Philippe Claudel – Les âmes grises

les âmes grises

Voilà une éternité que je n’ai plus lu de romans de Philippe Claudel. Pourtant, je suis fan de sa plume si poétique.

Les âmes grises est un de ses titres les plus connus mais également un des plus sombres. Le roman se passe pendant la première guerre mondiale dans un village près du front. La vie est plutôt tranquille et pourtant une atmosphère assez lugubre s’installe doucement.

Cette ambiance s’ombre s’installe presque sans crier garde. On m’avait pourtant prévenu que ce roman était dur mais je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à ce qu’un événement horrible se passe et pousse tout ce beau monde dans un grand cauchemar. Mais Philippe Claudel est plus fin que ça. C’est petit à petit que tout cela prend forme et finalement, cela rend l’intrigue plus oppressante.

Quant au style, je suis à nouveau charmée ! L’écriture de Philippe Claudel est tellement belle, sensible. Elle me touche en plein coeur et je n’ai aucun mal à imaginer ce que l’auteur a voulu nous transmettre.

Bref, Les âmes grises est effectivement un roman dur, à ne pas mettre entre toutes les mains mais c’est tout de même une histoire qui mérite d’être lue.

Auteur : Philippe Claudel

Titre : Les âmes grises

Edition : Le livre de Poche

Genre : Historique

Pages : 280

D’autres avis : Nathalie

Orson Scott Card – La cycle d’Ender, tome 1 : La stratégie Ender

la stratégie ender

Parfois, les adaptations cinématographiques ont du bon ! C’est le cas ici car franchement, si je n’avais pas vu le film, je ne pense pas que je me serais lancée de sitôt dans La stratégie Ender. C’est une saga que je pensais fort complexe et je n’étais pas sûre d’aimer vu qu’il y est question de stratégie militaire.

Mais ce premier tome de la Stratégie Ender, c’est avant tout le parcours d’un enfant prodige : qui sait faire des choses cruelles pour sauver sa peau mais également un être profondément empathique malgré tout. Ses professeurs n’auront de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues, de le faire détester de tous ces compagnons pour faire de lui le commandant qu’ils attendent.

C’est un roman assez dur car Ender n’a que 6 ans au début de son apprentissage. Et pourtant, ce n’est plus un enfant, il doit se battre, trouver sa place dans cette école militaire et finalement commander, développer des stratégies. Et malgré mes réticences, j’ai aimé voir les tactiques qu’il met en place. Je ne me suis pas du tout ennuyée !

Je connaissais évidemment le twist final vu que le film est parfaitement fidèle au roman mais c’est tout de même plus intéressant de le découvrir plus en profondeur ici.

Finalement, La stratégie Ender est un roman d’anticipation plutôt chouette et accessible. Je vous le conseille !

Auteur : Orson Scott Card

Titre : Le Cycle d’Ender, tome 1 : La Stratégie Ender

Edition : J’ai lu

Genre : Science-Fiction

Pages : 380

D’autres avis : Nathalie, Lelf, Ptitetrolle

Gabriel Garcia Marquez – Cent ans de solitude

Cent ans de solitude

Cent ans de solitude est le genre de livre culte qui fait un peu peur. C’est finalement en entendant parler quelques grands écrivains dans La grande librairie que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Et j’ai bien fait !

Car ce roman est un chef d’oeuvre et ce n’est qu’à la toute fin que cette révélation s’est faite chez moi. Il est vrai que je suis rentrée très facilement dans l’intrigue. J’ai aimé suivre les générations de Buendia qui se succédaient. Tous sont attachants mais aussi un peu fous. Cela part du couple originel : Ursula et José Arcadio et de leurs deux fils José Arcadio et Aureliano.

Autant vous dévoiler directement ce qui fait un peu peur dans le récit : les prénoms se transmettent au fil des générations comme c’est souvent le cas dans les familles latinos. Il y aura donc plusieurs José Arcadio, Aureliano, Ursula, Amaranta, etc. Certains trouvent cela déstabilisant. Vous trouverez même des arbres généalogiques sur le net pour mieux vous repérer. Moi, je n’en ai pas eu besoin car je trouve qu’on reconnait facilement de qui on parle. Il y a également quelques surnoms pour les différentier au cas où. Ce qui est également perturbant est que les personnages qui portent le même prénom aient le même caractère. Moi, je trouve ça très beau, cela montre l’héritage de cette famille.

Cent ans de solitude est avant tout une grande épopée, celle que vit la Colombie entre le milieu du XIXème siècle et le milieu XXème siècle. C’est celle des nombreux changements que cette époque apporte, des rêves et des espoirs que l’époque nourrit ou fait retomber en poussière. Avec ce roman, on est véritablement au sein de la Colombie, de ses traditions et de ses superstitions, de ses guerres aussi. Juste pour cet aspect-là, je vous conseillerai ce livre.

