Kim Newman – Anno Dracula, tome 1

Cela fait des années qu’on me recommande chaudement Anno Dracula. D’ailleurs, il poireautait dans ma PAL depuis un sacré bout de temps ! Et pourtant, je dois vous avouer que je n’avais pas du tout envie de lire. Pourquoi ? Simplement pour l’intrigue : c’est une suite utopique de Dracula. Et Dracula, moi, je l’aime tel que l’a écrit Bram Stoker. Point barre. Pas besoin de suite.

Et puis, j’ai commencé ce livre. Je me suis dit : « oh mais c’est bien écrit ». Puis « oh il respecte bien les personnages ». « Tiens, il introduit des personnages historiques tels qu’Oscar Wilde ou la reine Victoria mais il le fait plutôt pas mal ». Bref, j’ai été charmée de bout en bout par l’oeuvre de Kim Newman. Et je pense savoir pourquoi : c’est un vrai passionné de Dracula. Je ne sens aucune appropriation du mythe de sa part mais bien un prolongement, comme un amoureux qui voudrait rester plus longtemps auprès de sa dulcinée.

Bref, je ne vous dis même pas de quoi ça parle. Nous sommes à Londres, en 1888. Les vampires sont partout et Dracula, est au sommet, il est même marié à la reine Victoria. Un tueur au scalpel fait son apparition. Ses cibles ? Les prostituées vampires de White Chapel.

Le rythme d’Anno Dracula est assez lent et les personnages sont fort nombreux mais je ne me suis pas perdue dans le récit. J’ai bien aimé les deux personnages principaux : Charles Beauregard, l’enquêteur et Genevière Dieudonné, une vampire d’une autre lignée que celle de Dracula. Ceux que l’on connait déjà continuent leurs petites aventures et j’avoue que j’ai trouvé le tout fort crédible.

Le style est exquis, ressemblant à celui du XIXème siècle avec moult détails.

A la fin, on a plus de 150 pages de notes où Kim Newman décortique chaque chapitre. Et c’est là qu’on voit toute la passion qu’il a mis dans son oeuvre. C’est simple : il y a des références partout sur les oeuvres culturelles fantastiques. C’est absolument hallucinant !

Bref, je suis vraiment tombée sous le charme d’Anno Dracula et je continuerai l’aventure avec grand plaisir. N’attendez pas comme moi pour vous lancer !

Auteur : Kim Newman

Titre : Anno Dracula

Edition : Bragelonne

Genre : Fantastique, uchronie

Pages : 473

D’autres avis : Chess, Kincaid

Seth Grahame-Smith – Douce nuit, maudite nuit

douce nuit maudite nuit

Après Orgueil, préjugés et zombies et Abraham Lincoln, chasseur de vampire, Seth Grahame-Smith revisite à nouveau une grande histoire, la natalité. Dans ce nouveau détournement, l’auteur a transformé nos chers rois mages en bandits en fuite.

Seth Grahame-Smith s’attaque vraiment à du lourd cette fois. Je ne sais pas si cet ouvrage saura faire rire un grand nombre de personnes. Les plus croyants risquent d’être vexés et ceux qui s’intéressent peu à cette histoire peuvent passer à côté de nombreux clins d’oeil.

Mais si vous cherchez un récit divertissant, vous allez être servis ! Balthazar est vraiment un vaurien, c’est même le plus grand bandit du pays. Sa rencontre avec le couple Marie et Joseph va être détonante. Néanmoins, si vous craignez que ce récit se moque trop ouvertement de la religion, rassurez-vous, ce n’est pas vraiment le propos du livre. La foi de Marie et Joseph n’est pas ridiculisée (même si Joseph subit tout de même les railleries de nos 3 bandits lorsqu’il leur dit qu’il leur affirme croire que Marie ne l’a pas trompée). La deuxième partie du récit est moins drôle mais plus tendre. Balthazar, s’étant attaché à la petite famille, il a vraiment envie de les aider à fuir leurs poursuivants.

L’écriture de Seth Grahame-Smith est toujours aussi agréable et fluide. Sous couvert d’humour, il réussit à nous transporter aisément dans le contexte historique de cette intrigue. J’ai vraiment eu l’impression de voyager en Judée en compagnie de Balthazar, Melchior et Gaspard.

Bref, même si ce récit m’a moins percutée qu’Abraham Lincoln, chasseur de vampire, je vous conseille tout de même ce livre qui reste un bon moment de divertissement.

