Francis Scott Fitzgerald – Gatsby le Magnifique

Gatsby le Magnifique

Lorsque Nick Carraway emménage dans une petite maison de Long Island, il ignore qu’il est le voisin du grand Gatsby. Gatsby, l’homme que le tout New-York connait pour les somptueuses soirées qu’il organise. Mais que sait-on vraiment de cet énigmatique personnage ? Nick Carraway va le rencontrer et tenter de percer le mystère.

Je connaissais déjà le style envoûtant de Francis Scott Fitzgerald grâce à un Folio 2 € qui s’appelle La sorcière rousse, nouvelle que je n’ai d’ailleurs pu jamais terminé. Pourquoi ? Tout simplement, car j’étais tellement subjuguée par cette histoire que j’ai failli oublier de descendre du train, ce que j’ai fait précipitamment en oubliant mon bouquin sur la tablette. C’est ballot hein ?

Mais revenons à Gatsby. Comme Nick, j’étais très intriguée par ce personnage. Fitzgerald nous le décrit comme quelqu’un de très charismatique et il a su parfaitement nous décrire ce trait de caractère car à chaque apparition de Gatsby, j’avais l’impression qu’il était entouré d’une aura tellement il me fascinait.

Il ne se passe pas grand chose dans ce roman. L’intrigue consiste principalement à dévoiler qui est réellement Jay Gatsby. Vers la fin, le rythme va s’accélérer et beaucoup de bouleversement auront lieu mais une bonne partie du roman reste pour moi un long fleuve tranquille. Cela peut gêner comme séduire.

Ce livre nous permet également de découvrir la vie des nantis à Long Island dans les années 20. Nous y découvrons les moeurs et les objets (les voitures m’ont fait un grand effet par exemple) de l’époque.

Au niveau du style, je vous l’ai déjà expliqué au-dessus, je suis particulièrement sensible à l’écriture de Fitzgerald. Je la trouve poétique et très entraînante. Même si ce qu’il nous raconte n’est pas d’un fol intérêt, je suis totalement incapable de détacher mon regard.

Bref, malgré un récit assez lent, Gatsby le Magnifique est un très beau roman. Le personnage de Gatsby m’a fait un grand effet et j’ai hâte de découvrir d’autres oeuvres de cet auteur.

4 sur 5

Lu dans le cadre du challenge :

Challenge un classique par mois

Auteur : Francis Scott Fitzgerald

Titre : Gatsby le Magnifique

Edition : Folio

Genre : Classique

Pages : 250

D’autres avis : PickwickGeishaNelliecocolaKlemociusLiliwennlatitesibAmethystAurélie.einohatachasTheDoctorWhopommAline1102Skrittjulien le naufragésofynetagnesjeromefurby71calypsoJacobinetteMademoiselle-SoleilVivelesframboisesMarmottelilybeeLittlefrogklloucheLyra SullyvanTomisikaLitté.-13, Yuko

Rona Jaffe – Rien n’est trop beau

Rien n'est trop beau

Première lecture de l’année, premier coup de coeur !

Dans le New-York des années 50, nous faisons la connaissance de 5 demoiselles d’environ 20 ans qui travaillent dans une maison d’édition en attendant de trouver un mari. Ce sont donc cinq filles d’origine et de caractère différents qui vont se côtoyer durant quelques années.

New-York, à cette époque, abrite de très nombreuses jeunes femmes qui travaillent en tant que secrétaire ou dactylo. Avec ce roman, Rona Jaffe nous dépeint parfaitement leur vie vu qu’elle a elle-même eu cette expérience. Véritable roman social, Rien n’est trop beau a su toucher des millions d’Américaines qui se sont reconnues dans les destinées de Caroline, April, Gregg, Mary Agnes ou Barbara.

Venons-en à ces cinq personnages. Caroline est le pivot central de ce récit. C’est avec elle que nous rencontrons les autres jeunes femmes. Son fiancé ayant rompu avec elle quelques mois avant leur mariage, Caroline est un coeur meurtri qui recherche avec ce premier boulot à New-York, un nouveau départ.

April est la plus naïve d’entre toutes. Provinciale qui a un peu de mal à se faire à la mode de New-York, elle est avant tout une jeune fille avec plein de rêves et d’espoir. C’est en elle que je me suis le plus reconnue. Devant les situations qu’elle affronte, je pense que j’aurais eu les mêmes réactions.

Gregg est également une fille rêveuse qui espère devenir une grande comédienne. Elle vit avec passion. C’est peut-être la fille plus moderne du groupe tant son comportement de « fille de la nuit » peut faire penser à ce que nous vivons aujourd’hui.

Barbara, elle, n’a pas eu la vie facile. Maman d’une petite fille de deux ans qu’elle doit gérer seule car son homme l’a quitté, elle désespère un peu de trouver un jour un autre mari. Si jeune est déjà désabusée par la vie… Son histoire est vraiment touchante et j’ai espéré durant tout le roman qu’elle trouve enfin le bonheur.

Enfin, Mary Agnes est le personnage auquel toutes les autres filles se comparent. Epargnant avec son compagnon pour pouvoir payer leur mariage, sa vie semble déjà toute tracée : elle se mariera, quittera son emploi et aura de nombreux enfants.

Portrait différent, destinée différente. C’est un régal de découvrir l’histoire de chacune de ces New-Yorkaises. Je me suis beaucoup attachée à chacune d’entre elles. Même si ce roman a plus de 60 ans, on s’identifie sans problème aux personnages de ce roman tellement Rona Jaffe sait capter et décrire les sentiments qui nous ont toutes habitées un moment où un autre.

Le style m’a paru d’ailleurs très moderne. Se lisant comme un roman contemporain, les pages défilent sans qu’on s’en rendent compte et c’est en à peine 5 jours que j’ai terminé ce roman de presque 700 pages. Je n’ai éprouvé aucun ennui durant ma lecture. J’ai été enchantée du début à la fin.

Le roman peut être abordé sous plusieurs angles. On peut le voir comme une sorte de « chick litt » dans les années 50 avec les déboires amoureux de ces demoiselles ou comme un formidable roman sociologique nous montrant les rapports homme/femme et les aspirations de la jeunesse de cette époque. Une chose est sûre, Rien n’est trop beau nous promet une plongée savoureuse dans le New-York des années 50 aux côtés de femmes qui prennent leur vie en main.

5 sur 5

Livre lu dans le cadre d’une lecture commune avec Natojuju, Zina, Stephanie-plaisir de lire, Petitepom

abc2013

1/26

Auteur : Rona Jaffe

Titre : Rien n’est trop beau

Edition : Le livre de poche

Genre : Historique

Pages : 669