Jack London – L’appel de la forêt

appel de la forêt

Pour le challenge Un genre par mois, j’ai choisi un livre jeunesse qui me tentait depuis très longtemps. L’appel de la forêt raconte l’histoire de Buck, un chien qui va être vendu pour devenir chien de traîneau en Alaska.

Comme Croc-Blanc, je vous avoue que ce  qu’il arrive à Buck est très dur et il vaut mieux avoir le coeur bien accroché. Mais ce roman est également une jolie plongée dans les territoires enneigés de l’Alaska et de la Colombie Britannique. On en apprend encore plus sur la vie de chien de traîneau et sur la ruée vers l’or.

Le style de Jack London est facile à lire et peut permettre aux plus jeunes de découvrir plus la nature. La vieille édition Folio que je possède (pas celle qui est en couverture) avait également une partie bonus avec des jeux, des tests, etc. De quoi faire durer la lecture encore plus longtemps !

Le roman manque toutefois de personnages féminins forts et attachants que ce soit au niveau des chiens ou des humains.

Mais n’empêche, quel beau roman qui donne envie de partir vivre dans la nature ou de serrer très fort le prochain chien qu’on croise ! Je vous conseille de le lire au coin du feu cet hiver.

Auteur : Jack London

Titre : L’appel de la forêt

Edition : Folio

Genre : Classique, jeunesse

Pages : 181

D’autres avis : Kincaid, Naelline, Tomisika

Anton Tchekhov – Front blanc

Saviez-vous que Tchekhov avait écrit des nouvelles mettant en scène des animaux ? Non ? Alors, il est temps que vous découvriez Front blanc !

Mon résumé:

3 nouvelles composent ce livre: Front blanc, l’histoire de ce chiot qui avait une tâche blanche sur la tête et qui va tomber sur une louve, Kachtanka, la chienne rousse qui va faire du cirque et Tristesse, l’histoire d’un cheval.

Mon avis:

J’ai plutôt apprécié ma rencontre avec le grand Tchekhov. Le style est simple et familier. Il nous facilite grandement notre entrée dans ces petites histoires, parfois un brin trop courtes à mon goût.

Ces 86 pages se lisent d’une traite. C’est vraiment agréable d’être immergée dans la Russie du XIXème siècle. C’est assez dépaysant mais ça m’a plu. J’avais un peur de me perdre parmi les prénoms russes mais ça va, tout s’est bien passé et je ne me suis pas embrouillée.

J’ai été interloquée par la fin de ces nouvelles que je trouvais un peu bâclée. C’est dommage, je trouvais que ces nouvelles avaient du potentiel…

Ce ne sera certainement pas le livre de l’année mais il m’a permis de passer un bon moment. J’ai bien envie de lire d’autres œuvres que ce monsieur. C’est sa pièce « La mouette » qui attise le plus ma curiosité. Tchekhov a l’air assez à l’aise pour décrypter les personnages. J’ai envie de découvrir ça avec d’autres livres de lui !

Je crois que c’est un bon moyen pour découvrir Tchekhov en douceur. C’est la première fois que je lis une œuvre d’un auteur russe. J’ai donc lu maintenant des livres de 21 nationalités différentes.

3 sur 5

Auteur: Anton Tchekhov

Titre: Front blanc

Édition: Folio Junior

Genre: Jeunesse, Nouvelles, Contes

Pages: 86

Maurice Denuzière – Un chien de saison

Voilà un livre dont j’avais entendu le plus grand bien. J’avais hâte de découvrir l’histoire de Néron, le boxer.

Mon résumé:

Néron, le chien d’Henry, ne peut malheureusement pas aller avec lui et sa famille en vacances en Écosse. Il demande donc à notre narrateur de garder Néron pendant ce laps de temps. Néron est un boxer et il a un fort caractère. Dans ce récit, vous allez découvrir toutes ses bêtises.

Mon avis:

Soyons clair: j’ai adoré ! Il est impossible de ne pas s’attacher à Néron, ce grand chien têtu. J’avais le sourire pendant quasi tout le récit et mon rire s’est souvent déclenché en parcourant ces pages.

Le style est vraiment recherché et n’est pas du tout mièvre. L’humour est omniprésent mais c’est un humour tout en finesse, pas du tout vulgaire. Maurice Denuzière est plus connu pour ses romans historiques. Il prouve ici qu’il sait faire bien d’autres choses.

Il n’y a pas que le rire, on passe par tout une série d’émotions à travers ce livre. Car même si Néron est au centre du livre, les autres personnages ne sont pas occultés pour autant. J’ai beaucoup aimé le narrateur, Félix, un homme célibataire, bonne poire et très gentil qui essaie de trouver l’amour. J’ai été agacée par la famille d’Henry, antipathique au possible. Ils sont tellement insupportables que ça en est drôle. Sans oublier, Pilar, la femme de ménage espagnole de notre narrateur qui est aussi très attachante avec son charme et son accent latino.

