Étiquette : amitié

  • Oiselle – L’amitié donne des ailes

    Oiselle – L’amitié donne des ailes

    • Autrice : Mocculere
    • Edition : Sens dessus dessous
    • Genre : Album
    • Pages : 32
    • Publié en 2025

    Note : 4 sur 5.

    Oiselle est un petit oiseau un peu spécial. Elle a dû mal à supporter les bruits et s’est construite une cabane rien que pour elle. Mais suite à une tempête, elle décide d’ouvrir sa maison et son coeur aux autres oiseaux de la forêt. Et peut-être que ça lui sera bénéfique.

    Voilà un album tout doux qui plaira aux enfants à partir de 3 ans. Les dessins à l’aquarelle sont attendrissants et enchanteurs. On s’attache rapidement à la petite Oiselle qui plaira aux enfants les plus timides qui ont du mal à aller vers les autres.

    Le style est simple. Quelques phrases pour captiver le jeune lecteur mais donne tout de même un aspect poétique à cette petite histiore.

    Merci à NetGalley et Sens dessus dessous pour la lecture.

  • Tony Sandoval – Le serpent d’eau

    Tony Sandoval – Le serpent d’eau

    le serpent d'eau

    C’est toujours une joie immense que de voir un nouvel ouvrage de Tony Sandoval publié en français. Celui-ci n’échappe pas à la règle…

    Sandoval nous propose à nouveau une histoire gothique et onirique. C’est l’histoire de deux jeunes filles qui vont se lier d’amitié, d’une attraction pour les dents et d’un roi poulpe. Pour lier tous ces éléments, il va vous falloir le lire car je n’en dirai pas plus ;).

    Le coup de crayon de Tony Sandoval est toujours aussi sublimes. Ces couleurs délavées rendent très bien cette atmosphère si spéciale qui se dégage de cette bande-dessinée. L’auteur nous régale avec des cases très grandes dans lesquelles on aime s’y perdre. L’intrigue est quant à elle étrange, malsaine parfois mais surtout fascinante.

    Bon vous l’avez compris, je suis encore tombé complètement sous le charme du dernier bébé de Sandoval. Il ne me reste plus qu’à attendre le prochain !

    Retrouvez les autres BD du mercredi chez Mango :

    BD du mercredi

     

    Auteur : Tony Sandoval

    Titre : Le serpent d’eau

    Edition : Paquet

    Genre : BD, fantastique

    Pages : 100

  • Cressida Cowell – Harold et les dragons, tome 4 : Comment dompter une brute complètement givrée

    Harold et les dragons, tome 4 Comment dompter une brute complètement givrée

    Durant mon Read-a-Thon, j’ai lu une nouvelle aventure d’Harold et les dragons. La fin du tome 3 était un gros cliffhanger car pour une fois, il ne se terminait pas super bien et une menace pesait sur nos héros. Et c’est donc dans ce quatrième volume que nous découvrirons ce qui s’est réellement passé.

    J’ai trouvé ce tome plutôt chouette car Cressida Cowell a su nous mener en bateau et pour un livre aussi jeunesse, ce n’est pas évident ! J’apprécie aussi toujours autant les situations loufoques qui parsèment le roman. Ici, nous avons par exemple droit à des descentes en ski tout en tirant à l’arc, la quête d’une mystérieuse patate ou une série de mini-monstres perce-tympans.

    J’ai aussi beaucoup aimé l’amitié entre Harold et Findus qui se renforce d’autant plus dans ce tome. Peu à peu, ce personnage secondaire prend de l’épaisseur et on comprend qu’il est aussi très important dans la grande épopée de Harold. Quant à Crocmmou, le petit dragon toujours aussi boudeur, hé bien, je regrette qu’il ne soit pas plus présent dans ce tome même si évidemment, s’il n’était pas là, je ne pense qu’Harold aurait fait long feu chez les Vikings.

    Bref, ce quatrième tome est dans la même veine que les précédents avec énormément d’humour et de situations décalées mais aide à approfondir les personnages.

  • Alex Cousseau, Philippe-Henri Turin – Charles, prisonnier du cyclope

    Charles, prisonnier du cyclope

    Charles, le dragon est de retour ! Dans ce nouvel opus, il cherche un ami. Le chemin sera long et périlleux !

