Hervé Jubert – Magies secrètes, tome 2 : Le tournoi des ombres

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Dans ce deuxième tome de Magies secrètes, Jeanne et Beauregard se rendent à New London pour protéger leur empereur et sa famille. C’est parti pour toute une série d’aventures !

La première chose à retenir concernant ce deuxième volume est certainement qu’il est bien plus abouti que Magies secrètes. L’auteur a su enlever le superflu et se concentrer sur l’essentiel. Exit donc les centaines de notes de bas de pages qui alourdissait le récit au lieu de l’enrichir. L’intrigue est également plus claire et moins confuse.

Autre bonne nouvelle, Hervé Jubert a pris le parti de vraiment approfondir ses personnages. Et quel plaisir de décortiquer le passé de Jeanne et de Beauregard. Et même si j’aurais aimé la même approche pour Sequana, je suis tout de même contente d’avoir découvert et arpenté New London. J’ai toujours aimé l’atmosphère british alors associé à la féerie du monde de Magies secrètes, autant vous dire que c’est un super combo !

Mais malgré mon enthousiasme, je dois tout de même vous avouer que ce tome n’est pas un coup de coeur. Malgré tous ces bons éléments, j’ai tout de même encore du mal avec le style d’Hervé Jubert. Je décroche très facilement de ses livres. Résultat, j’ai lu ce livre en 2x plus de temps que je ne l’aurais fait pour un ouvrage du même acabit.

En bref, j’ai vraiment trouvé ce tome meilleur que le précédent. Les principaux défauts de cette saga ont été gommées et les qualités ont été mises en avant, ce qui en fait un ouvrage très agréable à lire. Néanmoins, j’ai souvent eu l’impression de ne pas avancer car je ne lisais pas assez vite à mon goût. Ce sera donc une lecture pas mal mais pas géniale pour moi. Je le conseillerais tout de même à ceux qui n’ont pas été enchantés par Magies secrètes. C’est une saga qui mérite une deuxième chance.

Je tiens à remercier les éditions Le Pré aux Clercs et Livraddict pour ce partenariat.

Sire Cédric – De fièvre et de sang

de fièvre et de sang

Cela faisait très longtemps que ce livre poirottait dans ma PAL. J’avais une certaine appréhension à le commencer malgré les bonnes chroniques sur le net. J’avais peur que ce soit trop horrible… Et ça l’a été mais je ne regrette pas du tout cette lecture !

Je ne vous fais pas de résumé car je pense qu’il est important de se laisser immerger sans savoir dans quoi nous plonge l’auteur. Je peux tout de même vous dire que l’on passe direct à l’essentiel. Dès le départ, les scènes sanglantes sont là et la pression est présente. J’ai tout de suite été scotchée. Ce qui se déroulait devant mes yeux était vraiment atroce mais je ne pouvais pas m’empêcher de continuer cette lecture de manière frénétique. Il fallait que je sache comment ça allait se terminer !

Sire Cédric nous offre également un duo de choc : Eva Svärta et Alexandre Vauvert. Ce sont deux personnages tenaces et très courageux. De vrais héros auxquels je me suis attachée illico ! Les personnages secondaires sont également bien travaillé. Je regrette juste que le gros con de l’histoire porte un nom similaire au mien ;).

Bref, ce livre est vraiment une super découverte et j’ai englouti les 500 pages qu’il comprend en quelques jours. Voilà un thriller gore et haletant qui tient toutes ses promesses.

Je vais essayer de me procurer les autres ouvrages de cet écrivain au plus vite car je sens que je peux rapidement devenir addicte !

5 sur 5

Pour le combat d’auteurs :

Combat d'auteurs round 7 Sire Cédric vs Stephen King

Auteur : Sire Cédric

Titre : De fièvre et de sang

Edition : Le pré aux clercs

Genre : Thriller

Pages : 447

D’autres avis : Flof13DupLisalorKactusssBelledenuitEndorphinageBlackWolfwilhelminaBambi_slaughterAniouchka

Hervé Jubert – Magies secrètes

En ce mois de novembre 2012, Le Pré aux clercs lance une toute nouvelle collection fantasy destiné aux adolescents et young adult. J’ai eu la chance de pouvoir lire un de ces livres : Magies secrètes d’Hervé Jubert, déjà habitué à la littérature jeunesse (Blanche, Catch-a-team,…).

