Seul face au désert, à l’immensité d’un paysage brûlé et aride, seul face à son destin dont la clé lui échappait encore.
A vingt-trois ans, le prince Ramsès était un athlète d’un mètre quatre-vingts, à la magnifique chevelure blond vénitien, au visage allongé, à la musculature fine et puissante ; le front large et dégagé, les arcades sourcillières saillantes, les sourcils fournis, les yeux petits et vifs, le nez long et un peu busqué, les oreilles rondes et délicatement ourlées, les lèvres assez épaisses, la mâchoire affirmée composaient un visage autoritaire et séducteur.Voici le deuxième tome relatant le début du règne de Ramsès II. Déjà de nombreux complots se créent pour faire tomber notre héros. Un roman que j’ai trouvé tout aussi bien que le premier tome, même s’il est plus politique que le précédent. Toutefois, il est bon de rappeler que Christian Jacq nous offre une version romancée de la vie de Ramsès II qui s’éloigne parfois de la vérité. (Par exemple, Ramsès II n’avait pas de frère aîné) Comme l’évoque le titre du tome, Ramsès va commencer à faire construire de nombreux monuments. Il va même aller jusqu’à construire totalement une nouvelle capitale Pi Ramsès.

Auteur: Christian Jacq
Titre: Ramsès : Le temple des millions d’années
Editeur: Pocket
Genre: Historique

Heureusement, Olivia et ses amis venaient de ce type de famille pour lequel boire de l’alcool était aussi ordinaire que se moucher. Leurs parents croyaient dur comme fer à ce concept quasi européen : plus leurs gamins avaient accès à l’alcool, moins ils risquaient d’en abuser. Olivia et ses amis pouvaient donc boire tout ce qu’ils voulaient, quand ils le voulaient, tant qu’ils continuaient à avoir de bonnes notes, ne s’enlaidissaient pas et ne mettaient ni eux ni leur famille dans l’embarras en dégobillant en public, en se faisant pipi dessus, ou en délirant dans les rues. Et cela était valable pour tout le reste, comme le sexe ou la drogue : tant que vous sauviez les apparences, tout allait bien.
Je soulevai le couvercle de pierre et sortis du sarcophage. L’odeur était faible mais presque irrésistible. C’était le parfum musqué de la première fille de joie avec qui j’avais couché. C’était le gibier rôti en hiver, après des jours et des jours d’abstinence. C’était le vin nouveau, les pommes fraîchement cueillies, l’eau limpide d’un torrent par un jour de grosse chaleur.
Angel, curieux de tout, se mit au français et au prolo dans le texte. Ses compagnons de circonstance lui apprenaient des mots, lui faisaient des blagues lourdingues d’atelier, genre passe-moi l’huile de coude, le baume d’acier, le tournevis à souder. Des blagues de cul aussi. Angel en avait entendu d’autres à l’armée, mais ce genre d’humour ne le faisait tout simplement pas rire, pas sourire même. Quand ils le questionnaient sur sa vie, il se vengeait. Comment elle est ta femme ? Elle est belle, très belle. Elle danse le flamenco ? Bien sûr que oui. Tous les matins, elle met ses castagnettes, sa robe à pois et elle se lance dans des pirouettes et zapateados jusqu’à l’heure du repas. Et t’as déjà vu une corrida ? Non seulement, j’ai vu une corrida, mais on a un taureau à la maison, qui s’appelle Paquito et tous les soirs faut le sortir pisser, une vraie corvée. Tu te foutrais pas un peu de nous ? Pas mon genre. T’as qu’à nous la faire voir ta femme, t’as bien une photo ? Bien sûr que j’ai une photo mais je ne vous la montrerai jamais, nous, les Espagnols on est très jaloux. Si tu voyais ma femme, je serais obligé de te tuer, c’est comme ça, c’est la coutume…
– Je vois… dit le vampire d’un air pensif.
C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul à savoir qu’il s’appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.
Le taureau sauvage, immobile, fixait le jeune Ramsès.