Florence Laporte – La troisième voie

La troisième voie

 

Depuis l’aube des temps, une guerre voit s’affronter la Lumière et le Noir. La Lumière a vaincu et et a exilé le Noir. Celui-ci est loin d’être mort et fait un retour en force dans le monde.

La couverture de La troisième voie est fort abstraite et je n’ai pas trop compris ce qu’elle signifiait ou le message que l’auteur veut faire passer par celle-ci. Quand on la voie, je trouve qu’elle n’attire pas trop le regard et qu’elle ne promet pas un récit épique.

C’est plutôt grâce au pitch présentant un combat entre la Lumière et le Noir que j’ai eu envie de découvrir cet ouvrage.. Le début de ma lecture fut fort enthousiasmant. Grâce au style très fluide et immersif de Florence Laporte, je suis très rapidement rentrée dans le récit. J’ai malheureusement un peu déchanté par la suite.

Pourquoi ? Ben parce que lorsque j’ai découvert le coup de foudre de deux personnages, je me suis demandée si je n’allais pas tombé dans une romance pour ado. Doute qui s’est confirmé lorsque j’ai vu un triangle amoureux s’installer. Je ne suis pas contre un peu de romantisme mais dans ce style, je préfère soit les récits très réalistes soit être prévenue à l’avance comme lorsque j’ouvre un livre estampillé romance. Ici, vu que je m’attendais à un ouvrage de fantasy, je n’espérais pas du tout voir ce genre de sentiments s’installer entre les personnages. Et c’est ce qui est arrivé. J’ai rapidement trouvé cette relation vraiment oppressante. Elle prend vraiment toute la place, j’irai même jusqu’à dire que c’est le coeur de l’intrigue et que finalement l’univers, le combat contre la Lumière et le Noir ne sert que de décor à cette histoire d’amour. J’ai aussi eu parfois l’impression que les personnages n’étaient pas maîtres de leur destin et qu’ils se laissaient simplement guider par leurs émotions. Bon, à ce niveau-là, ça va beaucoup par la suite. Je n’ai pas vraiment su m’attacher aux personnages. J’avoue qu’ils m’ont tous à un moment ou un autre agacée.

Je suis un peu frustrée à ce niveau-là car les autres éléments sont vraiment intéressants. Comme les différentes réincarnations des personnages. Le code d’honneur de la Lumière et la liberté qu’offre le Noir m’a rappelé Star Wars avec le code Jedi et le côté obscur. L’intrigue m’a paru par moment assez simple et à d’autres instants, elle se complexifie, l’auteure n’hésitant pas à étoffer son monde.

L’écriture de Florence Laporte est belle et fluide. Elle s’attarde bien à définir le caractère des personnages et leurs sentiments (un peu trop d’ailleurs à mon goût, vous l’avez compris 😉 ) mais elle sait également décrire des scènes de batailles.

Bref, je trouve qu’il y a vraiment un terreau très prometteur dans ce récit mais je n’ai pas trop aimé la plante qui a grandi dessus par la suite. J’en ressors donc assez mitigée.

Je remercie grandement Livraddict et l’auteure Florence Laporte à qui je souhaite un joli parcours dans le domaine de l’édition.

Auteur : Florence Laporte

Titre : La troisième voie

Genre : Fantasy

Edition : Auto-édition

Pages : 650

Laurent Jardin – Les bonnes nouvelles

Les bonnes nouvelles

Les bonnes nouvelles est un roman auto-édité de Laurent Jardin. L’histoire est celle d’une chanteuse Maurane, d’un mannequin Leila et d’une journaliste, Pauline.

Au début, j’ai eu l’impression de suivre un nouveau personnage à chaque chapitre. Il y a beaucoup d’événements surréalistes dans ce roman et cela commence directement avec un combat avec un tigre dans un centre commercial parisien… Voilà ça vous donne le ton. Et le roman est une suite de choses sensationnelles de la sorte. J’avais vraiment envie de dire au narrateur de se calmer et de se concentrer pour nous raconter quelque chose de crédible. Ce n’est pas que l’absurde me gêne (en tant que Belge tout de même :D) mais je n’ai pas compris pourquoi il avait été utilisé, ici, ce qu’il tentait de dénoncer. Finalement, le puzzle  qu’est “Les bonnes nouvelles” se reconstruit mais je n’étais déjà plus intéressée par ce récit qui partait dans tous les sens et auquel je ne trouvais aucun fil rouge.

C’était certainement le but de l’auteur de nous offrir un roman qui ressemble plus à un recueil de nouvelles que l’on découvre finalement liées mais je n’ai vraiment pas accroché au principe malgré la plume agréable de Laurent Jardin. Dommage…

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Auteur : Laurent Jardin

Titre : Les bonnes nouvelles

Edition : Auto-édition, disponible sur Amazon

Genre : Contemporain

Pages : 135

Virginie Begaudeau – Laudanum

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C’est avant tout cette jolie couverture qui m’a donné envie de découvrir Laudanum. Ce dessin en noir et blanc a énormément de charme, je trouve. Le résumé est très mystérieux. On y parle d’une jeune fille mise en exil par sa famille car elle voit un homme dont on ne peut pas parler et aussi d’une psychiatre qui va la protéger.