    Quel plaisir de retrouver Charles et sa charmante petite bouille. Cette aventure, toute aussi mignonne que Charles à l’école des dragons ravira les jeunes lecteurs et tous ceux qui ont su garder leur âme d’enfant. L’intrigue de ce deuxième volume prône un grand message de tolérance. On y retrouve les mêmes thèmes que dans le premier c’est-à-dire la différence, le respect de l’autre. C’est un album qui fait réfléchir et qui peut amener pas mal de discussions avec les enfants. Et bien sûr, Charles reste un éternel poète. Toutes ses rencontres sont racontées en rimes. Et c’était plutôt drôle à suivre.

    Et puis que dire du dessin toujours aussi magnifique de Philippe-Henri Turin ! Ces gigantesques planches permettent une immersion immédiate dans le monde de Charles. L’album est ultra coloré comme pour Charles à l’école des dragons. J’ai été époustouflée par la première page où on tombe nez à nez avec l’immense oeil de Charles.

    Avec Charles, prisonnier du cyclope, les auteurs nous offrent encore une incroyable aventure avec le dragon le plus aimé de la littérature jeunesse. Mais, à quand le troisième volume ?

    5 sur 5

    Auteurs : Alex Cousseau, Philippe-Henri Turin

    Titre : Charles, prisonnier du cyclope

    Edition : Seuil jeunesse

    Genre : Jeunesse, Album

    Pages : 40

    D’autres avis : Entre les pages, Fantasia, Vanessa, Le goût des mots, Oceanus in folio, Za, Les sandales d’Empédocle, Lire et merveilles

  • Léo Timmers – Je veux qu’on m’aime

    Petit album tout mignon, Je veux qu’on m’aime nous conte l’histoire d’un corbeau qui en a marre d’être exclu et qui va tenter diverses expériences pour se faire accepter par un groupe de 3 oiseaux.

    J’ai vraiment beaucoup aimé les dessins de cet album. Ils me font penser à ceux de Pixar. D’ailleurs, le pitch de départ ressemble au court-métrage For the birds qui a été réalisé par cette maison de production.

    Les couleurs sont très vives. On y retrouve du rouge, du bleu, du vert et aussi ce noir corbeau (ben oui forcément !) très intenses. Mais les dessins sont également très épurés. Le décor se limite à un fil et à un poteau électrique. On se concentre donc juste sur l’essentiel : l’histoire et les personnages.

    Néanmoins, je n’ai pas du tout apprécié la fin de cette histoire. Je trouve qu’elle peut être interprétée d’une très mauvaise manière par les enfants. D’ailleurs, je ne trouve pas que le corbeau fait le bon choix. Cet album offre une approche sur l’acceptation de soi et l’intégration dans un groupe mais je trouve que le thème est ici vraiment mal exploité. C’est donc un livre que je ne recommanderai pas ou alors avec des pincettes (bien expliquer à l’enfant que le corbeau n’a pas choisi la meilleure solution).

    2 sur 5

    Auteur : Léo Timmers

    Titre : Je veux qu’on m’aime

    Edition : Milan jeunesse

    Genre : Album

    Pages : 32

    Couverture : Léo Timmers

    D’autres avis : Plumeline

  • Nadia Coste – Fedeylins, tome 2 : Aux bords du mal

    Ce deuxième tome reprend là où on avait laissé Cahyl. Après une brève piqûre de rappel,  le roman démarre fort. Et oui, on est loin du long fleuve tranquille qu’était le premier tome Les rives du monde. Malheureusement, le rythme retombe un peu vers le milieu. Enfin,  je n’ai ressenti aucune lenteur en lisant cette partie mais a posteriori,  je me dis qu’il ne se passe pas grand-chose finalement durant une petite centaine de pages.

    L’intrigue de ce deuxième tome est un peu gâchée par la quatrième de couverture qui en dévoile un peu trop à mon goût. Heureusement, que je ne les lis qu’à la fin des livres pour comparer. Mais si comme moi, vous décidez de ne pas la lire, vous découvrirez une riche aventure. Je ne savais jamais ce qui aller se passer, comment l’histoire allait évoluer. Le roman a su me tenir en haleine du début à la fin. La fin, parlons-en d’ailleurs. Un terrible cliff-hanger qui nous donne l’envie irrépressible de commencer le troisième tome dans la foulée. Mais malheureusement, celui-ci ne sort qu’en mars prochain.

    La superbe amitié qui lie Cahyl et Glark est le point que j’ai le plus apprécié dans ce second volume. Déjà, dans le premier tome, on sentait les prémisses de cette relation mais elle est encore plus développée ici. On se rend compte que les 2 amis ne sont pas toujours d’accord, que parfois même ils ne se comprennent pas mais ils s’aiment, se respectent et cela dépasse tous les petits tracas, tous les petits accrochages. Et c’est vraiment la vision que j’ai de l’amitié. En parlant de personnages, un nouvel individu fait son apparition. Je n’en dirais pas plus mais sachez qu’on s’y attache très rapidement !

