François Coupry – Le grand cirque du cavalier chinois

le grand cirque du cavalier chinois

Le grand cirque du cavalier chinois est une étrange fable. On y suit le petit Italo recevoir la visite de ses ancêtres. Ceux-ci lui racontent les contes qu’un certain cavalier chinois a évoqué jadis.

Ce livre est avant tout un bel objet : couverture cartonnée, illustrations en couleur et magnifique couverture ; c’est vraiment le cadeau idéal pour Noël ! Et le contenu n’est pas en reste. Même si au début, je me suis vraiment demandée où j’étais tombée, j’ai rapidement pris goût à ces étranges histoires contées par le vieux chinois. Ces fables sont vraiment originales et intéressantes. De plus, ce livre est plus qu’un recueil vu que le personnage principal, Italo, tente de lier ces histoires, d’appliquer leurs morales et surtout de comprendre pourquoi il reçoit ses contes en héritage.

Le style de François Coupry permet vraiment de s’immerger dans cette intrigue mais aussi d’installer du suspense car je pense qu’on a tous envie au fil des pages de savoir à quoi vont servir tous ces contes en héritage.

Bref, c’est vraiment un bel ouvrage que je vous conseille même si le prix (30 €) pourra en rebuter plus d’un.

Auteur : François Coupry

Titre : La grand cirque du cavalier chinois

Edition : Pascal Galodé

Genre : Fantastique, conte

Pages : 220 pages

D’autres avis : Michel Dubat

Jean-Claude Bologne – Fermé pour cause d’Apocalypse

fermé pour cause d'apocalypse 2

Léon-Joseph était un fervent syndicaliste de son vivant. Une fois mort, son combat ne va pas s’arrêter. Tout va commencer lorsqu’il débarque en enfer. On lui demande de signer le registre pour rentrer mais Léon-Joseph qui ne sait même pas pourquoi il est tombé dans cet univers infernal, refuse.

Ce roman absurde est agréable à lire. J’ai aimé suivre les péripéties de Léon-Joseph et voir comment il chamboulait complètement l’Enfer puis le paradis. C’est plutôt marrant de voir les coulisses de l’Enfer et les conditions de travail des diablotins. Le décor, lui, est bien lugubre et m’a par moment fait penser à Silent Hill avec un petit côté industriel désaffecté en plus. Mais ce roman est plus profond qu’une petite comédie burlesque d’outre-tombe.

En effet, le destin de Léon-Joseph est très important dans cette histoire. Avec lui, nous remontons son passé pour découvrir ce qui l’a fait basculer en Enfer mais également le grand rôle qu’il a à jouer là-bas. Ce court roman pousse pas mal de réflexions censés sur notre avenir et sur l’apocalypse mais également sur l’amour et la douleur. Le pitch léger de cette histoire est donc rapidement balayé par des questions bien plus essentielles pour l’humanité.

Le style de Jean-Claude Bologne est soutenu. C’est pourquoi ces 111 pages ne se lisent pas en une petite heure. Il faut prendre le temps de l’apprivoiser.

Le seul défaut, mais qui n’est pas des moindres pour moi est que ce livre ne reste pas en mémoire. A peine une semaine après lu, j’ai eu du mal à rédiger cette chronique, tellement le souvenir de cette lecture me semblait lointain.

Voilà donc un récit intéressant mais pas inoubliable pour ma part. Faites-vous en votre propre idée !

3 sur 5

Auteur : Jean-Claude Bologne

Titre : Fermé pour cause d’apocalypse

Edition : Pascal Galodé

Genre : Fantastique

Pages : 111

D’autres avis : La cause littéraire, Michel Dubat

François Coupry – La femme du futur et autres contes paradoxaux

La femme du futur

La femme du futur et autres contes paradoxaux est un recueil de nouvelles et novellas composé de : Eloge de l’insolite, de l’imprévisible & de l’insécurité, Jour de chance, Nos amis les microbes, Ventre bleu et La femme du futur.

Paradoxe… Voilà un mot qui correspond bien à mon impression sur ce recueil de nouvelles.

