Tony Sandoval – Le serpent d’eau

le serpent d'eau

C’est toujours une joie immense que de voir un nouvel ouvrage de Tony Sandoval publié en français. Celui-ci n’échappe pas à la règle…

Sandoval nous propose à nouveau une histoire gothique et onirique. C’est l’histoire de deux jeunes filles qui vont se lier d’amitié, d’une attraction pour les dents et d’un roi poulpe. Pour lier tous ces éléments, il va vous falloir le lire car je n’en dirai pas plus ;).

Le coup de crayon de Tony Sandoval est toujours aussi sublimes. Ces couleurs délavées rendent très bien cette atmosphère si spéciale qui se dégage de cette bande-dessinée. L’auteur nous régale avec des cases très grandes dans lesquelles on aime s’y perdre. L’intrigue est quant à elle étrange, malsaine parfois mais surtout fascinante.

Bon vous l’avez compris, je suis encore tombé complètement sous le charme du dernier bébé de Sandoval. Il ne me reste plus qu’à attendre le prochain !

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BD du mercredi

 

Auteur : Tony Sandoval

Titre : Le serpent d’eau

Edition : Paquet

Genre : BD, fantastique

Pages : 100

Cressida Cowell – Harold et les dragons, tome 4 : Comment dompter une brute complètement givrée

Harold et les dragons, tome 4 Comment dompter une brute complètement givrée

Durant mon Read-a-Thon, j’ai lu une nouvelle aventure d’Harold et les dragons. La fin du tome 3 était un gros cliffhanger car pour une fois, il ne se terminait pas super bien et une menace pesait sur nos héros. Et c’est donc dans ce quatrième volume que nous découvrirons ce qui s’est réellement passé.

J’ai trouvé ce tome plutôt chouette car Cressida Cowell a su nous mener en bateau et pour un livre aussi jeunesse, ce n’est pas évident ! J’apprécie aussi toujours autant les situations loufoques qui parsèment le roman. Ici, nous avons par exemple droit à des descentes en ski tout en tirant à l’arc, la quête d’une mystérieuse patate ou une série de mini-monstres perce-tympans.

J’ai aussi beaucoup aimé l’amitié entre Harold et Findus qui se renforce d’autant plus dans ce tome. Peu à peu, ce personnage secondaire prend de l’épaisseur et on comprend qu’il est aussi très important dans la grande épopée de Harold. Quant à Crocmmou, le petit dragon toujours aussi boudeur, hé bien, je regrette qu’il ne soit pas plus présent dans ce tome même si évidemment, s’il n’était pas là, je ne pense qu’Harold aurait fait long feu chez les Vikings.

Bref, ce quatrième tome est dans la même veine que les précédents avec énormément d’humour et de situations décalées mais aide à approfondir les personnages.

Alex Cousseau, Philippe-Henri Turin – Charles, prisonnier du cyclope

Charles, prisonnier du cyclope

Charles, le dragon est de retour ! Dans ce nouvel opus, il cherche un ami. Le chemin sera long et périlleux !

Quel plaisir de retrouver Charles et sa charmante petite bouille. Cette aventure, toute aussi mignonne que Charles à l’école des dragons ravira les jeunes lecteurs et tous ceux qui ont su garder leur âme d’enfant. L’intrigue de ce deuxième volume prône un grand message de tolérance. On y retrouve les mêmes thèmes que dans le premier c’est-à-dire la différence, le respect de l’autre. C’est un album qui fait réfléchir et qui peut amener pas mal de discussions avec les enfants. Et bien sûr, Charles reste un éternel poète. Toutes ses rencontres sont racontées en rimes. Et c’était plutôt drôle à suivre.

Et puis que dire du dessin toujours aussi magnifique de Philippe-Henri Turin ! Ces gigantesques planches permettent une immersion immédiate dans le monde de Charles. L’album est ultra coloré comme pour Charles à l’école des dragons. J’ai été époustouflée par la première page où on tombe nez à nez avec l’immense oeil de Charles.

Avec Charles, prisonnier du cyclope, les auteurs nous offrent encore une incroyable aventure avec le dragon le plus aimé de la littérature jeunesse. Mais, à quand le troisième volume ?

