Collectif – Pentatracks

pentatracks

Dans ce recueil, chaque auteur imagine une nouvelle à partir d’une chanson. On est donc un peu dans le même principe que Rock Inch Hair de Jean-Christophe Kieffer. Mais ici, ce sont les internautes qui ont choisi la musique. La playlist regroupe des grands tubes connus de tous. Il était donc plus facile pour moi qui suis loin d’être une grande mélomane de me repérer.

Alors j’avoue que la première nouvelle, Idol, Thierry Berlanda m’a laissé assez indifférente. C’est typiquement le genre d’histoire qui montre l’envers du décor d’une star du rock. Pour moi, c’est un peu du déjà vu… La deuxième histoire signée par Kemi Outkma nous parle d’une jeunesse désabusée. J’avoue que là aussi, rien de transcendant pour moi.

En revanche Fant’Easy de Marie Fontaine m’a vraiment beaucoup plu du début à la fin. On y suit un homme qui va utiliser une machine qui crée une réalité virtuelle et où il pourra assouvir tous ses fantasmes sans tromper sa femme. La description de ses sensations est vraiment bien faite et j’avoue m’être attachée à cet homme. Bref, voilà, une nouvelle qui m’a marquée et dans le bon sens !

Chris Simon nous livre dans ce recueil une nouvelle appelée Jérôme dans laquelle on suit une personne qui a changé de vie. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous dévoiler toute l’intrigue mais j’ai trouvé l’ensemble bien amené.

Enfin, El Santo d’Antonia Medeiros raconte l’histoire d’un vieil homme en Argentine que le passé va rattraper… Là, même si on sent tout de même vers où l’auteur veut nous emmener, la nouvelle fut plutôt agréable.

Bref, je dirai que je suis un peu mitigée pour ce recueil. Bien que la moitié des nouvelles m’a plu, quasiment l’autre moitié m’a laissé indifférente. Je dirai donc juste qu’il y en a probablement pour tous les goûts. Si vous l’avez lu, je vous invite à me dire quelles sont les nouvelles qui vous ont le plus marqué. Pour moi, ça reste Fant’Easy de Marie Fontaine, une auteure dont j’essaierai de découvrir plus en profondeur son oeuvre prochainement.

Auteur : Collectif

Titre : Pentatracks

Edition : La Bourdonnaye

Genre : Contemporain, nouvelles

Pages : 122

D’autres avis : Manon-Marie, Isa1977

Gayle Forman – Là où j’irai

Là où j'irai

Là où j’irai est la suite de Si je reste de Gayle Forman. On y suit Adam 3 ans après les événements du tome 1. Mia et lui se sont séparés mais lui n’arrive toujours pas à passer outre leur rupture. Pourtant, il a une vie idyllique : il est devenu une rock star, ses chansons marchent du tonnerre, il a une très jolie petite amie mais tout au fond de ses pensées, il y a comme un manque : Mia.

Je ne m’attendais vraiment à rien avec ce livre. Je l’ai d’ailleurs acheté d’occasion en tombant dessus et je l’ai pris car j’avais aimé Si je reste mais cet achat n’était vraiment pas ma priorité. Ni sa lecture d’ailleurs et c’est grâce au challenge 1 mois 1 consigne que je l’ai sorti de ma PAL.

Et pourtant… pourtant quel magnifique roman ! Je me suis directement attachée à Adam. Je l’avais déjà bien apprécié dans le premier tome mais en lui donnant ici la parole, l’auteure nous a vraiment permis d’être au plus près de lui. Pour moi, il est beaucoup charismatique que Mia qui est finalement assez froide. J’ai tellement été en osmose avec Adam que j’ai fini par ressentir toutes ses émotions. C’était donc vraiment le looping dans mon petit coeur à chacune de ses douleurs, de ses sourires, de ses réflexions.

J’ai fini le roman tard dans la nuit, le coeur complètement retourné, les larmes au bord des yeux avec l’impression d’avoir moi-même vécu cette histoire. J’ai vraiment aimé cette histoire de bout en bout.

Bref, vous l’avez compris, Là où j’irai est mon premier coup de coeur de l’année, un roman qui me hantera encore quelques temps. Il faut que je me procure d’autres romans de Gayle Forman maintenant !