Malheureusement, je ne suis pas arrivée au bout des 400 pages que contient ce roman. A cela plusieurs raisons : D’abord, j’avais l’impression de ne pas du tout avancer dans le roman. J’y ai trouvé pas mal de longueurs et je ne savais pas du tout où l’auteure voulait en venir. Pour moi, les réponses tardent beaucoup trop à arriver. Il y a tellement de mystères qu’on est totalement perdus dans le premier quart du roman. Et j’avoue que je n’ai pas été patiente pour aller plus loin et découvrir de quoi il en retourne.

Mais ce qui m’a vraiment empêché d’aller plus loin est certainement la mise en page du PDF. Je ne sais pas si c’est pareil pour toutes les versions mais chez moi, l’affichage était vraiment catastrophique. Dans une même phrase, 3 polices différentes peuvent être utilisées et certaines ne sont même pas de la taille. Donc c’est assez éprouvant et demande pas mal de concentration. Néanmoins, comme je le dis, c’est peut-être un souci propre à la version que j’avais en ma possession.

Pourtant, il y a de bons éléments à ce livre. Les personnages sont assez charismatiques malgré le fait qu’on en sache si peu sur eux. On a envie de les connaître et de les accompagner.

Le style de Virginie Bégaudeau est plutôt agréable. Ni trop descriptif, ni trop porté sur les dialogues, l’écriture nous fait passer un bon moment. Dommage que le rythme n’y soit pas et que la lenteur gâche un peu l’intrigue.

Bref, un roman qui n’était pas inintéressant mais qui n’a pas su m’accrocher et répondre à mes attentes à temps. Je retenterai peut-être de le lire plus tard car les autres chroniques que je vois fleurir sur le net sont plutôt positives.

Auteur : Virginie Bégaudeau

Titre : Laudanum

Edition : Books on Demand

Genre : Historique

Pages : 404

D’autres avis : larepubliquedeslivres, LecturesenB, Eole

Régine Sondermann – Edith, reine des Saxons

Edith, reine des Saxons

Connaissez-vous Edith, reine des Saxons ? Ce n’était pas vraiment mon cas avant d’ouvrir ce livre. Regine Sondermann propose avec ce roman de nous conter le destin de la reine Edith. Dans ce livre, c’est Edith elle-même qui s’exprime et nous raconte son histoire. Celle-ci commence en 912 en Angleterre et se poursuivra ensuite aux côtés d’Otton, futur roi de Saxe.

Je me suis rapidement attachée à Edith qui, est, un beau jour, parachutée en pays saxe, tellement différent de son Angleterre natale.  C’est tout en pudeur qu’elle nous confie son destin.On ne peut qu’admirer son courage face à ce mari imposant. Edith est également fort déboussolée par les moeurs saxes qui sont parfois contraire à ses principes moraux. Malgré le fait qu’elle n’arrive pas à bien s’intégrer, c’est une reine qui va aller jusqu’au bout de la mission qui lui a été confiée. Bien que la destinée d’une reine à cette époque (début du Moyen-Âge) n’est pas des plus folichons, on finit tout de même par admirer Edith et les choix qu’elle va faire tout au long de sa vie.

Le style de Regine Sondermann est fluide et agréable. L’histoire d’Edith n’est pas trop romancée mais est tout de même facile à suivre grâce au langage simple utilisé par l’auteure. La biographe a vraiment su donner une vision détaillée de la vie d’Edith.

Bref, Edith, reine des Saxons est un roman très appréciable qui saura vous plonger dans la vie de cette reine mystérieuse du Xème siècle. Je le conseille à tous les férus de Moyen-Âge, d’histoire, de royauté ou simplement à tous les curieux !

Challenge des globe-readers

Escale 28/+75 : Madgebourg, Allemagne

Auteur : Regine Sondermann

Titre : Edith, reine des Saxons

Edition : Auto-édition

Genre : Historique

Pages : 212

D’autres avis : ladythat, PetiteLectrice, Auudrey

Suzanne Lène – L’Immigrée de Shanghai

 

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L’immigrée de Shanghai est un roman spécial… très difficile à qualifier car il semble être à la fois un roman historique, une romance mais il y a également un peu de science-fiction qui parsème le tout. Bref, c’était la lecture parfaite pour mon challenge Un genre par mois vu qu’en ce mois de décembre, il fallait trouver et lire un roman indéfinissable.

L’écriture de Suzanne Lène est douce et fluide. Elle nous sert de gouvernail dans cette histoire qui a tôt fait de nous perdre. En effet, il y a pas mal de mystères, d’éléments inexplicables dans ce livre et si on n’est pas patient, on risque de passer complètement à côté. Pourtant, il y a également de l’action, du voyage, de l’aventure… Mais j’ai eu la sensation d’être dans un rêve, beaucoup d’éléments m’échappaient et ce n’est qu’à la fin qu’on voit la brume se dissiper.

Le point fort de ce livre est certainement le fait que l’on entre dans l’intimité des différents personnages que ça soit Bao, Antoine, Pierre… Quand l’auteure les met en avant, on a vraiment l’impression d’être dans leurs têtes et de ressentir leurs sentiments.

L’Immigrée de Shanghai est donc un roman assez spécial qui m’a parfois dérouté mais qui m’a également charmée. Je vous conseille de vous en faire votre propre avis !

un genre par mois décembre

Auteur : Suzanne Lène

Titre : L’Immigrée de Shanghai

Edition : Auto-édition

Genre : Romance, historique, science-fiction

Pages : 590