5 sur 5

Auteurs : Alex Cousseau, Philippe-Henri Turin

Titre : Charles, prisonnier du cyclope

Edition : Seuil jeunesse

Genre : Jeunesse, Album

Pages : 40

D’autres avis : Entre les pages, Fantasia, Vanessa, Le goût des mots, Oceanus in folio, Za, Les sandales d’Empédocle, Lire et merveilles

Léo Timmers – Je veux qu’on m’aime

Petit album tout mignon, Je veux qu’on m’aime nous conte l’histoire d’un corbeau qui en a marre d’être exclu et qui va tenter diverses expériences pour se faire accepter par un groupe de 3 oiseaux.

J’ai vraiment beaucoup aimé les dessins de cet album. Ils me font penser à ceux de Pixar. D’ailleurs, le pitch de départ ressemble au court-métrage For the birds qui a été réalisé par cette maison de production.

Les couleurs sont très vives. On y retrouve du rouge, du bleu, du vert et aussi ce noir corbeau (ben oui forcément !) très intenses. Mais les dessins sont également très épurés. Le décor se limite à un fil et à un poteau électrique. On se concentre donc juste sur l’essentiel : l’histoire et les personnages.

Néanmoins, je n’ai pas du tout apprécié la fin de cette histoire. Je trouve qu’elle peut être interprétée d’une très mauvaise manière par les enfants. D’ailleurs, je ne trouve pas que le corbeau fait le bon choix. Cet album offre une approche sur l’acceptation de soi et l’intégration dans un groupe mais je trouve que le thème est ici vraiment mal exploité. C’est donc un livre que je ne recommanderai pas ou alors avec des pincettes (bien expliquer à l’enfant que le corbeau n’a pas choisi la meilleure solution).

2 sur 5

Auteur : Léo Timmers

Titre : Je veux qu’on m’aime

Edition : Milan jeunesse

Genre : Album

Pages : 32

Couverture : Léo Timmers

D’autres avis : Plumeline

Nadia Coste – Fedeylins, tome 2 : Aux bords du mal

Ce deuxième tome reprend là où on avait laissé Cahyl. Après une brève piqûre de rappel,  le roman démarre fort. Et oui, on est loin du long fleuve tranquille qu’était le premier tome Les rives du monde. Malheureusement, le rythme retombe un peu vers le milieu. Enfin,  je n’ai ressenti aucune lenteur en lisant cette partie mais a posteriori,  je me dis qu’il ne se passe pas grand-chose finalement durant une petite centaine de pages.

L’intrigue de ce deuxième tome est un peu gâchée par la quatrième de couverture qui en dévoile un peu trop à mon goût. Heureusement, que je ne les lis qu’à la fin des livres pour comparer. Mais si comme moi, vous décidez de ne pas la lire, vous découvrirez une riche aventure. Je ne savais jamais ce qui aller se passer, comment l’histoire allait évoluer. Le roman a su me tenir en haleine du début à la fin. La fin, parlons-en d’ailleurs. Un terrible cliff-hanger qui nous donne l’envie irrépressible de commencer le troisième tome dans la foulée. Mais malheureusement, celui-ci ne sort qu’en mars prochain.

La superbe amitié qui lie Cahyl et Glark est le point que j’ai le plus apprécié dans ce second volume. Déjà, dans le premier tome, on sentait les prémisses de cette relation mais elle est encore plus développée ici. On se rend compte que les 2 amis ne sont pas toujours d’accord, que parfois même ils ne se comprennent pas mais ils s’aiment, se respectent et cela dépasse tous les petits tracas, tous les petits accrochages. Et c’est vraiment la vision que j’ai de l’amitié. En parlant de personnages, un nouvel individu fait son apparition. Je n’en dirais pas plus mais sachez qu’on s’y attache très rapidement !

Bref, j’ai passé un agréable moment en compagnie de Cahyl et de Glark dans ce deuxième tome. C’est un joli coup de cœur de fin d’année et je peux remercier Bambi Slaughter de m’avoir suggéré de le sortir dans ma PAL. J’avais besoin d’évasion, de dépaysement et je peux vous dire que j’ai été servie. J’en veux encore ! Mais il va falloir attendre le mois de mars pour la sortie du 3ème tome qui s’intitulera Sous la surface. Une autre saga de Nadia Coste va également sortir au printemps prochain, j’essaierai de me la procurer.

5 sur 5

Auteur : Nadia Coste

Titre : Fedeylins, tome 2 : Aux bords du mal

Edition : Gründ

Genre : Fantasy, jeunesse

Pages : 391