    Bref, j’ai passé un agréable moment en compagnie de Cahyl et de Glark dans ce deuxième tome. C’est un joli coup de cœur de fin d’année et je peux remercier Bambi Slaughter de m’avoir suggéré de le sortir dans ma PAL. J’avais besoin d’évasion, de dépaysement et je peux vous dire que j’ai été servie. J’en veux encore ! Mais il va falloir attendre le mois de mars pour la sortie du 3ème tome qui s’intitulera Sous la surface. Une autre saga de Nadia Coste va également sortir au printemps prochain, j’essaierai de me la procurer.

    5 sur 5

    Auteur : Nadia Coste

    Titre : Fedeylins, tome 2 : Aux bords du mal

    Edition : Gründ

    Genre : Fantasy, jeunesse

    Pages : 391

  • Frédéric Brrémaud, Paola Antista – Chats !, tome 1 : Chats-tchatcha

    Mon avis:

    J’ai trouvé cette BD à la bibliothèque un peu par hasard. J’ai tout de suite craqué pour cette couverture ! Chats ! raconte l’histoire de 4 adolescentes qui vont toutes avoir leur propre petit chaton. Nous suivrons leurs parcours à travers une séries de gags.

    Cette bande dessinée est mignonne, gentillette. Les petites filles (le public visé est les 8-12 ans) apprécieront probablement cette histoire de matous. J’ai souvent souri en lisant ce livre mais je n’ai jamais éclaté de rire. L’humour est assez simple, bon enfant.

    J’ai aussi été perturbée par Erika, la fille de la bande qui est « pro-chien » mais qui va finir pas suivre le mouvement et se procurer un chat. Je trouve que c’est plutôt dommage cet effet mouton (même si le chat d’Erika, Bouboule est le plus drôle !). Si Erika avait eu un chien comme elle le désirait, je pense qu’il y aurait eu plus de gags.

    Le dessin de Paola Antista m’a beaucoup plu. Elle a étudié à la Disney Academie et je trouve que ces croquis font vraiment pensé à un dessin animé. J’ai aimé ce style dynamique et ces couleurs pastels.

    En conclusion, j’ai plutôt aimé cette histoire même si elle est très axée jeunesse et kawaï. Si ma bibliothèque dispose du tome 2 : Chats-bada-bada, je pense que je l’emprunterais.

    3 sur 5

    Le petit plus: Vous pouvez découvrir 2 planches sur ce site.

    Auteurs: Frédéric Brrémaud, Paola Antista

    Titre: Chats !, tome 1 : Chats-tchatcha

    Édition: Hugo & Cie

    Genre: BD, jeunesse

    Pages: 48

    D’autres avis: Emeralda, Lire pour le plaisir

  • Iqura Sugimoto, Kazuki Sakuraba – A lollypop or a bullet, tome 2

    Mon avis:

    Lors de ma chronique du tome 1,je vous faisais part de ma crainte de cette suite. J’avais vraiment qu’un seul tome ne suffise pas à clore cette histoire. Je peux maintenant vous dire que mon appréhension était totalement injustifiée.

    Dans ce second tome, on retrouve Nagisa et Mokuzu à l’endroit où on les avait laissé. Ce tome est indéniablement sous le signe des révélations. Il est également bien plus violent. J’ai été scotchée dès le début.

    La fin, bien trouvée, m’a  vraiment comblée. Bref, je ne regrette absolument pas d’avoir déniché ce petit manga en 2 tomes. Ce deuxième tome ne souffre d’aucun défaut. Les pages se dévorent, l’intrigue se complique et se termine sans précipitation.

    A lollypop or a bullet est indéniablement le plus beau manga que j’ai pu lire cette année. Courez l’acheter 😉 !

    5 sur 5

    Auteurs: Iqura Sugimoto, Kazuki Sakuraba

    Titre: A lollypop or a bullet, tome 2

    Edition: Glénat

    Genre: Manga, seinen

    Pages: 240

  • Emmanuelle Eeckhout – Mon monstre et moi

    Enfin, un petit album sur le blog ^^.

    Mon avis:

    Nous suivons donc la vie d’un petit garçon qui rencontre un chouette petit monstre et décide de le ramener chez lui.

    « Mon monstre et moi » est une chouette petite histoire toute mignonne. Même si les dessins ne sont pas parfaitement peaufinés, ce coup de crayon tout simple a su me toucher. Emmanuelle Eeckhout croque un petit monstre rose, qui ne fait pas peur du tout.

