Dulce Maria Cardoso – Le retour

Le retour raconte l’histoire de Rui, qui doit quitter l’Angola et retourner en métropole c’est-à-dire au Portugal car la guerre civile a éclaté et que bientôt l’Angola prendra son indépendance. Malheureusement, le jour du départ, son père est embarqué pour un crime qu’il n’a pas commis.

Le retour est un roman très intéressant qui permet d’imaginer ce que les Portuguais pensaient de leurs colonies et de la relation qu’ils ont avec les locaux. Mais ce roman, c’est aussi l’occasion de voir comment ils s’en sortent en métropole.

Le style est assez familier. On suit les pensées de Rui tout au long du roman. Il me fait énormément penser à L’attrape-coeurs de  J.D. Salinger.

Dans les romans historiques, il est toujours aussi intéressant de découvrir l’Histoire avec un grand H avec l’histoire d’un personnage. Dulce Maria Cardoso s’est basée sur son propre vécu pour écrire ce roman et cela se ressent dans l’intrigue de ce roman.

Bref, Le retour est une belle découverte pour moi !

Escale 45/+75 : Angola

 

Auteur : Dulce Maria Cardoso

Titre : Le retour

Genre : Historique

Pages : 320

Roy Lewis – Pourquoi j’ai mangé mon père

pourquoi j'ai mangé mon père

Voilà une éternité que je voulais lire Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis. On m’avait vanté un roman à la fois drôle et instructif sur le préhistoire. J’en sors tout de même très mitigée…

L’histoire est celle d’Ernest, un jeune garçon qui a un père, Edouard, passionné par l’évolution et les nouvelles découvertes. La petite famille va voir son confort s’améliorer grâce à l’arrivée du feu mais c’est loin d’être la seule invention d’Edouard.

Bon, au niveau de l’humour, je n’ai rien à redire. Je n’ai pas ri en lisant ce livre mais j’ai souri à de nombreuses reprises tellement les anachronismes et les dialogues des personnages sont marrants. J’ai beaucoup aimé voir l’oncle réfractaire aux nouvelles inventions ou encore voir comme certains accidents provoquent des découvertes.

Néanmoins, on ne peut pas dire que j’ai appris grand chose. Il y a finalement très peu d’ancrage social ou historique. Bon, ok, il y a un oncle qui voyage et qui voit ce qu’il se passe dans les autres continents mais ce n’est que quelques lignes sur un roman qui compte une bonne centaine de pages.

Au niveau de l’intrigue, je dirai simplement qu’on suit l’évolution de cette famille mais il n’y a pas vraiment de réels enjeux ou remises en question.

Bref, j’ai souri en lisant cet ouvrage mais je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.

Auteur : Roy Lewis

Titre : Pourquoi j’ai mangé mon père

Edition : Pocket

Genre : Historique, Humour

Pages : 192

D’autres avis : Hajar, Tomisika

Jim Fergus – Mille femmes blanches

mille femme blanches

Quel roman mes aïeux !!! Voilà des années que je voulais lire Mille femmes blanches mais j’avoue que ma lecture d’un autre roman de l’auteur La fille sauvage m’avait plutôt refroidi. Mais j’ai eu tort d’attendre car ce fut une belle lecture.

Si vous ne connaissez pas l’histoire : Little Wolf, chef Cheyenne propose un pacte avec le président des Etats-Unis. Vu que la coutume veut qu’un enfant reste et respecte la tribu de sa mère, il propose de marier son peuple à 1000 femmes blanches et de les échanger contre 1000 chevaux afin de faire la paix avec les hommes blancs. Les américains sont horrifiés. Mais pas tous ! Des femmes vont écrire à la présidence pour devenir volontaires. Et pour arriver au chiffre de 1000, on va également proposer ce marché aux aliénées et aux prisonnières. Bref, il y a vraiment de tout dans ces 1000 femmes !

Dans la première partie du récit, on va donc suivre May Todd, une jeune femme qui avait été enfermée par sa famille tout simplement car elle avait aimé un homme hors mariage. Elle va donc troquer sa vie à l’asile pour les plaines du grand Ouest. Mais c’est essentiellement la seconde partie qui est plus intéressante et sa découverte, avec les autres compagnes de la vie des Cheyennes.

