David Safier – Maudit karma

Maudit-Karma

Oulah, voilà une éternité que je n’ai rien publié ici. Je vous rassure, je vais très bien. J’ai juste une vie bien chamboulée depuis quelques mois.

Je reviens aujourd’hui sur Maudit karma de David Safier, un livre bien drôle sur la réincarnation.

Dans ce livre, on suit donc Kim Lange, une animatrice de talk show qui est une vraie garce au début du livre. Elle fait passer sa carrière avant sa fille et ne pense qu’à tromper son mari juste pour pimenter son quotidien. Bref, on la déteste et on se demande comment on va faire pour la supporter pendant tout le roman !

Après une mort tout à fait ridicule, Kim est réincarnée en fourmi et va rencontrer Casanova qui malgré des tas de réincarnations n’arrive pas à amasser du bon karma afin de se réincarner en « créature plus élaborée ». Pour Kim, cette série de réincarnation va permettre une grande remise en question de ses objectifs dans la vie. J’ai aimé voir son évolution et m’attacher à elle petit à petit. Finalement, elle voit chaque réincarnation comme un pas pour retrouver ceux qu’elle aime.

Les remarques acerbes de Kim et le romantisme à deux balles de Casanova donnent une bonne touche d’humour à ce livre que je qualifierai de « feel good ». Vous pouvez donc le lire dès que la déprime s’installe !

Le style, bien qu’il ne m’aie pas impressionné reste agréable et efficace. Il ne gêne pas la lecture et permet au contraire de la fluidifier.

Bref, « Maudit karma » fut un très bon moment de détente pour moi. Je vous le conseille !

Auteur : David Safier

Titre : Maudit karma

Edition : Pocket

Genre : Humoristique

Pages : 343

D’autres avis : Galleane, Frankie, Ethernya, Thalia, Cajou, Jess

Jón Kalman Stefansson – D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds

d'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds

Carnet de voyage

Il y a quelques semaines, je me suis envolée pour l’Islande. Mais avant d’arriver à l’aéroport de Keflavik, j’ai rencontré Ari qui m’a raconté l’histoire de sa famille sur plusieurs générations. La vie de son grand-père d’abord puis son enfance à côté de la base américaine de Keflavik et enfin sa vie actuelle. Ari revenait sur son pays natal après 2 ans passés au Danemark.

J’ai adoré découvrir les paysages islandais à travers les yeux de Ari et de sa famille. La terre noire se mélange à la glace. Et dans cet univers si inhospitalier, il y a une âme qui vit, l’âme des islandais. Même si c’est un peuple qui peut paraître très froid au premier abord, en les écoutant un peu, on se rend compte qu’ils sont tous un peu poètes. Leur caractère fermé n’est juste qu’une retenue, qu’une sorte de bouclier face aux événements (climatiques ou non) qui se déchaînent sur ce peuple.

Même si l’histoire que m’a conté Ari peut sembler lugubre, tellement le sort semble s’acharner sur sa famille que le bonheur ne semble pas atteindre, j’ai adoré l’écouter me parler de toutes leurs aventures. Il m’a parlé de thèmes divers comme la condition de la femme à travers sa grand-mère Margret ou l’occupation américaine pendant les années 80 ou la vie de pêcheurs au début du siècle dernier. En peu de mots, on peut découvrir les multiples aspects de cette île mystérieuse.

J’ai été tout de même déboussolé par les consonances de la langue islandaise. Il y a plusieurs caractères qui m’étaient inconnu et en voyant certains prénoms, je ne savais pas vraiment comment les prononcer. Mais une petite recherche Google et hop, tout rentre en ordre.

J’ai été happée par ce pays et je ne crois pas m’en être sorti indemne. Même si, comme vous l’avez deviné, ce voyage ne fut que littéraire, il m’a profondément marquée et m’a donné envie de partir, pour de vrai cette fois, en Islande, juste pour toucher du bout du doigt ce pays aux contrastes saisissants.

D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds de Jón Kalman Stefansson a été lu dans le cadre des Matchs littéraires de Price Minister #MRL15.

mois scandinave

Challenge des globe-readers

Escale 44/+75 : Keflavik, Islande

Auteur :  Jón Kalman Stefansson

Titre : D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds

Edition : Gallimard

Genre : Contemporain

Pages : 442

D’autres avis : jeromeDOMMSKurelina

Aravind Adiga – Le dernier homme de la tour

Le dernier homme de la tour

Allez, je renoue enfin avec Aravind Adiga, l’auteur du génialissime tigre blanc. Dans cette histoire, on va suivre les habitants d’un vieil immeuble huppé, qu’un promoteur vient d’acquérir afin de construire un nouveau building. Il doit donc racheter tous les appartements avant de procéder à la démolition. Mais tout ne va pas se passer si facilement…

Grâce à une kyrielle de personnages, Aravind Adiga arrive encore à nous montrer toute la société indienne, et particulièrement les Mumbaikar (habitants de l’actuelle Bombay). En peu de pages, on a vraiment l’impression d’avoir un portrait détaillé de cette ville et de la manière dont ses habitants interagissent entre eux. Bon évidemment, si on préfère les romans bien rythmés, on risque de s’ennuyer avec le dernier homme de la tour.