2014 1 mois 1 consigne

Consigne de février : Lire un livre avec une couverture rouge

Auteur : Gayle Forman

Titre : Là où j’irai

Edition : Pocket

Genre : Contemporain

Pages : 238

D’autres avis : Ethernya, Céline, Hajar, Acsylé, Kincaid, Moody

Jean-Christophe Kieffer – Rock, Inch, Hair (les chaises musicales)

J’avais repéré ce titre chez Hajar et finalement, l’auteur m’a proposé de découvrir son ouvrage.  Bien que ce recueil me tentait, j’avais une petite appréhension à cause de l’éditeur. Edilivre a déjà publié presque 8000 ouvrages en 5 ans et j’ai parfois l’impression qu’il publie tous les récits qu’il reçoit. Pour avoir lu quelques ouvrages, j’ai pu aussi me rendre compte que la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Je trouve aussi que leur offre numérique est abusée (aux alentours de 8 € un roman de moins de 100 pages au format PDF, même pas Epub…). Mais la très jolie couverture et les critiques enthousiastes de la blogosphère auront su me convaincre d’ouvrir ce recueil.

Rock, Inch, Hair est un recueil de nouvelles centré sur la musique. Je ne sais pas pourquoi mais je pensais qu’il y aurait d’autres liens entre les nouvelles que le seul fond musical. J’aurais vraiment aimé voir un fil conducteur plus développé.

L’auteur s’amuse avec les mots comme jamais. Le titre vous en donne déjà une idée mais le recueil est vraiment parsemé de jeux de mots. Mais j’avoue que si ce style est original, il n’a pas vraiment su me séduire. Pour moi, l’écriture nous distancie des personnages et de leur histoire, plus qu’elle ne nous approche. Jean-Christophe Kieffer maîtrise parfaitement les chutes. Elles n’ont pas toujours été de mon goût mais il faut bien l’avouer qu’elles m’ont toutes surprises.

Rock, Inch, Hair finit avec une partie « bonus » qui est un ensemble de résumé de nouvelles qu’il pourrait écrire à l’avenir. Je m’y suis perdue comme jamais. Je ne pense pas que cela soit une bonne idée de glisser un travail qui m’a paru incomplet pour clore un recueil.

Bref, malgré l’originalité des nouvelles et du style de l’auteur, je suis vraiment restée sur ma fin. Je n’ai pas vraiment accroché et je donne donc la moyenne à ce recueil. Décidément, Edilivre et moi n’arrivons pas à nous entendre…

2 sur 5

Auteur : Jean-Christophe Kieffer

Titre : Rock, Inch, Hair (les chaises musicales)

Edition : Edilivre

Genre : Nouvelles, contemporain

Pages : 94

D’autres avis : Stephanie-plaisir de lireBibliophileliniebookaddictHanaPouletta

Dawn, akasha, NyrA

Ai Yazawa – Nana (tomes 1 à 7)

J’ai découvert le manga Nana, il y a quelques années mais ce n’est que tout récemment que j’ai lu les 2 derniers tomes que j’avais en ma possession c’est-à-dire les volumes 6 et 7.

Nana est un shojo mature qui nous plonge dans la vie de deux jeunes filles qui s’appellent Nana et qui vont finir par loger ensemble. Nous suivons leur vie amoureuse et professionnelle.

Pour Nana Osaki, il n’y a toujours eu qu’un seul homme, Ren, mais malheureusement celui-ci est parti il y a des années pour percer à Tokyo, ce qu’il a réussi à faire vu qu’il fait maintenant partie de Trapnest, un groupe majeur. Pour l’autre Nana (qu’on surnomme Hachi), la situation est bien plus compliquée. Elle est en couple avec Shoji mais tout ne se passe pas idéalement pour autant. Elle a énormément de mal à trouver sa place dans sa nouvelle vie à la capitale.

Nana est un des seuls shojo que je prends autant de plaisir que lorsque j’étais adolescente. Car ici, je trouve que les relations amoureuses sont plus justes, plus probables. Il n’y a pas de coup de foudre avec le prince charmant qui partagera toujours la vie de l’héroïne mais des situations complexes qui font parfois souffrir. Les deux filles ont également des relations amoureuses fort différentes et des façons diverses de réagir à ce qui leur arrivent. Je crois que c’est ce qui fait la force du manga. Chaque personne pourra se retrouver dans une des situations vécues par les Nana.

De plus, ce manga prend place dans le domaine de la musique. Nous suivons donc le groupe de Nana, Blast, qui tente de percer à Tokyo. Bref, Nana est un manga complet qui me charme depuis des années. Vite, il faut que je me procure la suite !

5 sur 5

Auteur : Ai Yazawa

Titre : Nana

Edition : Delcourt, collection Akata

Genre : Shojo

Pages : Environ 180 par tome

Couverture : Ai Yazawa