Stefan Zweig – Lettre d’une inconnue

Lettre d'une inconnue

Un homme reçoit un jour une lettre. Celle-ci vient d’une femme qui durant toute son existence a été éperdument amoureuse de lui. Dans cette lettre, elle nous raconte son histoire.

Ce court roman épistolaire de Stefan Zweig parle donc de l’amour passionnel. Cette femme dont on ne saura jamais l’identité est tombé amoureuse dès l’instant où elle a rencontré cet écrivain. Dans cette lettre, elle va nous parler de ses émois mais également de toutes les actions qu’elle va entreprendre pour l’apercevoir. Sa vie va être dictée par ses sentiments. Chaque geste qu’elle pose, chaque décision qu’elle prend est en lien avec son amour. J’ai vraiment souffert avec elle de cet amour non réciproque. Comme le laisse supposer le titre, pour le destinataire, c’est une totale inconnue qui lui envoie cette lettre. Il ne se souvient plus d’elle.

Zweig sait vraiment bien parler de la passion. On se remémore facilement les sensations qui nous habitaient lorsque nous étions adolescents, de notre visage qui s’empourprait dès qu’un contact visuel avait lieu. C’est une histoire à la fois forte et belle sur la passion destructrice.

Bref, voilà un petit livre fort réussi, relativement différent du joueur d’échecs mais qui permet de montrer que l’auteur sait parler de nombreux sujets différents.

4 sur 5

Du même auteur :

Le joueur d’échecs

Une lecture qui me permet d’avancer dans quelques challenges :

abc2013

Bilan : 5/26Challenge des globe-readers

Escale : Vienne

Bilan 3/+75

Challenge un classique par mois

Classique de mars

Auteur : Stefan Zweig

Titre : Lettre d’une inconnue

Edition : Stock

Genre : Classique, roman épistolaire

Pages : 105

D’autres avis : CynthiaEloraEllcrysAkanthapragmatismeIrrégulièrePralineMlle AlicececileLaviniaLunaEnigma78Nenette87Petite FleurHelranVivi PotterWalpurgisCarnetdelectureTomisikaA S K !

Amélie Nothomb – Une forme de vie

Une forme de vie

Je ne peux commencer ma chronique qu’en vous avouant que je suis triste. Pourquoi ? Car je viens de lire le dernier roman d’Amélie Nothomb qu’il me restait à lire. Maintenant à part ces textes inédits, j’ai tout lu et je vais devoir attendre comme bon nombre de fans la rentrée littéraire pour avoir le plaisir de retrouver la plume de Nothomb.

Une forme de vie était donc le dernier qu’il me restait à découvrir. Je n’étais pas particulièrement attirée par le pitch du départ, voilà pourquoi il a du attendre son tour. Nous suivons donc Amélie Nothomb qui reçoit, un beau jour, une lettre d’un soldat américain mobilisé en Irak, Melvin Mapple. Elle va commencer à correspondre avec lui et découvrir qu’il est obèse.

Roman court et cinglant, Une forme de vie s’attache à parler de deux sujets : l’obésité,la gourmandise ainsi que notre rapport avec notre poids, notre silhouette. Amélie Nothomb nous fait encore pas mal réfléchir sur ces thèmes. Outre cela, l’auteur s’attache à nous parler de l’art (qu’est-il finalement ?) et du travail d’écrivain.

Le style est toujours aussi agréable et surprenant. Du pur Nothomb pour sûr ! Je me régale et je continue à lire ses romans en une petite heure.

Malheureusement, ce titre se noie dans la mêlée pour moi et ne fera pas partie de mes préférés. Je n’ai pas su m’attacher ou trouver intéressant le personnage de Melvin. De ce fait, le joli twist final ne m’a pas fait un grand effet.

Parmi les derniers sortis, je vous recommanderais plutôt Barbe bleue mais il semblerait que la plupart des fans de Nothomb trouvent que celui-ci est un bon cru donc à vous de voir !

 

3 sur 5

Lu dans le cadre du :

abc2013

4/26

Auteur : Amélie Nothomb

Titre : Une forme de vie

Edition : Albin Michel

Genre : Contemporain, épistolaire

Pages : 180

D’autres avis : lounapiljosteinAmethysttachasMorgouillecocolaLalouHorrorEmeraldaSunnivaPerdre Une PlumeLiyahargaliSoundandfuryMyaRosa

Aravind Adiga – Le tigre blanc

J’aimerais tellement trouver les mots qui feront mouche dans votre esprit. Écrire ceux qui vous donneront envie d’aller acheter le livre juste après avoir lu le billet. Je ne sais pas si je vais y arriver mais je vais essayer…

Mon résumé:

Balram Halwai est surnommé « le tigre blanc » car comme cet animal qui n’apparait qu’une fois par génération, il est exceptionnel. Quand il apprend que le premier ministre chinois va venir visiter sa petite ville, il décide de lui conter son histoire. En effet, le premier ministre aimerait rencontrer des entrepreneurs indiens, apprendre comment on devient entrepreneur. Et Balram l’invite à le suivre dans son récit qui raconte comment il est passé des Ténèbres aux Lumières…

Mon avis:

Waow, la claque ! Je devrais trouver un qualificatif au-dessus de coup de coeur pour désigner ce roman. Ce sera sûrement mon livre du mois et peut-être même le livre de l’année !

