Neil Jomunsi – Jésus contre Hitler, épisode 1 : Zombies nazis en Sibérie

Prenez Jésus, Hitler, des zombies et la Sibérie. Mélangez tout cela et vous obtenez le premier épisode d’une saga qui s’annonce hautement décalée.

J’espérais réussir mon challenge 1% de la rentrée littéraire sans trop me ruiner. Cela commence plutôt bien vu que cet épisode est gratuit jusqu’à la fin du mois de septembre. En le refermant, je ne savais pas trop quoi en penser. Mais je vais tout de même tenter de vous expliquer mon ressenti.

Pour l’instant, l’auteur ne développe pas beaucoup son idée de mélanger la religion, le nazisme et les zombies. Ce premier épisode reprend tout à fait l’histoire que je m’étais imaginée en lisant le titre.  On nous présente simplement les deux camps et le pourquoi du « retour » de ces deux personnages célèbres mais on ne va pas plus loin. Ce premier épisode n’est donc qu’une introduction et je pense qu’il va me falloir lire l’épisode 2 avant d’avoir un avis tranché sur cette nouvelle saga.

Le style de Neil Jomunsi est assez direct. L’épisode est assez court et l’auteur n’a pas envie de nous endormir avec de longues descriptions. C’est pour cela que l’on rentre rapidement dans l’action. Comme notre héros, David Golstein, on est directement plongé dans cette nouvelle guerre.

L’humour est également bien présent. Les amateurs de série B vont se régaler devant certaines répliques en passent de devenir cultes. Il y a également des passages assez WTF (la fin entre autres) mais c’est ce qu’on attend de ce genre d’ouvrages après tout !

Pour moi, ce premier épisode s’apparente plus à une bande-annonce. Il nous allèche, nous promet un bon divertissement mais n’est pas une intrigue en tant que telle. Il me donne tout de même envie de continuer pour savoir lequel des deux camps va gagner.

4 sur 5

Bilan : 1/7

Auteur : Neil Jomunsi

Titre : Jésus contre Hitler, épisode 1 : Zombies nazis en Sibérie

Edition : Walrus

Genre : Science-fiction, humour

Pages : 48

D’autres avis : Helran

Richard D. Nolane, Michel Suro – Démon, tome 1 : Le mal des esprits

Démon est une BD qui avait tout pour me plaire. On nous la présente comme une uchronie dans laquelle l’Atlantide a été redécouverte au Moyen-Âge et où l’islam n’a pas émergé. J’étais donc fort curieuse de savoir ce que ces évènements allaient changer dans l’Histoire avec un grand H.

Et c’est justement sur ce point que je suis déçue. L’uchronie est tellement absente de ce récit que je ne comprends pas pourquoi on la met dans la quatrième de couverture. De plus, les événements divergents ne semblent même pas de grand impact sur l’histoire. Zut quoi !

Néanmoins, ce premier  tome de Démon n’est pas mauvais. On est plongé dans des villes médiévales française au côté d’un jeune homme, une jeune Missus Dominicus. Alaric, c’est son nom, découvre qu’une drôle de maladie sévit dans le sud de la France. On l’appelle le mal des esprits. Les souffrants sont comme pris de folie. On dirait la rage… Même si l’intrigue aurait pu me plaire, ma frustration de l’absence d’uchronie m’empêche d’en faire une bonne lecture. J’ai quand même su apprécier cette lutte entre les catholiques et les cathares, une religion qui m’a toujours beaucoup intriguée.

Le dessin de Suro est assez classique mais sert bien cette histoire. Les décors sont très bien dessinés. Je regrette juste le personnage d’Alaric qui change bien trop de tête, de visage à mon goût. J’ai parfois eu quelques temps d’arrêt pour le reconnaître.

Bref, Le mal des esprit est une bande dessinée qui m’a globalement déçue. Mais je pense tout de même lire le deuxième volume lorsqu’il sortira pour voir si l’uchronie prendra enfin plus de place.