Dans la ville de Sequana, Beauregard, un ingénieur-mage, tient un hôtel où viennent se réfugier toutes les êtres féériques. Il recueille ainsi, un jour, Jeanne qui va devenir son apprentie. Il sera également chargé d’une mission importante de la part de l’impératrice.

Ce qui m’a directement marqué dans ce roman est le monde de Sequana, cette ville qui mêle à la fois le steampunk et la fantasy. Cet univers insolite est vraiment le point fort de ce livre. J’ai pris un malin plaisir à découvrir les accoutrements des personnages ainsi que toutes les espèces de feys qui parsèment ce monde. Tout cet univers nous est largement expliqué grâce aux descriptions bien sûr mais également grâce aux très nombreuses notes de bas de pages qui parsèment le roman.

Cet univers hautement foisonnant aurait pu me suffire mais l’auteur prend tout de même la peine d’installer une petite intrigue. Celle-ci patine d’ailleurs un peu. Beauregard allant même jusqu’à passer une soirée avec ses amis en pleine enquête. Le monde prend clairement le pas sur l’histoire pour moi. Mais ça ne m’a pas plus gênée que ça car C’est vraiment un roman dans lequel on se sent bien. Donc même s’il ne s’y passe pas grand chose, j’ai beaucoup apprécié de le lire.

Je n’ai pas ressenti cette lecture comme destinée aux adolescents. La seule chose qui pourrait y faire penser est l’âge des protagonistes. Jeanne, l’apprentie, a 15 ans. Beauregard en a 20. Ce dernier point me titille beaucoup. Je lui donnerai facilement 10 ans de plus. On sent à quel point il a de l’expérience. Sa nostalgie pour l’ancien empereur dénote également avec son jeune âge.

Le style est riche. Les nombreuses notes de bas de page font que parfois la lecture manque de fluidité. Les notes sont parfois tellement longues que j’en perdais le fil de l’histoire. Pas très pratique, j’avoue ! Mais cela reste tout de même une lecture très agréable qui devrait plaire autant aux adolescents qu’aux adultes.

Bref, je suis assez convaincue par ce premier titre de la collection. Je m’empresserai de lire la suite de Magies secrètes lorsqu’elle sortira !

4 sur 5

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio. Sortie prévue le 8 novembre 2012 !

Petit plus : Retrouvez le blog dédié à l’univers de Sequana.

Auteur : Hervé Jubert

Titre : Magies secrètes

Edition : Le pré aux clercs, collection Pandore

Genre : Jeunesse, Steampunk, SF, Fantasy

Pages : 325

D’autres avis : Phooka

Clemence Housman – Ombre blanche suivi de La mer inconnue

Mon avis :

Cette nouveauté des éditions Le Pré aux clercs est divisée en trois parties :

Ombre blanche

La mer inconnue

– La postface de Jean-Pierre Dionnet

Ombre blanche raconte l’histoire d’une famille de paysans qui voit arriver une sublime jeune femme recouverte d’une fourrure blanche. Mais Christian, qui était à l’extérieur remarque que ce ne sont pas des pas d’humain que l’on retrouve sur le chemin mais ceux d’un gigantesque loup.

Vous le savez peut-être, j’adore les romans fantastiques du XIXème siècle : Stoker, Lovecraft, Lewis et les autres m’ont rarement déçue. Pourtant, je ne connaissais pas Clemence Housman.

Avec ce roman, j’ai découvert un style très descriptif. L’écrivaine prend bien le temps de planter le décor de cette famille rurale en passant par tous les personnages, du petit enfant à la vieille femme. Les plus marquants sont sans nul doute les jumeaux Sweyn et Christian que tout oppose. Sweyn, le grand fort à qui tout réussit et qui rejette toute superstition et Christian le maigrichon qui ne nie pas le surnaturel. J’ai beaucoup aimé l’affrontement entre les deux même si je regrette que Christian s’efface autant devant son frère. Heureusement, il a le beau rôle après ;).

