Brigitte Giraud – Un loup pour l’homme

Vous savez comme j’aime découvrir l’Histoire avec un grand H à travers les petites histoires individuelles. Et c’est exactement ce que nous propose Brigitte Giraud avec ce roman.

On accompagne un jeune couple dans cette aventure. Il y a Antoine, jeune homme sensible et plutôt gringalet qui va être appelé en Algérie en 1960 en tant qu’infirmier dans un hôpital militaire. Et Lila, têtue et fort débrouillarde, qui vient d’apprendre sa grossesse. Ils ont deux caractères différents mais un amour infini les habite. Je les ai trouvé très touchants et surtout très justes. Leur pudeur à ne pas dévoiler leurs émotions effroyables m’a touchée.

Outre l’aspect émotionnel, j’ai aimé découvrir l’Algérie à travers les yeux de ces personnages.  A travers ces scènes du quotidien, on ressent tout l’amour de l’autrice pour son pays natal.
L’écriture est belle, tendre, tellement adaptée à ce récit qui, bien qu’il évoque des horreurs, est rempli de douceur et d’une certaine joie de vivre.

J’ai reçu ce livre dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire. Et assez tardivement  ! Du coup, je craignais de ne pas rendre ma chronique à temps. Et finalement que de facilité que ce soit dans la lecture  (en 2 jours) ou dans l’écriture de cet article.

Ce n’est peut être pas le roman le plus extraordinaire de cette rentrée littéraire mais c’est définitivement un petit bijou.

Découvrez les autres chroniques d’Un loup pour l’homme ou sur les autres livres des matchs de la rentrée littéraire de Priceminister grâce au hashtag #MRL17

Auteur : Brigitte Giraud

Titre : Un loup pour l’homme

Edition : Flammarion

Genre : Historique

Pages : 245

D’autres avis : Le blog de Mimi, Alex Mot-à-mots

Julie Klassen – Le secret de Pembrooke Park

688 pages de romance… Cela paraît beaucoup non ? Mais les avis étaient tellement enthousiastes que je me suis laissée convaincre. Et j’ai bien fait car c’est un véritable coup de coeur !

Tout commence lorsque Abigaïl et son père entendent parler de Pembrooke Park, un domaine à l’abandon depuis une vingtaine d’année. Les propriétaires proposant de louer ce bien à prix modique à la famille d’Abigaïl qui est dans une situation financière difficile est une vraie aubaine. C’est finalement seule qu’Abigaïl investit les lieux et les prépare à la venue de son père d’abord, et de sa mère et de sa soeur restées à Londres pour la Saison ensuite. Abigail est vraiment un personnage adorable. Elle fait tout pour faire plaisir à sa famille et à ses amis. C’est une jeune femme réfléchie, indépendante et très courageuse. On est très loin de la jeune fille mièvre qu’on trouve souvent dans les romances.

Ah oui, la romance ! Et bien rassurez-vous, elle est loin de prendre toute la place même si Abigail finira par avoir 3 prétendants ! C’est qu’il y a plein de choses à faire pour Abigail : aider à l’aménagement de la maison, se faire accepter par les locaux, résoudre les mystères de ce magnifique manoir. En fait, ce roman me fait penser à la fois à Jane Austen et aux romans gothiques car on y retrouve pas mal de parallèles : critique de la société, atmosphère inquiétante dans le manoir, etc.

Franchement, je n’ai pas du tout vu les pages défiler et j’ai pris énormément plaisir à suivre les aventures d’Abigail. Il faut dire qu’elle est bien entourée ! La famille Chapman a vraiment ma préférence. Il y a le padre, un peu bourru sur les bords mais on comprendra ensuite pourquoi, La mère, toute gentille et aimante, Lea, leur fille, une jeune femme effacée qui va peu à peu s’épanouir aux côtés d’Abigail, William le fils qui est vicaire et qui fait de superbes sermons ! Et il y a aussi les deux plus jeunes enfants, moins développés mais attachants tout de même.

Ce qui est aussi agréable dans ce récit, c’est qu’on n’est pas dans les bals et les froufrous comme souvent dans les romances historiques. Non, on est à la campagne avec toute sa simplicité et son charme !

Bref, au final, avouons-le, le futur amoureux d’Abigail  est intéressant mais il faut surtout lire ce livre pour savoir quel est le secret de Pembrooke Park et il vaut le coût, je vous le promets !