2 sur 5

Auteur : Richard D. Nolane, Michel Suro

Titre : Démon, tome 1 : Le mal des esprits

Edition : Soleil

Genre : Fantastique, historique

Pages : 48

D’autres avis (assez différents du mien 😉 ) : LhisbeiScenearioPlanète BDOncle Fumetti

Ludovic Rosmorduc – L’héritière du temps

Mon avis :

L’héritière du temps est la suite du roman Le tertre des âmes, que je n’ai pas lu. Mais pas de souci, ce livre-ci peut être lu tout à fait indépendamment. On y raconte l’histoire de Sixela, Dungal et Yorel. Ces personnages vont être confrontés à un mal qui vient du Sud. L’Eglise est persuadée que le diable est derrière tout ça mais est-ce vraiment le cas ?

Comme vous pouvez le voir, la magnifique couverture illustre parfaitement ce qu’on va retrouver dans le livre.

Passons tout de suite à ce qui m’a de suite interloqué : les chapitres très courts ! Cela donne un rythme assez soutenu au récit, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Mais fâcheuse conséquence, je trouve que cette histoire manque de profondeur, de complexité. Tout se passe trop vite à mon goût. Les protagonistes résolvent leurs problèmes bien trop facilement.

Au niveau des personnages, peu ont su aiguiser mon intérêt. La jeune Sixela est bien trop effacée pour moi. Dungal m’a paru trop bourru, un peu bête. Mais Yorel et Ambroise m’ont vraiment intriguée. Ma partie préférée est d’ailleurs celle qui se penche sur les mémoires d’Ambroise. J’ai trouvé ces moments palpitants et j’aimerai beaucoup découvrir un livre rien que sur ce personnage si mystérieux.

Le thème de l’inquisition est bien amené et pourra permettre aux jeunes lecteurs de découvrir cette facette de notre histoire. Même si on parle beaucoup de l’Eglise, le sujet n’est jamais pompeux et facilement compréhensible.

L’héritière du temps est un bon roman de fantasy mais qui peine à sortir son épingle du jeu selon moi. Bref, une histoire divertissante mais pas inoubliable. J’ai été un peu déçue que l’aspect fantasy ne prenne pas plus de place : pas de dragons ou de batailles légendaires.

3 sur 5

Le petit plus : Merci à Bookenstock d’avoir organisé ce partenariat qui m’a permis de découvrir l’univers de Ludovic Rosmorduc !

Et un grand merci également aux 3 demoiselles avec qui j’ai participé à cette lecture commune : Olya, Heclea, Elodesigns. C’était une chouette expérience de discuter du livre avec vous !

Et ça commence ainsi :

Les étals avaient envahi les abords de la cathédrale, s’étendant depuis le parvis jusqu’à la place de l’Oratoire, qui jouxtait l’abside. Des auvents de toile fleurissaient peu à peu et transformaient le coeur de la cité fortifiée en une mosaïque aux couleurs éclatantes. Un brouhaha commençait à se répandre à travers  les ruelles. Chaque veille de solstice d’été, depuis des décennies, un imposant marché s’installait à Sétiladom. Les villageois s’y pressaient dès l’ouverture, afin d’entamer au plus vite la préparation des festivités du lendemain, qui célébreraient le plus long jour de l’année. Quelques marchands venaient même de contrées reculées, pour réaliser de bonnes affaires et profiter d’une agréable journée de divertissement.

Auteur : Ludovic Rosmorduc

Titre : L’héritière du temps

Genre : Fantasy

Edition : Baam !

Pages : 382

Matthew G. Lewis – Le Moine

Mon avis :

J’avais commencé ce roman au mois de février ou mars. Aux environs de la page 60, j’ai décidé de le mettre en pause car cette lecture ne correspondait pas à mes attentes du moment. Il est vrai que le début de ce livre est plutôt lent, l’action est quasi inexistante. Mais ce travail est nécessaire pour pouvoir comprendre les personnages et ainsi pouvoir appréhender les événements qui vont leur arriver par la suite.

Mais j’en oublie presque de vous faire le topo de ce roman gothique.  Nous sommes à Madrid, au XVème siècle. D’Ambrosio est un orateur hors pair, la droiture même. Il représente parfaitement l’église. En même temps, nous suivons deux autres intrigues mettant en scène deux jeunes filles en fleur, Agnès et Antonia qui n’ont pas la vie facile.

J’avoue qu’à de nombreuses reprises, je me suis demandée si je ne m’étais pas trompée de livre. Durant une bonne partie du livre, on nous parle d’amours impossibles. Or, ce roman est classé comme un roman gothique, d’horreur. Il m’a donc fallu attendre quelque temps avant de découvrir le côté mystérieux de cette œuvre.

