Étiquette : dark fantasy

  • Michaël Le Galli et Mike – Naragam, tome 1 : La quête de Geön

    naragam tome 1

    Ce sont les dessins qui m’ont attirée vers cette bande dessinée. La tête de Geön en l’occurence qui est plutôt comique et qui donne envie de découvrir son aventure. Il forme avec Sajiral, un duo très mal assorti. Mais c’est ce duo qui donne de la force à récit. On s’éclate à découvrir leur expédition et leurs prises de bec récurrentes.

    Le monde, en revanche, est vachement moins drôle. Je dirai même qu’il est lugubre, très lugubre. Il est constitué de marais et de déserts et on y croise souvent des carcasses. Brrr… L’auteur met également souvent en scène ses personnages la nuit, ce qui renforce que le côté effrayant de cet univers.

    L’intrigue ne va pas très loin dans ce tome qui ne sert finalement qu’à planter le décor et à nous présenter le décor.

    Wait and see donc pour voir si ce que la suite nous concoctera. En tout cas, ce premier tome est prometteur !

    Auteurs: Michaël Le Galli, Mike

    Titre : Naragam, tome 1 : La quête de Geön

    Edition : Delcourt

    Genre : BD, Fantasy

    Pages : 96

  • Jérôme Noirez – Féerie pour les ténèbres

    Feerie-pour-les-tenebres

    Féerie pour les ténèbres est un livre-univers. L’auteur a écrit plusieurs romans et nouvelles se déroulant dans cet étrange monde. Ce recueil nous présente une partie d’entre eux.

    Que dire sur ce livre à part que Jérôme Noirez me bluffe. Est-ce vraiment le même auteur qui a écrit La dernière flèche cette version revisitée de Robin des bois ? Car ici, il faut bien dire qu’on est loin des légendes et des contes, c’est un monde incroyablement glauque et putride qui nous est présenté ici.

    L’auteur a pris le parti de nous présenter son monde via les histoires personnelles de plusieurs personnages qui ne semblent avoir aucun point commun au premier abord. Par la suite, tout va s’entremêler. Mais la grande force de ce livre reste son univers mais surtout l’ambiance que l’auteur a su distiller dans son récit. Une ambiance tellement nauséabonde que je n’avais pas du tout envie de rester dans cette histoire tellement j’avais l’impression que ma peau me démangeait et que mon coeur battait la chamade rien qu’à l’idée d’entendre parler du Monde du Dessous.

    Cette sensation désagréable m’empêche d’en faire un coup de coeur mais je pense que ce livre a parfaitement rempli son rôle pour moi. Comme souvent dans les publications du Bélial, j’invite tous ceux qui recherchent du renouveau dans la fantasy à s’attaquer à cet ouvrage. En plus, il est sorti en poche, vous n’avez plus d’excuse ;).

    Et hop première lecture du mois pour le challenge :

    un genre par mois mars

    Auteur : Jérôme Noirez

    Titre : Féerie pour les ténèbres

    Edition : J’ai lu

    Genre : Fantasy

    Pages : 444

    D’autres avis : Lune

  • Fabrice Colin – Winterheim, l’intégrale

    9782290059302_Winterheim_Couv_001_0000

    Les Faeders et les dragons se sont retirés du monde des humains depuis bien longtemps. Seules la dame des songes et ses demi-soeurs s’occupent d’eux désormais. C’est dans ce monde que va naître Janes, jeune homme aux dons particuliers. C’est accompagné de sa chouette Flocon qu’il va commencer la grande aventure auquel il est promis.

    Dans Winterheim, nous découvrons un monde où le froid prédomine. Les paysages enneigés sont donc parfait pour une lecture d’hiver au coin du feu. L’auteur se base sur la mythologie nordique pour enrichir son récit. L’atmosphère est tout de même assez lugubre dans cette trilogie. La saga n’est tout de même pas à conseiller aux plus jeunes lecteurs car des évènements bien sombres s’y déroulent comme des viols.

    Je vais maintenant détailler ce que j’ai pensé des 3 tomes que comptent cette saga. Dans le premier volume intitulé Le fils des Ténèbres, Fabrice Colin nous présente les personnages ainsi que l’univers si particulier qu’il a créé. Ce début sert surtout à nous faire découvrir et apprécier Janes qui va peu à peu se révéler. Les épreuves commencent pour lui ! C’est de loin le tome que j’ai préféré. J’ai adoré me laisser emporter par ce nouvel univers. J’ai aimé toute l’innocence, la naïveté qui se dégage du héros.

    Dans le deuxième tome, La saison des conquêtes, la situation commence à bouger et Janes qui est train de devenir le héros dont parle dans les légendes. Ce tome est assez réussi

    Enfin, le troisième tome, La fonte des rêves, amène Janes à terminer sa quête. Enfin le grand final ! Mais les péripéties et les concessions seront très grandes pour notre héros. On souffre vraiment avec lui. Certains passages m’ont semblé toutefois bien longs. Peut-être est-ce dû au fait que j’ai enchaîné les trois tomes mais il faut bien avouer que j’avais hâte que la quête de Janes touche à sa fin.

    Janes, parlons-en justement ! Il est le personnage type d’un roman d’heroic fantasy. C’est un garçon fort et courageux qui a un grand rôle sur les épaules et doute énormément de lui. Même s’il est attachant par certains aspects, je regrette tout de même son aspect trop lisse.

    Livia nous parait plus énigmatique au début. On ne comprends pas encore le rôle qu’elle a à jouer dans cette histoire. Par moment, elle m’a semblé une femme forte et indépendante et à d’autres, une pauvre petite victime voire même une femme transparente. Mais sa relation avec Janes est tout de même assez mignonne et dans ce monde si désespéré, cela fait du bien !

