Maya Snow – Deux soeurs, un destin, tome 1 : Trahison

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J’ai découvert cette nouvelle saga jeunesse grâce à la Masse Critique de Babelio. J’ai directement été charmée en voyant cette couverture si poétique. Et puis ça se passe au Japon, un argument imparable pour moi !

Mais de quoi ça parle ? Hé bien de deux soeurs Kimi et Hana qui vont vivre un moment très douloureux dans leur vie : trois membres de leur famille vont mourir sous la lame d’un homme qu’elles connaissaient et appréciaient. Dans leur fuite pour éviter le même sort, elles vont arriver au dojo en se faisant passer pour des paysans. L’école étant pleine, elles ne peuvent pas devenir élèves et s’enrôlent donc en tant que serviteurs. Mais elles ont la chance de pouvoir assister à certains cours et leur pratique des arts martiaux s’améliorent. Elles peuvent dès leur préparer leur vengeance…

Maya Snow sait captiver son lecteur. L’intrigue n’est pas des plus originales, il faut bien l’avouer mais pourtant, j’ai bien apprécié suivre l’évolution de Kimi et Hana. Ce sont deux jeunes filles attachantes avec des caractères assez différents bien qu’elles partagent le même courage, la même détermination. J’ai aimé les voir si unies malgré leurs différences. Ce sont deux personnes humbles qu’on apprécie très facilement. J’avais vraiment envie de savoir si elles parviendraient à venger leur famille. L’apprentissage fut également un bon moment de lecture. J’ai aimé découvrir qu’il ne consistait pas uniquement à apprendre quelques figures mais qu’on y apprend également la méditation ou la calligraphie.

Le style de Maya Snow est accessible pour tous. L’auteure décrit le Japon féodal avec des mots aisés. Les combats et les techniques sont expliqués clairement. Quelques mots de japonais sont également utilisés. C’est vraiment parfait pour s’imprégner de la culture de ce pays en somme.

Bref, ce premier tome de Deux soeurs, un destin est fort plaisant et divertissant. Il plaira aux jeunes lecteurs (à partir de 10 ans, je dirais). Je lirai la suite avec grand plaisir.

Auteur : Maya Snow

Titre : Deux soeurs, un destin, tome 1 : Trahison

Edition : Flammarion

Genre : Jeunesse, historique

Pages : 288

D’autres avis : LivresAdos, Clarabel, Adam et Ender, Krokette, Les petits bouquins

Thierry Dedieu – Le samouraï et les 3 mouches

Le samourai et les trois mouches

Confucius disait : « Le sage médite l’immuable ; l’intelligent oeuvre dans le changement et le présent. » Cet album est une belle illustration de cette pensée.

Basée sur une anecdote du célèbre Miyamoto Musashi (que vous pouvez découvrir en long et en large dans La pierre et le sabre et La parfaite lumière de Eiji Yoshikawa ou encore dans le manga Vagabond de Takehiko Inoue) dans lequel il va montrer tout en finesse à 3 ronin qu’il ne faut pas le chercher.

Ce petit album de 40 pages est à lire à partir de 6 ans (les plus petits risquant de ne pas comprendre la philosophie de cette histoire ou de le trouver trop violent). Les dessins sont colorés avec une dominance d’orange, de jaune et de rouge. Le texte est quant à lui, écrit en haïku, vous savez ces petits poèmes japonais de quelques lignes.

Bref, le samouraï et les 3 mouches représente pour moi une jolie introduction à la culture japonaise.

C’est grâce à ce livre que je découvre les éditions HongFei Cultures et vu comme je suis enchantée par leur ligne éditoriale, je sens que ça ne va pas être le dernier !

Lu dans le cadre d’une Masse Critique de Babelio :

Auteur : Thierry Dedieu

Titre : Le samouraï et les 3 mouches

Edition : Hong Fei

Genre : Album, jeunesse

Pages : 40

D’autres avis : Andrée la papivore

Eiji Yoshikawa – La pierre et le sabre, tome 2 : La parfaite lumière

La parfaite lumière

3 ans… Oui, ma lecture de La pierre et le sabre remonte déjà à 3 ans. Et pourtant, j’ai vraiment l’impression que c’était hier que je découvrais le grand Miyamoto Musashi. De ce fait, je n’ai absolument pas été perturbée en commençant ce deuxième tome tellement tous les détails du premier volume me sont revenus rapidement en tête. D’ailleurs, je pense que j’avais ouvert ce livre depuis à peine 10 pages que je vociférais déjà contre ce bon à rien de Matahachi !

Hé oui, j’ai directement ressenti les mêmes sentiments envers les personnages de ce roman que pour La pierre et le sabre (en même temps, c’est un livre unique en japonais !). J’étais vraiment ravie de revoir Musashi, Otsu, Jotaro ou Takuan. On sent qu’ils ont évolué. Dix ans ont passé depuis le début de cette histoire après tout et c’est avec délectation que j’ai appris à aimer ce nouveau Musashi moins fougueux et plus sage, plus spirituel, plus serviable aussi.