Ce roman est presque un coup de cœur. Il m’a vraiment fait passer un bon moment (même si j’ai vraiment failli pleurer à un moment). Je le conseille vivement !

C’est un livre que tous les amoureux de chien devraient lire. Ce roman est une véritable preuve d’amour pour le boxer.

Allez, quoi de mieux qu’un extrait pour vous convaincre ? Voici le tout début du livre…

Extrait:

Quand le téléphone sonne à l’heure du petit déjeuner que je prends habituellement vers neuf heures et quart – un œuf mollet, deux toasts dorés, trois cuillerées de marmelade anglaise, quatre tasses de thé au lotus, la première embuée d’un nuage de lait – c’est l’appel d’un intime ou la brutale intervention du destin malveillant.

La règle se trouva confirmée d’une façon mitigée ce matin-là.

« Allô, Félix, c’est Irma… Bonjour… Une grande joie nous échoit, Félix, que je veux vous faire partager illico !
– Vous avez gagné au loto ! Henry a la Légion d’honneur ! votre oncle banquier a cassé sa pipe !
– Vous n’y êtes pas…, mieux que cela, nous sommes invités, Henry, les enfants et moi, à passer trois semaines en Écosse.
– Formidable, Irma ! Je vous y vois déjà. Les distilleries de whisky cachées dans les vallées, le monstre du Loch Ness, les fantômes professionnels, la chasse au renard, Walter Scott, les tweeds de Pringle… et toute la famille en kilt… Vous allez être mignons !
– Oui, hein… Mais…, Félix, il y a Néron !
– Néron ? Que vient faire là le fils d’Agrippine ?
– Néron ! Félix voyons, notre boxer bringé… Vous le connaissez… Vous êtes le seul de nos amis qu’il n’ait pas encore mordu !
– Il a essayé !
– Maintenant, il vous connaît et je sais que vous lui plaisez ! »
Soit dit entre nous, je me moque comme d’une guigne de plaire ou non à Néron.
– Mais, Irma, je ne vois pas de rapport entre votre toutou et l’Écosse.
– Justement, Félix, il ne peut y en avoir. Les Britanniques exigent une quarantaine de six mois pour les animaux étrangers. Il n’est donc pas question d’emmener Néron avec nous !
– Ces insulaires, Irma ne seront jamais européens. Dommage, votre fauve eût été heureux au pays de la cornemuse. Il eût trouvé quantité de moutons à égorger et même dans les landes de Dartmoor, des poneys chevelus. Il aurait pu rencontrer le chien des Baskerville qui lui aurait administré une bonne leçon !

5 sur 5

Auteur: Maurice Denuzière

Titre: Un chien de saison

Édition: Le livre de poche

Genre: Humoristique, littérature générale

Pages: 218

Clifford D. Simak – Demain les chiens

Depuis qu’Amazon m’avait recommandé ce livre, il m’intriguait. Un livre de science-fiction mettant en scène des chiens, il faut l’avouer, on n’en voit pas tous les jours.

Mon résumé:

Ce récit est constitué de 8 nouvelles ou de 8 contes plutôt. Chacune d’elles est précédée de notes des chiens qui expliquent en quoi ce conte a pu peut-être existé ou si celui-ci est totalement loufoque.  Ce sont maintenant les chiens qui règnent sur la Terre. Les hommes sont partis. Ils ne sont plus présents que dans de vieilles légendes, des mythes. Les chiens se demandent même s’ils ont réellement existé.

Mon avis:

Je m’attendais à être directement plongée dans cet univers canin mais ce n’est qu’au bout de quelques nouvelles qu’apparait cette nouvelle civilisation. A travers ses nouvelles, on suit à la fois le déclin de l’humanité et l’ascendance de la civilisation canine.

Ce livre amène beaucoup de réflexion sur le paradis mais aussi la nécessité de tuer l’autre que ce soit par haine ou pour se nourrir. J’ai parfois eu la désagréable impression de passer à côté de certaines réflexions. Peut-être ai-je lu cet ouvrage trop jeune pour en déceler toutes les subtilités ou peut-être qu’il faut plusieurs lectures pour décortiquer parfaitement ces nouvelles.

On n’a pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages à part Jenkins, le robot, que j’ai beaucoup aimé. C’est un robot qui vit depuis des milliers d’années et il a connu à la fois le règne des hommes et celui des chiens. Il a un très grand rôle dans l’histoire de la Terre. Je vous laisse le découvrir ;).

Je suis contente d’avoir découvert ce roman qui m’intriguait tant. Je ne regrette pas de l’avoir lu même si, comme je l’ai dit plus tôt, je crois qu’une deuxième lecture s’impose pour apprécier complètement l’œuvre.

4 sur 5

Auteur: Clifford D. Simak

Titre: Demain les chiens (VO: City)

Édition: J’ai Lu

Genre: science-fiction, nouvelles

Pages: 311