    Je regrette tout de même que la chouette Flocon ne soit pas plus présente dans ce récit. J’imaginais qu’elle avait un grand rôle à jouer mais ce ne sera finalement pas le cas. Les personnages bien que n’étant pas originaux dégagent un certain charme, une tendresse même qui font que j’ai apprécié les suivre tout le long de leur périple.

    Beaucoup de douceur et de poésie se dégage du style de Fabrice Colin. Il arrive habilement à nous faire imaginer les rudes paysages du monde qu’il a créé.  La lecture est fluide malgré les nombreuses décisions. J’ai tout de suite ressenti l’amour que l’auteur a pour les personnages qu’il a créé. C’est très touchant.

    Globalement, Winterheim est une trilogie de fantasy assez classique. C’est le premier ouvrage du genre pour l’auteur et il souffre de quelques erreurs de jeunesse (dans l’élaboration des personnages par exemple). Néanmoins, une grande tendresse se dégage de cette saga.

    4 sur 5

    Auteur : Fabrice Colin

    Titre : Winterheim, l’intégrale

    Edition : J’ai lu

    Genre : Fantasy

    Pages : 735 pages

    Illustration : Vincent Madras

    D’autres avis : karline05, Matilda, Livresse_des_Livres, Bambi_slaughter, Chris5908, paikanne, Marmotte, BlackWolf

  • Thierry Di Rollo – Bankgreen, tome 2 : Elbrön

    ElbrönJe suis de retour sur Bankgreen grâce au deuxième et dernier (déjà !) tome de la saga. J’étais très curieuse de découvrir cette suite. Je n’avais aucune idée de ce que l’auteur allait faire pour donner un second souffle à cette histoire. Je vous rassure d’emblée, il y est très bien arrivé !

    Elbrön, c’est finalement Bankgreen mais en mieux. Maintenant que tout cet étrange monde nous a largement été présenté dans le premier volume, le rythme s’accélère et les actions s’enchaînent plus rapidement. La Mort est toujours omniprésente dans ce récit mais elle change d’aspect. L’auteur arrive encore à me surprendre avec de nouvelles créatures, de nouvelles configurations. Les Runes restent mon espèce préférée. Ce sont des créatures énigmatiques qui répondent aux questions que se posent les autres espèces. Néanmoins, j’ai bien aimé les Elbrön, ces êtres mystiques que l’on va apprendre à découvrir ici. J’ai aussi apprécié de retrouver un personnage du tome 1 mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir ;).

    Le style est toujours aussi envoûtant. Une poésie toute particulière se dégage de ce récit. Et puis il y a Bankgreen, ce monde énigmatique qui m’a vraiment captivée du début à la fin. Les pages se tournent rapidement vu que les chapitres sont courts et dynamiques.

    Bankgreen et Elbrön forment un diptyque très original qui ravira les afficianos de la fantasy qui sont lassés de retrouver toujours les mêmes ingrédients.

    Bref,  cette suite est vraiment à la hauteur du premier, elle le supplante même pour moi.J’aurais aimé resté bien plus longtemps sur Bankgreen mais le voyage s’arrête ici…

    5 sur 5

    Livre lu dans le cadre de Masse-Critique de Babelio. La fiche du livre :

    tous les livres sur Babelio.com

    Auteur : Thierry Di Rollo

    Titre : Bankgreen, tome 2 : Elbrön

    Edition : Le bélial

    Genre : Fantasy, dark fantasy

    Pages : 330

    D’autres avis : La plume ou la vie

  • Thierry Di Rollo – Bankgreen, tome 1

    On m’avait prévenue : Bankgreen est un roman de fantasy particulier. On y suit Mordred, le dernier Varanier qui possède le don de connaître les circonstances de la mort de chaque personne qu’il croise. Néanmoins, pour moi, le personnage principal reste la Mort elle-même.

    Le roman commence fort avec un prologue très énigmatique. Déjà, à ce moment-là, on sait que l’on a entre les mains un roman spécial, loin des sentiers battus de la fantasy. L’intrigue en elle-même est très intéressante vu qu’on suit à la fois le parcours de Mordred mais également celui d’autres créatures : les Digtères, les Runes, les rats noirs, les Shores,… Et encore, je ne vous cite-là qu’une toute petite partie des espèces qui peuplent cet étrange monde qu’est Bankgreen.

    La Mort est vraiment partout sur Bankgreen. Il y a ceux qui la donnent, ceux qui l’annoncent comme Mordred, ceux qu’elle effraie surtout. Un des grands principes est que « Sur Bankgreen, tout a une raison ». Cette étrange affirmation rythme la vie de tous les habitants de cet univers. Cela amène pas mal de réflexions sur le sujet de la mort. Personnellement, cela m’a fait beaucoup réfléchir.

    Avant d’ouvrir ce livre, j’avais peur de trouver ce roman trop complexe mais finalement, j’ai trouvé Bankgreen très immersif. Le style est fluide et je n’ai eu aucun mal à m’imaginer dans ce monde singulier. De plus, les chapitres sont relativement courts, ce qui fait que le livre semble passer très vite.

    Finalement, Bankgreen est une très bonne surprise. C’est un univers très agréable à découvrir même si malheureusement, j’ai peur d’être passée à côté de certaines subtilités.

    4 sur 5

    Auteur : Thierry Di Rollo

    Titre : Bankgreen, tome 1

    Edition : Le Bélial

    Genre : Fantasy

    Pages : 361

    D’autres avis : Lorkhan, ActuSF, Noosfere, Le cafard cosmique