J’ai été totalement déboussolées par les 4 premières nouvelles. Dans ses contes, François Coupry utilise beaucoup l’absurde qui a toujours été pour moi un procédé comique pour se moquer de la réalité mais surtout de la dénoncer.  C’est peut-être effectivement ce qu’a voulu faire François Coupry avec cet ouvrage mais je n’ai pas compris où il voulait nous emmener, quel était le but de sa démarche. Et j’avoue que je n’ai pas du tout ressenti d’humour dans ces 250 premières pages, s’il est censé en avoir…

Bref, j’ai vraiment hésité à abandonner ce recueil tellement je me sentais à côté de la plaque mais j’ai bien fait de persévérer car le recueil termine par un magnifique texte : La femme du futur. Et là, quel électrochoc ! J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette histoire.

Anna Wooh est une jeune chinoise vit dans un futur où les gens ne travaillent plus, où les machines tournent toutes seules. Outre d’être la plus belle fille de la planète, elle réfléchit et veut améliorer le monde dans lequel elle vit. C’est une attitude qui dérange. Dans un monde où le travail fait partie du passé, pourquoi se compliquer la vie ?

Cette novella pousse la réflexion sur des sujets actuels sur les nouvelles technologies et l’abrutissement que notre mode de vie amène parfois. J’ai été très touchée par les évènements qui se déroulent dans ce monde futurise. Je crois qu’il m’a durablement touchée.

J’ai donc fait le grand écart avec ce recueil de contes. Le style de François Coupry m’a paru très lourd dans les 4 premières histoires. J’avais beaucoup de mal à lire plus de 30 pages d’affilée. Ce fut tout le contraire avec La femme du futur dont j’ai lu les 150 pages du premier coup.

2 sur 5

Auteur : François Coupry

Titre : La femme du futur et autres contes paradoxaux

Edition : Pascal Galodé

Genre : Science-fiction, nouvelles

Pages : 404

Alain Pozzuoli – Bram Stoker, Dans l’ombre de Dracula

Bram Stoker dans l'ombre de Dracula

Alain Pozzuoli nous offre, avec cet essai, une biographie très complète de Bram Stoker. De son enfance à sa mort, toute sa vie a été compilée. J’ai beaucoup apprécié de découvrir également les influences de l’auteur (Carmilla de Le Fanu par exemple) ainsi que son cercle d’amis. Je ne suis pour ma part, pas plus convaincue que ça par l’hypothèse de l’auteur comme quoi Stoker aurait eu des tendances homosexuelles. Pour moi, les “preuves” qu’il met en avant sont bien trop minces.

Le style d’Alain Pozzuoli est agréable à lire même si la transition entre certains paragraphes est parfois laborieuse. L’auteur, préférant dès qu’il introduit un personnage, nous résumer sa vie durant le paragraphe suivant. C’est parfois un peu déconcertant quand on est au plein coeur d’un événement par exemple.

Après la biographie en tant que telle, la deuxième partie du livre est consacrée aux influences qu’a eu Dracula sur notre culture. Et là, le bas blesse car j’ai un peu déchanté car l’auteur se trompe. Il affirme qu’Edward Cullen va à l’université alors qu’il va au lycée et définit la bit lit comme de la littérature vampirique pour ado (avec comme exemple Twilight ou Journal d’un vampire). J’ai failli tomber de ma chaise en voyant à quel point l’auteur était dans l’erreur pour évoquer cette nouvelle littérature fantastique. Et de ce fait, ce livre qui aurait vraiment pu être un des must have de l’année me laisse très suspicieuse. Ce ne sont que des détails bien sûr mais si l’auteur s’est trompé là-dessus, il a peut-être fait des erreurs ailleurs. Puis-je lui faire confiance lorsqu’il nous raconte la vie de Bram Stoker ? Maintenant, je prends toutes ces informations avec des pincettes.

Malgré cela, je vous conseille tout de même grandement cet essai car il est très riche en informations sur la vie de Bram Stoker et sur la postérité de ses oeuvres. Il permet de mieux comprendre Dracula et même tout le courant fantastique qui en a découlé. Le livre est également agrémenté de quelques photos de l’auteur et d’affiches de films. Cela reste un très un très bel ouvrage à offrir à tout fan de littérature fantastique classique.

4 sur 5

Et hop, premier livre pour le challenge :

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Auteur : Alain Pozzuoli

Titre : Bram Stoker, dans l’ombre de Dracula

Edition : Pascal Galodé

Genre : Essai, biographie

Pages : 314

D’autres avis : Vladkergan de Vampirisme.com