J’ai tout de suite aimé le ton pertinent et drôle de ces longues lettres (il y en a 8 en tout). Mais on n’a vraiment pas l’impression d’être dans un roman épistolaire. Je me croyais plus dans un café, en train d’écouter Balram me raconter son histoire. C’était génial !

Au début, on s’attache à Balram, un enfant de caste basse. On a envie qu’il s’en sorte, qu’il ait une vie meilleure. Mais ici, ce n’est pas une histoire merveilleuse où tout se passe bien. Alors, oui, Balram va gravir les échelons mais pour ce faire, il va faire des coups bas, de nombreux coups bas. Parce que c’est ça aussi l’Inde, ce n’est pas que Bollywood et ses paillettes…

L’histoire de Balram est palpitante et pourtant, elle parait juste. Ca pourrait être réel, ça le semble tellement !

Aravind Adiga nous offre ici une vision assez complète de l’Inde. A la fois, le côté des ténèbres (les pauvres) et celui des Lumières (les riches). Il nous fait également passer des messages sur notre mode de vie à nous.

Vous le voyez depuis plus de vingt lignes, je prêche en faveur de ce roman fabuleux. Mais avant de le commencer, j’avais une grande appréhension. Passer 400 pages dans les rues sales et le long du Gange dégueulasse, ben ça me tentait pas des masses. Et puis j’ai commencé… 1 page, 2 pages… A la page 19, j’étais déjà ultra fan de l’auteur, de l’histoire et des personnages. Quel talent a ce jeune Adiga !

Pour ce roman, il a d’ailleur reçu le Man Booker Prize 2008. Dans mon édition, il est noté qu’un nouveau roman de lui est sorti cette année « Les ombres de Kittur« . Mais bizarrement, ni l’éditeur ni les sites de vente ne connaissent ce titre ! Il sortira peut-être à la rentrée en août/septembre… Je l’espère vivement !

Adiga use d’un humour que je pratique et que j’aime mais ça risque de ne pas être le cas de tout le monde. C’est comment dire… un peu vulgaire. Voilà, mais c’est vraiment pas grand chose pour ceux qui s’inquiètent. Le mieux que je puisse faire est mettre un extrait. Mais franchement, cette partie humoristique n’est qu’un plus qui me fait adorer le roman, ne vous limitez à cet humour s’il ne sied pas.

Extrait:

C’est une coutume ancienne et respectée, dans mon pays, que de débuter une histoire par une prière à une puissance supérieure. Je suppose, Votre Excellence, que moi aussi je devrais commencer par embrasser le cul d’un dieu quelconque.

Mais lequel ? Le choix est vaste.

Les musulmans ont un dieu.

Les chrétiens en ont trois.

Nous, les indous, trente-six millions.

Soit un total de trente-six millions et quatre culs divins parmi lesquels choisir.

Or, pour certaines personnes – je ne parle pas seulement des communistes comme vous, mais des intellectuels de tous bords politiques –  très peu de ces dieux existent. Il en est même pour croire qu’aucun n’existe. Que nous sommes entourés d’un océan de ténèbres. Moi qui ne suis ni philosophe ni poète, comment pourrais-je connaître la vérité ? Ces dieux, il faut bien l’admettre, semblent accomplir peu de choses – comme la plupart de nos politiciens – pourtant ils continuent d’obtenir leur réélection sur leurs trônes dorés au paradis, année après année. Cela ne signifie pas que je ne les respecte pas monsieur le Premier ministre. Ne laissez jamais une idée aussi sacrilège s’infiltrer dans votre tête jaune ! Mon pays est le genre de pays où on gagne à jouer sur les deux tableaux : l’entrepreneur indien doit être à la fois loyal et véreux, dévoué et railleur, sincère et sournois.

Donc, je ferme les yeux, je joins les mains dans un namasté obsédieux, et je prie les dieux de braquer la lumière sur ma sombre histoire.

Patience, monsieur Jiabao. Cela risque de tarder un peu.

A votre avis, combien de temps vous faudrait-il, à vous, pour baiser trente-six millions et quatre culs ?

5 sur 5

Auteur: Aravind Adiga

Titre: Le tigre blanc (VO: The white tiger)

Édition: 10/18

Genre: Aventure, voyage

Pages: 418

En lisant ce roman, je remplis un de mes challenges. Wouhou !

Bilan: 1/1

Elisa Brune – La tentation d’Edouard

Mon avis:


C’était mon premier roman épistolaire ! Je ne suis pas particulièrement adepte de ce genre de littérature mais celle-ci m’a assez plu. C’est à 17 ans que j’ai lu ce roman et je me rappelle avoir parfois rougi dans ce livre où l’érotisme ne manque pas. On s’identifie facilement à l’héroïne qui reçoit un jour une lettre d’un inconnu et on se demande comme elle qui se cache derrière ce correspondant mystère. Un livre où l’intrigue monte au fur et à mesure avant de finir en feu d’artifice.

3 sur 5

Auteur : Elisa Brune
Titre : La tentation d’Edouard
Genre : Littérature générale
Edition : Belfond
Pages : 375