Rafael Nadal, John Carlin – Rafa

Rafa

A l’heure où je viens d’apercevoir Rafa avec sa médaille d’or aux Jeux Olympiques pour les doubles messieurs, je me suis dit qu’il était temps de vous parler de sa biographie. De plus, je suis en train de lire l’auto-biographie d’un autre joueur de tennis donc pour éviter de confondre, il était temps que j’écrive cette petite chronique bien que ma lecture date de Mathusalem.

Avec ce livre, on comprend mieux qui est ce grand champion. Même si l’on est pas fan, on ne peut qu’être admiratif de son parcours et de sa rage de vaincre même quand les médecins lui disent de tout arrêter. Rafael Nadal peut paraître froid aux premiers abords. Mais on se rend vite compte qu’il n’est finalement qu’un grand timide et un grand angoissé également d’où ses petits « tocs ».

Sa force, c’est certainement sa famille, un cocon dans lequel il se sent bien et dont il a besoin de se ressourcer. On se rend aussi compte qu’il est très attaché à sa patrie en général et suit avec assiduité les exploits de tous les sportifs espagnols. Alors, je ne peux qu’imaginer aujourd’hui ce qu’il doit ressentir d’avoir décroché une nouvelle médaille d’or pour son pays.

J’ai aimé découvrir Rafa, cet être ultra sensible dans cet ouvrage tout en finesse. Si vous avez envie de savoir ce qui se passe dans la tête d’un champion, lisez ce livre !

Auteur : Rafael Nadal et John Carlin

Titre : Rafa

Edition : J’ai lu

Genre : Autobiographie

Pages : 349

Svetlana Alexievitch – La supplication

la supplication

Tchernobyl. Ce mot est aujourd’hui indubitablement associé à la catastrophe nucléaire qui s’est produit. On pense aux nuages, aux malformations mais est-ce qu’on sait vraiment intéresser à ceux qui ont vécu ce drame ? A ceux qui habitaient tout près de la centrale ? Avec cette série de témoignage, c’est ce qu’a voulu faire Svetlana Alexievitch.

J’ai découvert ce livre en audiobook, les témoignages m’ont semblé encore plus retentissants vu qu’ils étaient joués par des acteurs.

Alors, je vous le dis tout de suite, il faut s’accrocher avec La supplication. Les témoignages sont bruts, ils sont sincères et on ne peut que se sentir en totale osmose avec les personnes qui ont vécu ce drame. J’ai pleuré en écoutant leur vécu, leur misère et leur détresse. On se sent tellement impuissant face à eux, qui vivaient simplement et naïvement avant le drame. On a envie d’hurler en entendant les discours qu’on leur a dit, ces fausses communications rassurantes. On a aussi envie de pleurer lorsqu’on voit le résultat désastreux sur les enfants. Je crois que c’est lorsqu’une jeune mère explique qu’elle va devoir appuyer sur le ventre de sa petite fille de 4 ans toutes les 30 minutes toute sa vie durant afin de l’aider à uriner. Comment peut-on accepter pareille vie ?

Aujourd’hui, à l’heure où on essaie de tirer les centrales nucléaires jusqu’à leur dernier souffle, il serait bon que les politiques lisent ce genre d’ouvrages pour se rendre compte du risque qu’ils nous font courir. C’est aussi évidemment à nous de nous soulever lorsque de telles décisions sont prises ou de faire des choix éclairés.

La supplication fait froid dans le dos car il explique un cauchemar que des tas de personnes ont vécu pas très loin de chez nous mais également car il risque à tout moment de se reproduire.

Auteur : Svetlana Alexievitch

Titre : La supplication

Edition : J’ai lu

Genre : Non fiction, Témoignage

Pages : 250

Michel de Grèce, Stéphane Allix – Les mystères d’Alexandre le Grand

les mystères d'alexandre le grand

J’étais vraiment très curieuse de découvrir ce livre. Je ne connais pas bien la vie d’Alexandre le Grand alors quand j’ai vu que les avis négatifs venaient surtout de fins connaisseurs qui n’avaient pas appris grand chose, je me disais que ce n’était pas grave vu que j’étais novice en la matière.

Finalement, l’ouvrage en lui-même est vraiment bien construit. Les auteurs ont fait le choix de commencer les chapitres par des extraits de la vie officielle d’Alexandre puis entrent dans les détails pour nous révéler sa face cachée. Le style n’est pas désagréable et va directement à l’essentiel. Mais après tout, on ne lit pas ce genre d’ouvrage pour la beauté de la plume de l’auteur.