Car du côté de l’intrigue, on ne peut pas dire qu’Adiga innove. Ce que je vous ai raconté en 3 phrases ci-dessus peut totalement résumer le roman. Il n’y a pas vraiment de surprise. On sent quasiment dès le départ comment tout cela va se terminer. Mais ce n’est pas la destination qui compte mais bien le voyage à travers toutes les vies esquissées dans ce roman, de ce vieux professeur, de cette famille communiste ou de celle dont un enfant est un retardé mental ou encore de la femme de ménage qui vit dans un bidonville et qui risque à tout moment d’être expulsé. Tant de destins qui doivent vivre ensemble…

Le style d’Aravind Adiga est toujours aussi intéressant. Néanmoins, j’avoue l’avoir trouvé moins « mordant » que dans ses écrits précédents. Il a un peu perdu de son côté cynique. Dommage, j’espère que cette absence n’était que passagère et qu’il nous reviendra vite avec un ouvrage aussi flamboyant que son premier roman !

Petit point sur l’édition de Buchet Chastel : j’ai regretté que les notes ont été relégués en fin de volume. C’était vraiment fastidieux de devoir aller fréquemment découvrir les définitions en fin d’ouvrage. En bas de page, cela aurait été bien plus aisé, surtout que les notes sont toujours très courtes (2 phrases maximum) !

Bref, Le dernier homme de la tour est un joli portrait de Mumbai mais il est loin d’égaler Le tigre blanc !

Challenge des globe-readers

Escale 46/+75 : Mumbai, Inde

Auteur : Aravind Adiga

Titre : Le dernier homme de la tour

Edition : Buchet Chastel

Genre : Contemporain

Pages : 585

D’autres avis : Romain Dezwarte, L’ivre de lire, Chalipette, Lounima

Riikka Pulkkinen – L’armoire des robes oubliées

L'armoire des robes oubliées

J’attendais beaucoup de cette lecture. Déjà, je trouvais la couverture fascinante avec les différents tissus qui s’entremêlent. L’histoire promettait une intrigue autour de secrets de famille. Mais j’avais surtout envie de découvrir ce roman car il se déroule en Finlande. Je m’imaginais déjà au pays des Fjords et des lacs !

Bon j’avoue que j’ai vite déchanté… Le roman présente pourtant quelques qualités comme l’exquise écriture de Riikka Pulkkinen, tout en sensibilité. On se sent vraiment au coeur des tourments qui habitent les personnages. Elle sait très bien faire passer les émotions.

Là où le bas blesse, c’est plutôt dans l’intrigue. On comprend vite de quoi il en retourne et le récit est fort classique pour ceux qui ont déjà des grandes sagas familiales. Je trouve également très dommage que le roman ne soit pas plus ancré géographiquement. A part quelques fois où on mentionne les saunas ou les lacs, on pourrait croire que cette histoire se passe n’importe où dans le monde.

Bref, j’ai terminé en diagonale L’armoire des robes oubliées qui n’a pas su m’emporter.

Auteur : Riikka Pulkkinen

Titre : L’armoire des robes oubliées

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 399

D’autres avis : Cajou

Challenge des globe-readers

Escale : 42/+75 : Finlande

Amélie Nothomb – Le Crime du comte Neville

le crime du comte neville

On l’attend chaque année comme le beaujolais nouveau (d’ailleurs, quand sort-il ?), c’est bien sûr le nouveau Nothomb ! Je dois vous avouer qu’au départ, il ne me tentait pas des masses. Je n’avais pas vaiment envie de lire un policier, la couverture ne m’emballait pas du tout ni la petite phrase d’accroche… Bref, je pensais bien faire l’impasse cette année sur le dernier cru d’Amélie Nothomb. Et puis les premiers avis sont tombés et ils étaient plutôt bons alors quand mon homme a décidé de me l’offrir, je n’ai pas refusé.

Je ne vais pas vous résumer l’histoire car la découvrir fait partie du plaisir de lire ce livre mais je peux vous dire que ça parle de prémonition, de meurtre et de bourgeoisie. Au départ, j’ai eu un peu de mal à me plonger dedans. Le personnage du comte était trop décalé pour être attachante. Mais quand Sérieuse intervient, là, l’histoire prend tout son piquant et j’ai aimé voir le suspense monter jusqu’à la chute finale qui est vraiment très réussie ! Pas d’intrigue bâclée mais simplement une petite histoire très intéressante.

Le style d’Amélie Nothomb me plaît toujours autant et j’aime la singularité de son écriture, de ses personnages, etc.

Bref, Le crime du comte Neville est vraiment une bonne lecture.

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Le crime du comte Neville

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Pages : 144

D’autres avis : Pauline