Mais ce n’est pas tout. Je ne sais pas comment l’auteur fait mais il arrive à nous montrer la solitude qui habite chacun des membres de cette lignée alors qu’ils ne vivent jamais seuls et que de nombreuses fêtes se déroulent au village de Macondo. C’est comme si je ressentais ce qu’éprouvait chacun de ses individus. Certains reprocheront probablement au roman de ne pas approfondir les personnages. Ce n’est pas mon cas. Encore une fois, c’est un mystère pour moi mais Gabriel Garcia Marquez arrive à nous attacher à la famille dans son ensemble et non à un membre en particulier.

Ce livre est tout simplement grandiose et je vous recommande vivement de le découvrir. Néanmoins, il n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains car Cent ans de solitude est un roman complètement dingue où se côtoient les guerres, les religions, la magie, l’inceste, la pornographie et la zoophilie. Pour moi, ce livre fut une bonne grosse claque !

Auteur : Gabriel Garcia Marquez

Titre : Cent ans de solitude

Edition : Points

Genre : Classique, historique

Pages : 460

Challenge des globe-readers

Escale : 37/+75 : Colombie

Antonia Medeiros – Les Crèvecoeur, tome 1 : Edith

Crevecoeur

Raphaël vient d’apprendre que l’homme qu’il croit être son père n’est pas le bon. Il a alors envie d’approfondir la vie de Germain Crèvecoeur, l’homme qui lui a donné la vie. On fait des allers retours entre le passé et le présent avec lui. On y découvrira entre autres Edith, une jeune femme qui s’est mariée début du siècle dernier et qui était infirmière pour les blessés allemands pendant la première guerre mondiale.

Les Crèvecoeur est une série qui démarre tout en douceur. On ne peut pas dire que ce soit une saga fort rythmée. Mais on prend plaisir à dénouer le passé en compagnie de Raphaël. Les nombreux flashbacks permettent vraiment de s’imprégner de la vie d’Edith et de son exécrable mari. L’immersion historique était bien au rendez-vous.

J’avoue que le style d’Antonia Medeiros ne m’a pas particulièrement marquée. C’est peut-être une bonne chose que son écriture s’efface face à l’histoire après tout. Le récit est efficace bien qu’assez court.

Néanmoins, vous devez le sentir dans cette chronique, je n’ai pas été subjuguée par ce premier tome et j’avoue ne pas en avoir grand souvenir une semaine après ma lecture. Néanmoins, je lirai peut-être le second opus car il faut bien avouer que j’ai tout de même passé un agréable moment en lisant ce premier volume.

C’est donc maintenant à vous de voir si le résumé titille votre curiosité ou non ;).

un genre par mois avril

Auteur : Antonia Medeiros

Titre : Les Crèvecoeur, tome 1 : Edith

Edition : La Bourdonnaye

Genre : Historique

Pages : 185

D’autres avis : Les Reines de la nuit, Queenofreading

Stanislas Kowalski – Testament d’une race

Testament d'une race

Avant de lire ce roman, je ne savais pas dans quel genre j’allais le classer. Après lecture, j’ai toujours autant de mal à me décider mais je vais opter pour historique car j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver à l’Antiquité.

Kuntara est aujourd’hui un vieil homme. Il décide de nous confier son histoire, sa vie dans ce roman. Il commence donc son récit par son enfance. On y apprend qu’il est le fils du chef et qu’il sera donc amené à diriger son village plus tard. Nous le suivons ensuite dans toutes les décisions tactiques qu’il prend pour son peuple. Kuntara est un homme très attachant. Il pose un regard très critique sur son passé. Il n’a pas toujours fait les bons choix et s’en rend compte désormais. C’est un vieillard très touchant que nous découvrons ici.

J’ai trouvé l’histoire assez inégale. Je n’ai jamais été fan des scènes de batailles ou des stratégies militaires, ce qui fait que par moment je me suis lassée. Je désirais ardemment passer à autre chose et ce fut chose faite durant la seconde moitié.  Ces passages-là m’ont vraiment captivée et j’ai été très empathique avec le héros.Je pense à la manière dont Kuntara interagit avec ses amis ou avec sa famille par exemple.

L’écriture de Stanislas Kowalski est très agréable. Le récit étant en grande partie constitué de descriptions, il aurait été facile d’ennuyer le lecteur mais l’auteur s’en sort plutôt bien et malgré les passages que j’ai trouvé moins intéressants, je n’ai eu aucun mal à tourner les pages. L’immersion ne fut pas des plus évidente car j’ai eu un peu de mal à visualiser dans quel monde (décor, accoutrement des personnages, etc.) évoluait cette intrigue.

Bref, tout ne m’a pas plu dans Testament d’une race mais j’ai tout de même passé un bon moment en compagnie de ce roman. Malheureusement, je ne sais pas trop si cette lecture va me marquer durablement. Une semaine après la fin de ma lecture, je me rends compte que je ne me souviens plus de grand chose.

3 sur 5

Auteur : Stanislas Kowalski

Titre : Testament d’une race

Edition : Auto-édition

Genre : Historique

D’autres avis : Bouchon des bois, D’encres et de rêves, Fattorius