L’angoisse monte crescendo dans cette histoire fantastique. Les dernières pages sont les plus haletantes et la tension est omniprésente. Impossible de lâcher le bouquin, il faut absolument connaitre le dénouement, qui même s’il est assez prévisible m’a enchantée.

Bref, Ombre blanche est un récit d’ambiance comme je les aime. Le thème du loup-garou est ici assez novateur vu que c’est une demoiselle envoûtante qui tente de croquer ces messieurs.

La mer inconnue m’a moins captivée. Un jeune pêcheur décide d’aller sur l’île Sinistre, une île presque inaccessible qui cache de nombreux secrets. Je trouve que ce récit manque de rythme vu que le héros met énormément de temps à arriver sur l’île. Sur place, la quête commence et j’ai suivi l’enquête avec un peu plu d’intérêt. On est ici fort loin des montagnes enneigées d’Ombre blanche et pourtant de nombreux thèmes se ressemblent : toujours la jeune femme sensuelle et le malin qui se cache derrière. Même si la fin pourrait se suffire à elle-même, je trouve dommage de n’avoir que les 3 premiers chapitres de cette nouvelle qui en compte au total dix-sept. J’aurais aimé connaitre la vraie fin de l’histoire ce pêcheur.

Le style de Clemence Housman est très accessible et permet une plongée immédiate dans ses mondes étranges. Les gravures qui illustrent ces nouvelles sont sublimes. Et puis l’histoire de l’écrivaine est tout aussi intéressante. Mais vous en saurez plus en lisant la post-face.

Venons-en justement. Ce texte permet d’éclairer ces deux œuvres d’un œil nouveau. On en apprend plus sur la famille Housman mais également sur l’histoire des nombreuses gravures qui parsèment ce livre. Ces gravures sont d’ailleurs très intrigantes. Vous pouvez en retrouvez quelques unes sur la chronique de Book en stock.

En conclusion, Ombre blanche est une œuvre assez méconnue mais ce livre permet de découvrir tout l’univers de Clemence Housman. Je peux déjà vous dire que moi, je ne vais pas m’arrêter là !

Un merci tout spécial à Livraddict et aux éditions Le Pré aux clercs.

4 sur 5

Le petit plus : La magnifique couverture Pascal Croci pardi ! D’ailleurs, si vous ne connaissez pas la BD Dracula, l’intégrale, je vous le recommande chaleureusement. J’adore le trait si soigné de cet illustrateur.

Et ça commence ainsi :

“Le feu de la cheminée illuminait l’imposante salle de ferme où résonnaient rires, discussions et brouhaha des corvées. Seuls le plus jeune et la plus vieille échappaient au labeur : le petit Rol, qui serrait un chiot dans ses bras, et grand-mère Trella, dont les mains tremblotantes s’escrimaient sur un bout de tricot.”

Auteur : Clemence Housman

Titre : Ombre blanche suivi de La mer inconnue (VO : The Were-Wolf, The The Unknow Sea)

Edition : Le Pré aux clercs

Genre : Classique, fantastique

Pages : 165

D’autres avis : Madoka, Phooka

David Anthony Durham – Acacia, tome 1 : La guerre du Mein

Quand j’ai découvert cette grosse brique dans ma boîte aux lettres, j’ai eu un peu peur. Et pour finir, la magie a opéré… Je n’avais jamais lu un livre de fantasy aussi touffu, aussi stratégique. Partez avec moi pour le monde d’Acacia !

Résumé:

Acacia. Une île qui a donné son nom à un empire prospère gouverné par un souverain absolu, Leodan Akaran. Descendant direct du sorcier fondateur de la dynastie, Leodan est un roi idéaliste qui tait régner la paix dans la vaste mosaïque des peuples qui composent l’empire. Veuf, il vit entouré de ses quatre enfants à qui il cache un lourd secret : la domination d’Acacia repose sur des trafics de drogue et d’esclaves dirigés par la toute-puissante Ligue des marchands. Tout bascule le jour où le roi est poignardé dans la salle du trône par un envoyé des Meins, un peuple de guerriers implacables exilés dans une lointaine forteresse du Nord. Sur son lit de mort, Leodan conçoit un plan pour permettre à ses enfants de s’échapper, livrant ainsi chacun à sa propre destinée. Dispersés aux quatre coins de l’empire, Aliver, Corinn, Mena et Dariel sont animés par un puissant désir de vengeance. Ils vont partir à la reconquête du trône pour recréer un empire acacian à l’image de ce que leur père désirait. Acacia est le premier volet d’une flamboyante épopée de fantasy épique. Dans la grande tradition des classiques du genre, pour sauver ” leur ” monde, les héros sont confrontés à un immense défi : concilier idéalisme et action afin de vaincre l’oppresseur. David Anthony Durham donne un souffle très actuel à l’univers qu’il a créé, un monde cruel où le clivage entre nantis et esclaves semble creusé à tout jamais. Issu d’une famille afro-américaine, il est né en 1969 à New York. Devenu célèbre pour ses romans historiques primés à de nombreuses reprises, David Anthony Durham signe ici un grand roman.


Mon avis:

J’ai mis du temps pour lire cet opus. L’histoire est lente à démarrer mais ça peut se comprendre. L’auteur veut nous aider à avoir une vision complète du monde dans lequel évoluent nos protagonistes. Il nous les présente, montre leurs personnalités, leurs relations et les paysages qui les entourent.

Les chapitres sont très courts (moins de 10 pages). A chaque chapitre, on change d’endroit, on s’intéresse à d’autres personnages. De ce fait, j’ai mis du temps à m’attacher aux enfants acacians (les grands héros de cette histoire). Petite exception: Mena. C’est une adolescente très charismatique et très intelligente. Je me suis immédiatement identifiée à elle. Pour ses frères et sœurs, il m’a fallu plusieurs centaines de pages.

David Anthony Durham nous conte cette histoire avec un vocabulaire élaboré, des descriptions détaillées. Bref, c’est un roman “touffu”. C’est pourquoi, à la différence des autres sagas fantasy que j’ai découvert, je n’ai pas pu dévorer cette grosse briques en quelques heures ou quelques jours. Après 50 pages, je me sentais “gavée”. Ce livre n’est pas indigeste mais il doit se déguster, petit bout par petit bout. Un roman idéal pour les vacances en fait :).

Les stratégies politiques ne sont pas ce que je préfère dans les romans de fantasy mais ça ne me gêne nullement. Ici, tout est clair. On sent que Durham sait parfaitement où il veut nous emmener et j’aime cette impression. Cette histoire de quota d’esclave est vraiment intéressante. J’ai trouvé cette idée originale. A quoi est prêt un roi pour assurer la paix de son peuple ? Grande question soulevée dans ce roman.

L’autre partie de l’histoire : L’exil des enfants du roi est palpitante. On découvre de nouvelles contrées, comment ces jeunes princes et princesses ont découvert la dure réalité du monde et comment ils ont grandi. Ca donne envie de partir à l’aventure ! Le chemin de nos héros n’est pas tracé. Il y a quelques rebondissements dans ce livre. Plusieurs fois, je me suis dit “Nooon, ce n’est pas possible !”.

Cette partie m’a transporté loin de mon train-train quotidien. Bref, c’était palpitant :).

Et puis, vous l’avez sûrement remarqué, Acacia dispose d’une magnifique couverture. Elle rendra très bien dans votre bibliothèque ^^.

Vu la grosseur de ce livre et la complexité de ce monde, je ne conseillerais pas ce livre à des novices en fantasy (à part s’ils aiment les romans historiques, il y a un peu de ça ici !). Mais pour les habitués, voilà une sympathique saga à rajouter à votre PAL.

Le tome 2 est déjà disponible en librairie… Youpi !

4 sur 5

Je remercie grandement Livraddict et les éditions Le Pré aux Clercs de m’avoir offert cet ouvrage. (Cliquez sur les logos pour accéder à leurs sites respectifs)

Auteur: David Anthony Durham

Titre: Acacia, tome 1 : La guerre du Mein

Genre: Fantasy

Édition: Le pré aux clercs

Pages: 680

Ce livre fait partie de mon challenge ABC :

Bilan: 18/26