Globalement, mon ressenti est plutôt bon. Bien que le style ardu m’a imposé une lecture lente, j’ai beaucoup aimé cet univers. La fin m’a particulièrement plu. Je ne m’attendais pas à ça.

En quelques mots, je résumerais Le moine comme une histoire sur le péché. C’est une lecture très intéressante dans le contexte actuel où les scandales sexuels de l’Église s’affiche dans les journaux. Bref, une lecture plaisante mais pas un coup de cœur.

4 sur 5

Le petit plus : Je ne l’ai pas fait exprès mais figurez-vous qu’une adaptation de ce roman sort au cinéma demain, avec dans le rôle d’Ambrosio, l’incroyable Vincent Cassel. Découvrez la bande-annonce !

Et ça commence ainsi :

« Il y avait à peine cinq minutes que la cloche du couvent sonnait, et déjà la foule se pressait dans l’église des Capucins. N’allez pas croire que cette affluence eût la dévotion pour cause, ou la soif de s’instruire. L’auditoire assemblé dans l’église des Capucins y était attiré par des raisons diverses, mais toutes étrangère au motif ostensible. Les femmes venaient pour se montrer, les hommes pour voir les femmes : ceux-ci par curiosité d’entendre un si fameux prédicateur ; ceux-là faute de meilleure distraction avant l’heure de la comédie ; d’autres encore, parce qu’on leur avait assuré qu’il n’était pas possible de trouver des places dans l’église ; enfin la moitié de Madrid était venue dans l’espoir de rencontrer l’autre. Les seules personnes qui eussent réellement envie d’entendre le sermon étalent quelques dévotes surannées, et une demi-douzaine de prédicateurs rivaux, bien déterminés, à le critiquer à le tourner en ridicule. »

Auteur : Matthew G. Lewis

Titre : Le Moine

Édition : Babel ou en disponible gratuitement en e-book sur ce site.

Genre : Classique, horreur

Pages : 512

Jacques Cassabois – Jeanne

Jeanne d’Arc… Personnage emblématique de la France. On la connait sans vraiment la connaitre. Rien ne vaut une biographie pour vaincre ses lacunes.

Mon résumé:

Jeanne, jeune fille de Lorraine, est appelée par les anges et les saintes pour libérer la France et remettre le dauphin Charles sur le trône. Le chemin ne sera pas aisé…

Mon avis:

J’aime beaucoup découvrir l’Histoire en lisant de la fiction. Toutefois, dans ce roman-ci, Jacques Cassabois semble vouloir coller à merveille à ce que fut réellement Jeanne d’Arc. La bibliographie de fin nous le prouve : il sait de quoi il parle.

J’ai malheureusement trouvé Jeanne très peu charismatique. Elle n’est que l’instrument de Dieu. Je me suis souvent demandée si elle avait encore un libre arbitre cette pauvre Jeanne. Mon sentiment est tout à fait contradictoire avec ce que nous dit l’auteur comme par exemple « Jeanne est forte », « Jeanne est déterminée ». Moi, elle m’a plus donné l’impression d’être le perroquet des voix qui l’appellent. J’étais totalement détachée de cette histoire. Je ne me sentais pas impliquée.

Parlons un peu du style. Les phrases m’ont paru saccadées. Au début, j’étais tout à fait déboussolée par ce style. Puis, je me suis rendue compte qu’il permet de donner un rythme au récit et d’éviter l’ennui. Car je l’avoue, l’histoire de Jeanne n’est pas très passionnante. On passe de bataille en bataille et de négociations en négociations.

Quand la fin approche, je m’attache enfin à Jeanne. J’espère alors que je sais bien comment cela va se terminer.

Bref, « Jeanne » est un bon roman pour faire découvrir l’Histoire aux jeunes lecteurs même s’il souffre de quelques carences. J’espère que les plus jeunes sauront plus s’attacher à Jeanne que je ne l’ai été.

Pour ma part, j’ai bien envie de lire d’autres livres de Jacques Cassabois. Je pense particulièrement aux contes (de fantômes, de magie, de trolls, etc.).

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat. Je remercie donc chaleureusement Hachette Jeunesse et Livraddict.

3 sur 5

Auteur: Jacques Cassabois

Titre: Jeanne

Édition: Hachette Jeunesse

Genre: Jeunesse, historique

Pages: 288