant d’horreur, de sang et d’autres choses ragoutantes ou qui me rendaient particulièrement mal à l’aise.

Non, rien à faire, c’est vraiment “trop” pour moi pour le coup. Je capitule !

Mais si vous n’êtes pas une chochotte et si vous avez envie de découvrir comment on peut construire un recueil de nouvelles autour de la violence, je pense que vous apprécierez l’anthologie Morts Dents Lames. A lire les avis des autres blogueurs, il semblerait même que le recueil soit plutôt bon donc ne vous fiez pas à mon abandon ;).

Auteur : Collectif

Titre : Morts Dents Lames

Genre : Horreur, Nouvelles

Edition : Editions de la Mardolière

Pages : 390

D’autres avis : NouvellesSFFF, La Magie des Mots, Vinze, Gromovar

Jean Avril – Orianor, tome 1 : La Cité des sept murailles

Cela faisait longtemps que je ne vous avais plus présenté un roman de fantasy. Celui-ci est plutôt court, 116 pages en papier, 74 en numérique.

Nous découvrons un nouveau monde appelé Orianor. Après 40 ans de siège, la cité de Rihel rend l’âme face aux rakhanes, le peuple de la Montagne Noire. Suite à cela, nous suivons deux groupes de voyageurs. Le premier est constitué de Kahel, un héros légendaire et d’un orphelin. Le second groupe, représenté par trois jeunes personnes va essayer de rejoindre la résistance. On suit également le devenir d’Uriss, l’ancien roi de Rihel emprisonné par les rakhanes.

Mon verdict après ce premier tome est que ce récit commence de façon assez classique. Une poignée de héros doit faire face à des forces obscures qui ont presque envahi tous les territoires. Comme vous pouvez voir, les personnages sont assez manichéens. Néanmoins, j’ai bien aimé les grands méchants de cette histoire, les seigneurs de la guerre. Leur noirceur et leur cruauté promet de grands moments pour la suite de cette aventure. Dans ce monde, d’autres  nouvelles créatures ont été créées par l’auteur. Ce premier tome ne permet pas  vraiment de les approfondir, j’espère que ce sera plus le cas dans les épisodes suivants.

Le style de Jean Avril est très agréable et fluide. Parfaitement adapté à la fantasy, son écriture alterne bien entre les descriptions de ce nouveau monde et les actions qui s’y déroulent.

Malgré un récit assez classique, cette introduction au monde d’Orianor a quelques bonnes idées à développer. Je me laisserai surement tenter par la suite.

Il ne me reste plus pour clôturer ma chronique à remercier Jean Avril de m’avoir fait partager le début de sa saga.

3 sur 5

Auteur : Jean Avril

Titre : Orianor, tome 1 : La Cité des sept murailles

Edition : Cima

Genre : Fantasy

Pages : 116

Couverture : ?

D’autres avis : Fanadefantasy, Mélisande, Madoka

Jérôme Noirez – Pour qui grincent les gonds

Pour qui grincent les gonds est une nouvelle appartenant au recueil Féerie pour les ténèbres publié chez Le Bélial. Cette nouvelle était disponible gratuitement durant une courte période et coûte désormais 0,99 €.

Vu que cette nouvelle est assez courte (20 pages), je ne vais pas vous en faire un résumé. Tout ce que je peux vous dire, c’est que Jérôme Noirez nous propose ici une histoire de fantasy sombre et cruelle. Elle n’est pas à mettre dans les mains de personnes mineures car ce qui s’y passe est assez horrible.

Et cette horreur m’a transporté durant ces 20 pages. Impossible pour moi de m’arrêter de lire, les phrases défilaient devant moi, je voulais absolument savoir le fin mot de cette histoire.

Pour qui grincent les gonds est donc une agréable surprise qui me donne envie de découvrir les autres écrits de Jérôme Noirez. Mais vu le prix du recueil Féerie pour les ténèbres (19 € en numérique), je ne le prendrai pas tout de suite.

4 sur 5

Auteur : Jérôme Noirez

Titre : Pour qui grincent les gonds

Edition : Le Bélial

Genre : Fantasy

Pages : 20

Nick Percival – Légendes : Les enchantés

Comment résister à une couverture pareille ? Moi, je n’y arrive pas ! Légendes : les enchantés est un comics en un seul volume. Les personnages de contes ont bien grandi et sont devenus une sorte de justiciers qui tentent de maintenir l’ordre et de tuer les déprouvés, une sorte de monstres qui n’hésitent pas à tuer des innocents.

Commençons par ce qui accroche tout de suite le regard : les dessins ! Ils m’ont souvent fait penser à ceux d’Olivier Ledroit. C’est sombre mais coloré. Je pense qu’ils sont réalisés en aquarelle. Bref, pour vous faire une petite idée, je vous invite à visiter le site de Nick Percival. Je prenais souvent quelques secondes à admirer les dessins avant de lire les phylactères. C’est bluffant !

Le sang gicle abondamment dans ce comics. Les combats sont bien bourrins mais ça permet vraiment de déconnecter. Moi, j’ai adoré voir les héros des contes de notre enfance se transformer en tueurs. J’ai d’ailleurs pris un malin plaisir à deviner qui ils étaient. Bon, pour l’héroïne en couverture, je pense que c’est évident mais ce n’est pas le cas pour tous. Mais je vous rassure, on vous dit rapidement de qui il s’agit.

Légendes : Les enchantés est un bon comics d’action avec un combat entre le bien et le mal. Alors, l’intrigue n’est pas fort développée et est assez consensuelle mais voir ces personnages qu’on a tant aimé lire petits dans un tel univers est vraiment fascinant. Moi, j’ai vraiment trippé. Peut-être que ce comics ne me restera pas en mémoire mais sur le coup, j’ai vraiment apprécié cette histoire.

Notons que ce comics est publié en cartonné chez Nickel (comme les BD donc) mais qu’il contient le double de pages.

4 sur 5

Auteur : Nick Percival

Titre : Légendes : Les enchantés

Edition : Nickel

Genre : Comics

Pages : 106

Couverture : Nick Percival