Jacques Fuentealba – La Boîte de Schrödinger, saison 2

La boîte de Schrödinger saison 2

Je ne peux commencer cette chronique qu’en soulignant la magnifique couverture de Sixio. Elle invite directement au voyage… Et le voyage sera éclectique car cinq grands thèmes sont abordés dans ce recueil : les monstres, les apocalypses, Les Trompe-la-mort, l’humour et les vampires. Chacun d’eux pouvant être acheté séparément.

J’ai été admirablement surprise par la diversité des textes de Jacques Fuentealba. Je ne peux malheureusement pas vous expliquer mon ressenti sur chaque nouvelle de ce recueil tellement elles sont nombreuses et je vais donc me contenter de vous dire que le thème des vampires m’a beaucoup plu. L’auteur arrive à s’affranchir du mythe déjà bien usé pour nous offrir des intrigues originales et décalées. J’ai beaucoup apprécié la nouvelle nous expliquant pourquoi les vampires n’avaient pas de reflet par exemple. J’ai également bien aimé  les histoires mettant en scène les Dieux, le diable ou le peuple amérindien. La partie relative à l’humour n’a pas su me tirer un sourire malheureusement. A croire que j’ai un problème en ce moment à ce niveau vu que depuis quelques semaines, je n’arrive plus à trouver mes lectures drôles même quand elles sont censées l’être. Bref !

Le style est quant à lui toujours aussi fluide. Je ne le trouve pas particulièrement transcendant mais j’arrive à me plonger dans les nouvelles sans problème. L’écriture s’efface donc au profit de l’histoire pour moi et ce n’est pas pour me déplaire.

Comme vous pouvez le voir, Jacques Fuentealba nous offre une palette complète de son talent ici. Ce recueil est peut-être la meilleure manière pour découvrir l’oeuvre de cet auteur ! Je vous le conseille ;).

4 sur 5

Du même auteur :

Le syndrome de la page noire

 

Auteur : Jacques Fuentealba

Titre : La Boîte de Schrödinger, saison 2

Edition : Walrus

Genre : Nouvelles, Fantastiques

Thierry Di Rollo – Bankgreen, tome 1

On m’avait prévenue : Bankgreen est un roman de fantasy particulier. On y suit Mordred, le dernier Varanier qui possède le don de connaître les circonstances de la mort de chaque personne qu’il croise. Néanmoins, pour moi, le personnage principal reste la Mort elle-même.

Le roman commence fort avec un prologue très énigmatique. Déjà, à ce moment-là, on sait que l’on a entre les mains un roman spécial, loin des sentiers battus de la fantasy. L’intrigue en elle-même est très intéressante vu qu’on suit à la fois le parcours de Mordred mais également celui d’autres créatures : les Digtères, les Runes, les rats noirs, les Shores,… Et encore, je ne vous cite-là qu’une toute petite partie des espèces qui peuplent cet étrange monde qu’est Bankgreen.

La Mort est vraiment partout sur Bankgreen. Il y a ceux qui la donnent, ceux qui l’annoncent comme Mordred, ceux qu’elle effraie surtout. Un des grands principes est que « Sur Bankgreen, tout a une raison ». Cette étrange affirmation rythme la vie de tous les habitants de cet univers. Cela amène pas mal de réflexions sur le sujet de la mort. Personnellement, cela m’a fait beaucoup réfléchir.

Avant d’ouvrir ce livre, j’avais peur de trouver ce roman trop complexe mais finalement, j’ai trouvé Bankgreen très immersif. Le style est fluide et je n’ai eu aucun mal à m’imaginer dans ce monde singulier. De plus, les chapitres sont relativement courts, ce qui fait que le livre semble passer très vite.

Finalement, Bankgreen est une très bonne surprise. C’est un univers très agréable à découvrir même si malheureusement, j’ai peur d’être passée à côté de certaines subtilités.