Mais ce n’est pas parce que monsieur « vieillit » (oui entre guillemets car j’ai du mal à parler ainsi d’un personnage de 27 ans ^^) que ses aventures sont moins spectaculaires ! Il y a un peu moins de combats mais beaucoup plus d’apprentissage et de réflexion sur la vocation de samouraï.

Et puis sans crier garde, arrive la fin qu’on attendait tous. Le combat de titan ! J’ai redouté ce moment car après 1500 pages de bonheur, je craignais vraiment de clôre cette histoire sur une fausse note. Et finalement, c’est parfait, tel que j’aurais pu le rêver !

Bref, j’ai adoré cette saga de bout en bout. Le seul inconvénient est la longueur de l’oeuvre et surtout la mise en page peu aérée qui rend la lecture assez lente.

Auteur : Eiji Yoshikawa

Titre : La parfaite lumière

Edition : Le livre de poche

Genre : Historique

Pages : 696

D’autres avis : LaetitiabruxellesPikkendorffHelran

Takehiko Inoue – Vagabond, édition découverte

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Tonkam a lancé dernièrement une édition découverte du manga culte Vagabond. Cette édition regroupe les deux premiers tomes de la saga.

Au niveau de l’histoire, rien de neuf pour moi vu que c’est l’adaptation du roman La pierre et le sabre d’Eiji Yoshikawa que j’ai lu il y a quelques années. Néanmoins, j’ai été agréablement surprise de cette adaptation qui conserve bien les grandes lignes du roman (c’est peut-être même une adaptation ultra fidèle mais mon souvenir de lecture du roman date un peu donc je préfère ne pas le déclarer haut et fort).

Mais ce qui marque surtout dans ce manga est le coup de crayon de Takehiko Inoue. Les dessins sont hautement travaillés. Les personnages sont fidèles à ceux du roman. J’y ai bien retrouvé les traits doux d’Otsu ou l’air ahuri de Matahachi et même la vieille vipère qu’est la mère de ce dernier est particulièrement bien grimée.

Mon seul regret est de ne pas pouvoir continuer la saga dans cette magnifique édition. En effet, c’est juste une édition découverte, pour découvrir la suite, il faut retourner à l’édition originale. Dommage car cette édition cartonnée était beaucoup plus belle que la précédente !

4 sur 5

Livre reçu dans le cadre de Masse Critique de Babelio :

 

Auteur : Takehiko Inoue

Titre : Vagabond, édition découverte

Edition : Tonkam

Genre : Manga, seinen

Pages : 480

Laure Toussaint – Kunoichi et le samouraï

Kunoichi et le samouraï est un roman parfait pour découvrir le Japon historique. L’auteur explique tous les termes japonais qu’elle utilise. De ce fait, même les plus novices sauront apprécier cette histoire de samouraï et de ninja.

L’intrigue se concentre surtout sur la vengeance des deux personnages principaux. Chacun s’est donné une mission particulière. D’un côté, Haïko tente de retrouver les 5 hommes qui ont maltraité sa mère dans sa jeunesse. De l’autre, Tatsuya, accusé à tort d’un crime qu’il n’a pas commis veut plus que tout respecter la promesse qu’il a fait à son senseï (maître, professeur) pendant que celui-ci agonisait.

Haïko, la kunoichi, nous parait au premier abord une personne froide, sans cœur. C’est une vraie machine à tuer. Peu à peu, la jeune femme va se dévoiler et se découvrir. L’évolution de Tatsuya est moins perceptible. C’est la rencontre entre ses deux destinées qui va donner tout son charme à ce roman. A l’opposé l’un de l’autre, les héros sont tiraillés entre leurs convictions et le sentiment.

Néanmoins, je regrette les heureux hasards, les raccourcis que prend parfois l’histoire. Je veux dire par là que les personnages tombent très rapidement sur les personnes qu’ils recherchent. A croire que le Japon est une toute petite ville où on ne fait que se croiser ;). Mais peut-être cet élément a-t-il été fait exprès pour rendre hommage aux classiques japonais. J’avais repéré le même défaut dans La pierre et le sabre d’Eiji Yoshikawa.

Le style de Laure Toussaint est très agréable. Il privilégie bien l’immersion dans le roman. Elle a su créer un bon rythme au récit en alternant les moments d’action avec des périodes plus calmes. La fin de ce récit est tout à fait surprenante. Je m’attendais à quelque chose de joyeux et convenu.

Kunoichi et le samouraï fut donc pour moi une lecture plaisante. C’est une jolie aventure qui pourrait plaire aux adultes comme aux adolescents. Je n’ai qu’un seul regret. Je n’ai pas compris pourquoi ce livre est défini comme un « romanga ».

4 sur 5

Auteur : Laure Toussaint

Titre : Kunoichi et le samouraï

Edition : Terriciae

Genre : Historique

Pages : 210

Merci aux agents littéraires ainsi qu’aux éditions Terriciae pour ce partenariat.