    Je pense que ça peut être l’album idéal pour tous les petits enfants qui ont peur du monstre caché sous leur lit par exemple. Ca lui expliquera qu’au lieu d’avoir peur, ils pourraient devenir amis et faire des chouettes parties de jeu !

    En plus, il fait peu de pages et les textes sont très courts, idéal pour une lecture du soir.

    4 sur 5

    Auteur: Emmanuelle Eeckhout

    Titre: Mon monstre et moi

    Edition: Pastel

    Genre: Album

    Pages: 28

  • Iqura Sugimoto, Kazuki Sakuraba – A lollypop or a bullet, tome 1

    « A lollypop or a bullet », voilà un des titres de manga très intriguant…

    Mon résumé:

    « A lollypop or a bullet » raconte l’amitié entre deux jeunes filles qui différent complètement l’une de l’autre. La première garde toujours les pieds sur terre tandis que Mikuzu se prend pour une sirène.

    Mon avis:

    Heureusement que ma Fnac locale avait mis ce manga en tête de gondole. Sa couverture très poétique m’a directement sautée aux yeux ! Pas sûre que coincée dans un rayon, je l’aurai déniché…

    J’ai apprécié les dessins d’Iqura Sugimoto. C’est un dessin très « shojo » mais ce côté fleur bleue mais pas trop qu’on y retrouve est assez agréable à l’œil.

    L’histoire est quant à elle assez particulière. Nous avons donc affaire à deux héroïnes. Nagisa ne vit que pour les « vraies balles » comme elle l’appelle, c’est-à-dire la réalité pure et dure comme préparer à diner le soir ou essayer de rentrer dans l’armée pour gagner rapidement de l’argent. De l’autre côté, on retrouve Mokuzu qui raconte qu’elle est une princesse sirène venu sur terre pour étudier les humains. La rencontre entre ces deux demoiselles est détonante. Encore de nombreux points doivent être abordé et je me demande comment Iqura Sugimoto arrivera à finaliser cette histoire en seulement un tome. C’est ma seule crainte.

    Je désire aussi vous parler de la qualité exécrable du manga. Les tranches sont colorés en bleu ciel. C’est joli certes mais ça déteint sur les doigts. Et je ne parle même pas des pages qui « ondulent » et l’ouvrage qui est assez difficile à manier. C’est le seul point noir de ma lecture.

    Vous l’aurez compris, j’ai vraiment accroché à ce manga. J’attends maintenant impatiemment le deuxième et dernier tome qui sortira le 20 avril prochain.

    4 sur 5

    Auteurs: Iqura Sugimoto, Kazuki Sakuraba

    Titre: A lollypop or a bullet, tome 1

    Édition: Glénat

    Genre: Seinen

    Pages: 246

  • Sandor Marai – Les braises

    Le classique du mois… sera hongrois !

    Mon résumé:

    Deux vieux amis, le général Henri et Conrad, se retrouvent après quarante ans de séparation. Il est maintenant temps de régler ses comptes…

    Mon avis:

    Les braises est un formidable livre sur le sens de l’amitié. Ce roman peut être même considéré comme un livre de philosophie. Henri, notre héros se pose beaucoup de questions sur ce qu’est vraiment l’amitié ou sur le sens de la vie.

    Par moment, Sandor Marai m’a rappelé Amélie Nothomb. J’ai retrouvé le même amour pour les dialogues et le suspens qui monte crescendo au fil de la discussion. Je crois bien qu’Amélie Nothomb s’est inspiré de Sandor Marai pour son style. Mais évidemment, je ne peux pas en être sûre.

    Mais évidemment, Les braises est un classique. Et de ce fait, l’action est plutôt lente. Il faut bien prendre son temps pour découvrir cette oeuvre. Premièrement, car le style est chargé de descriptions et deuxièmement car le questionnement du héros nécessite de s’accorder du temps pour saisir tout le processus de sa réflexion.

    Les braises m’a aussi apporté, sans le vouloir, un réel cours d’histoire. Je connaissais très mal l’histoire de l’empire Autriche-Hongrie. Grâce à ce récit, je suis maintenant à l’aise avec cette période.

    Si tous ces éléments ne vous rebuttent pas, il semblerait que le roman vous est destiné. On compare souvent Sandor Marai à Stefan Zweig. Voilà une raison de plus pour le découvrir, non ?