4 sur 5

Auteur : Thierry Di Rollo

Titre : Bankgreen, tome 1

Edition : Le Bélial

Genre : Fantasy

Pages : 361

D’autres avis : Lorkhan, ActuSF, Noosfere, Le cafard cosmique

Gayle Forman – Si je reste

Si je reste est un roman Young-Adult sans créatures surnaturelles. On y fait la connaissance de Mia, 17 ans, qui se retrouve suite à un accident de voiture entre la vie et la mort. Son âme erre à l’hôpital et elle a 24 heures pour décider si elle veut rester ou partir pour l’au-delà.

Ce petit roman a reçu beaucoup d’éloges. J’avoue que j’avais tout de même peur que cela tourne au mélo-drame. Finalement, non, je n’ai pas eu envie de pleurer en le lisant. C’est juste une jolie histoire d’une adolescente qui nous raconte ce qu’elle a vécu et essaie de déterminer quelles sont les raisons qui pourraient la convaincre à continuer sa vie.

C’est un récit touchant, surtout que les personnages sont loin d’être stéréotypés. La jeune Mia est passionnée par le violoncelle, adore passer des journées avec sa famille et nous raconte sa rencontre avec son futur petit copain, une sorte d’emo-punk. Gayle Forman dépeint de façon assez réaliste les déboires de l’adolescence, sans parler de coup de foudre ravageur par exemple.

Bref, voilà un récit très agréable tout en douceur qui pousse la réflexion sur les buts de notre vie. Ce n’est pas un coup de coeur mais j’en garderai un bon souvenir. Je ne sais pas encore si je lirai la suite car j’ai l’impression qu’avec ce roman, la boucle est bouclée et que je ne vois pas ce que le second tome pourrait apporter de plus.

4 sur 5

Auteur : Gayle Forman

Titre : Si je reste

Edition : Pocket

Genre : Young-Adult, jeunesse

Pages : 186

D’autres avis : deliregirl1petit-lipsFée BourbonnaiseEthernyaMycoton32Mina,  hylyirioTessaHajarBenjamin59

Barbara Canepa, Anna Merli – End, tome 1 : Elisabeth

Je connaissais Barbara Caneppa pour sa série Skydoll que j’aime beaucoup. Je devrais d’ailleurs la terminer. Mais aujourd’hui, je vais vous parler d’une nouvelle BD qui a fait son apparition dans la collection Métamorphose de Soleil.

Dans celle-ci, vous découvrirez Elizabeth, 13 ans qui vit dans un monde étrange. Si vous désirez la rencontrer, il vous faudra mourir. Voilà ce que nous explique la quatrième couverture.

J’ai tout de suite adhéré au dessin de Barbara Canepa et d’Anna Merli. L’ambiance gothique est très bien rendue et je peux rester longtemps en pâmoison devant le spectacle qu’on nous offre ici. Cette ambiance ne passe pas forcément par des couleurs sombres. Au contraire, la BD est plus que lumineuse à l’intérieur.

Le rythme est un peu léthargique. Ce premier tome n’est finalement qu’une introduction au monde d’Elizabeth. Mais l’histoire n’en est pas moins complexe. Le mystère a un peu de mal à se dissiper mais cela participe au charme de cette histoire. De nombreuses questions se bousculent encore dans ma tête en refermant ce premier volume. Vivement la suite !

Bref, End est une très bonne découverte pour moi. C’est une superbe bande dessinée qui nous plonge dans une atmosphère lourde. Un petit bijou ! Je vous invite à regarder la bande-annonce qui saura peut-être plus vous convaincre que moi.

4 sur 5

Auteurs : Barbara Canepa et Anna Merli

Titre : End, tome 1 : Elizabeth

Genre : BD, Fantastique

Pages : 56

D’autres avis : Mariejuliet, OliV, Micka, Rough Dreams, Sifhel

Retrouvez d’autres BD pour ce rendez-vous chez Mango

 

Lauren Oliver – Le dernier jour de ma vie

Mon avis :

Au premier abord, ce livre ne me tentait pas trop. Mais en lisant les critiques plus qu’enthousiastes de mes copines blogueuses, je n’ai pas su résister et je l’ai emprunté dès que je l’ai vu à la bibliothèque. Comme pour Immortels, ce livre ne me parait pas mériter toutes les éloges qu’on en fait. Je crois que je devrais plus me fier à mon instinct à l’avenir.