Là où le bât blesse pour moi est dans la personnalité d’Alexandre. Vu qu’il est un grand personnage historique, je me disais que j’allais retirer quelque chose de sa vie. Finalement, rien de tout ça. J’ai trouvé qu’Alexandre n’était qu’un gamin capricieux, né dans une grande famille. Grâce à la prophétie, il sait qu’il a un grand destin à accomplir alors il fonce dans le tas sans réfléchir car il sait que son heure n’est pas arrivé. Quasiment aucune stratégie n’anime ce grand conquérant, tel un enfant, il décide de s’emparer de tel ou tel pays car des personnes lui disent que ce serait intéressant de le faire. Et puis, c’est un homme cruel. Il peut décider, sans aucune raison, de tuer tous les habitants d’une ville.

Bref, malgré un ouvrage bien écrit, je n’ai pas vraiment apprécié ma lecture car j’ai trouvé qu’Alexandre était un être abject.

Challenge des globe-readers

Escale : 44/+75 Babylone, actuelle Irak

Auteurs : Michel de Grèce, Stéphane Allix

Titre : Les mystères d’Alexandre le Grand

Edition : J’ai lu

Genre : Non fiction, Biographie

Pages : 224

Orson Scott Card – La cycle d’Ender, tome 1 : La stratégie Ender

la stratégie ender

Parfois, les adaptations cinématographiques ont du bon ! C’est le cas ici car franchement, si je n’avais pas vu le film, je ne pense pas que je me serais lancée de sitôt dans La stratégie Ender. C’est une saga que je pensais fort complexe et je n’étais pas sûre d’aimer vu qu’il y est question de stratégie militaire.

Mais ce premier tome de la Stratégie Ender, c’est avant tout le parcours d’un enfant prodige : qui sait faire des choses cruelles pour sauver sa peau mais également un être profondément empathique malgré tout. Ses professeurs n’auront de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues, de le faire détester de tous ces compagnons pour faire de lui le commandant qu’ils attendent.

C’est un roman assez dur car Ender n’a que 6 ans au début de son apprentissage. Et pourtant, ce n’est plus un enfant, il doit se battre, trouver sa place dans cette école militaire et finalement commander, développer des stratégies. Et malgré mes réticences, j’ai aimé voir les tactiques qu’il met en place. Je ne me suis pas du tout ennuyée !

Je connaissais évidemment le twist final vu que le film est parfaitement fidèle au roman mais c’est tout de même plus intéressant de le découvrir plus en profondeur ici.

Finalement, La stratégie Ender est un roman d’anticipation plutôt chouette et accessible. Je vous le conseille !

Auteur : Orson Scott Card

Titre : Le Cycle d’Ender, tome 1 : La Stratégie Ender

Edition : J’ai lu

Genre : Science-Fiction

Pages : 380

D’autres avis : Nathalie, Lelf, Ptitetrolle

Fannie Flagg – Beignets de tomates vertes

Beignets de tomates vertes

J’ai beaucoup entendu parler de Beignets de tomates vertes. J’étais vraiment impatiente de le découvrir mais j’ai préféré attendre que l’été arrive. >Je pensais ainsi pouvoir me plonger plus rapidement dans la vie rurale de ce petit village d’Alabama.

J’ai tout de suite eu l’impression d’être dans la confidence, d’être en train de déguster un thé en écoutant Ninny qui me parlait de Whistle Stop et de sa population de 1929 à 1988. La partie plus contemporaine où on suit Evelyn, celle à qui se confie Ninny est beaucoup moins intéressante. C’est une femme mal dans sa peau, qui se goinfre à longueur de journée et qui ne semble pas du tout heureuse de sa vie. Mais Ninny est là telle un rayon de soleil pour lui donner envie de reprendre en main sa vie. Parmi les aventures que raconte Ninny, c’est certainement le couple Idgy-Ruth qui est le plus agréable à suivre. Ce couple de femmes qui tient un café ne peut qu’être admiré. J’ai aimé les suivre et voir ce qui allait leur arriver.

Le style est agréable, plutôt familier et l’auteur contextualise beaucoup ce récit. Je n’ai eu aucun mal à m’imaginer en Alabama auprès de cette petite communauté. En bonus, vous pouvez également retrouvez un petit livre de recettes à la fin de l’ouvrage. Vous pourrez donc réaliser vos propres beignets de tomates vertes si Ninny vous a donné l’eau à la bouche.

Voilà une histoire agréable et très sympathique. Néanmoins, ce n’est pas un coup de coeur pour moi et je pense que c’est parce qu’on me l’a un peu trop bien vendu. Vu le nombre de personnes qui adorent ce roman, je m’attendais à un coup de foudre radical, ce qui ne fut donc pas le cas.

N’en attendez pas trop de ce roman donc mais laissez vous porter par le récit de Ninny qui est tout de même à découvrir !

Auteur : Fannie Flagg

Titre : Beignets de tomates vertes

Edition : J’ai lu

Genre : Contemporain

Pages : 474

D’autres avis : Frankie, Pauline, Cajou

Challenge des globe-readers

Escale : 40/+75 : Alabama, USA