Ce livre est vraiment une superbe introduction à l’univers cheyenne. Franchement, on s’y croirait même si l’histoire a été modifée (en vrai, il n’y a jamais eu cet échange de femmes) ! Ce livre montre également les rapports très conflictuels avec les colons blancs. Et on se rend vite compte que les Sauvages ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Je suis très surprise de voir que ce livre a été écrit par le même auteur que La fille sauvage. Le style est excellent, je n’ai aucun mal à me plonger dans l’intrigue alors que j’avais trouvé le style très maladroit dans La fille sauvage et que j’avais très fréquemment décroché de ma lecture. Non, franchement, cela reste un mystère pour moi.

Je vous conseille cette lecture qui m’a profondément marquée. J’ai mis plusieurs jours à revenir à la réalité et quitter les terres cheyennes…

Auteur : Jim Fergus

Titre : Mille femmes blanches

Edition : Pocket

Genre : Historique

Pages : 506

D’autres avis : Lounapil, Book’Inn Sofa

Annie Degroote – D’infinies promesses

d'infinies promesses

Les romans historiques sont vraiment sur le point de devenir mon genre préféré. Il faut dire qu’à part la SFFF, il n’y a pas mieux pour s’évader et en plus, cela permet de nous en apprendre plus sur l’histoire ! Avec D’infinies promesses, le voyage ne fut que temporel vu que ce roman se passe dans ma région d’origine à savoir la métropole lilloise.

L’héroïne de ce roman est une jeune fille de 15 ans, Naëlle, fille d’une enlumineuse et d’un vitrailliste. J’ai toujours aimé découvrir l’histoire à travers des personnages plus effacés plutôt que par les ceux qui ont marqué l’histoire ! Être dans une famille de marchands permet également d’avoir un autre point de vue sur le Moyen-âge.

L’intrigue est assez classique et reprend ce qui s’est passé dans le duché de Bourgogne vers 1430. On y parle évidemment un peu de Jeanne d’Arc mais ce n’est pas le sujet principal de ce roman. On se concentre plus sur le règne de Philippe le Bon et la création de l’ordre de la toison d’or. C’est également l’occasion de découvrir la vie quotidienne de la famille de Naëlle ainsi que son amour pour un jeune noble, Thibault de Ghiselin.

Le style d’Annie Degroote est agréable. Sans être simpliste, il permet tout de même une lecture fluide.

Bref, D’infinies promesses est une lecture idéale si vous désirez faire une incursion en Flandres au Moyen-Âge. On y apprend plein de choses tout en suivant le destin passionnant de « petites gens ». Je vous le recommande !

Challenge des globe-readers

Escale 45/75 : Lille, France

Auteur : Annie Degrotte

Titre : D’infinies promesses

Edition : Calmann-Lévy

Genre : Historique

Pages : 384

Philippe Claudel – Les âmes grises

les âmes grises

Voilà une éternité que je n’ai plus lu de romans de Philippe Claudel. Pourtant, je suis fan de sa plume si poétique.

Les âmes grises est un de ses titres les plus connus mais également un des plus sombres. Le roman se passe pendant la première guerre mondiale dans un village près du front. La vie est plutôt tranquille et pourtant une atmosphère assez lugubre s’installe doucement.

Cette ambiance s’ombre s’installe presque sans crier garde. On m’avait pourtant prévenu que ce roman était dur mais je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à ce qu’un événement horrible se passe et pousse tout ce beau monde dans un grand cauchemar. Mais Philippe Claudel est plus fin que ça. C’est petit à petit que tout cela prend forme et finalement, cela rend l’intrigue plus oppressante.

Quant au style, je suis à nouveau charmée ! L’écriture de Philippe Claudel est tellement belle, sensible. Elle me touche en plein coeur et je n’ai aucun mal à imaginer ce que l’auteur a voulu nous transmettre.

Bref, Les âmes grises est effectivement un roman dur, à ne pas mettre entre toutes les mains mais c’est tout de même une histoire qui mérite d’être lue.

Auteur : Philippe Claudel

Titre : Les âmes grises

Edition : Le livre de Poche

Genre : Historique

Pages : 280

D’autres avis : Nathalie