    4 sur 5

    Auteur: Sandor Marai

    Titre: Les braises

    Edition: Le livre de poche

    Genre: Classique

    Pages: 219

    Et voilà comment se clotûre mon défi J’aime les classiques :

    Bilan: 14/14

    D’autres avis: Plaisiracultiver, Hécate, Sentinelle

  • Maurice Denuzière – Un chien de saison

    Voilà un livre dont j’avais entendu le plus grand bien. J’avais hâte de découvrir l’histoire de Néron, le boxer.

    Mon résumé:

    Néron, le chien d’Henry, ne peut malheureusement pas aller avec lui et sa famille en vacances en Écosse. Il demande donc à notre narrateur de garder Néron pendant ce laps de temps. Néron est un boxer et il a un fort caractère. Dans ce récit, vous allez découvrir toutes ses bêtises.

    Mon avis:

    Soyons clair: j’ai adoré ! Il est impossible de ne pas s’attacher à Néron, ce grand chien têtu. J’avais le sourire pendant quasi tout le récit et mon rire s’est souvent déclenché en parcourant ces pages.

    Le style est vraiment recherché et n’est pas du tout mièvre. L’humour est omniprésent mais c’est un humour tout en finesse, pas du tout vulgaire. Maurice Denuzière est plus connu pour ses romans historiques. Il prouve ici qu’il sait faire bien d’autres choses.

    Il n’y a pas que le rire, on passe par tout une série d’émotions à travers ce livre. Car même si Néron est au centre du livre, les autres personnages ne sont pas occultés pour autant. J’ai beaucoup aimé le narrateur, Félix, un homme célibataire, bonne poire et très gentil qui essaie de trouver l’amour. J’ai été agacée par la famille d’Henry, antipathique au possible. Ils sont tellement insupportables que ça en est drôle. Sans oublier, Pilar, la femme de ménage espagnole de notre narrateur qui est aussi très attachante avec son charme et son accent latino.

    Ce roman est presque un coup de cœur. Il m’a vraiment fait passer un bon moment (même si j’ai vraiment failli pleurer à un moment). Je le conseille vivement !

    C’est un livre que tous les amoureux de chien devraient lire. Ce roman est une véritable preuve d’amour pour le boxer.

    Allez, quoi de mieux qu’un extrait pour vous convaincre ? Voici le tout début du livre…

    Extrait:

    Quand le téléphone sonne à l’heure du petit déjeuner que je prends habituellement vers neuf heures et quart – un œuf mollet, deux toasts dorés, trois cuillerées de marmelade anglaise, quatre tasses de thé au lotus, la première embuée d’un nuage de lait – c’est l’appel d’un intime ou la brutale intervention du destin malveillant.

    La règle se trouva confirmée d’une façon mitigée ce matin-là.

    « Allô, Félix, c’est Irma… Bonjour… Une grande joie nous échoit, Félix, que je veux vous faire partager illico !
    – Vous avez gagné au loto ! Henry a la Légion d’honneur ! votre oncle banquier a cassé sa pipe !
    – Vous n’y êtes pas…, mieux que cela, nous sommes invités, Henry, les enfants et moi, à passer trois semaines en Écosse.
    – Formidable, Irma ! Je vous y vois déjà. Les distilleries de whisky cachées dans les vallées, le monstre du Loch Ness, les fantômes professionnels, la chasse au renard, Walter Scott, les tweeds de Pringle… et toute la famille en kilt… Vous allez être mignons !
    – Oui, hein… Mais…, Félix, il y a Néron !
    – Néron ? Que vient faire là le fils d’Agrippine ?
    – Néron ! Félix voyons, notre boxer bringé… Vous le connaissez… Vous êtes le seul de nos amis qu’il n’ait pas encore mordu !
    – Il a essayé !
    – Maintenant, il vous connaît et je sais que vous lui plaisez ! »
    Soit dit entre nous, je me moque comme d’une guigne de plaire ou non à Néron.
    – Mais, Irma, je ne vois pas de rapport entre votre toutou et l’Écosse.
    – Justement, Félix, il ne peut y en avoir. Les Britanniques exigent une quarantaine de six mois pour les animaux étrangers. Il n’est donc pas question d’emmener Néron avec nous !
    – Ces insulaires, Irma ne seront jamais européens. Dommage, votre fauve eût été heureux au pays de la cornemuse. Il eût trouvé quantité de moutons à égorger et même dans les landes de Dartmoor, des poneys chevelus. Il aurait pu rencontrer le chien des Baskerville qui lui aurait administré une bonne leçon !

    5 sur 5

    Auteur: Maurice Denuzière

    Titre: Un chien de saison

    Édition: Le livre de poche

    Genre: Humoristique, littérature générale

    Pages: 218