Auteur : Julie Klassen

Titre : Le secret de Pembrooke Park

Edition : Milady Romantique

Genre : Romance historique

Pages : 688

D’autres avis sur : Logo Livraddict

Courtney Milan – Les frères ténébreux, tome 1 : Le secret de la duchesse

Je vous avais dit dans ma chronique de la novella La gouvernante insoumise que je n’avais pas tardé à lire le tome 1 de la saga. Voici donc ma petite chronique !

Dans cette histoire, on suit donc une jeune fille, Minerva Lane, plutôt discrète, pas très jolie, elle semble condamner à épouser le seul homme qui accepte de la fréquenter et qui la considère comme une petite souris bien serviable. Mais derrière ce faciès assez commun, se cache une jeune femme de caractère à l’esprit aiguisé. Et c’est ce qu’entrevoit le duc de Clermont qui vient justement de s’installer en ville !

Bref, les personnages sont croustillants (je ne sais pas si ça se dit en revanche !). J’ai bien aimé suivre leur péripétie. Et autre point positif : la romance s’inscrit dans un vrai contexte politique, elle n’est donc pas transposable n’importe où et cela donne du cachet à l’histoire.

On suit longuement Minnie et Robert, plus loin que dans la plupart des romances et j’ai aussi beaucoup apprécié ce point.

Bref, les frères ténébreux est vraiment une saga qui m’enthousiaste en ce moment. Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres tomes !

Auteur : Courtney Milan

Titre : Les frères ténébreux, tome 1 : Le secret de la duchesse

Edition : Milady

Genre : Historique, Romance

Pages : 391

D’autres avis : Kincaid, Galleane

Dulce Maria Cardoso – Le retour

Le retour raconte l’histoire de Rui, qui doit quitter l’Angola et retourner en métropole c’est-à-dire au Portugal car la guerre civile a éclaté et que bientôt l’Angola prendra son indépendance. Malheureusement, le jour du départ, son père est embarqué pour un crime qu’il n’a pas commis.

Le retour est un roman très intéressant qui permet d’imaginer ce que les Portuguais pensaient de leurs colonies et de la relation qu’ils ont avec les locaux. Mais ce roman, c’est aussi l’occasion de voir comment ils s’en sortent en métropole.

Le style est assez familier. On suit les pensées de Rui tout au long du roman. Il me fait énormément penser à L’attrape-coeurs de  J.D. Salinger.

Dans les romans historiques, il est toujours aussi intéressant de découvrir l’Histoire avec un grand H avec l’histoire d’un personnage. Dulce Maria Cardoso s’est basée sur son propre vécu pour écrire ce roman et cela se ressent dans l’intrigue de ce roman.

Bref, Le retour est une belle découverte pour moi !

Escale 45/+75 : Angola

 

Auteur : Dulce Maria Cardoso

Titre : Le retour

Genre : Historique

Pages : 320

Roy Lewis – Pourquoi j’ai mangé mon père

pourquoi j'ai mangé mon père

Voilà une éternité que je voulais lire Pourquoi j’ai mangé mon père de Roy Lewis. On m’avait vanté un roman à la fois drôle et instructif sur le préhistoire. J’en sors tout de même très mitigée…

L’histoire est celle d’Ernest, un jeune garçon qui a un père, Edouard, passionné par l’évolution et les nouvelles découvertes. La petite famille va voir son confort s’améliorer grâce à l’arrivée du feu mais c’est loin d’être la seule invention d’Edouard.

Bon, au niveau de l’humour, je n’ai rien à redire. Je n’ai pas ri en lisant ce livre mais j’ai souri à de nombreuses reprises tellement les anachronismes et les dialogues des personnages sont marrants. J’ai beaucoup aimé voir l’oncle réfractaire aux nouvelles inventions ou encore voir comme certains accidents provoquent des découvertes.

Néanmoins, on ne peut pas dire que j’ai appris grand chose. Il y a finalement très peu d’ancrage social ou historique. Bon, ok, il y a un oncle qui voyage et qui voit ce qu’il se passe dans les autres continents mais ce n’est que quelques lignes sur un roman qui compte une bonne centaine de pages.

Au niveau de l’intrigue, je dirai simplement qu’on suit l’évolution de cette famille mais il n’y a pas vraiment de réels enjeux ou remises en question.

Bref, j’ai souri en lisant cet ouvrage mais je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.

Auteur : Roy Lewis

Titre : Pourquoi j’ai mangé mon père

Edition : Pocket

Genre : Historique, Humour

Pages : 192

D’autres avis : Hajar, Tomisika