Challenge des globe-readers

Escale 22 / + 75 : Bethléem, Cisjordanie

Auteur : Seth Grahame-Smith

Titre : Douce nuit, maudite nuit

Genre : Humour, Uchronie

Pages : 307

Neil Jomunsi – Jésus contre Hitler, épisode 1 : Zombies nazis en Sibérie

Prenez Jésus, Hitler, des zombies et la Sibérie. Mélangez tout cela et vous obtenez le premier épisode d’une saga qui s’annonce hautement décalée.

J’espérais réussir mon challenge 1% de la rentrée littéraire sans trop me ruiner. Cela commence plutôt bien vu que cet épisode est gratuit jusqu’à la fin du mois de septembre. En le refermant, je ne savais pas trop quoi en penser. Mais je vais tout de même tenter de vous expliquer mon ressenti.

Pour l’instant, l’auteur ne développe pas beaucoup son idée de mélanger la religion, le nazisme et les zombies. Ce premier épisode reprend tout à fait l’histoire que je m’étais imaginée en lisant le titre.  On nous présente simplement les deux camps et le pourquoi du « retour » de ces deux personnages célèbres mais on ne va pas plus loin. Ce premier épisode n’est donc qu’une introduction et je pense qu’il va me falloir lire l’épisode 2 avant d’avoir un avis tranché sur cette nouvelle saga.

Le style de Neil Jomunsi est assez direct. L’épisode est assez court et l’auteur n’a pas envie de nous endormir avec de longues descriptions. C’est pour cela que l’on rentre rapidement dans l’action. Comme notre héros, David Golstein, on est directement plongé dans cette nouvelle guerre.

L’humour est également bien présent. Les amateurs de série B vont se régaler devant certaines répliques en passent de devenir cultes. Il y a également des passages assez WTF (la fin entre autres) mais c’est ce qu’on attend de ce genre d’ouvrages après tout !

Pour moi, ce premier épisode s’apparente plus à une bande-annonce. Il nous allèche, nous promet un bon divertissement mais n’est pas une intrigue en tant que telle. Il me donne tout de même envie de continuer pour savoir lequel des deux camps va gagner.

4 sur 5

Bilan : 1/7

Auteur : Neil Jomunsi

Titre : Jésus contre Hitler, épisode 1 : Zombies nazis en Sibérie

Edition : Walrus

Genre : Science-fiction, humour

Pages : 48

D’autres avis : Helran

Richard D. Nolane, Michel Suro – Démon, tome 1 : Le mal des esprits

Démon est une BD qui avait tout pour me plaire. On nous la présente comme une uchronie dans laquelle l’Atlantide a été redécouverte au Moyen-Âge et où l’islam n’a pas émergé. J’étais donc fort curieuse de savoir ce que ces évènements allaient changer dans l’Histoire avec un grand H.

Et c’est justement sur ce point que je suis déçue. L’uchronie est tellement absente de ce récit que je ne comprends pas pourquoi on la met dans la quatrième de couverture. De plus, les événements divergents ne semblent même pas de grand impact sur l’histoire. Zut quoi !

Néanmoins, ce premier  tome de Démon n’est pas mauvais. On est plongé dans des villes médiévales française au côté d’un jeune homme, une jeune Missus Dominicus. Alaric, c’est son nom, découvre qu’une drôle de maladie sévit dans le sud de la France. On l’appelle le mal des esprits. Les souffrants sont comme pris de folie. On dirait la rage… Même si l’intrigue aurait pu me plaire, ma frustration de l’absence d’uchronie m’empêche d’en faire une bonne lecture. J’ai quand même su apprécier cette lutte entre les catholiques et les cathares, une religion qui m’a toujours beaucoup intriguée.

Le dessin de Suro est assez classique mais sert bien cette histoire. Les décors sont très bien dessinés. Je regrette juste le personnage d’Alaric qui change bien trop de tête, de visage à mon goût. J’ai parfois eu quelques temps d’arrêt pour le reconnaître.

Bref, Le mal des esprit est une bande dessinée qui m’a globalement déçue. Mais je pense tout de même lire le deuxième volume lorsqu’il sortira pour voir si l’uchronie prendra enfin plus de place.

2 sur 5

Auteur : Richard D. Nolane, Michel Suro

Titre : Démon, tome 1 : Le mal des esprits

Edition : Soleil

Genre : Fantastique, historique

Pages : 48

D’autres avis (assez différents du mien 😉 ) : LhisbeiScenearioPlanète BDOncle Fumetti