Jack London – L’appel de la forêt

appel de la forêt

Pour le challenge Un genre par mois, j’ai choisi un livre jeunesse qui me tentait depuis très longtemps. L’appel de la forêt raconte l’histoire de Buck, un chien qui va être vendu pour devenir chien de traîneau en Alaska.

Comme Croc-Blanc, je vous avoue que ce  qu’il arrive à Buck est très dur et il vaut mieux avoir le coeur bien accroché. Mais ce roman est également une jolie plongée dans les territoires enneigés de l’Alaska et de la Colombie Britannique. On en apprend encore plus sur la vie de chien de traîneau et sur la ruée vers l’or.

Le style de Jack London est facile à lire et peut permettre aux plus jeunes de découvrir plus la nature. La vieille édition Folio que je possède (pas celle qui est en couverture) avait également une partie bonus avec des jeux, des tests, etc. De quoi faire durer la lecture encore plus longtemps !

Le roman manque toutefois de personnages féminins forts et attachants que ce soit au niveau des chiens ou des humains.

Mais n’empêche, quel beau roman qui donne envie de partir vivre dans la nature ou de serrer très fort le prochain chien qu’on croise ! Je vous conseille de le lire au coin du feu cet hiver.

Auteur : Jack London

Titre : L’appel de la forêt

Edition : Folio

Genre : Classique, jeunesse

Pages : 181

D’autres avis : Kincaid, Naelline, Tomisika

Quelques abandons

J’avais envie de vous parler brièvement de 3 livres que j’ai abandonné ces derniers mois. 3 livres de genre assez différent pourtant mais auxquels je n’ai pas accroché.

Le baron perché

Dans cette liste, je pense que Le baron perché est le seul que je pense retenter un jour. C’est un roman philosophique à la “Voltaire”, ça avait donc tout pour me plaire. Mais après environ 130 pages, j’ai trouvé que l’histoire commençait à patiner et ça m’a beaucoup agacée alors j’ai préféré le laisser de côté. L’intrigue est pourtant assez chouette : un jeune garçon, Côme, décide de ne plus jamais descendre des arbres et va passer sa vie dessus et regarder la vie de ses concitoyens. Bref, c’est un roman qui aura probablement une deuxième chance avec moi.

l'arbre de l'été

On reste dans le domaine arboricole avec ce deuxième abandon : La tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’arbre de l’été de Guy Gavriel Kay que j’ai abandonné au bout de 100 pages. Comme d’autres lecteurs, j’ai trouvé ce début très classique pour de la fantasy et je n’ai pas su m’attacher aux personnages dont je ne comprenais pas les motivations et les réactions. Bref, je suis complètement passé à côté malheureusement.

Loup y es-tu

C’est au bout de même pas 40 pages que j’ai baissé les armes avec Loup, y es-tu ? d’Henri Courtade. Là, j’ai un peu de mal à expliquer pourquoi mais j’ai tout de suite détesté. Il faut dire qu’il y a quelques éléments qui m’horripilent qui sont présents ici : à savoir quand un auteur fait “coller” à son histoire les grands événements historiques (attentat, guerre, etc.). J’ai toujours trouvé ce processus trop facile. Ah et puis l’histoire se passe à New York, aux Etats-Unis et j’avoue que je n’ai jamais aimé quand les auteurs français déportaient leur histoire aux States juste pour que ce soit plus sexy que la campagne française. Bref, c’est vraiment dommage mais mon rejet pour ce roman a été viscéral. Ce n’est clairement pas pour moi.

Gabriel Garcia Marquez – Cent ans de solitude

Cent ans de solitude

Cent ans de solitude est le genre de livre culte qui fait un peu peur. C’est finalement en entendant parler quelques grands écrivains dans La grande librairie que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Et j’ai bien fait !

Car ce roman est un chef d’oeuvre et ce n’est qu’à la toute fin que cette révélation s’est faite chez moi. Il est vrai que je suis rentrée très facilement dans l’intrigue. J’ai aimé suivre les générations de Buendia qui se succédaient. Tous sont attachants mais aussi un peu fous. Cela part du couple originel : Ursula et José Arcadio et de leurs deux fils José Arcadio et Aureliano.

Autant vous dévoiler directement ce qui fait un peu peur dans le récit : les prénoms se transmettent au fil des générations comme c’est souvent le cas dans les familles latinos. Il y aura donc plusieurs José Arcadio, Aureliano, Ursula, Amaranta, etc. Certains trouvent cela déstabilisant. Vous trouverez même des arbres généalogiques sur le net pour mieux vous repérer. Moi, je n’en ai pas eu besoin car je trouve qu’on reconnait facilement de qui on parle. Il y a également quelques surnoms pour les différentier au cas où. Ce qui est également perturbant est que les personnages qui portent le même prénom aient le même caractère. Moi, je trouve ça très beau, cela montre l’héritage de cette famille.

Cent ans de solitude est avant tout une grande épopée, celle que vit la Colombie entre le milieu du XIXème siècle et le milieu XXème siècle. C’est celle des nombreux changements que cette époque apporte, des rêves et des espoirs que l’époque nourrit ou fait retomber en poussière. Avec ce roman, on est véritablement au sein de la Colombie, de ses traditions et de ses superstitions, de ses guerres aussi. Juste pour cet aspect-là, je vous conseillerai ce livre.