Attention, ce livre n’est absolument pas mauvais pour autant ! La psychologie de chaque personnage est finement détaillée. D’ailleurs, on ne dirait pas qu’on a à faire à des personnages mais à de réelles personnes dans toute leur complexité. Au début, Samantha m’agaçait énormément. C’était une petite garce populaire. Bref, tout ce qui m’horripile ! Mais en effet, son évolution est très intéressante. Je trouve que Lauren Oliver a su parfaitement dépeindre les émotions des adolescents. En lisant certains passages, j’avais vraiment l’impression de me retrouver à certains moments de mon existence.

Le gros bémol pour moi est que ce livre n’est absolument pas surprenant. On devine très facilement ce qui va se passer. Il n’y a qu’une certaine journée (la 4ème) c’est-à-dire un chapitre qui m’a vraiment scotchée. J’ai adoré comment Sam franchit toutes les limites. J’ai trouvé ce passage totalement grisant. A me dire à moi-même « Nooon, elle ne va pas faire ça quand même ! ». Bref, ce quatrième chapitre était une réelle surprise.

La question de la mort est omniprésente ici mais je n’ai pas trouvé que les idées de ce roman étaient spectaculaires. Ce sont un peu des morales universelles : « c’est mieux de faire le bien que le mal ». Résultat, j’ai un peu de mal à comprendre comment certaines personnes ont ressenti une vraie claque en lisant ce roman. Ce n’est absolument pas une critique envers ces lecteurs mais plutôt une incompréhension. Je n’arrive pas à voir ce qui les a autant scotché.

Le style de Lauren Oliver est vraiment très bon. Simple, fluide, agréable à lire sans être neutre, son style nous captive sans nous parler comme à des enfants.

Bref, Le dernier jour de ma vie fut pour moi une lecture agréable mais pas une réelle révélation. Le côté trop prévisible de ce livre m’empêche définitivement d’en faire un coup de cœur. En lisant le résumé de Délirium de la même écrivaine, j’ai l’impression que ce deuxième roman serait plus adapté à mes goûts, à ma personnalité. Je pense donc le lire prochainement.

3 sur 5

Le petit plus : Les droits ont été acheté par la Fox. Attendez-vous donc prochainement à entendre parler de cette adaptation cinématographique ;).

Et ça commence ainsi :

« D’après certains, juste avant de mourir, on voit sa vie entière défiler devant ses yeux.  Ça n’a pas été mon cas.

Pour être honnête, la perspective de ce passage en revue final m’a toujours fait frémir. Comme dirait ma mère, certains souvenirs méritent de rester aux oubliettes. Personnellement, j’aimerais autant ne pas me rappeler la dernière année du primaire (époque bénie où je portais des lunettes et un appareil dentaire rose). Et qui aimerait revivre sa rentrée au collège ? Ajoutez à ça les vacances familiales rasoir, les cours de maths sans intérêt, les règles douloureuses et les baisers ratés, qui donnent suffisamment de fil à retordre la première fois… »

Auteur : Lauren Oliver

Titre : Le dernier jour de ma vie (VO : Before I fall)

Édition : Black Moon

Genre : Jeunesse

Pages : 456

D’autres avis : Aube, Liliebook, Heclea, Mallou, Fée Bourbonnaise, L@ura, madoka, Jess, Soleya, deliregirl1, devoreuse2livre, Book’A’Croc, gerry29, MyaRosa, Avalon, Hidile, Sphinxou, Galleane, Mabiblio1988, Cathy, Slay, La Mordue, Sophielit.ca, Radicale, Acsylé, alittlematterwhatever, Nastasia, Sara, Tiboux, Plumeline, Liyah, Sunniva