Mais ce n’est pas tout. Je ne sais pas comment l’auteur fait mais il arrive à nous montrer la solitude qui habite chacun des membres de cette lignée alors qu’ils ne vivent jamais seuls et que de nombreuses fêtes se déroulent au village de Macondo. C’est comme si je ressentais ce qu’éprouvait chacun de ses individus. Certains reprocheront probablement au roman de ne pas approfondir les personnages. Ce n’est pas mon cas. Encore une fois, c’est un mystère pour moi mais Gabriel Garcia Marquez arrive à nous attacher à la famille dans son ensemble et non à un membre en particulier.

Ce livre est tout simplement grandiose et je vous recommande vivement de le découvrir. Néanmoins, il n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains car Cent ans de solitude est un roman complètement dingue où se côtoient les guerres, les religions, la magie, l’inceste, la pornographie et la zoophilie. Pour moi, ce livre fut une bonne grosse claque !

Auteur : Gabriel Garcia Marquez

Titre : Cent ans de solitude

Edition : Points

Genre : Classique, historique

Pages : 460

Challenge des globe-readers

Escale : 37/+75 : Colombie

Albert Camus – L’étranger

l'étranger

Je n’ai pas lu L’étranger, non, je l’ai écouté grâce à un livre audio. Grand chef d’oeuvre de la littérature français, L’étranger est certainement l’ouvrage le plus connu d’Albert Camus. Je ne connaissais de cet auteur que sa rivalité avec Jean-Paul Sartre et je sais qu’il y avait des partisans pour chacun d’eux. Et même si j’ai apprécié ma lecture, je pense que je suis plus de la team Sartre que Camus.

L’étranger, si vous ne le savez pas encore, est l’histoire d’un homme qui va commettre un crime sans vraiment le faire exprès et de son procès. Ce qui m’a marqué dans ce roman, est qu’il est vraiment très intime. J’ai rarement eu l’impression d’être autant dans la tête d’un personnage. On est vraiment au plus près de Mersault. Et pourtant, je n’ai pas su m’attacher à 100 % à ce personnage. Je ne sais pas si c’est dû au fait que le personnage semble assez froid ou à l’écriture “mécanique” de Camus.

Et finalement, je crois que c’est ce côté froid, absent, ce sentiment qu’il nous est “étranger” qui ne m’a pas permis d’autant m’émouvoir que d’autres lecteurs au procès et à la fin de celui-ci alors que ça doit justement être là que réside tout le charme de cette histoire.

Bref, ce fut tout de même une lecture (ou plutôt une écoute) intéressante et je comprends l’engouement pour cette histoire bien que je ne le partage pas. Je suis donc team Sartre !

Challenge des globe-readers

Escale 30/+75 : Alger, Algérie

Auteur : Albert Camus

Titre : L’étranger

Genre : Classique

Edition : Folio

Pages : 180

D’autres avis : Hajar a adoré, Stelphique et Kincaid sont passées à côté, Rose a apprécié.

Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est typiquement le genre de livres qui traverse les âges et sait toucher toutes les générations. Et je serai bien en peine de vous expliquer pourquoi cette histoire arrive à séduire autant de gens -mois compris-.

Dans ce roman, on suit donc la jeune Scout et son grand frère Jem qui vont assister à un procès un peu spécial : leur père Atticus est chargé de défendre un jeune homme noir accusé de viol. Dans l’Amérique des années 30, défendre un homme de couleur est très mal vu.

Je me suis immédiatement attachée à Scout qui nous ramène irrémédiablement vers les petits tracas de notre enfance. J’aime sa naïveté, sa fraîcheur, son caractère fougueux et son comportement de “garçon manqué”. J’aime égalment Jem son grand frère qui sort peu à peu de l’enfance et qui tente de se responsabiliser. J’apprécie également Atticus, le père de cette petite tribu et qui prend très à coeur son rôle d’avocat. Le secret est peut-être là au fond : on s’attache profondément à la famille Finch.

Mais le contexte joue également un grand rôle. Cette affaire judiciaire en plein milieu des années 30 nous rappelle que bien que l’esclavage soit aboli, la place des Noirs aux Etats-Unis est encore précaire et il semble encore inimaginable de faire gagner un Noir contre un Blanc. C’est très intéressant de suivre cette histoire depuis les yeux des enfants qui n’ont pas encore pu être influencés par les clichés et l’influence des adultes envers les personnes différentes.

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est l’unique roman d’Harper Lee. On pourrait le regretter tellement cette histoire est un vrai chef-d’oeuvre mais je comprends sa décision : il aurait été très difficile de faire mieux. Je vous conseille donc de lire ce roman si ce n’est pas encore fait. C’est une histoire touchante qui saura réveiller l’enfant au fond de vous.

Auteur : Harper Lee

Titre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Edition : Le livre de poche

Genre : Historique, Classique, Drame

Pages : 447

D’autres avis : Frankie, Nathalie, Ikebukuro, Hajar, Tomisika